Crise sanitaire. Comment notre société peut-elle vivre avec cette pandémie ? (7)

Posté par jacques LAUPIES le 5 janvier 2021

 

Crise sanitaire. Comment notre société peut-elle vivre avec cette pandémie ? (7) dans POLITIQUE

 
 

 

Mardi 5 Janvier 2021

 Depuis un an, le monde, confronté à l’épidémie de Covid-19, doit relever de nombreux défis démocratiques, psychologiques et sociaux.

 

Un effort solidaire et collectif

MATTHIEU REVESTProfesseur et infectiologue au CHU de Rennes

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Cette pandémie de Covid-19 n’est pas surprenante et était en réalité attendue. Le XXe siècle a suscité l’espoir de la disparition des maladies infectieuses. Mais cette vision était erronée. Elle était très occidentale et n’était pas en accord avec ce que vivaient les pays du Sud. Elle niait surtout la nature même de très nombreuses maladies infectieuses résultant de l’interaction entre l’humain et son environnement. Les épidémies de Sars-coronavirus (déjà !) en 2003, d’Ebola en 2014 ou du Mers-coronavirus (encore !), apparu en 2012 et toujours présent en Arabie saoudite, témoignaient de la possibilité d’émergence d’infections virales humaines à partir d’un réservoir animal. Notre monde moderne est en effet particulièrement propice à l’apparition de ce type d’infections contagieuses et d’autres pandémies surviendront s’il ne change pas. Les coronavirus sont des virus hébergés par des animaux sauvages. Le Sars-CoV-2 vient très probablement de la chauve-souris. En pénétrant toujours plus dans des écosystèmes sauvages et en les exploitant, nous multiplions les occasions d’interactions entre virus sauvages et populations humaines. Pour le Covid-19, un virus d’origine animale est introduit, par l’activité humaine d’exploitation de la nature, dans une ville, Wuhan, très densément peuplée. Le virus peut alors s’y multiplier de façon exponentielle. Nos moyens de transport font le reste : le virus diffuse à l’ensemble du monde en quelques heures et la pandémie débute. Le système de santé français a tenté de faire face. Des plans de lutte contre les maladies infectieuses émergentes existaient depuis 2003 et les épidémies de Sars-CoV et de grippe aviaire H5N1. La réponse s’est initialement appuyée sur ces plans. Mais ils ont vite montré leurs limites. Ils n’avaient pas intégré plusieurs éléments : un nombre de patients très important, des hospitalisations prolongées paralysant le système de santé par des lits restant occupés « trop longtemps », notamment en réanimation, une durée de pandémie particulièrement longue. Mais la principale difficulté rencontrée tenait en l’organisation même du système de santé. Depuis les années 2000 et les différentes réformes se traduisant dans les faits par une recherche permanente de la rentabilité à l’hôpital, l’accent a été mis sur les soins programmés, techniques, avantageusement rémunérés par la tarification à l’activité, financement majoritaire de nos hôpitaux, au détriment des soins non programmés. S’est ensuivi un développement formidable du secteur privé, performant pour ces soins programmés et délaissant, car il en a le droit, les soins non programmés et non techniques, peu rémunérés et laissés à la charge du seul secteur public. Moralité, même si de nombreux collègues du privé ont tenté d’apporter leur aide, l’essentiel de la charge de cette pandémie a été porté par le seul secteur public, représentant la moitié de nos capacités totales. Le système privé n’était structurellement pas en capacité de participer à la bataille et d’assurer la prise en charge des patients Covid. On peut être particulièrement fier de notre secteur public mais également déplorer cette organisation en deux systèmes parallèles, ayant chacun des objectifs différents. Nous nous sortirons de cette crise mais seulement grâce à un effort solidaire et collectif. Car il s’agit d’une maladie contagieuse qui touche tout le monde. Chacun doit se sentir concerné et appliquer les mesures barrières de façon optimale : éviter les interactions sociales non nécessaires, port du masque, distanciation physique et hygiène des mains rigoureuse. Et surtout se faire vacciner. Nous avons dorénavant un vaccin sûr et efficace. Il s’agit là d’un formidable espoir. L’acte de se vacciner confère un bénéfice individuel évident en évitant la maladie et ses formes graves, y compris le décès, mais c’est également un acte altruiste permettant d’éviter la transmission aux plus fragiles. Nous appartenons tous à la même collectivité humaine. Agissons pour nous-même et pour nous tous.

De « l’effet papillon »

ANNE SÉNÉQUIERMédecin psychiatre, codirectrice de l’Observatoire de la santé mondiale et de l’Observatoire information et géopolitique au temps du Covid-19 à l’Iris

Peut-être avons-nous quelques mois de retard sur cette question, les vaccins émergent d’une année d’intenses recherches et nous font entrapercevoir la fin du tunnel. Parce qu’il s’agit bien de cela, une absence de perspective. La question devrait plus nous questionner sur notre habilité à vivre sans espoir, paralysé dans un « ici et maintenant ». Mais sommes-nous vraiment immobilisés dans une boucle temporelle ? Si nous avons l’impression de faire du surplace, le temps, lui, avance bel et bien, tout en nous proposant ses propres ajustements… souvent sous la forme de difficulté supplémentaire. De manière usuelle, notre quotidien n’est qu’une réaction à une accumulation de contraintes qui délimitent notre « espace de liberté ». Le cadre de contrainte délimite à la fois l’interdit (au-delà du cadre), mais aussi notre liberté (à l’intérieur du cadre), qui n’est accessible qu’une fois la limite acceptée et non challengée. Nous avons, chacun dans nos individualités, des cadres communs. Ils sont sociétaux, judiciaires, environnementaux, ou tout simplement le cadre de notre humanité. Il nous impose de nous nourrir, mais nous laisse la liberté de notre régime. À côté de ceux-là, on y trouve des cadres différents pour chacun de nous, comme les cadres familial, personnel, professionnel… Cette superposition de cadres de tailles et formes différentes délimite un espace de liberté… qui parfois n’existe plus, car trop restreint. Cet espace de liberté, c’est notre espace de création, notre capacité de résilience. Depuis le fond de notre impasse, il nous faut explorer ces différents cadres que l’on a volontairement ou non installés dans notre vie au fil des années. Il s’agit d’une véritable dissection de notre quotidien. « Que puis-je changer pour élargir mon espace de liberté ? » Cela passera peut-être par de grandes questions existentielles sur le travail, le lieu de résidence ou le couple, mais pas seulement. Il nous faut débusquer chaque détail avec l’objectif d’avoir un quotidien qui, s’il n’est pas épanouissant, soit au moins non anxiogène. Ce qui au final reste assez fréquent, et cette pandémie a rajouté un cadre de contrainte qui a fait basculer l’équilibre pour beaucoup de monde. Les solutions de facilité n’existent pas, cependant il nous faut nous rendre compte que, dans ce labyrinthe inextricable, les parois sont amovibles… Difficilement certes, mais elles le sont. Nous sommes les acteurs de notre changement. Cette crise globalisée doit nous faire appréhender et accepter la mondialisation de notre monde et de son fonctionnement. La pandémie est l’illustration parfaite de la métaphore de « l’effet papillon ». L’interconnexion propre à nos systèmes de réponses se voit également dans l’origine de la crise. Il nous faut ne pas louper cette mise en abyme sous peine de la voir se répéter. Cette introspection que 2020 nous a imposée, nous devons l’avoir en tant que société. Les maladies émergentes, à 75 % des zoonoses, proviennent de l’augmentation de l’interface entre le monde animal et l’homme. Cela vient du changement d’utilisation des terres, l’urbanisation informelle, le mésusage des antibiotiques… qui augmentent les opportunités de passage d’agents pathogènes vers l’homme. Les maladies émergentes et le changement climatique sont les deux faces des conséquences de l’activité humaine. Notre mode de vie, nos choix sont en train de conditionner les prochaines décennies. À nous de voir si nous voulons revivre un 2020. Il nous faut prendre le risque de faire confiance à nos capacités de changement. Nous pouvons sortir de la pandémie, les gestes barrières et la vaccination sont nos meilleures armes. Le manque de confiance est notre principal obstacle.

Immunodéficience sociale

DORIAN ASTORPhilosophe et écrivain

Une pandémie est la pire chose qui pouvait nous arriver aujourd’hui. Non parce qu’elle serait en soi la pire catastrophe, mais parce qu’elle a surgi comme facteur d’accélération de la catastrophe en cours. C’est une crise qui, en tant que telle, passera, mais qui exacerbe une situation qui, elle, ne passera pas. Cette situation est désormais une routine : il s’agit du libéralisme autoritaire, dans lequel l’État tend à protéger le capitalisme, donné comme destin sans alternative, par une gestion coercitive de l’ordre public. La politique d’urgence sanitaire protège, mais quoi ? Non pas tous ceux dont la pandémie révèle la précarité, mais le système durable des précarités structurelles. On ne protège pas tant les malades que ce qui reste d’un système hospitalier qu’on s’est pourtant obstiné à démanteler. On ne protège pas tant les personnes âgées que la gestion pourtant misérable de la fin de vie dans les Ehpad. Ce ne sont pas les écoliers, les étudiants, les indépendants, les commerçants, les artistes que l’on protège, mais les châteaux de cartes dans lesquels on les a depuis longtemps assiégés. Non seulement l’État ne pense pas la situation, mais il nous empêche de la penser. Les discours paternalistes, moralisateurs et scientistes, d’un côté, les pratiques d’isolement, de distanciation, d’enfermement, de l’autre, étouffent toute invention de solidarités qui nous permettraient de penser et de vivre ensemble la crise que nous traversons. Parce que, lorsque nous la pensons, nous nous inquiétons moins de la pandémie elle-même que de l’état dans lequel elle nous a surpris. Le triple désastre écologique (cette triple déliaison, environnementale, sociale et psychique, dont parlait Guattari) est le meilleur terrain d’expansion du virus. On a beau jeu de montrer du doigt les irresponsables qui le propagent par leur imprudence, leur égoïsme ou leur nihilisme – mais faire de nous des imprudents, des égoïstes et des nihilistes, c’était tout un vieux programme économique et politique. La question n’est pas tant de savoir comment notre société peut vivre avec la pandémie, mais comment nous aurions dû faire société de sorte que nous ayons assez de santé et d’imagination pour rencontrer un virus. Les espoirs d’immunisation collective naturelle, vite déçus, ont masqué une tout autre forme de faiblesse immunitaire : notre épuisement environnemental, social et psychique, qui nous expose tout particulièrement aux morbidités. Les crises de la vache folle ou de la grippe aviaire ont eu l’ampleur que l’on sait parce que la biopolitique bovine ou aviaire avait rendu les troupeaux animaux extrêmement vulnérables à la contagion. Il en est de même des troupeaux humains – c’est parce que la biopolitique contemporaine a toujours quelque chose de l’élevage intensif que nous n’arrivons pas à rencontrer le virus en tant que société. On nous caresse le poil avec notre capacité de résilience, alors que notre expérience de la pandémie aura eu tous les caractères d’une retraumatisation. Je ne dis pas que l’État aurait pu agir mieux qu’il ne l’a fait, mais que face à l’immunodéficience sociale qu’il a contribué à créer depuis des décennies, il ne pouvait réagir autrement que par la restriction des libertés publiques, le déni des compétences locales, l’autoritarisme scientiste. Il nous faut le vaccin anti-Covid, évidemment. Prenons garde simplement à ne pas développer également une résistance à toute imagination sociale.

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Disparition. Robert Hossein, du grand spectacle au théâtre comme au cinéma

Posté par jacques LAUPIES le 3 janvier 2021

 

Robert Hossein lors du tournage d' Angelique Marquise des Anges @Henri Bureau/Sygma/Corbis/gettyimage

Robert Hossein lors du tournage d’ Angelique Marquise des Anges @Henri Bureau/Sygma/Corbis/gettyimage

Disparition. Robert Hossein, du grand spectacle au théâtre comme au cinéma

Jeudi 31 Décembre 2020

Acteur dans près de 120 films, réalisateur de 14 autres, auteur, metteur en scène d’une trentaine de spectacles, souvent démesurés, il a attiré et séduit un large public tout en divisant la critique.

 

Robert Hossein, figure populaire des planches et du cinéma n’est plus, emporté par des problèmes respiratoires, au lendemain de son 93 ème anniversaire. Né en 1927, à Paris, Robert Hossein reste pour beaucoup l’homme à la balafre, le comte Geoffrey de Peyrac, d’Angélique, marquise des anges, l’une des sagas cinématographiques les plus rediffusés de la télévision.

 

 

Mais l’acteur populaire est aussi un immense homme de théâtre, celui qui a entrepris de le moderniser et de le rendre accessible au plus grand nombre, pour le meilleur et parfois pour le pire. Au début des années 1970, il prend la tête du théâtre populaire de Reims, ouvrant par la même occasion une école d’art dramatique. Son slogan, « Du théâtre comme vous n’en voyez qu’au cinéma ». Car Hossein, l’autodidacte, dont le père vient de Samarcande (Iran) et la mère de Kiev (Ukraine), s’est formé dans les petites salles obscures parisiennes et au fil de ses rencontres. Passé par le cours Simon, il promène sa belle gueule dans des petits rôles au cinéma. Au théâtre, il écrit dès 1949 Les Voyous. En 1955, il donne la réplique à Bardot dans du Rififi chez les hommes de Jules Dassin. Mais c’est avec Angélique qu’il devient une star. Dès 1955, il réalise son premier long-métrage, les «Salauds vont en enfer» avec sa première épouse, la comédienne Marina Vlady. Treize autres longs-métrages suivront. Mais le plus marquant chez lui demeure sa propension à la démesure. Hossein défend le grand spectacle. En 1975, il crée sa compagnie et met en scène au palais des congrès de Paris, «la prodigieuse aventure du cuirassé Potemkine». C’est le premier d’une longue série de projets ambitieux et un brin démagogue. Au palais des Congrès, à Paris, il crée «Danton et Robespierre», avec Daniel Mesguich, Bernard Fresson, Hugues Quester. Se souvenant d’avoir assisté à l’événement, un ex de la JC raconte les sifflements lors de l’arrivée de Danton et la standing-ovation saluant l’entrée en scène de Robespierre. Notre Dame de Paris (1978), Les Misérables (1980), Un homme nommé Jesus (1983), La liberté ou la mort (1988), Je m’appelais Marie-Antoinette (1993) ou De Gaulle, celui qui a dit non (1999) s’inscrivent dans la veine d’une vision pop-corn de l’histoire. Des acteurs, des figurants par dizaines (voire par centaines), des budgets qui se chiffrent en millions, la recette Hossein fonctionne souvent et attirent des centaines de milliers de spectateurs tout en divisant la critique.

 

Parfois, comme dans l’affaire du courrier de Lyon (1987) ou l’affaire Seznec, un procès impitoyable (2010) le public est invité à voter comme un jury populaire, refaisant l’histoire à sa sauce. Hossein voit grand, très grand et s’offre un blockbuster théâtral avec un Ben-Hur (2004) au budget cinématographique de 13 millions d’euros. Au Stade de France, il recrée la mythique course avec sept chars et 28 chevaux. Parallèlement, il a repris grâce à Bernard Arnault la direction artistique du théâtre Marigny à Paris en 2000. Les projets y sont à taille plus humaine. Il accueille pour sa réouverture, Isabelle Adjani, la même qu’il avait dirigé à Reims dans les années 1970, dans la Dame aux Camélias, mise en scène par Alfredo Arias. Mais Robert Hossein est aussi un fervent catholique mystique, baptisé sur le tard (à 50 ans). Sa croyance se matérialise dans ses projets. Là aussi pharaoniques:   N’ayez pas peur, Jean-Paul II au Palais des sports (2007), Une femme nommée Marie (2011), créée dans le sanctuaire de Lourdes pour une date unique, pendant la transhumance catholique de l’Assomption devant plus de 25000 spectateurs dont 1500 malades. Son parcours, riche d’une centaine de films et d’une trentaine de pièces, ne suffit pas à résumer la popularité du personnage populaire et controversé. Gilles Jacob, l’ancien patron du festival de Cannes lui a rendu un bel hommage sur Twitter. « Il a été acteur, auteur, metteur en scène, c’était le prince du théâtre populaire, on ne compte pas ses succès, il avait un sourire charmeur, un œil de velours, une belle voix : que d’atouts pour un homme qui avait le charme de Robert HOSSEIN – c’est normal puisque c’était lui ! ».

 

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« a l’an que ven que se siam pas mai que siguem pas mens… »

Posté par jacques LAUPIES le 1 janvier 2021

Les proverbes provençaux ont parfois un petit air réactionnaire ! Soyons plus optimiste

 

Je vous souhaite

santé, amour et prospérité… et combativité

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La profusion de discours sur la pandémie trouble les esprits…

Posté par jacques LAUPIES le 31 décembre 2020

…et il n’y a rien d’étonnant à ce que plus de la moitié des français hésitent à se faire vacciner. Mais au train ou vont les choses on se demande si ceux qui le désirent le seront à temps et si les mutations du virus ne vont pas mettre en cause son utilité absolue. Drôle d’époque ou l’on parle beaucoup et où l’on fait peu de ce qui parait essentiel : la consolidation de notre système de santé, l’amélioration des revenus (salaires et pensions, rémunération des jeunes notamment etc.) la protection sociale (chômage)  la réindustrialisation par exemple et l’impôt sur la richesse accumulée.  

Parce que, nous dit-on, les français seraient grincheux  et indisciplinés au contraire par exemple des chinois (selon certains commentateurs…) minés par le totalitarisme ? Mon cul oui, ils avancent et nous on recule !
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
PARU DANS L’HUMANITE
 

Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Optimisme

Mercredi 30 Décembre 2020

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

 

« Je suis pessimiste avec l’intelligence, mais optimiste par la volonté », écrivait Antonio Gramsci, du fond de sa prison, à son frère, en 1929. Cette phrase peut être utile dans la période actuelle pour apprendre à vivre avec l’épidémie de coronavirus. La raison veut nous imposer la prudence et, dans la situation actuelle, ce qui est appelé le principe de précaution.

 

Cependant, la volonté de maintenir une vie sociale indispensable à la bonne santé psychique, et qui a également une influence sur notre santé physique, est très forte aujourd’hui. Ce, d’autant que le catastrophisme qui pouvait se comprendre quand nous étions dans l’inconnu face à ce nouveau virus doit aujourd’hui être plus que tempéré au regard de l’expérience accumulée au cours de ces derniers mois. Même si le vaccin ne constitue pas l’arme absolue contre le virus, il s’agit d’un outil supplémentaire pour freiner l’épidémie qui doit pouvoir rassurer.

Le vaccin ne constitue pas l’arme absolue contre le virus, il s’agit d’un outil supplémentaire pour freiner l’épidémie…

Dans ce domaine que nous dit la raison ? Les plus fragiles vont pouvoir progressivement être protégés contre les formes graves d’une maladie. Il s’agit de la population de plus de 65 ans, qui continue à représenter 90 % de la mortalité totale. Par ailleurs, les derniers chiffres de l’Insee pour 2020 indiquent que la mortalité des moins de 45 ans a baissé depuis le 1 er janvier. Un autre élément, important à prendre en compte, est le fait que les causes de la propagation de l’épidémie et des « vagues » semblent encore obscures, avec cependant un élément important qui pourrait être la météo : en effet, les virus se propagent plus facilement en hiver.

 

Ce virus est présent pour encore un certain temps et d’autres se manifesteront sûrement dans les décennies à venir. Dans ce contexte, la volonté nous pousse à reprendre une vie proche de la normale, avec un optimisme, somme toute raisonné et raisonnable, en utilisant au mieux les moyens à notre disposition pour lutter contre le coronavirus, c’est-à-dire sans légèreté ni excès !

Retrouvez son précédent billet, « Noël », et l’ensemble de ses chroniques.

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Triage de Miramas : la réaction de Pierre Dharréville

Posté par jacques LAUPIES le 30 décembre 2020

 

 

Triage de Miramas : la réaction de Pierre Dharréville dans POLITIQUE 2415903

Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône. PHOTO DR

RAIL

La SNCF a annoncé des changements positifs quant à l’avenir de la gare de triage. Le député PCF Pierre Dharréville, qui suit le dossier, évoque un « cap décisif ».

Les différentes entités du groupe (SNCF) se sont accordées pour confirmer leur volonté de travailler à des perspectives d’accroissements du tri à la gravité à court et moyen terme », écrit Pierre Dharréville, député PCF de la 13e circonscription. « C’est une bonne nouvelle pour les habitantes et les habitants de notre territoire et pour la planète. »

Cette réaction du député fait suite à un courrier qu’il avait envoyé à la direction de la SNCF sur l’avenir du triage de Miramas, un dossier qui retient particulièrement son attention depuis sa prise de fonctions en 2017. Un combat également mené de longue date par la CGT des cheminots de Miramas et par le secteur fédéral Paca afin que le triage soit déclaré d’utilité publique mais aussi pour l’obtention d’une rénovation globale du tri à la gravité.

« J’ai conduit des discussions suivies, avec le soutien de mes amis cheminots, afin d’obtenir des investissements et des engagements, notamment dans le cadre du plan de relance », continue le député. « Il s’agit donc de créer des conditions d’un recours augmenté au rail pour le transport de marchandises et de se doter avec la gare de triage de Miramas, d’un outil puissant pour relever les défis. »

De son côté la direction de la SNCF a affirmé qu’un groupe de travail a été créé et que les premières conclusions doivent être rendues à la mi-février concernant les travaux et leur phasage. L’occasion de « passer un cap décisif dans la transition écologique et la lutte contre la pollution » pour Pierre Dharréville.

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