Mes petites histoires du jour : Dans quel monde nous vivons ?
Posté par jacques LAUPIES le 23 janvier 2026
Mes petites histoires du jour
Jeudi 22 janvier
Ce matin je me lève un peu plus tôt que d’habitude. Pour cause : je dois me rendre au rendez entre une patiente de ma famille et les représentantes d’une association qui a pour charge de venir en aide aux personnes ayant des troubles de mémoire. Normal puisque je me trouve en position d’aidant à l’égard de cette personne.
J’attends depuis plusieurs mois l’intervention de cet organisme par suite d’une prescription d’une psycho thérapeute qui remonte au mois de septembre ! Le suivi global déclenché à l’hôpital d’Arles remonte à plus d’un an et s’est soldé par deux consultations avec une gériatre qui entre temps a quitté l’établissement. D’où le renvoi à des praticiens exerçant à Tarascon. Soulagement eu égard aux déplacements nécessaires pour nous.
Ainsi j’expérimente un système de soin dont je me demande pour quelles raisons il est si cloisonné et plutôt lent à intervenir malgré l’évidente empathie des intervenantes.
La « consultation » se déroule bien mais fait apparaitre combien la pathologie concernée est délicate à soigner. Nous convenons de rester en contact avec l’association notamment pour une concertation en qualité d’aidant en vue d’un soutien éventuel.
A l’issue de cette « consultation » au domicile de l’intéressée nous nous rendons comme à l’habitude au village de Fontvieille pour faire un peu de marche. Malheureusement le temps pluvieux nous décourage à notre arrivée. Donc nous revenons sur Tarascon.
Après le déjeuner je reviens chez moi et, en début de soirée, vers les huit heures je quitte ma maison pour aller faire une course. Il pleut. J’emprunte donc ma voiture pour me rendre quelques centaines de mètres de là !
A peine ai – je démarré, à hauteur du jardin des plantes, deux policiers et une policière (des municipaux) me font signe d’arrêter. J’obtempère (réflexe toujours naturel et logique pour moi fort heureusement mais on n’est pas en Amérique ni en banlieue d’une grande métropole) : « coupez le contact, restez dans la voiture vos papiers, etc. »
Je ne suis pas très content car je suis un peu pressé mais rien à faire pour convaincre ces braves gens. Je présente donc les papiers de la voiture, le permis de conduire qui sera confisqué, je dois signer un papier et faire réviser mon véhicule car parait-il la date du contrôle technique est de peu dépassée. Je suis étonné car en général le garagiste m’avertit lorsque le délai de validité est expiré.
A l’origine malgré la nuit tombante, une circulation intense, l’œil avisé de l’un de ces trois agents a décelé une détérioration de la plaque d’immatriculation ce qui a justifié mon interpellation.
Je vais donc écoper d’une amende de 90 € pour ces « monumentales » infractions. De plus avec mes 90 ans et les maladresses qui en résultent j’ai égaré un trousseau de clef dans la précipitation provoquée par l’évènement (probablement sur le lieu de l’incident)
Au retour de cette escapade malheureuse de moins d’un kilomètre je me rends au Bureau de la Police Municipale pour savoir s’ils n’auraient pas trouvé sur place mon trousseau de clé. Seuls sont ouverts des magasins sans client comme il y en tant, bizarrement, dans notre bonne ville Les bureaux ferment à 19 heures.
Décidément quand on a un âge très avancé, que l’on est atteint d’une pathologie chronique, que l’on soutient des proches, que l’on doit supporter non seulement une indifférence grandissante mais très souvent aider les autres, on peut avoir le droit de se poser la question : « Dans quel monde nous vivons ? »
Bof en Ukraine on se tue, à Gaza on assassine, et partout ailleurs on menace, les famines sévissent, les armes se multiplient, De quoi nous plaignions nous ? De vivre dans un petit paradis, ou de petites et parfois grandes médiocrités nous font presque rire ?
Il est temps d’aller me coucher avec la tendresse partagée de mes quatre chats !
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Lina Sankari