L’essentiel du 27 mars – Départs négociés, droits au chômage… Pourquoi les ruptures conventionnelles se retrouvent dans le viseur du patronat ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2026

Alors que ce dispositif a été instauré en 2008 à la demande du Medef, ce dernier a tout fait, ces dernières semaines, pour l’affaiblir. Pensées à l’origine comme des outils pour se débarrasser de salariés sans risquer des litiges, les ruptures conventionnelles permettent en pratique des départs négociés, sans perte des droits au chômage inhérente à la démission.

Social et Économie

 

5min

Publié le 27 mars 2026

L'essentiel du 27 mars - Départs négociés, droits au chômage… Pourquoi les ruptures conventionnelles se retrouvent dans le viseur du patronat ? dans POLITIQUELe nombre de démissions a baissé de près de 20 % depuis l’introduction de la rupture conventionnelle (RC). L’étude relève ainsi que près de 74 % des RC sont plutôt à l’initiative de l’employé ; 40 % disent qu’ils auraient démissionné de toute façon.
© Durand Thibaut/ABACA

Une demande patronale qui s’est révélée en pratique profitable aux salariés, voilà qui est peu courant. Mais cela explique pourquoi certains syndicats de salariés, la CGT en tête, défendaient ces dernières semaines la rupture conventionnelle contre le patronat, qui a obtenu le 25 février un sérieux coup de rabot, alors même qu’elles s’opposaient en 2008 à leur instauration à la demande du Medef.

Ce dispositif qui permet de rompre à l’amiable le contrat de travail liant un salarié à son employeur, sans avoir à en préciser le motif, a été introduit dans le Code du travail par la loi dite de « modernisation du marché du travail », portée par le gouvernement Fillon, qui introduisait aussi la possibilité de doubler les périodes d’essai et limitait les prérogatives des prud’hommes.

Dans ce contexte de loi patronale, la rupture conventionnelle (RC) était « un dispositif demandé par le patronat pour licencier sans avoir à se justifier et limiter ainsi ses risques juridiques. C’était un licenciement négocié », expliquait auprès de l’Humanité Denis Gravouil, secrétaire confédéral CGT. Le patronat voulait pouvoir pousser un salarié vers la sortie, avec quelques droits, et s’épargner des recours aux prud’hommes en cas de licenciement injustifié.

Plus de 500 000 ruptures conventionnelles en 2025

Depuis, la pratique de la rupture conventionnelle s’est démocratisée et beaucoup de salariés se sont mis à la défendre, y voyant un moyen de quitter une entreprise sans perdre les droits au chômage inhérents à une démission. La RC s’est révélée flexible et permet de négocier la date de départ du salarié et éventuellement son indemnité de rupture.

Les syndicats sont longtemps restés prudents à son endroit, ne sachant pas la part des ruptures à l’initiative de l’employé, donc réellement négociées, et celles signées sous pression et qui relèvent de licenciements déguisés.

 

Une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP) parue fin 2025 vient éclairer ce débat et explique pourquoi c’est désormais le patronat qui veut plomber cette mesure qu’il a pourtant mis tant d’effort à faire passer, dans le cadre des négociations autour du projet de financement de la Sécurité sociale.

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Chômage : la rupture conventionnelle, prochaine victime du gouvernement

Si les ruptures conventionnelles sont une forme de conciliation évitant les recours aux prud’hommes, « elles ont alors un effet limité sur les dépenses d’assurance-chômage. En revanche, si les RC remplacent majoritairement des démissions (ou des emplois qui auraient continué), les implications financières diffèrent substantiellement : le passage d’un mode de rupture sans droit à l’indemnisation vers un mode qui l’autorise entraîne mécaniquement une hausse des dépenses d’assurance-chômage », expliquent ainsi les auteurs de la note de l’IPP. Et les enjeux sont conséquents : il y a eu plus de 500 000 ruptures conventionnelles conclues en 2025.

0,2 % des ruptures conventionnelles entraînent des recours en justice

La note s’appuie notamment sur deux enquêtes de la Dares (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) auprès des salariés qui ont conclu des RC et un questionnaire que la Dares a elle-même conçu et soumis à des directeurs de ressources humaines.

Il en ressort que seulement 12 % des licenciements personnels ont été évités, transformés en ruptures conventionnelles (mais cela reste un quart du volume total des RC). Pourtant, l’aspect conciliation semble à première vue fonctionner : seules 0,2 % des RC entraînent des recours en justice, quand environ 25 % des licenciements pour motif personnel sont contestés devant les prud’hommes, et environ 60 % des jugements rendus en première instance sont portés en appel.

Le chiffre : 9,4 milliards d’euros

Mais force est de constater que les recours en justice n’ont pas baissé depuis l’instauration de ce dispositif. Selon l’étude, il y a trois raisons pour lesquelles la majorité des licenciements pour motif personnel ne sont pas convertis en ruptures conventionnelles, selon les DRH interrogés par les auteurs de l’étude.

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L’essentiel du 26 mars – Diffusion d’un article paru dans l’Humanité et bref commentaire : Vitry-sur-Seine 2026 : derrière le second tour, la lutte des classes

Posté par jacques LAUPIES le 26 mars 2026

Si je publie ce texte (qui concerne Vitry) ce n’est pas pour élargir ce qui pourrait sembler être une querelle locale mais au contraire pour inscrire dans un débat de fond à portée nationale les problématiques de stratégie. Texte qui donc nous interpelle tous, communiste et forces de progrès.

A Tarascon alors que l’extrême droite est majoritaire largement à la vue du 1er tour des élections, nous faisons la démonstration qu’elle aurait pu être battue et sérieusement mise en cause si la gauche avait été présente ou si elle avait ouvert un débat avec d’autres forces qui pour la plupart se réclament du gaullisme pour affronter avec un programme au plus près des préoccupations de la population, y compris sur les questions de sécurité.

Le refus de politiser au sens où nous l’entendons, en nous situant par rapport aux affrontements politiques nationaux, dont le caractère de classe est perçu par la population, plus qu’on ne le croit et le dit, a été fatal pour l’ensemble des forces républicaines de progrès !

De nombreuses villes ont subi les conséquences de cette erreur avec l’élection de l’extrême droite.

L’absence de propositions prenant en compte les urgents besoins de la jeunesse en matière d’emploi tout autant que la nécessité de mettre en valeur ceux des personnes âgées avec toutes les charges qui pèsent sur les familles ont privé la population de mesure ce qui a été fait et évidemment ce qui reste à faire.

Cependant avec nos faibles moyens nous avons, avec quelques partenaires, réussi à ce que plus de 700 tarasconnais se déplacent pour voter au deuxième tour. D’autres villes l’on fait et parfois ont gagné et pas des moindres (Nîmes, Vitry par exemple)

 

 Municipales à Vitry

L'essentiel du 26 mars - Diffusion d'un article paru dans l'Humanité et bref commentaire : Vitry-sur-Seine 2026 : derrière le second tour, la lutte des classes  dans POLITIQUEPar Maeva Durand, Présidente du groupe Communiste

Jeudi 19 mars 2026, popularité : 13%

Le second tour des élections municipales de 2026 à Vitry-sur-Seine ne se résume pas à un simple affrontement électoral, mais à deux projets politiques radialement différents. D’un côté, une tradition municipale communiste ancrée dans les luttes sociales, la défense du logement social, des services publics et l’engagement populaire. De l’autre, une recomposition politique mêlant citoyenisme, opportunisme électoral et ambitions personnelles.

Un second tour projet contre projet

La liste conduite par Pierre Bell-Lloch, maire communiste de Vitry, arrivée largement en tête avec 37,53 % des voix, s’inscrit dans cent ans de communisme municipal. Cette liste a été validée par les instances du Parti communiste français à tous les niveaux : la section locale, la fédération départementale et la direction nationale. Elle prolonge également une tradition politique qui a structuré la ville : l’union de la gauche autour d’un projet municipal tourné vers la défense des classes populaires aux portes de Paris, en empêchant la gentrification par la construction de logements sociaux, la culture et l’éducation gratuites et accessibles à tous et toutes, la promotion d’une culture de paix.

Dans une des villes les plus abstentionnistes, cette campagne a suscité une mobilisation populaire dont témoigne le sursaut de participation qui passe de 23 % en 2020 à 41 % aujourd’hui, soit un niveau équivalent de celui de 2014 (43 %), alors qu’il a baissé de 6 points au niveau national par rapport à 2014. Un meeting réunissant près de 700 personnes il y a quelques mois montre aussi cet engouement, tout comme les nombreuses réunions publiques organisées depuis près d’un an. Car la démocratie ne se réduit pas au vote. Elle se construit dans la participation, les discussions collectives et dans la mobilisation des habitants pour défendre leur ville et leur vie.

Pour ces municipales de 2026, alors que la droite se maintient au second tour (19,27 %) et, malgré les propositions d’union formulées par Pierre-Bell-Lloch en tant que première force à gauche, la liste d’Hocine Tmimi (24 %), soutenue par La France insoumise, choisit finalement de s’allier avec la liste « ni de droite, ni de gauche » mais « citoyenne et écologique » de Frédéric Bourdon (16,7 %). Cette dernière n’a eu de cesse que de dénoncer la « bétonisation » de la ville (comprendre la construction de logements sociaux), alors même que près de 8 000 personnes attendent aujourd’hui un logement à Vitry. Le programme d’Hocine Tmimi évoque d’ailleurs une « restructuration » de la SEMISE, société d’économie mixte qui joue un rôle central dans la construction et la gestion du logement social à Vitry. Derrière ce vocabulaire technocratique se profile l’idée qu’il pourrait exister de « bonnes privatisations », rompant avec une tradition municipale qui a fait du logement social un pilier de la politique communiste.

Ce n’est pas la première fois que Hocine Tmimi porte un projet contradictoire avec les principes de la gauche. Lors de la précédente mandature, ce dernier soutient la contractualisation financière de la commune avec l’État, défendue par le maire d’alors, Jean-Claude Kennedy. Ce dispositif encadre strictement les dépenses des collectivités et s’inscrit dans une logique d’austérité budgétaire, ce que nombreux communistes et citoyens, mais plus largement élu·es de la majorité gauche, dénoncent à l’époque.

Le « citoyennisme » pour contourner le clivage gauche-droite

Le discours « citoyen » lors de la fusion de ces deux listes a également une autre fonction : se présenter comme au-dessus des partis et éviter d’avoir à rendre des comptes collectivement. Il favorise surtout les logiques de pouvoir personnel et les alliances opportunistes. Entre citoyens « éclairés », cadres supérieurs et professionnels de la politique, il devient plus facile de décider au nom des classes populaires qui composent majoritairement la ville.

La sociologie des listes en présence dit beaucoup des orientations politiques qu’elles portent. La liste conduite par Pierre Bell-Lloch s’appuie sur un tissu militant populaire, associatif et syndical. Les listes concurrentes rassemblent davantage de cadres supérieurs, de collaborateurs parlementaires ou d’anciens élus relativement éloignés du monde du travail, ce qui traduit à quel point les cadres supérieurs et baronnies politiques peuvent trouver un intérêt mutuel à s’entendre, en dehors de la cohérence programmatique et des affiliations partisanes.

On peut également s’étonner de voir une députée communiste d’une autre circonscription (Elsa Faucillon), le président communiste du territoire (Michel Leprêtre) ou encore l’ancien président communiste du département (Christian Favier) déployer autant d’énergie pour soutenir un candidat issu d’une force politique concurrente au parti qui les a fait élire. Pourtant, nos statuts ont étendu l’interdiction de la double carte à l’appartenance à un « mouvement », mais restent encore flous et surtout lettre morte sans moyens réels pour appliquer le respect des règles que nous nous sommes fixées collectivement.

La stratégie délétère de la France Insoumise

Dans ce contexte municipal, la stratégie de La France insoumise joue un rôle déterminant. Partout, elle privilégie son implantation dans les anciennes « banlieues rouges » et les grandes villes déjà acquises à la gauche, plutôt que d’aller affronter la droite et le RN sur les terrains où elles progressent. Cette stratégie revient, de fait, à abandonner des territoires entiers à l’extrême droite, en laissant sans réponse politique les classes populaires qui y vivent.

À Vitry, en cherchant à s’emparer de l’un des principaux bastions du communisme municipal, elle tente de transformer la ville en laboratoire politique. Là aussi, l’enjeu devrait être ailleurs : affaiblir la droite pour reconquérir collectivement le département, autrefois dirigé par les communistes et la gauche. Cette logique de concurrence à gauche et d’ambiguïté vis-à-vis de son propre camp plutôt que la clarté et l’unité politique, ont d’ailleurs mené au basculement du Val-de-Marne à droite, avec des conséquences terribles que l’on connaît (maltraitances des agents, suppression des politiques de solidarités, inégalités accrues entre communes…). En divisant la gauche, la LFI, avec quelques ambitieux qui lui servent de marchepied, montre qu’elle n’a que faire des habitants qui vivent pourtant durement les effets de la lutte des classes [1]. Elle peut, si besoin, sacrifier sa cohérence politique. À ce titre, la présence lors d’un prochain meeting de Bally Bagayoko, qui avait soutenu sur les réseaux sociaux Adrien Quatennens suite à des violences conjugales, n’est pas à une contradiction près, alors même que Vitry vient d’inaugurer la première maison des femmes de France appelée Alexandra Kollontai.

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose »

La campagne est également marquée par des tentatives de désinformation et de confusion qui éloignent du débat de fond et nourrissent la méfiance envers le personnel politique. Ces deux listes évoquent ainsi un prétendu accord secret avec la Ville de Paris pour construire un incinérateur à Vitry. C’est faux. C’est doublement faux. Il n’y a pas eu de négociation ; la Ville de Paris a proposé à Vitry-sur-Seine de discuter d’une possible chaufferie à la biomasse (et non un incinérateur). La Ville de Vitry a répondu ne pas pouvoir décider sans concertation avec les habitants. Fin de l’histoire. Dont acte.

Ces attaques occultent des avancées concrètes, comme le départ du dépôt pétrolier, un dossier resté bloqué pendant des années sous l’ancienne mandature. Elles servent aussi des intérêts extérieurs : reprendre ces rumeurs, c’est relayer des tentatives de déstabilisation politique de la ville (notamment par Paris et l’État), au service d’intérêts qui ne sont pas ceux des habitant·es.

Dans cette bataille, une chose reste décisive : la mobilisation des classes populaires. Malgré l’abstention et les tentatives de division, ce sont elles qui détermineront l’avenir de la ville et la capacité de Vitry à rester un bastion communiste avec une large majorité de gauche, tournées vers l’intérêt du plus grand nombre.

Maeva Durand
Présidente du groupe Communiste républicain et citoyen à Vitry-sur-Seine.

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L’essentiel des 23, 24 et 25mars : Bilan des municipales vu parun éditorialiste de l’Humanité … et par nous, pourquoi pas !

Posté par jacques LAUPIES le 26 mars 2026

Après les municipales, remettre le changement à l’ordre du jour

 Publié le 23 mars 2026 dans l’Humanité par Stéphane SAHUC

 Depuis dimanche soir, la France se trouve dans un paysage politique inédit. Jamais autant de forces politiques ne se sont retrouvées à gérer des villes d’importance. Des bascules à gauche attendues n’ont pas eu lieu, tandis que certaines villes, que l’on pensait acquises, ont au contraire viré à droite. Rien n’est simple, et c’est précisément pour cela qu’il faudrait prendre le temps de comprendre. Au lieu de quoi on disqualifie. Ici on réduit des candidatures à des handicaps, là on accuse une stratégie de rabougrir l’espace commun.

 De fil en aiguille, depuis plusieurs mois, les mots prononcés, les jugements définitifs et les anathèmes creusent des fossés de plus en plus profonds, non seulement entre les formations politiques, mais également entre leurs militants. Heureusement, les électeurs de gauche, souvent, déjouent ces logiques de séparation. Les reports de voix, dans de nombreuses communes, témoignent d’une intuition persistante : celle que l’essentiel se joue ailleurs que dans les frontières dressées entre les organisations.

 Mais dans la fracturation politique d’aujourd’hui se dessinent déjà les campagnes de demain. Si rien ne change à gauche, la prochaine séquence électorale sera moins marquée par un débat sur les attentes des classes populaires et des salariés – en matière d’emploi, de logement, de santé ou d’éducation – que par un affrontement entre deux gauches annoncées comme irréconciliables. Les principaux bénéficiaires de cette situation sont la droite et l’extrême droite.

 Elles n’ont même plus besoin de combattre frontalement : il leur suffit d’attiser les divisions, de caricaturer, de diaboliser – pendant que, de l’autre côté, on s’emploie trop souvent à leur faciliter la tâche en s’appliquant à cliver encore et encore.

 Rien n’est pourtant joué. Mais à une condition : sortir de la logique des mises en cause réciproques pour rouvrir un espace de débat. Revenir aux questions qui importent, aux transformations à engager, aux chemins concrets pour y parvenir. Refaire de la politique une matière où s’élabore du commun. Bref, remettre le changement et l’espoir à l’ordre du jour.

  

Ce que nous en pensons !

Je suis globalement d’accord avec Stéphane SAHUC auteur de l’article ci-dessus. En effet sont proposées des stratégies par les différentes formations de gauche si différentes les unes des autres, que les perspectives de rassemblement en souffrent terriblement

Ces stratégies divergent au point que si on est d’accord sur le contenu et le compromis possible, on se perd en querelles stériles pour tirer les marrons du feu. On peut rétorquer que la constitution nous y oblige (élections présidentielles) et rend cela inévitable. Soyons honnête c’est un peu vrai !

Mais ceux qui se prêtent à ce jeu sont-ils vraiment responsables car à moins d’un référendum sur la nécessité d’en finir avec les règles imposées pour les élections (autant présidentielles que législatives) on ne voit pas comment les effets politiciens disparaitraient et disparaitrait la comédie innommable imposée à TOUS les partis politiques.

Bien entendu les classes dominantes qui disposent de grands atouts politiques et médiatiques n’ont pas intérêt à ce que cela change. De la social-démocratie à l’extrême droite les possibilités de politiques favorables ou acceptables pour maintenir les privilèges de ces classes et enfoncer un peu plus la France ne dans la récession économique manquent pas.

 La Social-Démocratie en la personne soit de Hollande, soit de Glucksmann, soit de Faure et de bien d’autres se voit offrir les médias publics et privés pour que s’installe la division à gauche et que LFI soit discréditée, souvent en s’en prenant à Mélenchon lequel réplique avec la rhétorique imagée qu’on lui connait ce qui n’arrange pas les choses ni pour lui ni pour ses éventuels alliés.

 La droite dite libérale n’est plus en mesure de se regrouper et donc se partage entre le courant du macronisme (Edouard Philippe et Gabriel Attal) et son extrême (Éric Ciotti) ce qui laisse peu de place à deux autres concurrents (Bruno Retailleau et Laurent Vauquiez) lesquels se disputent le leadership de cette mouvance.

 L’extrême droite essentiellement contrôlée par Marine Le Pen et Jordan Bardella fort de leur influence majoritaire au sein de ce courant ultra-populiste en pointe et consolidé par quelques dissidences (de Philippot à Zemmour en passant par la nièce de Marine) offrent une perspective dans une entente des droites.

 Dans ce contexte «la gauche » réduite incontestablement en influence, des écologistes fluctuants aux dits extrémistes de gauche, en passant par des socialistes et des communistes affaiblis par des années de compromis dans leurs alliances soumis à un électoralisme endémique, voient une bonne partie de leurs électeurs sombrer dans l’abstention si ce n’est tomber dans le piège du populisme de l’extrême droite.

 Situation peu réjouissante malgré quelques sursauts aux élections législatives et municipales. Mais ce n’est pas avec cela que vont s’opérer les changements nécessaires au redressement national.

Pourtant il y a urgence. Alors « que faire » comme interrogeait le célèbre révolutionnaire russe ?  Rassembler bien sur les forces populaires mais cela ne viendra pas tout seul !

 Il n’y a de solution me semble-t-il que dans la reconstruction d’un parti capable en tout temps, même lorsqu’il a la charge de responsabilités à tous les niveaux, de rassembler et d’expliquer les réformes nécessaires, de faire agir les catégories sociales concernées, notamment en contribuant au développement des formes de rassemblement, en s’impliqunt le militantisme syndical, associatif, mutualiste et capable surtout par son action propre d’éducation populaire à la compréhension de l’action politique permanente, à la réhabilitation de la lutte  des classes à ses différents niveaux, local, national, international.

En un mot devenir un Parti révolutionnaire de masse capable de faire progresser l’idée d’un socialisme pour la France. Cela n’exclut pas évidemment  l’implication dans les assemblées élues et la recherche d’union avec les courants progressistes mais développer notre identité politique est forcément prioritaire.

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l’essentiel du 22 mars 2026 – L’exrême droite avec DUCOURET sont élus à Tarascon – Préparer les résistances !

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2026

 

Résultats* au 2d tour
Liste des candidatures Conduite par Nuance Voix % Inscrits % Exprimés Sièges au Conseil municipal Sièges au Conseil communautaire
TARASCON, LE TEMPS DU CHANGEMENT M. Alexandre DUCOURET LRN 2 959 34,03 51,91 25 8
POUR TARASCON, L’EXPERIENCE AU SERVICE DE L’AVENIR M. Fabien BOUILLARD LDVD 2 741 31,52 48,09 8 2

 

 
Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 8 696
Abstentions 2 808 32,29
Votants 5 888 67,71
Blancs 91 1,05 1,55
Nuls 97 1,12 1,65
Exprimés 5 700 65,55 96,81

 

Rappel des résultats* au 1er tour
Liste des candidatures Conduite par Nuance Voix % Inscrits % Exprimés Sièges au Conseil municipal Sièges au Conseil communautaire
TARASCON, LE TEMPS DU CHANGEMENT M. Alexandre DUCOURET LRN 2 270 26,15 45,56 0 0
POUR TARASCON, L’EXPERIENCE AU SERVICE DE L’AVENIR M. Fabien BOUILLARD LDVD 2 225 25,63 44,66 0 0
VALERIE LAUPIES, LE BON SENS POUR TARASCON Mme Valérie LAUPIES LEXD 487 5,61 9,78 0 0

 

 
Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 8 680
Abstentions 3 516 40,51
Votants 5 164 59,49
Blancs 79 0,91 1,53
Nuls 103 1,19 1,99
Exprimés 4 982 57,40 96,48

 

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Nous reviendrons sur ce résultat que, malheureusement, malgré nos efforts nous n’avons pu éviter en nous mobilisant pour faire élire Fabien Bouillard. Il est évident qu’avec 44.56 % des voix au premier tour ce dernier avait à faire face aux  45,66 % recueillis par la liste RN et la liste soutenue par « Les Patriotes »(9.78%) cataloguée également à l’extrême droite. La seule solution résidait dans une mobilisation des électeurs de gauche (sans liste) et des abstentionnistes trop nombreux. Réaliser cela était certes une gajeure. 

Quelques « personnalités  » de gauche nous ont rejoint dans NOTRE INITIATIVE qui aurait sans doute mérité une PLUS FORTE mobilisation. Il est certain que la progression de la liste de Fabien BOUILLARD est due ESSENTIELLEMENT à la réduction du nombre d’abstentionnistes (de 40.51%  à 32,29 au second tour) dont une majorité émanait principalement d’un électorat de gauche privé de candidatures au premier tour. Cela doit interpeller sur la nécessité de les mobiliser pour les futures élections  ET LES COMBATS A VENIR

Comme nous venons de le démontrer notre démarche entre les deux tours n’a pas été sans conséquence et nous remercions TOUS CEUX QUI ONT BIEN VOULU SE JOINDRE A NOUS, d’avoir fait en sorte que le nouveau maire dispose de seulement 218 voix d’avance.

En conclusion nous dirons qu’à quelque niveau que ce soit les français et les français ont besoin d’un Parti Communiste mieux structuré et plus fort. Comme dit Alphonse Daudet Tarascon est un peu la  France ».  Et, à Tarascon comme dans toutes les autres villes il existe des conditions objectives pour que la jeunesse le rejoigne pour mener comme disaient les anciens « le combat pour le pain, la paix, la liberté » Il y va de notre avenir face à l’extrême droite ultime outil pour les classes possédantes, source d’exploitation, d’obscurantisme, de division, de haines, de démagogie !

 Jacques LAUPIES -  Secrétaire de Section PCF

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L’essentiel du 20 mars 2026 – Dernier jour de la campagne électorale

Posté par jacques LAUPIES le 20 mars 2026

En peu de temps nous avons pu distribuer l’appel de militants de gauche à voter pour la liste de FABIEN BOUILLARD. Rappelons que notre premier appel de mardi concernait seulement le PCF et a été diffusé seulement sur internet et en très petite quantité et que la deuxième version publiéé à partir de jeudi  et ce vendredi  plus massivement a été adaptée pour que son caractère unitaire et en recherche d’efficacité soit amélioré.

Beaucoup de personne rencontrées nous ont fait part de leur appui mais il reste encore un jour pour convaincre.

Cette élection va se jouer a peu de voix compte tenu du résultat du premier tour donc il FAUT IMPERATIVEMENT une mobilisation des forces de gauche pour battre le Rssemblement National. Ce Parti a pour fonds de commerce une pseudo lutte contre l’immigration qu’il substitue à la lutte contre un grand patronat qui a pour seul souci le profit et délocalise ses activités pour avoir une « force de travail pas chère »

Par ailleurs il faut être conscient que la gestion de la municipalité sortante n’a pas démérité et qu’il est possible de répondre au besoin d’amélioration des préoccupations locales que peut avoir la gauche : 

- L’ EMPLOI AVEC L’ACCUEUIL DE NOUVELLES ENTREPRISES ET L’ACTION POUR LE MAINTIEN ET LE DEVELOPPEMENT DE L’EXISTANT

LE LOGEMENT  AVEC NOTAMMENT LA REHABILITATION DU CENTRE VILLE

- LA SANTE AVEC UNE UTILISATION APPROPRIEE DU NOUVEAU CENTRE DE SOINS NOTAMMENT POUR COMBATTRE LE DESERT MEDICAL

- L’EDUCATION ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE EN CREANT DE MEILLEURES CONDITIONS A LEUR ACCES POUR LES JEUNES EN FIN DE SCOLARITE EN PARTICULIER

- LE SOUTIEN AUX ENTREPRISES ARTISANALES, COMMERCIALES ET AGRICOLES IMPLANTEES SUR LA COMMUNE S’IMPOSE

- LA SECURITE EN FAISANT EN SORTE QUE LA LUTTE CONTRE LES GROUPES MAFIEUX  SOIT ANTICIPEE, AVANT QUE CEUX-CI AGISSENT CRIMINELLEMENT. IL FAUT A TOUS PRIS PROTEGER LA  JEUNESSE LA PLUS VULNERABLE (CHOMEURS ET PRECAIRES NOTAMMENT.

VOTEZ ET FAITES VOTER FABIEN BOUILLARD

Pour la Section du Parti Communiste de Tarascon : JACQUES LAUPIES

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