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Election du Maire à Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2020

 

 

 

 

Ce samedi matin comme en bien d’endroits les élus nouveaux, ou renouvelés, se sont réunis pour élire Maire et Adjoints.

Ainsi Lucien Limousin (DVD entame un second mandat. A noter que l’opposition se présente en deux camps puisque le groupe de la liste Valérie Laupies (CNIP) dispose de 6 élus et celui de Jean Guillaume Remise de 2 élus. Ce dernier semble vouloir établir une attitude modérée face à la majorité ce qui n’est pas sans signification alors que le nouveau porte parole groupe de la liste LS-CNIP Frédéric LAUPIES a marqué une opposition plus radicale  en mettant en cause le déroulement du scrutin.

 

Les résultats

  • Maire sortant : Lucien Limousin (LR)
  • 33 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017 : 14 813 habitants)
  • 10 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CA Arles-Crau-Camargue-Montagnette)
Résultats des élections municipales de 2020 à Tarascon70
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
  Lucien Limousin
DVD 1 781 44,67 1 967 48,11 25 7
  Valérie Laupies LS - CNIP 1 426 35,76 1 607 39,31 6 3
  Jean-Guillaume Remise RN 780 19,56 514 12,57 2 0
 
Votes valides 3 987 95,52 4 088 96,85  
Votes blancs 86 2,06 59 1,40
Votes nuls 101 2,42 74 1,75
Total 4 174 100 4 221 100 33 10
Abstention 4 600 52,43 4 571 51,99  
Inscrits / participation 8 774 47,57 8 792 48,01

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Soir d’élection ou le charme discret de la (petite) bourgeoisie (et assimilés) de Tarascon-en-Provence et de ses soutiens prolétarisés.

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2020

A en voir quelques uns se presser pour attendre la victoire du Maire sortant et de ses colistiers dont les attaches avec la droite sont établies je ne peux m’empêcher de rigoler et d’être triste à la fois.

Il y a là, quelques « représentants » de cette petite bourgeoisie locale, si bien décrite par A. Daudet. Celle-ci est constitué de professions libérales, de ce qu’il reste de petits commerçants, d’agriculteurs petits et moyens que le contexte actuel conduit à se livrer à un « esclavage moderne »avec ceux qui, du Maghreb ou d’Amérique du sud, arrivent à passer les mailles du filet qui entoure l’Europe qu’ils ont cru paradisiaque. Le petit bourgeois a des qualités : il ne s’exhibe pas et préfère déléguer à quelques « prolétaires » de son entourage.

Sont présents tout simplement quelques adeptes de la lutte des places, pour sauver ce qu’il leur reste de perspectives de ne pas finir avec un RSA ou encore au chômage pour eux même ou l’un des leurs. Ce ne sont certes pas les plus nombreux qui se découvrent ainsi une âme de citoyens.

La plupart des électeurs ont par ce beau dimanche estival préféré la pêche comme ont dit ou encore une baignade en rivière ou en  mer et, pour beaucoup de jeunes, les ferrades du coin histoire de se défouler avec ces bêtes à corne qui se passeraient bien de se voir malmenées !

En vérité à y regarder de près , il y a là quelque actifs plus ou moins clients potentiels de ce qui pourrait sortir des urnes, des retraité(e)s, modestes sans doute mais qui prolongent une jeunesse prudente et se découvrent soudain une âme anti extrême,  s’identifiant à l’aïeul souvent né résistant au lendemain d’une libération qu’il avait observée planqué dans quelque cave ou grenier, attendant que l’orage passe.

Ils viennent pour justifier un anti pétainisme inventé pour faire bien au cas où on les soupçonnerait  d’avoir fait mal ! Mais cependant, à bien des égards, ils ont sombré dans les mêmes égarements de ceux qu’ils prétendent combattre aujourd’hui. Tous victimes des manipulations médiatiques qui visent à faire de ces « défenseurs des valeurs républicaines », les plus acharnés ennemis de la défense de l’intérêt général.

Et ce n’est pas le covit 19 qui va les ramener au goût du partage. On se dit voltairien car ça ne coûte rien, on oublie Rousseau car ça coûterait trop cher et bien entendu on ignore Babeuf ! 

Toute la panoplie de la droite racoleuse mais divisée est ainsi représentée avec un brin d’adeptes de ce social libéralisme venu à la rescousse en catimini. Certains ont préféré rester chez eux car le renoncement ne s’affiche pas trop.

Je ne verrai que peu des candidats, heureux ou malheureux, à cette fonction d’élu convoitée pour faire des plus avec des moins, dont les pouvoirs s’amenuisent de quinquennats en quinquennats. Et je ne blâmerai pas les quelques 55 % (abstentionnistes, blancs ou nuls) qui ont refusé de choisir parmi eux une trentaine de vaillants édiles.

Moralement contraint j’ai  rejoint ces derniers dans cette république qui repose de plus en plus sur les arcs boutant culpabilisants et l’enfumage généralisé.

La droite est, mine de rien, soutenue par des décolorés de gauche et,  pour la circonstance la confusion est médiatiquement installée entre les droites de l’extrême.  Ainsi le quart du troupeau sombre dans un ravin, l’autre quart dans un autre ravin. Et l’on va dire  à la moitié qui reste dans le pré qu’elle n’est pas citoyenne.

Oui à n’en pas douter cette moitié qui s’abstient de se jeter dans les précipices du « couillonnement » n’a pas raison mais il lui appartient de bâtir  les ponts qui franchiront les ravins au lieu de s’y perdre ! Cela dit il il faudra bien que son hétérogénéité trouve au contraire sinon une homogénéité du moins les alliances des temps glorieux ou les compromis permettent d’avancer.

Encore faut il  qu’ils se donnent de nouveaux bergers, pris parmi eux…

 

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SEINE-SAINT-DENIS. ABDEL SADI, ÉLU TOUT-TERRAIN

Posté par jacques LAUPIES le 2 juillet 2020

 

À 58 ans, la tête de liste PCF, soutenue au second tour par la gauche rassemblée, a remporté l’élection avec 55,3 % des voix. © Simon Kohn

À 58 ans, la tête de liste PCF, soutenue au second tour par la gauche rassemblée, a remporté l’élection avec 55,3 % des voix. © Simon Kohn
Jeudi, 2 Juillet, 2020

SEINE-SAINT-DENIS. ABDEL SADI, ÉLU TOUT-TERRAIN

Le nouveau maire de Bobigny, « communiste de cœur » bien que jamais encarté, se fixe un objectif : que le port de l’écharpe ne l’éloigne pas des citoyens.

 

« F atigué mais heureux ». Abdel Sadi savoure le calme après la tempête, lorsqu’il nous reçoit dans son bureau de la préfecture de Bobigny. À 58 ans, la tête de liste PCF, soutenue au second tour par la gauche rassemblée, est sortie victorieuse d’une « campagne compliquée, déloyale », face à l’équipe sortante UDI, avec 55,3 % des voix, contre 44,7 % pour son adversaire, Christian Bartholmé. « C’était un long combat. Hier, j’ai voulu m’allonger sur le canapé de mon bureau pour prendre un moment de répit, j’ai fini par m’endormir deux heures », rigole le vice-président du conseil départemental, qui sera investi maire samedi matin.

Une méthode : « Du terrain, encore du terrain »

Abdel Sadi est désormais le visage de la reconquête « rouge » de la ville-préfecture, que le PCF avait gérée sans discontinuer de la Libération à 2014. Une étiquette communiste qu’il porte avec fierté, même s’il n’a jamais été encarté au parti. Sa collègue Pascale Labbé, conseillère départementale de Seine-Saint-Denis, décrit un « communiste de cœur ». « J’ai toujours été sensible à la notion de solidarité, et ce sont les communistes qui en parlent le mieux », observe l’intéressé. En 1995, Georges Valbon, maire PCF de Bobigny depuis trente ans, lui propose de rejoindre sa liste municipale. Abdel Sadi pose un premier pied en politique.

Vingt-cinq ans plus tard, c’est un élu avec de la bouteille : adjoint au maire entre 1995 et 2014, conseiller départemental depuis 2001. Avec une méthode : « Du terrain, encore du terrain ». Et une fierté, « être toujours arrivé en tête à Bobigny ». Même lorsqu’il est largement battu par le député UDI Jean-Christophe Lagarde aux législatives de 2017, Abdel Sadi, alors candidat PCF, revendique d’être arrivé en tête des bureaux de vote balbyniens au premier tour. « Lagarde a gagné sur le reste de la circonscription, analyse-t-il, à Drancy et au Bourget. En réalité, il n’avait même pas besoin de Bobigny pour gagner ! »

« De tous les combats, de toutes les manifestations »

Bobigny, qu’il décrit comme « une ville-monde dans un département-monde, et en même temps un village où tout le monde se reconnaît sur le marché », est devenu sa ville d’adoption. Né le 11 février 1962 dans le 10e arrondissement de Paris de parents immigrés algériens arrivés à la toute fin des années 1950 dans l’espoir de trouver du travail dans la capitale, Abdel Sadi passe l’essentiel de sa scolarité à La Courneuve. Son père gagne sa vie à l’usine métallurgique Mécano, devenue emblématique des grèves ouvrières de la région. Pour soulager sa famille financièrement, le jeune Abdel Sadi commence à travailler dès ses 16 ans en tant qu’animateur, obtenant rapidement son Bafa. En parallèle, il passe une maîtrise en affaires économiques et sociales à l’université de Saint-Denis (Paris-VIII), avant d’atterrir à Bobigny au début des années 1980, où il est embauché au sein du service de jeunesse de la mairie.

« Tout le monde connaît Abdel et tout le monde sait qu’il est accessible. Il sera attendu au tournant durant les six prochaines années, les Balbyniens ­attendent de lui qu’il reste disponible. Le vrai travail commence maintenant. » Jérôme Soissons, collaborateur d’Abdel Sadi

« C’est quelqu’un qui est toujours sur le terrain, de tous les combats, de toutes les manifestations. Il en oublie parfois de se reposer, c’est son défaut. Il est bienveillant, à l’écoute », raconte Pascale Labbé, avec qui il a mis en place plusieurs politiques de lutte contre les violences conjugales (dont la mise à disposition de logements pour les femmes battues). Même certains opposants idéologiques en conviennent : le nouveau maire est « à l’écoute ». Clément Thépot, référent LaREM à Bobigny, salue « un homme avec qui c’est un plaisir d’avoir des discussions. Il n’érige pas de frontière entre lui et vous sous prétexte que vous n’êtes pas dans le même camp politique ». Jérôme Soissons, un de ses plus proches collaborateurs, abonde : « Tout le monde connaît Abdel et tout le monde sait qu’il est accessible. Il sera attendu au tournant durant les six prochaines années, les Balbyniens ­attendent de lui qu’il reste disponible. Le vrai travail commence maintenant. »

Priorité à la concertation

Cela tombe bien, Abdel Sadi demande à être jugé sur son bilan à l’hôtel de ville, « et rien d’autre ». Il reste peu loquace sur ses passions en dehors de sa fonction, tout juste parviendrons-nous à découvrir son péché mignon pour les « Pago à la mangue », qu’il veille à toujours avoir en stock dans son réfrigérateur de la pré­fecture. Retour, donc, aux grands axes de son futur mandat. À commencer par une ­promesse : « Plus aucun projet sans concertation, sans consultation avec les habitants ». Une manière de rompre avec les méthodes de la mairie sortante et « les dossiers réglés en douce à l’ombre d’un bureau ».

Conscient que « les habitants veulent surtout des perspectives d’avenir », le futur maire souhaite également attirer des entreprises à Bobigny, en comptant sur le développement du réseau de métro – la ligne 15 notamment, qui doit relier les banlieues de la petite couronne, en traversant les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sans transiter par Paris.

En vidéo : Bobigny repasse à gauche avec Abdel Sadi

Surtout, Abdel Sadi promet d’être « maire de toute la ville » et pas seulement de ceux qui ont voté pour lui. À l’hôtel de ville, il compte laisser des « plages horaires où la porte de son bureau reste ouverte » et veut garder contact avec le terrain. Un vrai défi compte tenu des chantiers qui s’annoncent. Cela mérite bien de décapsuler un dernier Pago à la mangue, avant de se lancer dans cette autre bataille. 

Cyprien Caddeo
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n nouveau blog pour le PCF

Posté par jacques LAUPIES le 30 juin 2020

 

Quels sont nos buts

Pourquoi ce nouveau blog

Ce blog a pour intention d’aider à ce que, face aux enjeux considérables d’issue à la crise systémique, l’action de notre parti corresponde à ces exigences portées par le Manifeste adopté au Congrès : visibilité, audace de proposition, autonomie rassembleuse. Il a été conçu avant que n’éclate la crise du Corona virus. La crise épidémique du coronavirus renforce, au fond, ces exigences.

Ce blog a pour intention d’aider à ce que, face aux enjeux considérables d’issue à la crise systémique, l’action de notre parti corresponde à ces exigences portées par le Manifeste adopté au Congrès : visibilité, audace de proposition, autonomie rassembleuse. Il a été conçu avant que n’éclate la crise du Corona virus. La crise épidémique du coronavirus renforce, au fond, ces exigences.

Elle révèle en effet la volonté de Macron et du MEDEF de sauvegarder « coûte que coûte » le capital en foulant aux pieds les intérêts et les besoins populaires. Il leur faut par dessus tout empêcher toute « rupture » de la chaîne des profits, la protéger face aux chocs économiques et financiers à venir en rallongeant la durée du travail, en restreignant massivement les droits et libertés des travailleurs et de leurs familles, en s’apprêtant à imposer de nouveaux rationnements des services publics et de la protection sociale au nom de l’allègement de la dette…

Cela accentuera les risques d’effondrement.

L’aggravation très profonde de la crise systémique, annoncée dans la résolution de notre dernier congrès, s’est engagée bien avant l’éclatement de l’épidémie du Covid-19. Celle-ci ne fait que la précipiter. Et cela de façon d’autant plus dramatique que, avec les tentatives de réponse capitalistes à la crise de 2008-2009, de Sarkozy à Macron en passant par Hollande, les services publics ont été encore plus asphyxiés. Les filières de production ont été soumises aux rudes hémorragies des délocalisations, de l’insuffisance d’emplois, de formation et des salaires. Elles ont subi un rationnement du crédit, rendu si facile pour les spéculateurs, et la préférence pour les profits financiers dont la classe capitaliste française est si gourmande. On mesure aussi les coups terribles portés à la démocratie et aux libertés avec le renforcement du présidentialisme au sommet de l’État et celui, simultané, de la monarchie patronale dans les entreprises.

Cette situation inédite est désormais commune aux milliards d’êtres humains de la planète. Elle peut constituer le terreau de prises de conscience nouvelles  : l’argent des entreprises, des états nationaux et de l’Union européenne, des banques centrales et des banques ordinaires, du FMI … doit servir à protéger et développer chaque humain et la planète et non à accumuler les capitaux financiers, surexploiter les salariés et la nature. Elle peut permettre de prendre conscience qu’il faut, pour cela, avancer vers une révolution des systèmes de pouvoirs et de valeurs, des critères de gestion, des règles institutionnelles et de coopération.

Aussi, loin de contredire ou différer ces exigences, la situation actuelle accentue l’urgence vitale de faire vivre les changements, les novations décidées lors du 38ème Congrès du PCF. C’est un défi immédiat pour tout le parti, pour sa direction, pour chaque communiste, pour l’avenir d’options révolutionnaires en France, en Europe et dans le monde.

Initiateurs de ce nouveau blog, « En avant le Manifeste », nous avons été à l’initiative de l’appel à un Congrès extraordinaire, au lendemain de la séquence des élections présidentielles puis législatives de 2017, puis de la construction du rassemblement de militants qui a proposé le texte d’orientation d’abord adopté majoritairement comme « base commune de discussion », puis finalement adopté par le 38ème Congrès, au terme du processus de débat collectif et d’amendement habituel. Plusieurs d’entre nous ont co-animé la rédaction collective de ce texte dont les amendements en Congrès ont confirmé l’orientation de fond.

Nous continuons, dans la situation nouvelle ouverte par le Congrès de 2018, l’action menée avec le réseau Action, Novation, Révolution (ANR), constitué en 2003, dans le prolongement du 32ème Congrès qui avait suivi l’échec de la « période Robert Hue » et d’un texte alternatif « pour une réorientation radicale » ayant alors obtenu le vote de près d’un quart des militants. Cette liaison en réseau nous a permis depuis, à différentes reprises, d’intervenir et d’aider les communistes à se rassembler pour se faire entendre, particulièrement en 2007-2008 où l’assemblée nationale des délégués de section a battu en brèche la tentative de dilution du parti. Elle a aussi contribué à faire face à son effacement et à alimenter la bataille idéologique et l’action communistes avec des propositions, des analyses, des idées marxistes novatrices.

Le 38ème Congrès, en adoptant comme orientation le texte « Pour un Manifeste du PCF du XXIème siècle », a décidé d’importants changements concernant la stratégie, l’action, et l’organisation du parti. Cela appelle tout un travail d’information et de formation pour l’appropriation, la maîtrise, et la mise en œuvre en toute transparence des décisions du Congrès. Il est à faire. C’est pourquoi le texte du Manifeste doit être édité en brochure, largement diffusée aux militants et adhérents, afin de pouvoir être un outil de travail et de formation.

Nous avions défini ce Congrès comme « vital », au regard des responsabilités du Parti communiste, avec l’ampleur des périls, mais aussi des opportunités de transformation qui travaillent le monde.

Depuis le Congrès, de premiers pas significatifs ont été fait : mise en œuvre de la présence du PCF à toutes les élections, comme pour les européennes, Conseil National sur les entreprises, expression de nos propositions dans la bataille des retraites. C’est à valoriser mais aussi à évaluer en étant lucides sur où nous en sommes, ce qui a avancé, les problèmes rencontrés et ce qu’il reste à faire pour réussir.

Par exemple, de l’expérience de la plate-forme commune sur les retraites signée par les parlementaires PCF, PS et EELV,  il ressort à la fois des éléments communs, mais aussi des différences, voire des contradictions avec la cohérence de propositions originales que nous avançons. Faut-il faire silence dessus ? Cela ne doit ni faire reculer sur l’initiative unitaire, ni conduire à minimiser les enjeux de contenu. N’est-il pas indispensable pour traiter cela, pour avancer vers une union nouvelle, de développer en grand nos propres initiatives, autonomes et rassembleuses, ouvertes aux apports divers, permettant que le débat à gauche s’instaure avec les citoyens, au-delà du seul débat de sommet ?

Voyons combien la situation – du formidable mouvement sur les retraites, avec les enjeux de débouché politique pour une société nouvelle qu’il porte, à la crise mondiale dont la nouvelle phase aiguë est en train d’éclater – nous met, direction et militants, au défi d’une mise en œuvre plus résolue, plus offensive des décisions du Congrès, et du travail à faire sur ses bases, avec les initiatives de direction indispensables à tous les niveaux.

Il est d’autant plus impérieux et urgent de relever ce défi avec désormais l’éclatement des  crises siamoises – sanitaire et économique – qui ont toutes deux une cause commune : la domination du capital, de sa logique financière et de ses coûts dans tous les domaines de l’activité humaine.

C’est d’autant plus nécessaire que les conceptions et les  pratiques qui ont conduit à un effacement du parti jusqu’aux dernières présidentielles, quoique n’ayant pas remporté l’adhésion du dernier Congrès, n’ont pas disparu, alors que s’approche l’élection présidentielle de 2022.

Nous avons affirmé vouloir rompre avec cet effacement mortifère. Nous avons commencé à engager de premiers actes dans ce sens. Ce n’est sûrement pas le moment de lâcher. Notre responsabilité est historique : parvenir à donner au rassemblement populaire un contenu transformateur à la hauteur de la crise du système, c’est-à-dire révolutionnaire, pour une issue de progrès. Mesurons ce que cela appelle de travail, de créativité et d’initiatives. Et combien, pour avancer dans cette direction, va être incontournable, comme décidé par le Congrès, la présence, pour porter ces idées, d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022. Mesurons aussi ce que cela implique, dès maintenant, et jusqu’au plus haut niveau, de travail et d’investissement collectif et personnel.

C’est dire l’ampleur du travail à faire, des obstacles à bousculer.  Cela concerne notamment :

  • l’organisation de la campagne permanente sur le coût du capital et la démocratisation du pouvoir dans l’entreprise et sur elle, sur l’utilisation de l’argent des entreprises, des banques, de l’État, qui doit être au cœur de toutes nos actions et de notre mode d’organisation
  • la dimension européenne et mondiale de cette bataille, face aux multinationales
  • l’exigence d’un « nouvel internationalisme »
  • l’urgence de prendre le « tournant entreprises » appelé par le CN des 12 et 13 Octobre 2019
  • l’enjeu primordial d’avancer dans l’unité du salariat
  • la conjugaison des luttes sociales et sociétales, au lieu de leur séparation voire de leur mise en opposition, au premier plan desquelles celles portant sur les enjeux d’écologie, de pouvoirs et d’émancipation féministe
  • un nouvel âge des services publics
  • le besoin d’impulser le débat à gauche, inséparable de nos initiatives unitaires,
  • le besoin de l’appropriation de l’analyse marxiste, de son développement et d’un débat théorique vivant entre communistes et avec toutes les composantes progressistes de la société
  • la mise à jour du contenu de nos formations après le Congrès 
  • la mobilisation des moyens financiers du parti au service de la mise en œuvre des décisions du Congrès.
  • Plus généralement, une véritable « révolution culturelle » dans le parti communiste, tant sur les pratiques, leur évaluation, leur relation au terrain, que sur la théorie et son appropriation créatrice par le plus grand nombre de militants.

Signataires

Evelyne Bédrines, Frédéric Boccara, Stéphane Bonnery, Gisèle Cailloux, Jean Chambon, Jean-Louis Cailloux, Marc Cohen-Solal, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Dauba Michel, Frédérique Garcia-Sanchez, Paul Huttl, Pascal Joly, Anne Lafaurie, Bernard Lamirand, Fabienne Lefebvre, Michèle Leflon, Annie Levi-Cyferman, Laumosne Gabriel, Nicolas Marchand, Catherine Mills, Alain Morin, Christian Poirson, Frédéric Rauch, Jacquy Rivoalan, Evelyne Ternant.

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Tarascon : prévisible le Maire sortant Lucien Limousin et sa liste sont réélus sans surprise grace au maintien du RN qui ôte toute possibilité à Valérie LAUPIES de rattraper son handicap du premier tour mais qui progresse malgré tout de 2 points. A noter que l’ensemble des élus regroupe seulement 45 % des électeurs inscrits et que le Parti Communiste avait appelé à ne cautionner aucune les listes de droite en présence !

Posté par jacques LAUPIES le 28 juin 2020

 

Tarascon 13150
Résultats aux municipales 2020 

: consultez l’intégralité des listes, des candidats, les résultats du scrutin du premier et du second tour et les données-clés de la commune.

  • Maire sortant : Lucien LIMOUSIN
  • Population : 15 020 habitants
  • Circonscription : 16e des Bouches-du-Rhône
  • Intercommunalité : CA d’Arles-Crau-Camargue-Montagnette

2nd tour des municipales 2020

  • Taux de participation : 48,01%
  • Votes nuls : 1,75%
  • Votes blancs : 1,40%
LISTE MAJORITAIRELucien LIMOUSIN (Div. D.) ÉLU(E)
ENSEMBLE, PROTEGEONS, DEFENDONS, VALORISONS TARASCON 48,12% (1 967 voix)

Valérie LAUPIES (Ext. D.) ÉLU(E)
LE BON SENS POUR TARASCON 39,31% (1 607 voix)

Jean-Guillaume REMISE (RN) ÉLU(E)
RASSEMBLEMENT POUR TARASCON12,57% (514 voix)

1er tour des municipales 2020

  • Taux de participation : 47,57%
  • Votes nuls : 2,42%
  • Votes blancs : 2,06%
Lucien LIMOUSIN (Div. D.)
ENSEMBLE, PROTEGEONS, DEFENDONS, VALORISONS TARASCON44,67% (1 781 voix)

Valérie LAUPIES (Ext. D.)
LE BON SENS POUR TARASCON35,77% (1 426 voix)

Jean-Guillaume REMISE (RN)
RASSEMBLEMENT POUR TARASCON19,56% (780 voix)

Tarascon : prévisible le Maire sortant Lucien Limousin et sa liste sont réélus sans surprise grace au maintien du RN qui ôte toute possibilité à Valérie LAUPIES de rattraper son handicap du premier tour mais qui progresse malgré tout de 2 points. A noter que l'ensemble des élus regroupe seulement 45 % des électeurs inscrits et que le Parti Communiste avait appelé à ne cautionner aucune les listes de droite en présence ! dans POLITIQUE
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