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L’indispensable journal face aux cafouillis médiatiques…

Posté par jacques LAUPIES le 8 septembre 2021

 

 

L'indispensable  journal face aux cafouillis médiatiques... dans POLITIQUE

 

Soutien à l’humanité. Les artistes à la rescousse de votre journal

Jeudi 9 Septembre 2021

Anagraphis, éditeur de sérigraphies, va verser une nouvelle fois une somme conséquente à l’Humanité. Et met en vente trois nouvelles estampes dont les bénéfices iront au journal.

 

C’est une longue histoire d’amitié et de solidarité qui lie l’Humanité et Anagraphis, société d’édition de sérigraphies originales, numérotées et signées par les plus grands noms de la bande dessinée et de l’art contemporain. L’entreprise – « militante et engagée », selon les mots de son cofondateur et gérant Thierry Angles – vient d’éditer trois nouvelles estampes qui seront en vente, au prix de 250 euros l’unité, à la Fête de l’Humanité, le week-end prochain, au stand des Amis de l’Huma.

Pour l’heure, c’est donc Topolino et son magnifique dessin en hommage au journal (ci-contre, en haut) et France de Ranchin, qui a imaginé un Jaurès dans un labyrinthe, qui présentent leurs œuvres originales en soutien à l’Humanité. Aurel a aussi donné les droits sur une reproduction de son dessin animé Josep qui représente la peintre Frida Kahlo et Josep Bartoli (ci-contre, en bas), oncle du photographe Georges Bartoli, qui a longtemps œuvré dans nos colonnes. France de Ranchin viendra dédicacer ses propres dessins au stand des Amis de l’Humanité, ce week-end.

Thierry Angles se réjouit aussi de la somme collectée ces deux dernières années : en 2020, en pleine épidémie, ce sont 14 097 euros qui ont été versés au journal. En cette année 2021, la société va donner à la direction du journal une nouvelle somme de 11 941 euros.

Les sérigraphies d’Hervé Di Rosa et de Claude Viallat ont déjà toutes été acquises, comme beaucoup de celles d’Ernest Pignon-Ernest, de Pierre Buraglio, d’Isabelle Marsala et d’Edmond Baudoin. De nombreux galeristes ont acheté ces estampes, qui sont de véritables objets de collection, à un prix abordable. « Certaines estampes, dans l’absolu, valent bien plus que 250 euros », explique Thierry Angles, qui met un point d’honneur à ce que l’art puisse entrer dans tous les foyers.

Le soutien d’Anagraphis à l’Humanité est une constante depuis bientôt vingt ans. Lors de l’anniversaire des 100 ans du quotidien, en 2004, la société avait déjà sorti une sérigraphie, en édition limitée, dont les bénéfices sont revenus au journal. Idem en 2013, au moment des 40 ans de la mort de Picasso.

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Je ne suis pas vacciné non parce que je sois contre l’utilité de la vacccination, non parce que je souscris à ceux qui croient en un complot mais simplement parce que je n’ai pas confiance aux choix politiques des uns, à la « science » des autres et que personne ne peut me garantir que je suis vraiment éligible à cette vaccination ! Dans ma situation particulière avec mes pathologies…

Posté par jacques LAUPIES le 8 septembre 2021

 

 

Je ne suis pas vacciné non parce que je sois contre l'utilité de la vacccination, non parce que je souscris  à ceux qui croient en un complot mais simplement parce que je n'ai pas confiance aux choix politiques des uns, à la A propos des manifestations anti-pass sanitaire

Samedi 4 septembre 2021, par  Gilles Mercier, popularité : 100%

 

Ces manifestations entrainent dans leur sillage des mouvements factieux, de nombreux « gilets jaunes », des syndicats CGT, des anarchistes, la France insoumise et même des membres du PCF.

Si ces manifestations ont pour objet le rejet du pass-sanitaire, elles expriment peu ou prou le rejet de la vaccination. Elles traduisent le fort recul des idées de classe et des idées rationnelles.

La forte présence de différents mouvements factieux a conduit certains a constituer des cortèges distincts. Ces même pensent qu’en appelant à manifester, ils peuvent infléchir un mouvement profondément structuré par l’extrême-droite et contribuer à créer un mouvement social qui mettent en cause la politique du gouvernement !

Selon l’OMS plus de 1,5 million de personnes sont décédées du Covid, c’est une estimation basse. En France le noésolus, elle constitue une rupture technologique qui présente un avantage sur les deux autres méthodes jusqu’ici utilisées (virus atténué, et antigène fixé sur un adénovirus). Elle est bien plus rapide dans la production des vaccins. De plus, elle constitue au delà de la production vaccinale une approche thérapeutique très prometteuse pour de nombreuses maladies. Les faits sont là tout du moins en ce qui concerne le Covid : le niveau de protection des vaccins à ARN est supérieur à ceux obtenus par les deux autres approches vaccinales.

Comment faire pour étendre la vaccination et protéger ainsi toute la population ? Soit par l’obligation vaccinale déterminée par la loi, soit par une forme de contrainte.
Nous sommes tous vaccinés parce que l’obligation vaccinale pour les enfants est déterminée par la loi. Un enfant ne peut entrer en crèche ou à l’école sans être vacciné. En 2018 le nombre de vaccins obligatoires pour les enfants est passé de 3 à 11. Saisie par une association anti-vaccination, le Conseil d’Etat avait validé la loi, car elle n’était pas contraire au « droit à l’intégrité physique et au respect de la vie privé » car justifiée « par la protection de la santé publique ». La Cour européenne des droits de l’homme avait également statué sur la question en donnant tort à ceux qui s’opposaient à la vaccination de leurs enfants en jugeant disproportionné les éventuels risques de la vaccination mis en avant par ses opposants face bénéfices procurés par cette dernière.

L’obligation vaccinale pour les adultes, est compliquée à mettre en œuvre.
Elle nécessite de déterminer les sanctions pour ceux qui la refusent, et déterminer les modalités de contrôle de la vaccination obligatoire. Le gouvernement a opté pour le pass-sanitaire qui contraint à la vaccination. Ce pass-sanitaire serait attentatoire aux libertés et constituerait un moyen de flicage de nos activités !Nous sommes un plein délire idéologique. Toute liberté a ses limites. La liberté de chacun s’arrête à celle des autres. S’il n’y a pas de limite, c’est la loi de jungle, celle du plus fort qui s’impose.

Il y a une épidémie et le seul moyen de se protéger et de protéger son entourage est la vaccination. Ne pas se faire vacciner, c’est faire fi de l’intérêt général. Nous n’avons pas le droit de proprager en conscience ou non la maladie et la mort autour de nous.
En contraignant à la vaccination, le gouvernement évite le confinement.

Il faut sortir de cette situation et ce d’autant que les mutations du virus génèrent des variants plus contagieux.

De l’anti pass-sanitaire à l’anti vaccination, il n’y a pas loin. L’anti pass sanitaire amène à l’anti-vaccination. Ce n’est pas un hasard, si Trump et Bolsonaro sont contre la vaccination. Et ce n’est pas un hasard si les mouvement factieux sont à l’origine des manifestations contre le pass-sanitaire l.

Ces manifestations sont nauséabondes, les factieux y sont présents en force. l’anti-sémitisme s’y exprime de façon décomplexé, ce qui nous ramène aux pages sombres de notre histoire. Il ne s’agit pas de quelques illuminés, mais d’organisations connues, structurées, comme Civitas.

Le conspirationnisme a le vent en poupe ! Le virus serait propagé par les juifs pour diriger le monde !Les élucubrations les plus dingues circulent sur les réseaux dits sociaux qui sont avant tout des lieux de désinformation. Nous serions des cobayes des laboratoires ! Sous prétexte de liberté, on manifeste contre les élites, contre le pouvoir central. Il n’y a rien d’étonnant à retrouver les « Gilets jaunes » clapotant dans ce marigot idéologique.

Comment en est on arrivé là au pays de Descartes, au pays de la pensée rationnelle ?
Toutes les forces politiques et syndicales ont leur responsabilité. Par lâcheté politique, elles ont accompagné la propagation de l’irrationnel de l’obscurantisme.
Commençons par les forces dominantes.

Les médias et la presse sont les relais des ONG et associations, de leurs discours irrationnels, antiscientifiques générateurs de peur, de leurs prophéties catastrophiques. Martelés depuis des décennies, ces discours ne sont pas sans conséquence. Ils ont induits une méfiance à l’égard de la science notamment mais pas seulement dans les franges de la population les moins éduquées. Ce sont elles qui sont justement les moins vaccinées.

Pour la vaccination, les médias se sont particulièrement distinguées en promouvant D Raoult et sa chloroquine miracle fermant les yeux sur son absence de rigueur scientifique. (https://www.lexpress.fr/actualite/medias/podcast-les-etudes-troubles-de-didier-raoult_2155065.html ). Il est vrai que l’exemple venait d’en haut. Pourquoi se gêner ? Le Président de la République ne l’avait-il pas adoubé en venant en personne le rencontrer à Marseille, lui conférant ainsi notoriété et respectabilité. D Raoult a toujours bénéficié d’un soutien politique appuyé de personnalités politiques de droite comme de gauche (R Muselier, C Estrosi, P Douste-Blazy, S Royale,…).
En ce qui concerne le PCF.

Il était autrefois le Parti de la rationalité, de la défense de la démarche scientifique. Son influence allait au delà de son influence électorale. Avec l’effondrement du socialisme, il a sombré dans l’opportunisme. Il a suivi Attac, il a fait de J Bové une icône de la défense de la paysannerie. Il a fait sienne la lutte contre la technologie présentée comme l’arme des multinationales. Il a présenté les travailleurs scientifiques comme des mercenaires au service de ces mêmes multinationales. Il est allé jusqu’à présenter les recherches en biologie moléculaire dans le domaine végétal comme un moyen d’assujettir la paysannerie. Gerard Le Puill dans l’Huma a même affirmé que la recherche en biologie dans le domaine agricole avait atteint ses limites et qu’il était nul besoin d’aller plus loin.

Rappelons un point fondamental « oublié » par le PCF, la technologie est une arme de domination économique et non une arme de domination sociale. Bien entendu, cet opportunisme idéologique fut suivi dans la CGT notamment par l’UGICT.

La crise sanitaire est ainsi survenue dans un contexte de défiance structurelle envers les principales institutions du pays en particulier les institutions politiques. Dans ce contexte, D Raoult est apparu avec un discours extrêmement fort, rassurant qui prenait le contre pied des déclarations contradictoire du gouvernement notamment sur le port du masque. Sa posture d’homme à contre-courant a pu bénéficier d’un fort soutien parce que nombre de français ne croient plus dans les discours officiels, dans les institutions largement honnies.

Ainsi, à la défiance envers des institutions politiques et médiatiques officielles succède une confiance aveugle envers des personnalités, en apparence hors système. mais en apparence seulement. Tout se passe comme si certains s’en remettaient dorénavant, et en dernier recours, à des personnalités alternatives avant tout parce qu’elles ne croient plus dans les institutions.

La parole des autorités publiques, d’où qu’elle émane, est si décrédibilisée que peu lui accorde un quelconque crédit, même dans une situation aussi tragique que celle de la crise sanitaire. L’adhésion aux thèses complotistes se trouve facilitée. 

Les niveaux de défiance dans les principales institutions sont devenus si élevés qu’ils offrent un terreau fertile à ceux qui tentent de les défier. La défiance est si diffuse qu’elle agrège des individus aux profils politiques et socio-démographiques extrêmement divers, se manifestant plus ou moins selon les circonstances, c’est ce que nous observons dans les manifestations.

C’est ce terrain propice qu’investissent les groupes factieux en essayant d’agréger tous les mécontentements.

Ce terrain est d’autant plus propice que les idées de classe se sont effondrées suite à l’effondrement de l’URSS. Les glissements sémantiques sont révélateurs. Les lobbies se sont substitués aux intérêts capitalistes, les élites, les riches, les puissants ont remplacé la bourgeoisie. La lutte contre les élites a remplacé la lutte de classe.
La loi n’est pas très claire concernant les salariés concernés par l’obligation vaccinale. Les salariés qui sont en contact avec le public en seront soumis ainsi que les salariés des centres médicaux, hospitaliers, de santé, etc. Concernant ces derniers le refus de se faire vacciner entrainera l’arrêt de de la rémunération. Certain de ces professionnels ont décidé de changer de métier invoquant le libre choix de la vaccination. Un professionnel de santé n’a pas le droit de mettre en danger la vie des patients. Les patients sont par définition des personnes fragilisées, et donc plus susceptibles d’être contaminée par des pathogènes. Les personnels de santé victimes de la politique d’austérité ne croient plus aux propos de leur ministre, mais ceci ne peut pas justifier le refus de la vaccination. Le Covid-19 est devenu la principale source de maladie nosocomiale dans les établissements de santé. En mars de cette année, une étude de santé public France révélait que sur les 44 401 cas d’infections nosocomiales de Covid-19 dans les centres de santé près de 27 000 sont des patients contre plus de 17 000 professionnels de santé et seulement 10 visiteurs. La conclusion s’impose : la vaccination des professionnels de santé reste l’une des principales armes contre le coronavirus.

Pour la vaccination anti-Covid des personnels de santé, le gouvernement a sa responsabilité comme les précédents d’ailleurs. Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche comme celui de la santé ferment les yeux sur les enseignements de pseudo-médecine donnés par les universités auprès des professionnels de santé. Ces enseignements sanctionnés par un diplôme sont payants (environ 2000 euros). Ils constituent pour les universités un moyen de financement. Qu’importe la déontologie, qu’importe d’enseigner des pratiques de soin non scientifiques déviantes, aliénantes, prônées par les groupes sectaires dont la plupart sont contre la vaccination. L’important est de recueillir de la tune pour compenser l’insuffisance des dotations ministérielles. Comme ces enseignements s’adressent avant tout aux personnels de santé, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’une fraction d’entre eux soit rétive sinon opposée à la vaccination.

Au final dans ce fatras idéologique, il n’y a plus aucun repaire. A tel point que des syndicats CGT non seulement appellent à manifester sans se poser aucune question concernant les gens au coté de qui ils manifestent mais en plus appellent à la grève illimitée contre le pass sanitaire !!

Comme le dit fort justement le camarade Lorenzo Battisti de la CGT Banque assurance « Les mouvements sociaux sont comme des bus, tout le monde peut y monter. Le problème est de savoir qui s’assied derrière le volant ». Il est clair que ce mouvement anti pass sanitaire est structuré organisé avant tout par des mouvements d’extrême-droite. Il est le terreau du fascisme.

Pour lutter contre la politique du gouvernement, il faut lutter contre sa politique économique et sociale. Ce terrain là n’est pas celui des factieux. La journée d’action du 5 octobre remettra le salariat en marche contre la politique du capital et doit contribuer à clarifier les enjeux

 

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Disparition. Belmondo, un acteur resté «fidèle à ses engagements» de jeunesse

Posté par jacques LAUPIES le 7 septembre 2021

 

 

 

Lundi 6 Septembre 2021

Tangui Perron, auteur de L’écran rouge (1), rappelle l’engagement de Jean-Paul Belmondo, disparu ce lundi, auprès de la CGT, dont il a dirigé le syndicat des acteurs dans les années 1960. 

 

Jean-Paul Belmondo n’a pas toujours été le Bébel «tac-tac badaboum» des films d’action des années 70 et 80. On connaît moins son engagement syndical, à la tête du Syndicat français des acteurs (SFA) de la CGT.

TANGUI PERRON. Il a été entre 1963 et 1966. Mais il faut remonter avant cela, avec le film « les copains du dimanche ». Il a été repéré par Henri Aisner, son réalisateur, en 1956. C’est une commande de la CGT, et son premier rôle au cinéma. Le film avec un double objectif : valoriser les comités d’entreprise et sortir de la guerre froide par la fiction, en prônant une alliance, mezzo vocce, entre la CGT et Force ouvrière. Ce film, d’ouverture pourrait-on dire, n’a pas très bien marché, pour différentes raisons, essentiellement parce que le syndicat  patronal des producteurs a fait pression sur celui des distributeurs, mais aussi parce qu’on était juste après les événements de Budapest… Peu importe, Belmondo y joue très bien, disait René Vautier, et c’est ce qui lui a permis d’être repéré plus tard.

C’est un événement fondateur de sa carrière?

TANGUI PERRON. Il est toujours resté fidèle à cet engagement. C’est un film qu’il aime bien, même s’il est un peu naïf, que la production manque de moyens…. Sur le tournage, il a fait la connaissance de Miche Piccoli, qui y fait une petite apparition. Il en parle dans ses mémoires, écrivant même qu’il avait voulu en racheter les droits.

Son adhésion à la CGT ne sera pas un accident de parcours…

TANGUI PERRON. Non, c’était un acteur généreux, de sensibilité de gauche. La star de gauche dans les années 60, libéral au sens américain- il aimait beaucoup Marlon Brando pour ses engagements- face à la star de droite, Alain Delon. Après Gerard Philipe, qui avait été secrétaire général du SFA jusqu’à sa mort brutale en 1959, le syndicat a sans doute voulu retrouver une figure de gauche, populaire et sympathique. Il a accepté en 1963, même si pris par les tournages, il a souvent confié les rênes au délégué général Robert Sandrey et à son ami Michel Piccoli.

Mais Gerard Philipe c’était la statue du commandeur. Belmondo amenait une touche populaire?

TANGUI PERRON. Oui, et paradoxalement, il ne venait pas d’un milieu modeste. Son père était un sculpteur très célèbre, il avait l’école alsacienne… Delon lui vient d’un milieu populaire. Mais Jean-Paul Belmondo était très populaire, très moderne, même dans sa manière de bouger, de jouer avec son corps dès le début dans «Les copains du dimanche». Ce n’était pas un grand militant mais s’il a accepté de s’engager, c’est que c’était un gentil, concerné par le sort de ses copains acteurs (2). Au quotidien, il jonglait entre les contrats et était peu disponible… sauf pour le Gala des Artistes, crée par l’Union des artistes au profit des artistes dans le besoin, pour lequel il sera toujours partant. Mais s’il a accepté ce mandat, c’est aussi parce que le milieu était reconnaissant à l’époque à la CGT et au Parti communiste aussi, d’avoir sauvé le cinéma français par ses mobilisations en 1948 (qui seront à l’origine du système de financement actuel et de «l’exception culturelle française», ndlr).

1. L’écran rouge, syndicalisme et cinéma de Gabin a Belmondo, de Tangui Perron (préface des Costa-Gavras), Éditions de l’Atelier, mai 2018.

2. «Si nous faisons tous partie de la CGT, c’est parce que c’est le seul syndicat qui nous soutienne», déclarait-il lors de sa réélection, en 1965.

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Quand les américains nous montrent que la lutte des classes ça existe et qu’un socialiste (au sein d’un parti démocrate)nous prouve qu’on doit la mener pour le bien des plus démunis !

Posté par jacques LAUPIES le 6 septembre 2021

 

Le sénateur démocrate Bernie Sanders, le 27 août, à West Lafayette (Indiana). © Jason Bergman/Spus/Abaca

Le sénateur démocrate Bernie Sanders, le 27 août, à West Lafayette (Indiana). © Jason Bergman/Spus/Abaca

 

États-Unis. Bernie Sanders, l’homme qui valait 3 500 milliards de dollars

Dimanche 5 Septembre 2021

Le président de la commission du Budget au Sénat a pris son bâton de pèlerin pour populariser la grande loi d’investissements voulue par les démocrates.

 

Aucune échéance électorale à l’horizon mais Bernie Sanders mène campagne. Un jour dans l’Iowa, le lendemain dans l’Indiana. Et ce lundi 6 septembre dans son Vermont d’élection pour le Labor Day, l’équivalent du 1er Mai en France. C’est le « Bernie tour ». Aucun candidat à soutenir en vue d’une prochaine élection primaire. Mais la « législation la plus progressiste pour les salariés dans l’histoire moderne de ce pays », selon lui. À savoir : la fameuse grande loi d’investissements (3 500 milliards de dollars) annoncée il y a plusieurs mois par Joe Biden. Elle a été adoptée par la Chambre des représentants après que sa très habile et coriace présidente, Nancy Pelosi, eut ramené au bercail huit députés démocrates centristes.

Le « blitz de lobbying » des grands groupes

Désormais, le texte fait face à un obstacle encore plus imposant : le Sénat, son égalité parfaite entre élus démocrates et républicains (50-50) et surtout ses deux élus démocrates « modérés » qui rechignent à voter les projets les plus progressistes. L’un d’eux, Joe Manchin, a d’ailleurs appelé à une « pause stratégique » sur la Budget Reconciliation Bill (c’est son nom officiel).

De leur côté, les grands groupes (laboratoires pharmaceutiques, banques, géants de la tech, multinationales pétrolières) ont lancé, selon le Washington Post« un blitz de lobbying » afin de faire capoter des pans entiers du projet de loi, notamment les augmentations d’impôts. « Nous allons le faire de toutes les façons possibles », assure, dans le quotidien de la capitale, un responsable du patronat états-unien. L’idée est notamment de cibler les élus démocrates les plus « sensibles » ou « fragiles » politiquement.

Au-delà de Washington

Tandis que les autres acteurs politiques tentent de régler le problème entre la Maison-Blanche et Capitol Hill, le siège du Congrès, entre négociations de couloir et rencontres dans les salons d’hôtel, le sénateur socialiste a décidé de franchir la beltway qui ceint Washington et de parler directement aux Américains lors de meetings et de « town hall » (rencontres au cours desquelles les participants posent des questions).

Icon Quote Nous parlons des vrais problèmes auxquels doivent faire face les familles populaires et on ne peut pas faire ça en une petite phrase de dix secondes. BERNIE SANDERS

Il n’a évidemment pas choisi les points de chute par hasard : West Lafayette, dans l’Indiana, ou Cedar Rapids, dans l’Iowa, sont situés dans des États conservateurs du Midwest, avec des électorats de la classe ouvrière ou de la classe moyenne auprès desquels Sanders est particulièrement populaire. « J’aime faire ce genre de choses, a-t-il lancé dans l’Iowa. Nous parlons des vrais problèmes auxquels doivent faire face les familles populaires et on ne peut pas faire ça en une petite phrase de dix secondes. » Et d’ajouter, presque facétieux : « C’est un concept très radical. Ça s’appelle la démocratie. »

« Il pose tout sur la table et il en discute »

C’est le « style » Sanders, inchangé depuis son entrée dans l’arène politique au début des années 1980 avec son élection au poste de maire de Burlington, la principale ville du Vermont, délogeant, à la surprise générale et à dix voix près, le sortant démocrate.

Lorsque nous l’avions suivi lors de sa campagne de réélection au poste de sénateur en 2012, son directeur de cabinet et ami proche, Huck Gutman, autrefois professeur d’université spécialiste de poésie, nous avait glissé à l’oreille : « Vous allez voir comment il fait. Quels que soient l’endroit et le public, il ne déroge pas à sa règle : il pose tout sur la table et il en discute. » Et c’est ce qu’avait fait celui qui n’était pas encore connu du grand public, en ce matin d’octobre brumeux, dans la cafétéria d’un lycée de Hinesburg.

Expliquer la loi au plus grand nombre

Ses nouvelles fonctions au Sénat n’ont rien changé, comme le confiait un de ses collaborateurs au magazine marxiste Jacobin : « Le sénateur Sanders croit que l’un des plus importants rôles d’un président de la commission budgétaire est de partir à la rencontre du plus grand nombre d’Américains et de leur dire ce qui est contenu dans cette loi et en quoi cela les aidera. Une partie de l’idée est également de sortir les médias de Washington afin qu’ils puissent voir les personnes dont la vie sera changée par cette loi. »

À chacune de ses étapes, l’ancien candidat aux primaires démocrates a demandé à cinq personnes de témoigner de leurs expériences et de partager leurs sentiments sur ce que le vote de la loi changerait pour elles. Petits patrons, étudiants, salariés, parents d’élèves.

L’un a raconté le suicide de son fils, objet de maladies chroniques, après qu’il eut perdu son emploi… et son assurance-santé qui y était liée. Un père de deux enfants au chômage a dit à quel point l’extension fédérale des assurances-chômage avait aidé sa famille.

« Mettre fin à l’obscénité » des multinationales

Bernie Sanders prenait ensuite la parole afin de détailler le projet de loi : augmentation des impôts afin de « mettre fin à l’obscénité » des milliardaires et des multinationales, mise en place d’un service universel de garde et de scolarisation dès la maternelle, un crédit d’impôt permanent de 300 dollars par mois par famille pour les frais de garde, la gratuité des études dans les community college, ces universités de proximité particulièrement prisées des classes populaires, notamment celles issues des minorités, des investissements massifs pour lutter contre le changement climatique.

Il ne cache pas pour autant que la loi ne contient pas « tout ce qu’il voulait ». Manquent notamment, selon lui, l’annulation de la dette étudiante et l’instauration d’un système public de santé (Medicare for All). Là où nombre de démocrates voient dans la loi une finalité, le champion de la « révolution politique » annonce « un bon point de départ ».

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Un monde d’avant qui résiste…

Posté par jacques LAUPIES le 5 septembre 2021

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