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Audiovisuel public. La gauche défend l’idée d’une « contribution universelle »

Posté par jacques LAUPIES le 27 juillet 2022

Audiovisuel public. La gauche défend l’idée d’une « contribution universelle »

Les députés de la Nupes mettent sur la table plusieurs propositions pour réformer le financement de l’audiovisuel public, en lui garantissant son indépendance.

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Mardi 26 Juillet 2022

Audiovisuel public. La gauche défend l’idée d’une « contribution universelle » dans POLITIQUE

 
AFP
 

« Obsolète. » C’est sans doute le mot qui est revenu le plus souvent chez les députés lors de l’examen de l’article 1er du projet de loi de finances rectificative, actant la suppression de la redevance. Même la gauche a reconnu le caractère désuet de cette taxe, qui ne prend pas en compte les nouveaux modes de consommation de l’audiovisuel, via le numérique. La Nupes a aussi rappelé qu’elle était injuste.

Car, hormis les bénéficiaires du minimum vieillesse ou de l’allocation aux adultes handicapés, et les personnes non imposables (tandis que tout le monde paye la TVA), l’ensemble des foyers disposant d’une télévision doivent la payer. L’unanimité de la représentation nationale convient donc de la nécessité de réformer le système de financement de l’audiovisuel public, mais pas à n’importe quelles conditions.

 

Alors que le texte de l’exécutif doit encore être examiné par le Sénat et qu’un nouveau mode de financement devra être mis en place en 2025, la Nupes a émis plusieurs propositions. Avec des critères qui ne sont pas pris en compte dans les projets du gouvernement (de dotation budgétaire ou de ponction des recettes de la TVA) : l’affectation directe de l’impôt vers ce service public, et sa progressivité.

Indexation sur les revenus, progressivité…

Avec des nuances, les quatre groupes de la Nupes ont avancé l’idée d’une « contribution universelle » qui serait « plus juste et plus adaptée aux nouveaux usages, notamment numériques », selon Nicolas Sansu (PCF). Les communistes ont ainsi déposé un amendement proposant « que la redevance repose sur un prélèvement de 0,25 % sur les revenus imposables », a détaillé Stéphane Peu. Cela « rendrait gagnants tous les foyers fiscaux inférieurs à 55 000 euros. Un salarié qui gagne en moyenne 2 000 euros par mois paierait 60 euros l’année au titre de la redevance audiovisuelle : c’est mieux que les 138 euros actuels », a développé le communiste, précisant que ce dispositif « pourrait être complété par d’autres mesures comme des taxes sur les plateformes numériques ».

 

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Devant les autochtones canadiens, la douleur du pape François

Posté par jacques LAUPIES le 26 juillet 2022

 

Devant les autochtones canadiens, la douleur du pape François

ReportageLors de la première étape de son voyage canadien, à Maskwacis, le pape François a présenté, lundi 25 juillet, une triple demande de pardon pour le rôle joué par l’Église catholique dans l’administration des pensionnats pour autochtones. Une « erreur dévastatrice incompatible avec l’Évangile de Jésus-Christ », a-t-il jugé.

  • Loup Besmond de Senneville (envoyé spécial à Maskwacis et Edmonton, Canada),
  • le 25/07/2022 à 19:42
  • Modifié le 26/07/2022 à 01:33

Lecture en 5 min.

Devant les autochtones canadiens, la douleur du pape François
Le pape François au cimetère de la nation Cree à Maskwacis (Canada), le 25 juillet 2022.NATHAN DENETTE/AP

À Maskwacis, le ciel est bas, la pluie fine et la lumière d’une blancheur aveuglante, ce matin. Un vieil homme vêtu de blanc s’avance, en fauteuil roulant et en silence, entouré d’autres revêtus d’une coiffe à plumes. Il vient de se recueillir au cimetière de la ville, à quelques centaines de mètres de là, et a la tête dans les mains. Devant 2 000 autochtones réunis à Maskwacis, une réserve située à une centaine de kilomètres d’Edmonton, au Canada, le pape François a formulé, lundi 25 juillet des excuses historiques, devant les survivants des pensionnats pour autochtones tenus, pendant plus d’un siècle, par l’Église catholique.

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« La Russie mise sur un épuisement de l’Occident »

Posté par jacques LAUPIES le 24 juillet 2022

 

   « La Russie mise sur un épuisement de l’Occident » dans POLITIQUE 5779689

Pascal Boniface, géopolitologue et président-fondateur de l’Iris. PHOTO IRIS
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ENTRETIEN

Le géopolitologue et fondateur de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), Pascal Boniface, revient sur les bouleversements mondiaux occasionnés par cinq mois de conflit ukrainien.

La Marseillaise : Comment, en l’espace de cinq mois, le conflit ukrainien a-t-il bousculé les équilibres mondiaux ?

Pascal Boniface : Une nouvelle division très nette en Europe s’est établie. Elle n’est plus « Est-Ouest » comme auparavant, mais sépare la Russie de tous les autres pays, à l’exception peut-être de la Hongrie. Cette coupure est non seulement politique, mais également économique, stratégique, culturelle et scientifique. Nous sommes revenus à un très faible niveau de relations entre Moscou et les Occidentaux, qu’on n’avait plus connu depuis Staline.

On observe aussi un fait national ukrainien qui s’est réveillé et consolidé. Poutine est à l’inverse de l’objectif qu’il cherchait à atteindre, à savoir le retour de l’Ukraine dans le giron Russe. Il a gagné la région du Donbass, comme il a gagné la Crimée en 2014 mais le sentiment national ukrainien se fait contre la Russie. Les Ukrainiens sont aujourd’hui très nettement pro-occidentaux. Soulignons également que cette guerre est un triomphe pour les Américains. La débâcle de Kaboul a été oubliée et Washington apparaît comme le seul acteur capable de protéger l’Europe.

 

La Russie est-elle isolée sur la scène internationale ?

P.B. : Les Occidentaux ont commis l’erreur de croire que le reste du monde allait les suivre dans les sanctions. Ils ont une nouvelle fois confondu la communauté internationale et la communauté occidentale. D’un côté, l’Occident est uni mais est relativement isolé par rapport au reste du monde. De l’autre, la Russie est coupée de l’Occident, mais n’est pas isolée du monde.

 

Quelles conséquences durables de la guerre pour l’Europe ?

P.B. : Le projet d’autonomie stratégique européen est au point mort. Il y a plus de deux ans, Emmanuel Macron disait que l’Otan était en état de mort cérébrale. C’est aujourd’hui l’autonomie stratégique européenne qui l’est. L’Europe vit dans la peur d’une attaque militaire russe. Son réflexe a été de se réarmer auprès des Américains et de leur demander de renforcer leur présence sur le Vieux Continent. Les demandes de la Suède et de la Finlande de rejoindre l’Otan sont l’illustre exemple du retour en force des États-Unis. Tant que Poutine sera au pouvoir, il sera extrêmement difficile de normaliser les relations avec la Russie. De plus, en se coupant du gaz russe, l’Europe va se tourner vers le gaz de schiste américain, plus cher et plus polluant.

 

Jusqu’où Vladimir Poutine est-il prêt à aller dans cette guerre qui est partie pour durer ?

P.B. : La victoire rapide qu’il espérait a échoué, comme son projet de démilitariser une Ukraine aujourd’hui plus armée que jamais. Le président Ukrainien Zelensky est érigé au rang de héros en Occident et on a le sentiment qu’on s’installe dans une guerre de longue haleine. Poutine a un peu dilapidé son héritage. Pendant très longtemps, il a patiemment reconstruit la puissance russe. Mais avec cette guerre, il va affaiblir son pays. Si pour l’heure la Russie n’est pas trop touchée économiquement dans la mesure où elle vend ses hydrocarbures plus chers, elle va, à terme, s’appauvrir. Le ralentissement de ses échanges économiques et la fuite de ses cerveaux seront coûteux. Le Kremlin mise sur un épuisement de l’Occident qui pour l’instant ne faiblit pas dans son soutien à l’Ukraine.

 

La diplomatie a-t-elle encore une carte à jouer dans ce conflit ?

P.B. : Même si pour l’instant ce sont les armes qui parlent, c’est par la diplomatie qu’on mettra fin à la guerre. Les solutions militaires ne sont que le prélude à une solution diplomatique que pour l’instant personne ne souhaite. Tant qu’ils n’ont pas reconquis leurs territoires perdus, les Ukrainiens ne veulent pas accepter un cessez-le-feu et les Russes veulent augmenter leur emprise territoriale avant de négocier. Mais il sera bien nécessaire un jour de parvenir à un accord de paix.

 

Peut-on mesurer l’ampleur des dommages collatéraux de cette guerre de par le monde ?

P.B. : La guerre a aggravé le ralentissement de l’économie mondiale. La Chine est fortement impactée par la hausse du prix des denrées alimentaires et de l’énergie, comme la plupart des pays du monde qui souffrent de ce conflit.

Propos recueillis par Arnaud Deux

 

« La géopolitique tout simplement », de Pascal Boniface et Anne Sénéquier. Édition Eyrolles, 2021, 26 euros.

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Les premiers pas et premiers combats des nouveaux députés de la Nupes

Posté par jacques LAUPIES le 24 juillet 2022

 

 

Ils ne sont pas majoritaires, mais ils ont fait un bond de géant en passant d’une soixantaine à près de 150 élus. Les députés de gauche rassemblés au sein de la Nupes ont commencé à ferrailler à l’Assemblée nationale, déterminés à affronter les Playmobil macronistes et l’extrême droite. Récit de l’arrivée de quatre d’entre eux, qui démarrent leur premier mandat.

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Jeudi 21 Juillet 2022

De gauche à droite : Manon Meunier, élue insoumise de  Haute-Vienne, Arthur Delaporte, député PS du Calvados, Lisa Belluco, députée  écologiste de la Vienne, et Jean-Marc Tellier, élu PCF dans le Pas-de-Calais. Nicolas Cleuet / Le Pictorium

De gauche à droite : Manon Meunier, élue insoumise de Haute-Vienne, Arthur Delaporte, député PS du Calvados, Lisa Belluco, députée écologiste de la Vienne, et Jean-Marc Tellier, élu PCF dans le Pas-de-Calais. Nicolas Cleuet / Le Pictorium
 

Arthur Delaporte est « passé à la casserole ». Dès ses premiers pas à l’Assemblée, le député PS du Calvados est tombé sur « un mur de caméras ». « Le plus impressionnant, ce n’est pas tant cette masse de journalistes, ni l’architecture des lieux avec des ­colonnes et des dorures. C’est de se dire que l’on ne parle plus pour soi-même, mais que l’on porte la parole des citoyens. Ça fait cogiter », explique le jeune homme de 33 ans assis sur un banc, dans les beaux jardins du Palais Bourbon.

« Le lieu est ­magnifique, mais, quand je suis arrivé dans ­l’Hémicycle, je n’ai pas du tout songé à un quelconque honneur qui me serait fait : j’ai pensé à tous les militants et citoyens qui m’ont envoyé ici et qu’il va falloir défendre », poursuit le communiste Jean-Marc Tellier, 52 ans, élu dans le Pas-de-Calais, qui vient dans le but « d’arracher des conquis sociaux ».

« J’avais peur d’un endroit un peu en vase clos, fermé sur lui-même. Mais, lors de mon arrivée, des experts du Giec nous attendaient devant l’entrée pour nous alerter sur la crise climatique. Les jours suivants, il y a eu plusieurs manifestations au pied du Parlement. C’est rassurant, car notre mandat, c’est de porter des mobilisations de terrain », continue Manon Meunier, élue insoumise de 26 ans, qui n’imagine pas être députée sans associer pleinement les citoyens de sa circonscription de Haute-Vienne.

 

« J’ai toujours cherché un travail ou une fonction qui ait du sens. Député, c’est le mandat que j’admire le plus : on est censé représenter le peuple pour voter la loi en son nom », mesure Lisa Belluco, élue écologiste de la Vienne. Ces sentiments partagés à gauche tranchent radicalement avec les premiers témoignages des députés LaREM élus en 2017, qui expliquaient venir siéger non pas pour porter la voix des Français, mais « celle d’Emmanuel Macron, pour voter ses réformes ». Résultat : une armée de députés godillots, qui ont transformé les lieux en chambre d’enregistrement coupée des Français. Sauf que la percée de la gauche les prive cette fois-ci d’une majorité absolue.

Des parcours divers jusqu’à l’Assemblée

La bataille s’annonce rude. Les quatre députés de la Nupes, pour chacune des composantes de la coalition, fourbissent leurs armes. Ils ont peu à peu pris leurs marques dans cette souricière qu’est le Palais Bourbon, qui regorge de plafonds voûtés et de couloirs cachés. Et déjà commencé le travail sur le texte de loi consacré au pouvoir d’achat.

Mais qui sont-ils ?

On ne choisit pas ses parents, mais tous trouvent un lien entre leurs origines et leurs engagements actuels.

  • « Ma mère est psychologue dans un centre médico-social pour enfants et mon père est éducateur spécialisé », raconte Lisa Belluco depuis la buvette des journalistes. Inspectrice de l’environnement et élue municipale à Poitiers depuis 2020, elle évoque « les heures de folie » de ses parents, très investis dans la vie associative et locale. Elle a chopé le virus. Celui de vouloir « être utile ».
  • Arthur Delaporte, lui, a été biberonné à l’école de la République dès le berceau. « Mon père est directeur d’école, ma mère est institutrice, et mes quatre grands-parents l’étaient aussi », indique l’agrégé d’histoire, qui enseignait à l’université avant d’être élu.
  • C’est aussi l’école qui a mis Manon Meunier sur le chemin de l’Assemblée, si l’on peut dire. « J’ai besoin de toucher à tout. Il y a des problèmes partout et je ne peux en laisser aucun de côté. Je ne savais pas comment faire. Et c’est un instituteur, en CM2, qui m’a dit que si je voulais me battre pour tout, le mieux restait de faire de la politique », se souvient cette fille d’aide-soignante et d’ambulancier, qui a un diplôme d’ingénieure et a été aide-soignante pendant un an dès l’irruption du Covid…
  • Et pour Jean-Marc Tellier ? « Mon père était mineur et ma mère au foyer. Je suis le dernier d’une fratrie de sept. On habitait le coron à côté de la fosse. C’est là où je me suis forgé », relate le communiste, maire d’Avion depuis 2009, qui est devenu le seul député de France à remporter cette année une circonscription jusque-là détenue par le RN. « On a fait du porte-à-porte partout, tout le temps. On a frappé à chaque porte de la circonscription, en fait », précise-t-il. Une victoire à 71 voix près plus tard, il tombe nez à nez sur les 89 députés RN arrivés en masse à l’Assemblée. Lesquels sont trop heureux de se voir courtiser par une Macronie qui saute à pieds joints dans le piège d’une normalisation de l’extrême droite.

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L’habit ne fait pas le moine mais il fait des imbéciles ! Et dire que j’ai voté, héritier des sans culotte, pour ce républicain, avec culotte et cravate, au deuxième tour des régionales

Posté par jacques LAUPIES le 24 juillet 2022

 

Muselier attaque la « gauche sale et débraillée », Ciotti veut la cravate, la Nupes réplique

 

Publié le : 21/07/2022 – 17:06Modifié le : 21/07/2022 – 17:04

Le président de la région Provence-Alpes-Cote d'Azur, Renaud Muselier, à Paris, le 7 mars 2022

Le président de la région Provence-Alpes-Cote d’Azur, Renaud Muselier, à Paris, le 7 mars 2022 Ludovic MARIN AFP/Archives
Paris (AFP) – Renaud Muselier a critiqué jeudi le comportement des députés de la Nupes à l’Assemblée, une « gauche sale, débraillée, qui crie partout » selon lui, provoquant la colère de plusieurs députés, qui ont rappelé qu’il avait été élu à la tête de la région PACA grâce aux voix de la gauche.

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