La petite histoire du jour 18 – L’inconscience voire l’imbécilité de mes interlocuteurs d’aujourd’hui qui metiennent des propos que j’entends depuis des décades : « le monde a toujours été comme ça et ce sera toujours comme ça ». De quoi vomir si je n’avais pas, en perspective pour demain, le communisme. Pour mener ce que l’on appelle la bataille idéologique avec de plus talentueux militants.

Posté par jacques LAUPIES le 11 février 2026

Aller vers MAGA signifie en réalité aller vers MIGA. Mais la direction prise n’est-elle pas celle de MALA ?

Mercredi 4 février 2026, par  Jean-Claude Delaunay, popularité : 34%

 

Nous savions que, en tant que Chef de l’Etat impérialiste le plus puissant de l’Impérialisme Global, Trump n’était fondamentalement pas différent de Biden, lequel n’était pas fondamentalement différent d’Obama, et ainsi de suite. S’il est vrai que le marxisme a une portée explicative réelle du monde, ce sont, à notre époque, les caractéristiques économico-sociologiques d’une société qui sont déterminantes de la politique et des comportements de ses dirigeants. Et comme le très grand capital monopoliste est toujours la classe sociale qui domine ce pays, pourquoi ceux qui ont en charge son Etat et qui en sont les mandataires agiraient-ils contre les intérêts de cette classe ?

Ce que nous savons également est que l’Etat est aussi, ou devrait être, l’instance d’adaptation souple de la politique de défense et de promotion des intérêts du très grand capital (les 1 % comme on dit). C’est un point sur lequel avait insisté Poulantzas. Mitterand, par exemple, et le Parti socialiste dont il était le secrétaire, ainsi que des gens comme Gros Quinquin, Delors, etc., furent en France les chevilles ouvrières (si l’on peut dire) de cette adaptation pour le plus grand service des 1 % de ce pays. Bref, Trump n’est pas au garde-à-vous près de son téléphone attendant les ordres venant du Complexe Militaro-Industriel. Il a été élu, avec des réticences d’ailleurs, pour avoir, lui et son équipe, de l’imagination. Car l’avenir n’est jamais à l’avance tracé au cordeau.
C’est ce que nous dit le marxisme et c’est ce que la très grande bourgeoisie et les imbéciles qui la soutiennent appellent la démocratie.

Le slogan électoral de Trump et de sa bande, c’est MAGA : Make American Great Again. Mais parler d’America, c’est pour les gogos, les rednecks du Tenessee. « America mon cul » comme l’aurait peut-être dit Queneau faisant un clin d’œil à Zazie. On a donc attendu ce que voulait dire réellement MAGA et dans un premier temps, il y a eu l’épisode des tarifs douaniers. C’est la tradition républicaine du protectionnisme économique.

Cela dit, on n’est plus en 1930. Le grand Capital Nord-Américain s’est dilué dans le monde entier et on ne voit pas très bien pourquoi il reviendrait s’enfermer dans l’étroit marché des « States ». Ce qui ressort aujourd’hui de tout ça est que les tarifs sont une arme politique à l’égard des pays ayant besoin du marché nord-américain. C’est un gros bâton d’un nouveau genre, encore que pas très nouveau. Mais ils ne sont pas, et ne peuvent pas être, un instrument de politique économique d’industrialisation de ce marché.

Ce qui se dégage de tout le fatras Trumpien est donc la ligne réelle de ce à quoi son imagination et celle de son équipe ont abouti, à savoir MIGA : Make Imperialism Great Again. Pour eux, évidemment, Imperialism signifie Américan Impérialism, et les petits branleurs impérialistes du type Macron sont tenus pour ce qu’ils sont c’est-à-dire des faux-poids.

Ils auront le Groenland, les USA, d’une manière ou d’une autre et si possible en signant un contrat. Les anglo-saxons adorent cacher leur hypocrisie derrière des contrats. Ils espèrent bien continuer de contrôler l’Amérique latine où ils ont encore des soutiens serviles. Quant à la Russie, ils admettent implicitement que l’attaquer par les armes était une erreur et sont certainement en train de réfléchir à d’autres moyens de la dominer.
Ce que je crois devoir souligner pour les lectrices et les lecteurs de ce site est le rôle que tient à mon avis le pétrole dans la construction de MIGA. Contrôler le pétrole, c’est contrôler, en tout cas dans l’instant, une matière première se négociant encore en dollars. En effet, c’est bien pour Trump, de construire MIGA. Mais la dette extérieure américaine en dollars est un trou béant dans cette construction. C’est pourquoi, à mon avis, les Trumpiens sont si attentifs au pétrole vénézuélien et autre. Quand le pétrole est négocié en dollars, il faut acheter des dollars pour le payer. Or acheter des dollars est un soutien apporté au cours de cette monnaie mondiale sur les marchés. MIGA, me semble-t-il, comporte donc deux volets. 1) Un volet militaro-terrestre dans lequel le Groenland occupe désormais une place importante, 2) Un volet pétrolier visant à soutenir le dollar.
Voilà où l’on en est. Que peut-on en dire ? Je crois que cela montre combien l’Impérialisme n’est pas prêt à céder la place facilement. Il est même décidé à ne pas la céder. Lorsque la Grande-Bretagne a passé la main aux Etats-Unis, entre les deux guerres mondiales, cela s’est fait dans la douleur des étranglements financiers et dans une ambiance de guerre générale dans laquelle ces deux pays se retrouvaient alliés contre les nazis et les shintoïstes. Mais au fond, un impérialisme dominant déchu cédait la place à un autre impérialisme, plus gros, plus fort, plus inventif.

Maintenant, ce n’est plus pareil. Il s’agit de céder la place à un grand pays socialiste, un pays qui non seulement a de la puissance mais qui a aussi et avant tout de la morale. Un événement considérable vient de se produire en Chine, une visite officielle de plusieurs jours des dirigeants du Canada. Avec l’épisode du Groenland, les classes dirigeantes de ce voisin des Etats-Unis commencent sérieusement à serrer les fesses. En même temps que s’élabore MIGA, nous voyons ici l’une des possibilités d’aller vers MALA : Make America Little Always. Mais rien n’est gagné d’avance. Une grande guerre est toujours possibles. Les dirigeants des Etats-Unis ne sont pas mieux que ceux qui dirigèrent l’Allemagne nazie ou le Japon shintoiste. Ce sont des criminels.

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La petite histoire du jour 17 – Du réel à la fiction

Posté par jacques LAUPIES le 10 février 2026

 

Lundi 9 février

 

Le but de cette chronique quotidienne est, partant de faits vécus, de les lier aux évènements politiques nationaux ou internationaux. Cela dans le but de faire prendre conscience que la plupart des difficultés auxquelles sont confrontés nos concitoyens n’ont souvent d’autre origine que des mauvaises politiques en matière d’emploi, de santé, de sécurité, d’éducation, etc. et, en conséquence n’ont d’autres solution que dans l’issue positive des combats politiques.

 

Ce jour j’en ai encore la démonstration flagrante.  J’ai ici même été conduit à évoquer des cas de personnes qui m’ont fait part des grandes difficulté économiques inextricables dans lesquelles elles de trouvaient.

 

Ce jour trois me paraissent devoir être rappelés : 

 

Premier cas : X…. 24 ans rencontre des difficultés pour trouver et parfois conserver ces emplois. Obstacles essentiels : difficulté de se loger et (ou) problème de transport. Aucun soutien des employeurs qui, dans la plupart des cas se refusent à anticiper la location ou l’aide à l’achat d’un véhicule et la prise en charge des frais de carburant. 

 

Le recours à des aides « familiales » ou « amicales » ses limites étant donné la situation très modeste des intervenants souvent retraités à faibles revenus ou salariés en situation précaire.

 

Il s’ensuit, pour ces jeunes salariés, des endettements et, pour y faire face, l’exercice d’activités annexes et petits services que des particuliers, plus ou moins bien intentionnés, recherchent à bon compte. Ces mêmes particuliers disposant souvent de revenus suffisants qui leur permettraient de recourir à des entreprises artisanales avec le surcout des taxes et cotisations sociales que cela implique.

 

Deuxième cas : Y… 65 ans se voit victime d’une tentative de saisie sur son compte bancaire. Cette dernière prélève sur son compte plus de 500 € de frais. L’intéressé fournit les preuves qu’il ne doit rien à un créancier qui en convient. Avec une pension mensuelle d’environ 800 € on imagine ce que représente une erreur de facturation.

 

Troisième cas : Z… 21 ans : en difficulté budgétaire dès le milieu du mois. Après apprentissage se voit contraint d’accepter un contrat de travail à raison de 24 h par semaine et reçoit ainsi environ 900 € par mois. Sa compagne reçoit le RSA. Loyer, électricité, téléphone etc. réglés, l’accès aux frais d’entretien et de nourriture devient problématique. Les frais de loisirs (vacances, spectacles sont impensables Le financement du permis de conduire et de l’achat d’un véhicule n’est évidemment pas à l’ordre du jour !

 

Quatrième cas : V…90ans : je n’en dirai pas plus sauf que j’ai des problèmes avec un syndic qui travaille au pif, des banques qui se foutent des vieux, quantité d’emmerdeurs à la télé qui jouent au petit soldat, font de l’histoire à la petite semaine, des bof qui ne voient que le bout de leur nez et des bobos qui ne voient que leur nombril, etc. Heureusement quelques films qui me réconfortent !

 

Selon Matthieu - Film (2001)

 

Selon Matthieu est un film français de Xavier Beauvois sorti en 2000.

 

Synopsis

 

Francis et ses deux fils, Matthieu et Éric, travaillent dans la même usine en Normandie. Francis est licencié pour avoir fumé une cigarette sur son lieu de travail. Matthieu, révolté par cette décision brutale, tente d’infléchir la direction, mais n’obtient aucune aide des autres ouvriers de l’usine, ni même de son frère. Peu de temps après, Francis meurt renversé par une automobile, mais Matthieu est convaincu qu’il s’agit en réalité d’un suicide de son père. Il n’a plus qu’une idée en tête : le venger. Pour cela il séduit Claire l’épouse du patron et décideur du licenciement, comptant ainsi humilier celui-ci. Mais ce qui est au départ une sordide machination se transforme en une relation amoureuse.

 

 

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Les petites histoires des jours 15 et 16 – Deux rencontres avec deux mécontents de la situation politique

Posté par jacques LAUPIES le 8 février 2026

Comme chacun peut le constater nous vivons le temps des querelles entre grands ou entre petits, voire entre petits et grands. Bien entendu ce sont les grands qui aboient le plus fort, enfin presque car il y a des petits qui ont de la voix. Un peu comme avec les cabots…

Evidemment nous entrons de plus en plus dans la catégorie des petits, opinion que nous osons partager avec mon interlocuteur de ce jour, plutôt de condition moyenne qui exerce une profession de bailleur. Comme il se doit nous avons (ou avons eu) des activités professionnelles différentes.

 Mais ce n’est pas sans doute la raison de notre désaccord et j’en ai la preuve ne serait-ce que par les propos l’interlocuteur d’hier, pas content du tout lui aussi, ex-gilet jaune convaincu que l’immigration nous fait du tort avec une opinion plus nuancée des causes du « déclin » de la France.

Le premier soutien mordicus que ce sont les règles du marché et que nous n’y pouvons rien, le second semble admettre que guidés par la recherche du profit le capitalisme français nous met à bas en exportant ses investissements.

Je ne me hasarderai pas à pronostiquer leur vote futur à la Présidentielle !

Que faire sinon tenter une explication. A mon âge il faut un peu parler pour régénérer poumons…et peut-être son esprit…

A tout hasard je leur recommanderai de lire l’excellent article paru ce jour dans l’ Humanité

 

Chine/États-Unis : les ressorts d’un affrontement au sommet dans la course aux terres rares

Essentiels pour les nouvelles technologies et l’armement, les métaux rares passent obligatoirement par Pékin, qui use de sa position pour concurrencer Washington. Mais la course à ces matières comporte de grands risques environnementaux.

Monde

6min

Publié le 6 février 2026

Axel Nodinot

 

En juin 2025, Pékin a pu tenir tête à la politique tarifaire agressive de Donald Trump en s’appuyant sur la dépendance états-unienne aux métaux rares.
© Haiyun Jiang/The New York Times

Chercheurs et entrepreneurs de la tech les surnomment les « vitamines de l’industrie ». Si elles tiennent le haut de l’affiche depuis plusieurs années, c’est justement parce que les 17 sortes de terres rares – qui sont en fait des métaux – sont vitales à la construction d’aimants pour les véhicules électriques, les éoliennes, les smartphones, les lasers chirurgicaux ou encore les GPS.

Pourtant, « les terres rares ne sont pas si rares, affirme Émilie Janots, enseignante-chercheuse au sein du laboratoire ISTerre, à l’Université Grenoble-Alpes. On pourrait penser que ces métaux sont encore moins abondants que l’or ou le platine dans la croûte terrestre. Mais il s’avère que la rareté de ce groupe de métaux aux propriétés voisines est bien plus similaire à celle du nickel ou du cuivre. Elles sont présentes partout sur Terre mais disséminées en très faible quantité. »

Un monopole de Pékin

Faisant partie du groupe des minerais stratégiques au même titre que le lithium ou le cobalt, les 17 métaux rares sont convoités par les grandes puissances. En 2024, les États-Unis en possédaient 1,9 million de tonnes, précédés du Vietnam (3,5 millions de tonnes), de la Russie (3,8), de l’Australie (5,7), de l’Inde (6,9), du Brésil (21) et de la Chine (44).

Cette dernière, en plus de représenter 60 % du minage mondial de terres rares, en raffine 92 % (le Vietnam envoie par exemple son stock chez son puissant voisin) et fabrique 94 % des aimants du globe. « Le Moyen-Orient a son pétrole, la Chine a ses terres rares », déclarait déjà le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) Deng Xiaoping au début des années 1990, preuve de l’avance prise par Pékin dans le domaine.

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De l’Ukraine à la RDC en passant par le Groenland : comment les minerais stratégiques ont changé la donne géopolitique

 

Dans les années 2010, le PCC décide de restreindre les exportations vers Tokyo, après un accrochage entre des bateaux chinois et japonais au large des îles disputées de Diaoyu/Senkaku. C’est là que « de nombreuses puissances comme les États-Unis et l’Europe ont pris conscience de leur dépendance et des risques d’embargo, continue Émilie Janots. Depuis, il y a eu des tentatives de réorganisation face à une demande en constante augmentation ».

Les dirigeants chinois et leur modèle socialiste de planification tirent tous les avantages de leur position : l’essor de la production de véhicules électriques, d’éoliennes et de panneaux solaires peut se faire à bas prix grâce à « la maîtrise des chaînes de production des batteries et autres composants », affirmait le chercheur de l’Iris Emmanuel Hache à « l’Humanité » en 2024.

Mais quand le dragon s’envole, l’aigle glatit. Depuis le début du millénaire, les États-Unis craignent la dépendance aux métaux rares chinois. D’autant que ces derniers servent aussi à l’électronique des avions de chasse, des missiles ou des sous-marins. Un F-35, c’est 400 kg de terres rares, un sous-marin nucléaire d’attaque de classe Virginia, c’est 4,2 tonnes, selon deux expertes militaires états-uniennes. On comprend mieux comment, l’année dernière, Pékin a pu tenir tête à Washington de manière spectaculaire.

En juin 2025, en pleine guerre douanière, l’administration Xi décide de faire jouer son levier pour résister aux « tarifs » de l’administration Trump. À l’automne, le ministère du Commerce élargissait ses contrôles sur les exportations de terres rares, forçant les États-Unis à redescendre en pression, avant d’accorder une trêve de douze mois sur les exportations de terres rares. De quoi faire respirer l’Union européenne, elle aussi dépendante de Pékin, et qui avait réagi avec des enquêtes antisubventions et antidumping, notamment sur les aimants, en direction de la Chine.

Une course à la diversification des importations

Cela explique aussi et surtout l’impérialisme trumpien pour ne plus dépendre du Parti communiste chinois, et ses vues notamment sur le Groenland. Les sols du territoire danois renfermeraient 1,5 tonne de métaux rares aisément récupérables, voire 36 millions de tonnes au total, selon le Service national de géologie du Danemark et du Groenland. Washington s’efforce également d’augmenter sa production domestique.

La mine californienne de Mountain Pass, notamment, produit des aimants et est exploitée par MP Materials… Dont l’actionnaire principal est l’État depuis le 10 juillet 2025. La mine devrait produire 1 000 tonnes d’aimants par an, bien moins que les 140 000 tonnes annuelles de la Chine. Enfin, la première puissance mondiale parvient à contourner les restrictions de sa dauphine en ayant recours au transbordement : les États-Unis rachètent les aimants chinois à un pays tiers, qui prend une commission au passage.

Washington et Bruxelles cherchent à diversifier leurs importations, via New Delhi (Inde) et Canberra (Australie) par exemple, quand Pékin doit assurer ses exportations, en ciblant les pays du Sud global notamment. Mais voilà, cette course aux métaux rares et à toujours plus de technologies et d’équipements militaires a un coût environnemental désastreux.

L’extraction de ces terres est extrêmement polluante car « elles ont le mauvais goût d’être mélangées avec des éléments radioactifs » tels que l’uranium, explique Emmanuel Hache. « Quand vous faites de la lixiviation, c’est-à-dire une séparation des éléments, vous avez des émanations radioactives dans les sols la plupart du temps. » En Chine, les districts miniers de Mongolie-Intérieure, comme celui de Bayan Obo, sont des mégasites d’extraction connus pour leur dangerosité écologique.

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« Les terres rares, comme toute l’activité minière en général, ont des impacts sur le sous-sol, abonde Émilie Janots. La création de sites d’exploration et d’exploitation minière pollue du fait de l’accumulation de déchets. Et les séparer s’avère coûteux en énergie, en eau et en produits chimiques. Pour s’y soustraire, il faut davantage de régulations pour justement limiter ces impacts et concilier notre vie moderne de consommation avec un respect du sous-sol. »

Le traitement de ces déchets toxiques reste aussi un enjeu majeur de dépendance. Aujourd’hui, c’est la Chine qui fait quasi exclusivement ce sale boulot. Le pays concentre l’infrastructure industrielle capable de gérer à grande échelle cette pollution. Un rôle que les pays occidentaux n’ont pas voulu endosser depuis les années 1980 en délocalisant l’extraction ainsi que les dégâts qu’elle occasionnait.

De son côté, le PC chinois a vu tout l’intérêt géostratégique qu’il avait de maîtriser l’ensemble de la chaîne de production. Peu avant l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, il a ainsi décidé de fermer les petits sites et de ne garder que quelques grandes mines d’État. Manière de concentrer et, surtout, de contrôler l’extraction, le raffinage et le traitement, au niveau national mais aussi mondial.

L’espoir écologique et stratégique viendra-t-il de mère nature ? En fin d’année dernière, des chercheurs du Guangdong ont découvert que certaines espèces de fougères produisaient des métaux rares à échelle nanométrique ! Pas de quoi apaiser, cependant, l’affrontement actuel des grandes puissances…

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La petite histoire du jour 13 : Une bonne manière d’aborder le problème du narcotrafic : qui à Tarascon s’y engage ?

Posté par jacques LAUPIES le 5 février 2026

 

Municipales 2026 : à Marseille « S’attaquer à ceux qui vivent de la drogue demande ambition et courage », assume Amine Kessaci

Figure de la lutte contre le narcotrafic, le militant écologiste marseillais, Amine Kessaci, a perdu deux de ses frères, assassinés, dont l’un en représailles à son militantisme. Il appelle à des réponses globales, au-delà du sécuritaire, notamment autour du logement, de l’emploi et des salaires.

Politique 

 

4min

Publié le 4 février 2026

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pense que c’est uniquement en ayant une coordination d’action, entre le local et le national, et en apportant une réponse globale, donc pas uniquement portée sur la sécurité, que nous relèverons ce défi. », explique Amine Kessaci.
© GABRIEL BOUYS / AFP

Vous avez annoncé votre candidature sur la liste de Benoît Payan pour les municipales et votre intention de créer une association nationale des maires engagés contre le narcotrafic. Pourquoi ?

Je pense que c’est uniquement en ayant une coordination d’action, entre le local et le national, et en apportant une réponse globale, donc pas uniquement portée sur la sécurité, que nous relèverons ce défi. À Marseille, avec Benoît Payan, nous avons fait un panel de dix propositions pour lutter contre le narcotrafic. Avec, notamment, la création d’une charte de relogement des familles de victimes et le doublement des effectifs de la police municipale, pour que la police de proximité fasse son retour.

Nous comptons aussi amener des moyens concrets dans les quartiers pour que les services publics reviennent : dans chaque arrondissement, il doit y avoir une antenne de la police municipale, une maison de la santé et un guichet pour pouvoir mener des démarches administratives et accéder à ses droits. Les écoles doivent être rénovées pour que tous les établissements et tous les élèves aient les mêmes moyens d’instruction.

« La « narcocratie » ne vient pas remplacer l’État, mais elle s’y substitue. »

L’espace public sera aménagé en retirant les poubelles que l’on peut actuellement déplacer dans les rues, car elles permettent aux réseaux de faire des barrages, pour les rendre fixes. Enfin, il faut travailler à un nouveau contrat de sécurité avec l’État pour demander une réorganisation de la lutte contre le narcotrafic en renforçant les politiques de services publics, de transport, de logement, de dignité, d’emploi, de formation et de revenus. Pour en finir avec l’état d’esclavage de la population imposé par le narcotrafic, il faut agir sur tous les leviers possibles.

Il ne faut donc pas abandonner ce sujet aux seules réponses sécuritaires, selon vous ?

 Il faut travailler sur le long terme en se posant des questions de fond. Comment on rénove les cités, comment on crée des perspectives, comment on redonne de la valeur au travail pour que les jeunes puissent travailler et vivre dignement plutôt que rejoindre les réseaux, comment on fait pour que les pays étrangers nous restituent les têtes de réseaux ?

Comment peut-on saisir leurs biens et geler leurs avoirs pour financer cette guerre contre la drogue avec leurs moyens ? On ne mène pas une guerre en distribuant des amendes ou en retirant un logement social à une maman d’un enfant de 14 ans embrigadé au pied de son immeuble.

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Petite Histoire du jour 12 – On doit toujours espérer !

Posté par jacques LAUPIES le 4 février 2026

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Photo d’un truc de Léningrad retrouvée dans mes archives en attenfant d’en trouver de meilleures

mardi 3 février

Sur le plan personnel cette journée, dont le programme prévu a été modifié m’a permis de retrouver une certaine sérénité  grace notamment à une rencontre dans la journée que je qualifierai d’apaisante. Mais elle a un  caractère trop ersonnel pour que je me livre à sa description.

Pour ce qui est de la soirée devant la télé j’ai fait un effort pour regarder le Théma sur ARTE consacré à l’histoire l’URSS. Le sujet ne m’est évidemment pas indifférent pour avoir  vécu la plus grande partie de ma vie (des années 40 aux années 80 soit de l’enfance à la cinquantaine) à l’ombre où à la lumère des évènements qui se sont déroulés dans, comme disait De Gaulle, la Russie soviétique.

Je regarde se type d’émission avec un apriori fondé sur le risque d’y trouver des analyses fantaisistes et orientées. Il n’empêche que les évènements relatés sont parfois inspirés de la réalité et me permettent de mieux comprendre mes propres erreurs d’analyse passées et présentes. Mais qu’on le veuille ou non les sociétés marquées par des gouvernements communistes témoignent des progres considérables qu’elles ont obtenus !

Mon unique voyage en URSS en 1988 m’avait toutefois à la fois surpris et interrogé sur cette société qu’un court séjour d’une semaine ne peut évidemment suffire à décrire. Mais j’y reviendrais !

Cependant et de nombreux voyages, si brefs soient-ils, m’en ont souvent plus appris sur les pays visités que le suivi lointain des évènements qui s’y sont déroulés.

 

 LU DANS L’HUMANITE

Janvier 1946 : la première session de l’Assemblée générale de l’ONU ouvre une nouvelle ère

 

La première session de l’Assemblée générale des Nations unies (Agnu), ouverte en janvier 1946 à Londres, puis poursuivie et conclue à New York en octobre de la même année, marque un moment fondateur de l’histoire diplomatique contemporaine. Tenue quelques mois à peine après la fin du second conflit mondial, elle incarne à la fois l’optimisme né de la fin de la Seconde Guerre mondiale et les premières tensions idéologiques qui annoncent la guerre froide.

Histoire

 

10min

Publié le 30 janvier 2026

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Petite Histoire du jour 12 - On doit toujours espérer ! dans POLITIQUE

En juin 1945, la conférence de San Francisco fonde l’Organisation des Nations unies. 51 pays signent ça charte qui vise à « préserver les générations futures du fléau de la guerre »
© Photo12/Ann Ronan Picture Library

C’est à la suite de la conférence de San Francisco, fondatrice de l’Organisation des Nations unies, qui s’est conclue en juin 1945, que peut s’ouvrir la première session de la nouvelle instance internationale. À San Francisco, les représentants des 51 pays alliés ont signé sa Charte et officialisent ainsi le remplacement de la Société des Nations (SDN), dissoute après avoir échoué à empêcher la Seconde Guerre mondiale.

Le texte de la Charte de l’ONU est particulièrement progressiste et pacifiste. Le préambule affirme que les États réunis sont « résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, (…) , dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect (…) du droit international, à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, et à ces fins, à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage, à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales ». Elle entre en vigueur le 24 octobre 1945.

Lorsque les délégués des 51 États fondateurs de l’ONU se réunissent le 10 janvier 1946 à Westminster Central Hall, à Londres, pour la première session de l’Agnu, l’Europe est dévastée, Londres elle-même est en ruines suite aux bombardements intensifs de l’Allemagne nazie, et les rapports entre les anciens Alliés de guerre commencent déjà à se tendre. Les États-Unis et l’URSS, vainqueurs majeurs du conflit, incarnent deux modèles politiques, économiques et idéologiques de plus en plus opposés. Pourtant, l’espoir d’une coopération durable domine encore officiellement les discours.

L’ONU n’est alors qu’une structure naissante. La première Assemblée générale doit en poser les bases institutionnelles, définir ses méthodes de travail et donner un contenu concret aux idéaux proclamés quelques mois plus tôt : paix, sécurité collective, droits de l’homme et coopération internationale.

Une ouverture solennelle à Londres

La session s’ouvre sous la présidence du diplomate belge Paul-Henri Spaak, élu premier président de l’Assemblée générale. Dans son discours inaugural, Spaak insiste sur la responsabilité historique qui incombe aux représentants : il ne s’agit pas seulement de débattre, mais de prouver que les nations peuvent résoudre leurs différends par le dialogue plutôt que par la force. Il rappelle les échecs de la Société des Nations et souligne que l’ONU doit éviter de devenir une simple tribune de paroles sans effets.

 

Le secrétaire général par intérim, le Norvégien Trygve Lie (qui sera peu après nommé premier secrétaire général de l’ONU), met, lui, l’accent sur la nécessité de construire des mécanismes efficaces pour la prévention des conflits et la reconstruction des pays ravagés par la guerre. Son intervention traduit une volonté pragmatique : l’ONU doit être une organisation opérationnelle, capable d’agir rapidement face aux crises.

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25 avril-26 juin 1945 : la conférence de San Francisco crée l’ONU, un événement fondateur

Les grandes puissances, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Union soviétique, utilisent la tribune pour affirmer leur vision du monde d’après-guerre. Le représentant soviétique insiste sur la sécurité collective et la lutte contre le retour du fascisme, tout en mettant en garde contre les tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures des États. Du côté américain, la délégation souligne l’importance de la coopération économique et du respect des libertés fondamentales.

Des débats fondateurs et des résolutions majeures

L’un des principaux enjeux de cette première session est l’adoption des structures internes de l’ONU. L’Assemblée crée plusieurs commissions permanentes, notamment sur les questions politiques, économiques et sociales, juridiques et budgétaires. Elle établit également le siège permanent de l’organisation à New York, un choix symbolique qui consacre le rôle central des États-Unis dans le nouvel ordre international (alors que les États-Unis n’avaient pas participé à l’ancêtre de l’ONU, la Société des Nations, dans l’entre-deux-guerres).

Parmi les résolutions adoptées figurent celles concernant la mise en place de la Commission de l’énergie atomique, chargée de réfléchir au contrôle international de l’énergie nucléaire, dans un contexte marqué par les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Cette initiative illustre à la fois l’espoir d’une régulation collective et la méfiance croissante entre les grandes puissances.

L’Assemblée générale se prononce également sur la question des réfugiés et des personnes déplacées, en soutenant la création d’organismes chargés de leur assistance et de leur réinstallation, comme l’OIR (Organisation internationale pour les réfugiés), une structure temporaire qui va fonctionner de 1946 à 1952 et s’occupera de la réinstallation d’un million de réfugiés et de personnes déplacées par la guerre (avant de céder la place au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en 1952). L’Assemblée générale aborde aussi la question des colonies, qu’il s’agit de mener vers l’indépendance (au moyen du Conseil de tutelle), et adopte des textes affirmant l’engagement de l’ONU en faveur des droits de l’homme, préfigurant la Déclaration universelle qui sera proclamée en 1948.

Le passage à New York : une nouvelle scène diplomatique

À l’automne 1946, les travaux se poursuivent à New York, dans un environnement très différent de celui de Londres. La ville américaine, dynamique et tournée vers l’avenir, symbolise le déplacement du centre de gravité du monde occidental. Les débats y gagnent en intensité, et les divergences idéologiques entre l’Est et l’Ouest deviennent plus visibles.

Les discussions sur l’avenir de l’Europe de l’Est, la situation en Iran (occupée temporairement à la fin de la guerre par l’URSS), le cas de l’Espagne (dictature franquiste), la question du veto, la question du désarmement et le contrôle de l’arme atomique révèlent des lignes de fracture profondes, des désaccords. Les délégués soviétiques accusent les puissances occidentales de chercher à imposer leur influence économique et politique, tandis que les représentants américains et britanniques dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une expansion de la sphère d’influence soviétique.

Molotov, ministre soviétique des Affaires étrangères, met en garde : « Nous devons tenir compte de l’existence de deux tendances opposées dans le développement des relations internationales. Il n’est pas difficile de voir que, si la tendance visant à renforcer une collaboration internationale normale, sous toutes les formes de coopération ou de compétition, s’accorde parfaitement avec le principe de l’unanimité des grandes puissances tel qu’il est inscrit dans la Charte des Nations unies (et donc le maintien du droit de veto – NDLR), la tendance contraire vers la domination mondiale, vers l’expansion et l’agression, ne saurait s’accorder avec le maintien de ce principe. Le conflit et le choc de ces deux tendances n’en sont encore qu’au stade initial. Mais cela commence déjà à provoquer la scission au sein de l’Organisation des Nations unies. »

Une atmosphère entre espoir et méfiance

L’atmosphère de cette première session est ainsi marquée par une tension latente. Officiellement, les discours célèbrent la coopération internationale et la promesse d’un monde pacifié. Dans les couloirs et les négociations informelles, cependant, la méfiance s’installe. Les alliances se dessinent, les blocs commencent à se former, et chaque prise de position est interprétée à travers le prisme des rivalités idéologiques.

Pour de nombreux petits et moyens États, l’Assemblée générale représente néanmoins une tribune inédite. Ils peuvent y faire entendre leur voix, défendre leurs intérêts et participer à l’élaboration des normes internationales. Cette dimension démocratique, bien que limitée par le poids des grandes puissances et leur veto, constitue l’une des grandes innovations de l’ONU.

 

 

 

 

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