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On croit défendre la patrie et on défend les oligarques (d’après A France)

Posté par jacques LAUPIES le 19 novembre 2022

Il est 16 h 40 ce samedi 19 novembre 2022.

Ma promenade quotidienne a été faite en fin de matinée et je consacre mon après-midi à me procurer des informations auprès de chaînes d’info de télé.

Sur quatre chaînes trois consacrent leurs commentaires à la coupe du monde de foot ball mais reviennent,pour la plupart rapidement à des « reportages » sur le conflit ukrainien ! LCI à qui des « pouvoirs occultes » semblent avoir confié le soin de nous « informer » en permanence de l’évolution de cette guerre évidemment n’est pas en reste à propos du Qatar qui suscite nombre de polémiques quant aux conditions de travail déplorables qui ont prévalu dans la réalisation de cette manifestation sportive.

Mais revenons aux débats et reportages concernant la guerre qui  occupent tres largement les plateaux de télé.

Outre le fait que manifestement tout ce petit monde tire à boulets rouges contre les dirigeants russes (que je me garderai bien de considérer comme innocents dans le déclenchement de ce carnage répugnant et inutile, comme le  sont tous ceux de cette nature)  apparaissent des préoccupations et intentions du côté du gouvernement français et de son président contre qui devraient mobiliser tous ceux qui se veulent représentatnts du peuple français.

Voilà que l’on s’interroge sur notre capacité de défense dans un conflit de ce niveau et ce qui est plus grave contre une agression sur notre territoire. Agression de qui s’il vous plait ? Pas les allemands devenus nos amis lesquels soit dit en passant envisagent eux aussi de s’armer jusqu’aux dents ! Pas nos amis anglo-saxon puisque tout autant pertenaires au sein de l’OTAN, pas les ukrainiens à qui nous refilons nos canons et autre armes et pour qui nous sommes en pique nique en Roumanie au cas ou ! 

Ne cherchez pas !  Ecoutez bien ce qu’on dit du pouvoir russe dans ces télés pour constater qu’ils a remplacé l’ennemi attitré : l’URSS du bon vieux temps de la guerre froide ! Quand aux chinois il suffit d’entendre un certain  nombre de ces bavards : généraux à la retraite, enseignants des écoles de guerre, spécialistes d’instituts de toutes sortes, journalistes et éditorialistes à la solde de quelques uns de nos oligarques,  pour comprendre  que les héritiers de l’empire du soleil sont dans le colimateur des pseudos champions « de la défense des droits de l’homme » (autant d’ailleurs que de celle de l’exploitation de l’homme par l’homme tout court)

Face à cette floraisons d’analyses sur notre soi disant faiblesse militaire il faut s’attendre au pire ! Le « pire » ? Ce n’est pas moi qui ai prononcé le mot. Il suffit de traduire le discours de notre président devant nos chargés de la défense pour comprendre ce qui nous attend.

Bof, dirons mes égoïstes copains retraités, ce n’est pas nous qui allons être mobilisés et puis à notre âge ?

Ben voyons nos maternelles, nos écoles, nos lycées et collèges, nos universités, nos agences pour d’emploi sont remplis d’une jeunesse vaillante. Cela fera l’affaire, il suffira de leur fournir de bons équipements, des chars,  des canons, des avions, des fusées, que nos ouvriers trop heureux d’avoirdu travail fabriqueront ! Pourquoi faire Monsieur l’expert en communication ? Pour gagner pardi et défendre nos valeurs ! Lesquelles Monsieur : allons celles de la république …

Les autres resteront bien au chaud dans leur chaumière, (sauf qu’actuellement en Ukraine ce n’est pas trop le cas) loin du front car ces guerres, que nos experts qualifient sans rire de conventionnelle ou (c’est la dernière trouvaille) de « haute intensité » se feront sans usage des armes nucléaires. Sauf bien sur si l’envie venait à un cinglé de nous arroser de missiles !

 

 

 

 

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La France doit se retirer des alliances militaires et agir pour la paix au plan international…

Posté par jacques LAUPIES le 16 novembre 2022

11 nov 2022  Le 11 novembre à Tarascon : qu’apprend-il à nos jeunes du passé, lourd d’enseignements, au Présent qui nous les rappelle ?

La guerre de la communication est largement engagée depuis le début de l’opposition entre les ukrainiens et russes, autrement dit depuis la fin de l’URSS. La chute de Gorbatchev qui se confond avec  le démantèlement de l’Union Soviétique est bien la démonstration que la lutte, entre un capitalisme qui survit et se renouvelle et un socialisme qui s’invente, ne sera pas de tout repos pour l’humanité.

Le capitalisme dispose de moyens considérables que lui procure  sa domination économique dans le monde fait à sa mesure depuis des lustres. Les Etats Unis et plus généralenent  les puissances occidentales continuent à maintenir les méfaits du système capitaliste en exerçant une pression en direction des pays « en voie de développement » et des puissances  où l’idée du socialisme semble être en construction comme en Chine.

Les plus gros possédants de la planète ne s’accomodent pas des voies empruntées par tous ceux qui prônent leur disparition ou le contrôle de leur activité et donc l’obligation de céder ou partager leurs profits.

Que ce soit en Asie ou sur d’autres continents, en Amérique du Sud notamment voire en Europe, l’hégémonie US acquise après la chute du mur de Berlin est mise en cause et suscite  de la part  des multinationales de ce pays des interventions tant économiques que politiques et militaires qui sont autant de menaces pour la paix ! L’ensemble des autres puissances du camp occidental ne manque pas de s’y associer en fonction de leurs intérêts propres d’où l’apparition de comportements nationalistes.

Il s’ensuit des conflits entre  bourgeoisies lesquelles s’affrontent à l’interne comme à l’externe (souvent en connivence contre la Chine et les mouvements progressistes). Le conflit ukrainien résulte de cette situation avec d’une part le camp économique libéral occidental et d’autre part une Fédération de Russie  contrôlée par des oligarques russes tout aussi attachés au libéralisme économique.

Il en résulte une inquiétude de la part des puissances émergentes (Inde, Brésil, notamment) et des pays du sud en général (d’Afrique en particulier) dont le développpement est tributaire de la pression exercée par les deux camps. La Chine quant à elle exerce essentiellement le poids de sa force économique ce qui la différencie des Etats-Unis et de la Russie lesquels usent de la force militaire. La France ne se privant pas d’interventions militaires pour défendre les intérêts de ses multinationales. Par exemple en Libye (pétrole)  et au Mali (contrôle des richesses minières de la région)

En fait les peuples sont actuellement tributaires de la puissance de quelques groupes  qui détiennent la richesse avec ce qu’elle peut induire sur le plan politique et institutionnel (manipulations de la démocratie, pouvoirs autoritaires et personnels voire dictatoriaux et fascisants) sur le plan économique (pillage des richesses et de la nature), social (exploitation du travail renforcée), militaire (armement et agressivité) idéologique et culturel (appropriation des médias et contrôle de l’enseignement) Cependant leurs différentes couches sociales (de plus en plus prolétarisées) constituent, dès lors qu’elles s’unissent, un élément favorable à la socialisation des moyens de production.

C’est donc bien devant cette évolution que des partis de type marxiste-léniniste doivent exister, s’adapter et se développer, en prenant soin  d’analyser les expériences positives autant que négatives et en tirer les conséquences pour leur structuration et leur syratégie. La guerre en Ukraine nous démontre que leur faiblesse en Europe et dans le monde donne la possibilité aux bourgeoisies d’engager et d’aider les forces de droite et la social démocratie à se faire complice des éléments les plus réactionnaires et de créer ainsi les conditions de manipulations des peuples pour leur présenter les conflits  comme inévitables avec pour conséquense destruction et mort !

C’est pourquoi dans notre pays les voix les plus représentatives des classes populaires et le peuple lui même doivent se dresser contre tout appartenance à des blocs militaires comme en particulier l’OTAN et pratiquer la coopération économique avec le multilatéralisme le plus large possible.

Cela doit s’accompagner d’un vaste mouvement communiste international rassemblant les partis se réclamant du communisme établissant réflexion concertation et actions pour guider chacun d’eux dans le respect des spécificités nationales.

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Fabien Roussel sur tele matin

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2022

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Les « occidentaux » reprennent Kherson…Les russes se replient !

Posté par jacques LAUPIES le 12 novembre 2022

Tout le petit monde médiatique commente à tour de bras le départ des russes de Kherson, ville ukrainienne.

Ce qui donne des ailes au Président Volodimyr Zélensky sauf que ce sont les américains et les suivistes occidentaux qui lui offrent le nerf de la guerre : l’argent et les armes. Sans compter que les russes n’ont pas dit leur dernier mot et les spéculations des journalistes et autres spécialistes de la géo politique et des armées, qu’embauchent pour la circonstance les chaînes d’information, sont bien là et nous démontrent malgré eux que les coses ne sont pas aussi simple.

Macron et la bourgeoisie française naviguent à vue dans le sillon des américains et de l’OTAN. Au point de s’inquiéter des capacités de la France à entrer dans une guerre et de sensibiliser l’opinion à la nécessité de s’armer en vue de certains conflits… On croit réver et se retrouver en 14 ou en 40. Quelle honte !

On pleurniche sur les millions de morts de la Grande Guerre au cours des commémorations. De quoi attendrir une jeunesse d’ailleurs peu présente devant les monuments le jour de la célébration. Evidemment, comme toujours on évoque le conséquences, les causes sont tues : le partage du monde que se disputent impérialistes allemands et français. On célébre Clémenceau qui, la guerre terminée s’esr acharné à mettre le peuple allemand à plat lequel s’est jeté dans les bras du fascisme hitlérien suivant ainsi l’Italie de Mussolini dont le fantôme surgit en Italie. 

Vous me direz : on ne peut pas en une journée de commémoration expliquer l’histoire. A voir ? Il n’empêche que si l’histoire ne se répète pas les effets de la lutte des classes sont là et que celle qui domine fait tout pour défendre ses privilèges contre celle qui produit et est exploitée : incitation à la guerre ou carrément la guerre quand elle trouve dans un peuple une majorité assez stupide pour l’accepter et la faire. Cela on le sait bien pour peu qu’on soit communiste (et) ou homme de paix !

Mais au fait ou est, sur le sujet, dans ce monde qui répète les erreurs passées la parole des communistes de Russie, d’Ukraine, d’Amérique, d’Allemagne,d’Angleterre, d’Itale et d’ici…

 

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Vacciné contre les vaccins : lisez …

Posté par jacques LAUPIES le 10 novembre 2022

 

3,6 millions de doses détruites : le grand gâchis des vaccins contre le covid

Révélations. En octobre, la France a dû, en toute discrétion, détruire quelques millions de doses de Moderna. Et ce ne sont sans doute pas les dernières. Pourtant, ni la Commission ni les États ne se tournent vers les multinationales pour résilier des contrats désormais disproportionnés.

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Mercredi 9 Novembre 2022

Vacciné contre les vaccins : lisez ... dans POLITIQUE
 

C’est une gigantesque gabegie en gestation dans toute l’Europe. À l’heure des débats parlementaires, en France, sur les projets de loi de finances, par temps d’austérité générale imposée au système public de santé, sa révélation devrait plus que jamais faire mauvais genre. Des dizaines et des dizaines de millions de doses de vaccin de première génération contre le Covid prennent aujourd’hui la poussière dans les supercongélateurs des États. Leurs dates de péremption se rapprochent inexorablement ou ont déjà été atteintes.

Après avoir été achetés au prix fort aux grands laboratoires, ces vaccins risquent désormais d’être détruits, s’ils n’ont pas déjà été jetés à la poubelle. Et tout ça, alors que les États membres de l’Union européenne (UE) doivent encore recevoir des centaines de millions de doses jusqu’à la fin 2023.

Un secret jalousement gardé

Dès lors, sans réaction politique à la hauteur, ce n’est que le début du film catastrophe. En réalité, le scénario était écrit d’avance. Dès le début de la pandémie, au printemps 2020, les pays les plus riches se sont, à coups de préachats pour des dizaines de milliards d’euros, arraché les contrats auprès des grands laboratoires pharmaceutiques. La Commission européenne en a signé pour 4,4 milliards de doses, soit un montant global d’au moins 60 milliards d’euros.

À ce stade, le gouvernement français n’a manifestement aucune intention de s’étendre sur le sujet, mais l’Humanité est en mesure de l’affirmer : au cours du seul mois d’octobre, la France a dû, dans la plus grande discrétion, détruire près de 4 millions de doses du vaccin Moderna. Ce volume représente un montant de 75 à 80 millions d’euros.

En quelques semaines, selon les propres éléments de la Direction générale de la santé (DGS), les stocks de ce vaccin de première génération – non adapté aux variants Omicron – sont passés de 18,2 millions à 14,6 millions. Dans un contexte où ces doses sont réservées à la primo-vaccination – soit 15 000 injections environ le mois dernier, tous vaccins confondus en France – et où les délais d’expiration serrés rendent trop périlleux tout don bilatéral à un pays du Sud –, l’écrasante majorité des doses partagées pour la « solidarité internationale » ne transite d’ailleurs pas par les stocks nationaux –, il est difficile, voire impossible, de concevoir qu’elles aient pu être administrées, revendues ou cédées à d’autres pays…

 

Ce n’est, à l’évidence, ni la première ni la dernière fois qu’une telle opération de destruction de doses de vaccin est menée en France. Ainsi, selon une autre information dévoilée en mai par le Parisien, près de 3,6 millions de doses du vaccin AstraZeneca avaient été réduites à néant, pour une valeur, cette fois, de 10 millions d’euros. Mais le secret demeure jalousement gardé. Et les pouvoirs publics, à Bruxelles ou à Paris, se renvoient la balle pour entretenir le brouillard autour de ce qui ne reste pourtant que la pointe émergée de l’iceberg…

700 millions d’euros de vaccins bientôt inutilisables

Selon les données publiées par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l’UE a reçu, entre fin 2020 et novembre 2022, près de 1,3 milliard de doses et en a utilisé 920 millions. Dans ce lot, la France en a, elle, administré 143 millions sur une livraison totale de 208 millions de doses.

C’est dans le rapport entre ces deux volumes que se niche la bombe financière et politique. Sur ces 380 millions de doses à l’échelle de l’UE ou sur ces 65 millions en France, un certain nombre a évidemment pu être « perdu » – au gré des incidents, par exemple, dans le transport, la logistique ou la conservation – au cours des campagnes de vaccination, mais la majorité n’a été, en toute hypothèse, ni utilisée ni donnée, et risque de ne pas l’être dans les prochains mois…

 

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L’Humatinale

Du lundi au vendredi, l’actu essentielle décryptée par la rédaction de l’Humanité.

 
 

 

À ce jour, outre les 14,6 millions de doses de Moderna « classique » déjà évoquées, la France dispose, d’après les chiffres transmis à l’Humanité par la DGS, de 10 millions de Pfizer « classique », 8,6 millions de Pfizer pédiatrique (pour les enfants de 5 à 11 ans) et près de 500 000 de Janssen. Ce qui correspond à un volume global de 34 millions de doses, livrées, dans leur écrasante majorité, jusqu’au printemps dernier et avec des durées de vie échelonnées entre neuf (Moderna) et quinze mois (Pfizer). De quoi craindre, là aussi, un gaspillage à grande échelle : on peut évaluer à 700 millions d’euros le prix payé pour ces vaccins désormais menacés à brève échéance.

L’arrivé des nouveaux vaccins « bivalents »

Mais les autorités sanitaires insistent sur les nouveaux vaccins « bivalents », adaptés aux variants (Omicron BA1 et BA5), qui sont livrés depuis septembre et utilisés dans le cadre de la campagne actuelle de rappel. La France dispose aujourd’hui de 1,8 million de Moderna BA1, de 5,2 millions de Pfizer BA1 et de 8,3 millions de Pfizer BA5, et elle attend d’ici à la fin de l’année des livraisons supplémentaires : 8,7 millions de Pfizer BA5, 1,6 million de Moderna BA1 et 6,4 millions de Moderna BA5.

À Paris, la DGS se veut rassurante. « L’arrivée des vaccins bivalents ne signifie pas du tout que les stocks de vaccin originel seraient intégralement détruits, indique-t-elle à l’Humanité. Nous serons probablement contraints d’en détruire certains, lorsque les dates de péremption seront dépassées, cela est la conséquence logique de notre fort niveau d’engagement pour être en capacité de couvrir et protéger l’ensemble de la population. »

Et d’ajouter : « Le ministère de la Santé et de la Prévention veille à ajuster le plus finement possible la gestion des stocks de vaccins contre le Covid. Cela implique, par exemple, des travaux sur l’extension de la durée de vie des vaccins, la résiliation ou la renégociation de contrats, etc. »

Une clause de « force majeure »

Or, c’est précisément là que le bât blesse. Si l’Agence européenne du médicament agit régulièrement – les doses de Pfizer, stockées entre – 60 et – 90 °C, ont ainsi vu leurs délais de péremption passer de six à neuf, puis à douze et quinze mois aujourd’hui –, la Commission européenne, à qui les États membres de l’UE et la France, donc, ont ­délégué le soin de négocier avec les grands laboratoires, n’a jusqu’à présent pas manifesté d’empressement ni pour renégocier, ni pour résilier des contrats disproportionnés.

Icon VideoVOIR LA CHRONIQUE VIDÉO D’OSONS CAUSER Vaccins covid : on s’est trompé ?

Au printemps dernier, plusieurs pays de l’Est, Pologne et États baltes en tête, ont tenté d’engager un bras de fer en invoquant une clause de « force majeure » afin de refuser les livraisons ultérieures de vaccins. Stella Kyriakides, la commissaire européenne à la Santé, a alors répliqué en termes diplomatiques : « On va essayer, mais les contrats doivent être honorés. L’UE ne peut pas les changer unilatéralement. »

Dans la foulée, la Commission a néanmoins signé avec Pfizer et Moderna des avenants, non publiés, aux contrats, expurgés de tous les détails cruciaux, des prix aux volumes par pays, en passant par le calendrier précis des livraisons. Selon un porte-parole de la Commission, cela a permis de « décaler plusieurs livraisons de doses prévues aux deuxième et troisième trimestres 2022 ». Ce qui revenait, en l’occurrence, à attendre les vaccins adaptés aux variants, mais absolument pas à annuler la part des commandes potentiellement excédentaire…

Des résultats financiers mirifiques

Sur le papier, Pfizer peut donc toujours exiger, au titre de l’année 2022, de facturer aux États membres de l’UE 650 millions de doses, alors qu’à ce jour, la multinationale américaine n’en a livré que 190 millions. Elle ne s’y trompe d’ailleurs pas en présentant, la semaine dernière, des résultats financiers mirifiques. Avec 26,2 milliards de dollars, ses profits pour les trois premiers trimestres 2022 ont déjà dépassé le total de l’année dernière (22 milliards de dollars).

Pas de panique, promet Pfizer aux marchés et à ses actionnaires : la baisse du chiffre d’affaires sur les vaccins n’est que conjoncturelle car elle a été « principalement provoquée par l’amendement à l’accord de livraison avec la Commission européenne où toutes les doses programmées pour la livraison entre juin et août 2022 doivent en revanche être livrées au cours du quatrième ­trimestre 2022 ».

Un décalage des livraisons, pas une annulation

Dans ces conditions, pas question pour les pays européens d’échapper à leurs obligations contractuelles, à la douloureuse au bénéfice des Big Pharma… et à de nouveaux gaspillages de vaccins ! Aujourd’hui, à la Commission européenne, on renvoie allègrement la patate chaude aux États. « La gestion des campagnes de vaccination ­relève de la compétence exclusive des États membres, retoque un porte-parole interrogé par l’HumanitéC’est aux États de gérer leurs stocks de vaccins. » Sur les doses déjà détruites ou en voie de l’être, la Commission s’engage, mais sans frais, à un « travail sans relâche pour minimiser leur nombre ».

« Plusieurs solutions, telles que le décalage des livraisons, la modification des types de vaccin livrés et le maintien des dons de vaccin aux pays tiers, permettent de limiter le nombre de doses de vaccin susceptibles d’être détruites, détaille la Commission à l’Humanité. Il est néanmoins ­ nécessaire de rappeler que les contrats pour les vaccins contre le Covid sont une assurance pour tous les États membres qui leur a garanti et continue de leur garantir un accès aux outils dont ils ont besoin pour faire face à la pandémie. La destruction d’une partie des vaccins contractés est malheureusement la conséquence de cette politique d’assurance qui vise à protéger l’ensemble des citoyens ­européens face aux évolutions du virus. »

Devant la commission spéciale sur la pandémie au Parlement européen (lire notre encadré ci-dessous), fin octobre, Margaritis Schinas, le vice-président de la Commission européenne, est venu chanter les louanges de sa propre institution. « Je suis pleinement convaincu qu’il s’agit d’un petit miracle européen, ou d’une success story européenne qui n’a pas été assez défendue, mais qui a été ressentie comme telle par les Européens. » Convoqué lui aussi quelques semaines plus tôt devant la même instance, Albert Bourla, le PDG de Pfizer, s’était fait porter pâle. Alors que les États camouflent leurs stocks de vaccins payés mais à jeter à la poubelle, alors que la Commission européenne s’en lave les mains, la vraie success story reste celle de son laboratoire et des Big Pharma.

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