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Pour un Front de Gauche cohérent, élargi et organisé

Posté par jacques LAUPIES le 22 octobre 2010

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Une action engagée par l’ensemble des organisations syndicales doit trouver la traduction politique de ses objectifs

Le Front de Gauche qui regroupe les organisations locales du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche ont ce jeudi 21 octobre présenté Une charte élaborée en commun en vue de préciser ce que représente le Front de Gauche. Nous la publions ci dessous.

Nous notons que dans cette charte sont spécifiées les grandes ligne de ce que doit être une coordination locale qui engage ceux qui l’acceptent (Partis, Syndicats, Associations, personnalités) à travailler dans une commission permanente de coordination. Bien entendu cela ne saurait limiter sa participation à des initiatives prises avec d’autres forces politiques syndicales ou associatives.

La population, en cette période de lutte pour la défenses des acquis sociaux et leur amélioration, a nécessairement besoin d’une traduction politique du mouvement social sur des orientations claires pour un changement radical de politique en matière économique et sociale, dans le domaine des intitutions, dans la conception de l’Europe.

La Section du  Parti Communiste de Tarascon dans le cadre de son engagement et de sa spécificité apportera toute son aide au developpement unitaire et bien entendu elle appelle à son renforcement par l’adhésion, en particulier celle des jeunes, salariés ou sans emploi, frappés durement par une crise qui n’épargne qu’une minorité : celle des actionnaires des grandes société et tous leurs commis.

La lutte des classes prend une dimension nouvelle : dans notre pays elle met en opposition tout un peuple à quelques privilégiés qui siègent ou gravitent dans les hautes sphères de la grande bourgeoisie, décidant de tout en manipulant les hommes politiques à son service.

Cela dit ses opposants, victimes de sa politique, doivent avoir la sagesse de la reflexion, de l’organisation et de l’action.

J.L.

CHARTE DE LA COORDINATION LOCALE DU FRONT DE GAUCHE  La crise résulte de la gestion ultra libérale de notre pays. Aucun des problèmes auxquels sont confrontés la grande majorité des français : emploi, revenus  (salaires, retraites, revenus agricoles du petit commerce et de l’artisanat) scolarité, services publics, etc. ne pourra être réglé dans le cadre de la politique actuelle Le Front de Gauche s’inscrit dans une ligne politique en rupture avec la politique du gouvernement actuel : celle du capitalisme (notamment avec la financiarisation de l’économie) 

Parti Communiste, Parti  de Gauche, Gauche Unitaire se sont mis d’accord au plan national en constituant le Front de Gauche sur un certain nombre de points incontournables dans un programme politique de véritable changement.  L’objectif du Front de Gauche local (canton de Tarascon) est de donner la parole à tous et en même temps de parler d’une seule voix des décisions prises par les différentes composantes de ce  Front en commun. A ce propos il convient de rappeler que le Front de Gauche doit pouvoir rassembler tous ceux qui en acceptent les orientations fondamentales : 

- Rompre avec une économie libérale en contrôlant les entreprises multinationales et les banques (création de pôles financiers public) 

- Revoir la répartition des richesses (revalorisation des salaires, rétablissement des droits sociaux, développement des services publics, aide à l’investissement productif, fiscalité plus juste, etc.) 

- Action pour rétablir les équilibres écologiques (aller vers de nouvelles logiques de consommation et  de production, préservant la nature et l’individu des motivations uniquement axées sur le profit financier) 

- Rompre avec la logique du traité de Lisbonne et des politiques d’austérité mises en œuvre par les gouvernements de l’Europe libérale 

- Transformation des institutions permettant de fonder une 6ème République démocratique et sociale.  Rétablir la souveraineté populaire.

Le Front de Gauche selon la conception locale que nous en avons ne peut devenir uniquement un lieu de débat. Il doit permettre de surcroit des prises de décisions démocratiques qui engagent chaque partenaire. Il doit se prémunir contre toute adhésion  de circonstances pouvant se réclamer de lui et visant des objectifs non assumés par la coordination. 

Pour les questions qui demeurent en discussion et peuvent faire l’objet de divergences chacun dans et avec son organisation politique, syndicale ou associative peut évidemment soutenir son point de vue et éventuellement, sur tel ou tel sujet, exprimer ce qu’il souhaiterait voir devenir une préoccupation commune au sein du Front de Gauche pour aboutir au consensus.  

Deux exemples d’actualité sont significatifs  :

L’action et le soutien pour défendre et améliorer le système de retraites

Le choix des candidatures aux élections concernant la territorialité sur laquelle intervient la coordination locale 

Un tel fonctionnement ne peut donc exister sans que les partis et organisations qui le souhaitent puisse s’intégrer et participer aux travaux d’une commission de coordination permanente, organisant et régulant les initiatives politiques communes. Pour les Partis ou organisation qui souhaitent s’associer a une action spécifique (soutien à des travailleurs en lutte, défense des chômeurs, des sans papiers, etc.) sans nécessairement participer à cette commission.  

Le Front de Gauche pourra apparaitre dans ses initiatives de la manière suivantes selon le cas: 

Initiatives prises par le Front de Gauche : FRONT DE GAUCHE (PCF, PG, GU, Partis, Associations, Syndicats, personnalités, élus, etc.)

Initiatives prises par le Front de Gauche et d’autres partenaires non adhérents : “

FRONT DE GAUCHE (PCF, PG, GU, Partis, Associations, Syndicats) + AUTRES (Partis, Associations, Syndicats,  personnalité, élus, et.) 

Les partis ayant adopté le principe d’adhésion permanente au sein du Front de Gauche peuvent également dans toutes leurs initiatives utiliser le logo du Front de Gauche 

Le Front de Gauche constitue un mouvement et donc n’enregistre pas d’adhésion individuelle. Il appartient aux organisations politiques locales de procéder à ces recrutements. La population sera régulièrement tenue informée des ralliements au Front de Gauche d’organisations locales, politiques, syndicales ou associatives dont 2 responsables participeront de droit à la Commission de Coordination Permanente. 

Nous adressons un appel à tous les Partis Politiques, Syndicats, Associations et personnes qui se retrouvent globalement dans les objectifs du Front de Gauche afin qu’ils le rejoignent. 

Informations sur le blog du Front de Gauche :

http://frontdegauchetarascon13.unblog.fr 

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Manifestation contre le projet gouvernemental concernant les retraites et Front de Gauche

Posté par jacques LAUPIES le 17 octobre 2010

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Il est indéniable, par delà les chiffres de participation à la manifestation, que celle qui a eu lieu ce samedi 16 octobre à Arles était aussi importante que la précédente.

De plus il faut tenir compte que tous les salariés des villes environnantes ne se déplacent pas comme ils pourraient le faire sur leur propre localité et cela réduit sans doute les possibilités de participation. Une question que devraient se poser les responsables locaux de l’organisation de ces manifestations qui doivent se poursuivre et gagner en ampleur de manière la plus décentralisée.

.Autre question non moins importante comment prolonger ce mouvement dans la vie politique de notre pays sur des bases de véritables changements dont évidemment l’essentiel repose sur le maintien et le développement de la protection sociale par une meilleure répartition de la richesse nationale ce qui implique entre autre une fiscalité nouvelle et le droit de regard des salariés sur les choix de production et la production elle-même. En finir avec la financiarisation de l’économie, destructrice de nos forces productives (industrie, agriculture , recherche et formation, capacités de travail, etc.)

Ces questions sont posées comme elles étaient posées à la veille du grand mouvement social de 1968 et il a fallu 13 ans pour qu’une tentative de renversement du processus  de remise en cause soit enclenché et confirme la réponse certaines revendications telle la retraite à 60 ans et encore plus d’une décade pour obtenir les 35 h. Si évidemment mai 1968 a permis un pas considérable  en matière de droits syndicaux, d’augmentation de salaires (jusqu’à 30 %), de nouveaux droits par l’intermédiaire des conventions collectives, le patronat savait qu’il avait la possibilité de reprendre cela car maitre de l’économie et de la finance. Et il l’a fait, notamment avec le pouvoir d’achat réduit et tente encore de le faire de manière brutale, remettant en cause jusqu’aux acquis de l’après guerre (sécurité sociale dont les prestations ne sont que du salaire différé)

La lutte des classes ne s’arrête pas à un mouvement social aussi puissant soit-il, ni à une élection. C’est un combat permanent dans lequel s’impose la neutralisation de l’adversaire.

Dans celui qui oppose le capital et le travail le capital dispose d’énormes moyens : l’état, les médias, les partis qu’il contrôle directement ou qu’il tente d’instrumentaliser en donnant du poids aux courants libéraux ou social libéraux aux extrémismes de droite comme de gauche.

Le peuple (dont plus de 90 % est constitués par des salariés) dispose quant à lui des luttes sociales et cherche ses vrais représentants dans les élections. Parfois, sous l’effet du dépit que lui inspire les pratiques politiciennes, voire la corruption, une masse importante se réfugie dans l’abstention.

Mais, et nous le vivons actuellement, il arrive que la réalité détermine une prise de conscience de la malfaisance du capitalisme et de ses commis. Alors éclate le conflit ! Mais un conflit social n’a de sens que s’il se prolonge par l’action politique sur des objectifs clairement exprimés tant sur le retrait des mesures aggravantes que sur les causes profondes qui en sont à l’origine.

Alors on entre dans une phase ou chacun doit faire valoir ses aspirations et ses exigences aux politiques lesquels bien entendu ne peuvent rester insensibles aux pressions populaires. C’est à ce moment là qu’il convient d’être vigilant. Depuis la révolution française l’expérience a mille fois été faite que certains Partis sous l’influence de la classe dominante savent faire preuve d’opportunisme quand gronde la colère populaire.

Le chemin vers une émancipation par des changements substanciels et prétendant à l’irréversible passe par la mobilisation éclairée et permanente, le débat le plus large possible et l’organisation de la communication de ses conclusions. Cela ne peut se faire sans une structuration des forces de progrès et leur coordination.

Le Front de Gauche est une tentative pour cela !

 

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CONFERENCE DE PRESSE DU FRONT DE GAUCHE

Posté par jacques LAUPIES le 14 octobre 2010

Les représentants locaux du Parti communiste et du Parti de gauche se sont rencontrés à Tarascon  afin d’examiner comment promouvoir dans le Canton de Tarascon un développement du FRONT DE GAUCHE.

Le Front de Gauche créé au plan national essentiellement à l’initiative de ces deux Partis a été rejoint par la Gauche Unitaire courant politique issu du NPA. Bien entendu s’associent à ce mouvement de manière ponctuelles (élections ou actions du mouvement social) d’autres organismes  (associations, clubs, partis, syndicats, etc.) qui se retrouvent sur des positions communes sur des questions d’ordre politique ou en soutien à des revendications.

C’est dans cet esprit que les deux organisations locales de ces Partis ont décidé la tenue d’une conférence de presse la jeudi 21 octobre à 16 h 00 à la Brasserie du Palais 45 rue des Halles à TARASCON.

 

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Le Nobel qui tombe bien !

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2010

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Sans aucun lien avec le texte ci dessous…

Je ne soutiendrai évidemment pas le gouvernement chinois qui emprisonne un intellectuel, devenu héros mondial du monde dit libre parce qu’il vient de recevoir un prix Nobel. Mais je me garderai bien de me rallier à tous ces fumistes qui crient leur indignation (du Daili Lama à des chefs d’états qui feraient bien de balayer devant leur porte). Aux Etats Unis on ne se contente pas de punir de mort les criminels mais parfois des innocents, ce qui évidemment rend la société qui les engendre ou, en tous cas, a sa part de responsabilité dans leurs actes, criminelle à son tour. 

Cela est arrivé hélas et la menace pèse encore à l’égard d’un certain Abu Jamal dont rien ne prouve qu’il est coupable du crime dont on l’accuse.

Mais on n’est pas là pour compter les ignonimies de certains états à l’égard de leurs opposants. Les Chinois feraient bien, selon moi, minuscule poussière, dans le désert de l’humanité, de réfléchir sérieusement au fait que l’on ne met pas en prison le porteur d’une idée même si elle est génante, même si elle est fausse. C’est le meilleur moyen de le valoriser  parmi ceux qui n’ont pas le loisir de voir au delà de leur écran de télé qui est devenu le bout de leur nez.

Les mêmes qui une décade passée, trouveront exagérés et inhumains les régimes qui se sont restaurés grâce notamment au tapages faits par des démocrates de rencontre ou des libertaires d’un soir sur des dissidences venant à propos. Souvenez vous de Sakharov. Il avait sans doute raison sur bien des points mais l’usage fait de sa dissidence par les « pouvoirs capitalistes occidentaux » (et surtout la publicité faite à ce propos par eux) devraient laisser rêveurs les observateurs de l’évolution de la société russe.

Une société – j’ai été hélas de ceux qui tardivement ont constaté que sa transformation était nécessaire - aurait mérité autre chose que de ressembler de plus en plus à celles qui ont contribué à sa chute, où se sont installés chomage, corruption, délinquance dont évidemment profite la nouvelle classe bourgeoise en train de se gaver.

Le capitalisme chinois, fortement étatisé, est une menace pour le capitalisme financier et industriel des pays occidentaux. Les règles économiques mettent les chinois en concurrence de manière préoccupante avec les autres pays de la planète sans que ces derniers puissent influer ou exercer le contrôle politique essentiellement acquis et maintenu par les communistes chinois de manière autoritaire chez eux. Le peuple chinois aurait il à gagner à cette soi disant démocratisation réclamée par des dissidents soigneusement inventés et (ou) soutenus par les Etas Unis ?

La question mérite d’être posée mais j’avoue personnellement que je n’y crois pas ! J’ai mille raisons de ne pas apprécier les interdits de la société chinoise mais j’en ai une bonne et éprouvée, de croire que les sociétés occidentales n’ont pas de leçons à donner : l’état des plus démunis chez nous ainsi que la pauvreté dans le monde dit « libéral » !

Aux chinois de se déterminer et de se débarasser de ceux qui sont tentés de se constituer en caste pour exploiter un peuple dont la richesse, comme celle de tous les peuples, est avant tout créée par sa force de travail. Une force de travail très convoitée tellement elle serait source de profits pour nos généreux défenseurs des droits de l’homme siegant des buildings de Manathan, de la Défense ou se distrayant dans quelques paradis fiscaux.

L’ennui pour eux c’est qu’il existe des traces idéologiques un tantinet marxisantes dans le système actuel chinois ! Cela leur est insupportable d’autant que si pour leur malheur la société chinoise devenait un fondement de la transition vers le communisme au sens vrai du terme, le maintien de leurs privilèges en serait sérieusement affecté. Mais qui peut le dire…

 

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Avec Sarko l’histoire se répéterait-elle ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 octobre 2010

L’Humanité de ce vendredi 8 octobre a consacré plusieurs articles aux mesures antisémites du gouvernement de Vichy et, plus particulièrement, à l’attitude de Pétain qui n’eut pas du tout besoin de la contrainte de l’occupant pour exceller dans la répression de la population juive, à forte composante immigrée dans l’entre deux guerres. Si évidemment aujourd’hui on ne déporte plus les immigrés dans des camps d’extermination la logique de l’argumentation justifiant leur stigmatisation est la même.

Comme le confirme ce qu’indique un article paru également dans ce journal et signé de Robert Badinter la mise à l’index des juifs relevait d’un long processus entamé bien avant la guerre.

Pour en avoir rencontré dans notre bonne ville de Tarascon nous savons qu’il existe encore des nostalgiques de ce passé peu reluisant pour notre pays. Mais il est bien plus grave de voir une fraction de la population et même des responsables politiques soutenir un Besson et son mentor dans une politique qui en de nombreux  points rappelle ce passé de par l’analyse qu’ils font rejoignant en cela le Front National.

Il est lamentable de se disputer un électorat en faisant de la surenchère à l’expulsion ou à la mise à l’index des travailleurs issus de l’immigration dont on sait bien qu’à l’origine ils étaient indispensables à notre économie.

Pas de compromis avec ces apprentis sorciers que nous ne confondrons jamais avec une population globalement excédéee par les conséquences de la crise économique et sociale. Mais attention le vers est dans le fruit !

Je vous invite à prendre connaissance de l’article que je reproduis ci-dessous.

Jacques LAUPIES

Un document réduit en miettes le mythe de Pétain protecteur des Juifs

Le maréchal Philippe Pétain a durci de sa main le document original de l’Etat français établissant un statut des juifs en octobre 1940, annonce dimanche l’avocat Serge Klarsfeld. Ce document inédit a été récemment découvert et authentifié avant d’être remis au Mémorial de la Shoah à Paris par un donateur anonyme, a précisé à Reuters le fondateur de l’Association des Fils et Filles des Déportés juifs de France. »On ne savait pas jusque-là que Philippe Pétain avait annoté ce texte du 3 octobre 1940 et qu’il l’avait aggravé », dit-il.

Les annotations du chef du régime de Vichy, faites au crayon, « remanient profondément » la nature d’un texte déjà « extrêmement antisémite ». Selon l’avocat, il ne fait aucune doute que l’écriture est bien celle de Philippe Pétain. « L’écriture de Pétain est très personnelle », explique-t-il.

Pour Serge Klarsfeld, « maintenant, on a la preuve décisive que le statut des juifs relève de sa volonté personnelle. »

Le projet initial prévoyait d’épargner « les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860″, mais le maréchal a décidé de rayer cette mention. En conséquence, « ce sont désormais tous les juifs qui sont visés, qu’ils soient étrangers ou français ». De même, Philippe Pétain aurait décidé « d’élargir considérablement » le champ d’exclusion des juifs, la justice et l’enseignement leur étant désormais totalement fermés.

Aux yeux de Serge Klarsfeld, le principal argument des défenseurs de Pétain consistant à dire que le maréchal avait protégé les juifs françaistombe avec la découverte » de ce document.

Cinq pages confidentielles

Le projet de loi « portant statut des Juifs », les excluant d’un grand nombre de professions, est un texte de cinq pages dactylographiées comportant la mention « document confidentiel », annoté au crayon par Pétain.   Ce projet de loi a été débattu lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940 puis adopté le 3 octobre.

A la main le chef du régime de Vichy a complété la liste des tribunaux et juridictions d’où sont exclus les Juifs et ajoute aux mandats qui leur sont interdits les sièges dans « toute assemblée issue de l’élection ». Sous sa plume, les Juifs ne peuvent pas non plus exercer la fonction d’ »inspecteur des colonies ».

- Il élargit à « tous les membres du corps enseignant » l’interdiction pour les Juifs d’exercer, alors que les rédacteurs du statut avaient prévu cette interdiction pour les recteurs, inspecteurs, proviseurs et directeurs d’établissements primaires et secondaires.

- Le projet initial prévoyait une mesure d’exception: « être descendant de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860″. Pétain raye cette phrase.

- Enfin, il conclut ces mesures anti-juives en demandant que « les motifs qui les justifient » soient publiés au Journal officiel.

Le maréchal Pétain rectifie également les numéros des paragraphes. L’article 3 devient le paragraphe 6 de l’article 2, les numéros des autres articles avançant ainsi d’un rang jusqu’au 9è. Pour Me Arno Klarsfeld, ce souci du détail démontre que le maréchal, alors âgé de 84 ans, « n’était pas gâteux », contrairement à ce que ses défenseurs ont parfois affirmé.

La cinquième feuille du projet indique le lieu de sa rédaction et la fonction de ses rédacteurs: « fait à Vichy, par le maréchal de France, chef de l’Etat, le vice-président du Conseil » et huit autres ministres. Il n’y a ni date, ni noms, ni signatures. Mais la version promulguée au Journal Officiel le 18 octobre 1940 comporte tous les ajouts du maréchal Pétain, y compris « les motifs » justifiant les mesures.

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