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La bombe et nous…les cons

Posté par jacques LAUPIES le 4 novembre 2010

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Décidemment le peuple est con ? C’est du moins ce que semble dire sous une forme polie un débatteur de l’émission c dans l’air de ce jour en indiquant qu’un débat parlementaire n’était absolument pas nécessaire pour décider de la mise en commun avec l’Angleterre de nos moyens de défense nucléaire. Tel autre affirmant par ailleurs que nous gardons notre liberté d’intervention et que donc tout accord de coopération ne met pas en cause l’indépendance nationale.

Quand on constate, ne serait-ce qu’à propos de l’intervention américaire en Irak, la collusion entre l’Angleterre et les Etats-Unis on peut en douter et se demander où risque de nous conduire un partage « technique » de l’armement nucléaire.

Quand nous disons que les décisions politiques des chefs d’état ne dépendent plus de leurs peuples mais résultent de choix faits ailleurs dans les sphères des puissances financières et économiques mondiales, nous en avons là, sur le sujet même de la défense nationale, une preuve éclatante. Car cette décision échappe bel et bien à la souveraineté nationale et notre Président est orfèvre en matière de court-circuitage de son expression populaire.

Ou va-t-il chercher son inspiration de chef d’état alors ? La bourgeoisie française, en tous cas celle pour qui il opère, n’en est pas à son premier mauvais coup pour nous jeter dans les bras d’un homologue étranger. Serait-il dans cette ligne là au prétexte d’être plus opérationnel face à une menace extérieure (de pays du moyen orient dit-on) ou par souci d’économie (dans le cadre d’économies de tout ce qui relève des charges  de l’état) ou encore par solidarité de classe à l’échelle internationale.

On peut trouver un peu de tout cela dans un chef d’état qui fait peu de cas de l’opinion des français.

De Blair à Sarkosy en passant par l’actuel premier Ministre anglais, on peut légitimement s’interroger sur la véracité de la fiction de Polansky dont un critique indique : « Adapté du roman L’Homme de l’ombre de Robert Harris, le nouveau long-métrage de Roman Polanski, The Ghost-Writer , sous les traits d’un film d’enquête, raconte le cheminement d’un homme à travers des « cascades » financières, politiciennes et médiatiques. Ecrit, tourné et monté avant l’arrestation mondialisée du cinéaste en octobre dernier, le film dé-peint une société sectaire (groupuscules, extrémistes et vautours en tout genre), un monde replié sur lui-même dans le scoop et l’auto-justice, dans la politique du pacte et du tout sécuritaire, compressant l’être humain vers l’éradication de son identité et de son existence mêmes. »

De quoi s’interroger au passage sur les raisons de l’acharnement de la justice américaine à l’égard du cinéaste !

Non le peuple n’est pas con mais il est tenu à l’écart, comme l’évoque le film de Polansky, et se trouve dangereusement manipulé par un décideur dont le pouvoir repose sur l’approbation de 15 % de la population (faites le compte : avec 30 %  de voix au premier tour et 40 % d’abstention, un candidat peut présider à nos destinées). Les bavardages insipides sur les changements du Premier Ministre français, vaste comédie médiatique, les décisions arbitraires d’un Président et de ses godillots parlementaires, reposent hélas sur cette démocratie,  sur cette réalité.

Effarant, alors que la société produit des instruments fabuleux d’échange et communication, que par millions s’expriment de nouveaux savoirs, un individu ose dire à la télé que le transfert de compétence en matière de Bombe atomique ne nous concerne pas. De tels individus sont dangereux !

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Obama et nous…

Posté par jacques LAUPIES le 4 novembre 2010

Je me souviens avoir indiqué lors de l’élection d’Obama, saluée euphoriquement par toutes sortes de familles politiques dans notre pays, que la réserve s’imposait quand aux réformes que celui-ci allait pouvoir entreprendre.

Dans un système bipartite, dont d’ailleurs nous ne cessons de nous rapprocher en France, la majorité s’obtient très rapidement au seul mécontentement provoqué par les promesses non tenues. Rien n’est plus facile pour deux partis pénétrés par des courants politiques représentatifs du libéralisme de jouer sur ce registre à condition bien sur d’être soutenus par une constitution faite sur mesure et des lobbies des banques et assurances autant que des industries.

On comprend mieux pour quelles raisons les deux partis dominants n’y touchent pas, que soit aux USA ou en France. Mais par delà le poids institutionnel tout courant politique qui prétend répondre aux aspirations populaires est confronté à la nécessité de prendre les dispositions économiques er financières pour les accompagner. Impossible d’échapper à un choix de société qui implique une meilleure répartition des richesses.

 Sans réforme profonde de la fiscalité, de l’orientation  économique  qu’il faut étayer par l’investissement productif et une grande politique sociale notamment en direction des plus démunis, sans un contrôle et une maitrise du crédit, aucune chance de consolider un électorat qui par volonté de changement s’est donné une majorité nouvelle.

Que la droite  traditionnelle représentative du libéralisme économique s’opppose à ces orientations et cherche d’autres sujets pour détourner l’opinion de plus de justice sociale n’a rien de surprenant. Elle crée un débat arttificiel sur les problèmes tels que celui de l’immigration, du sécuritaire, de l’initiative individuelle, des lourdeurs administratives voire électives qui augmenteraient les dépenses publiques, etc. quitte d’ailleurs à ne rien régler sur ces plans là sauf à aggraver les choses. Elle n’hésite pas, pour se justifier, à évoquer ce qui se passe à l’étranger, dans le monde et plus particuièrement dans d’autres pays d’Europe, soumis aux mêmes logiques. 

Mais que la gauche se contente de soutenir des luttes sociales, prenne en compte l’opposition aux réformes mettant en cause les droits sociaux (retraites, assurance maladie ou chômage) qu’elle préconise même de rétablir certains de ces droits ne suffit pas. Elle doit rompre avec cette logique qui depuis une trentaine d’année voit se réduire la part consacrée au social au bénéfice des investissements financiers destructeurs d’emplois et de pouvoir d’achat. Qu’elle continuen comme le font les Etas Unis et le gouvernement français, à vouloir solutionner les déséquilibres mondiaux par des interventions militaires, et elle ira droit dans le me mur.

Il faut à la France un changement radical de politique ! Sans une conscience populaire élevée comme cela vient se produire pour contester la réforme des retraites, le changement profond des rapports sociaux n’est guère possible. Des initiatives comme celle qui consiste à constituer un Front de Gauche peuvent servir de catalyseur  ne sont pas à rejeter mais il est évident que les francais ne se reconnaissent pas tous dans le terme de gauche dont on ne peut évidemment pas contester le poids historique dans notre pays.

Le combat classe contre classe aujourd’hui c’est objectivement le combat d’une masse de victimes du système contre une infime minorité entourée de ses commis et parasites. Sauf que cette minorité a des appuis idéologiques tres diversifiés et considérablement pesants dans la vie politique française, comme aux Etats Unis, y compris parmi ceux faisant figure d’opposants notamment aux extrêmes.

Il faut donc oser trouver un langage commun à tout un peuple contre une caste. Autrefois il s’agissait d’abattre une noblesse féodale qui exploitait, lui fut substituée le combat contre une bourgeoisie ayant des bases familiales, nationales et internationales bien identifiées. Aujourd’hui cette dernière opère avec des ensembles financiers qui contrôlent l’industrie, la recherche, l’armement, les productions médiatiques et même l’agriculture et ce à une échelle mondiale, collectant les profits et l’épargne. Sarkosy et son entourage ne sont que leurs valets.

Et Obama qu’on le veuille ou non leur instrument du moment aux Etats-Unis. Si tant est qu’il eut la volonté de répondre aux besoins du peuple américain, en cela on peut toujours se faire quelque illusion, il ne le fera pas sans un grand soutien populaire dont le système s’est déja chargé de le priver. Ce sera donc l’échec !

 

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Marcel Ginoux s’en va

Posté par jacques LAUPIES le 30 octobre 2010

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Nombreux ceux qui sont venus rendre hommage à Marcel Ginoux dont le Maire de Noves puis Louis Minetti Sénateur communiste honoraire et Pierre Dhareville Secrétaire de la Fédération du PCF

 

J’ai déjà eu l’occasion, hélas, de parler de Camarades disparus. Marcel Ginoux était pour moi un Camarade que j’ai cotoyé surtout dans les premières années d’une activité qui a fait que je n’ai pas entretenu de relations militantes continues avec lui. Cependant je ne peux oublier son regard clair et chaleureux que j’ai rencontré trop rarement. A la fois interrogateur et convaincant. 

Mais malgré cela je voudrais dire une dernière fois de Marcel Ginoux et à d’autres qui,comme moi le tenaient en grande estime, qu’il fut de ceux qui me rappellent l’admiration que je ressens à l’égard de cette génération de communistes qui précéda la mienne. Il fut de ceux qui suscitèrent en moi le plus grand respect par l’exemple qu’ils me donnaient.  

Je dis cela parce qu’à cette génération l’on adresse parfois des reproches que certains historiens ou autres intellectuels et « créateurs » tendent à accentuer dans leurs écrits, dans leurs discours ou dans leur œuvres. Les communistes auraient été empétrés dans les contradictions du pacte germano soviétique, résistant sur le tard, imbu d’opportunisme politique au lendemain de la libération, voire assoiffé de pouvoir et de vengeance.

Et bien entendu on les qualifie systématiquement de staliniens ne sachant ou ne voulant pas savoir ce que signifiait dans le contexte de la guerre et de l’après guerre, un attachement à l’image que donnait l’Union Soviétique : liquidation de l’oligarchie tsariste, victoire déterminante contre le fascisme et ne l’oublions pas, rempart contre l’impérialisme capitaliste mondial !  Certains vont penser que le décès d’un militant n’est pas propice aux réflexions auxquelles je me livre. 

Mais c’est précisément parce qu’il a assumé avec coeur et intelligence des fonctions d’élus au plus près de la population de sa ville, toujours présent là ou il fallait lutter pour défendre des catégories sociales menacées dans leur intérêts économiques et souvent en voie de disparaitre en tant que telles, qu’il faut évoquer ce douloureux évènement que constitue son décès et rappeler ce qu’il était comme l’ont fait ceux qui lui ont rendu hommage. 

Parce que cet homme comme tant d’autres citoyens français a pris de risquer sa vie pour délivrer la France occupée et en finir avec le nazisme en s’engageant dans les forces françaises libres. Il a  ensuite œuvré avec abnégation au combat politique pour répondre à son aspiration à une société plus juste.  Oui il est vrai que par delà la tristesse que j’ai pu éprouver devant ce cercueil qui méritait au plus haut point qu’on le couvrit d’un drapeau tricolore ressurgit cette inquiétude de l’oubli, non pas seulement des hommes d’une génération, mais de ce que nous devons à cette génération ! 

Me voici, après leur combat qui pénétra mon enfance, révolté devant les amalgames auxquels se livrent des politiques, des hommes de médias et autres .  Même masqués de grands airs de démocratie, de liberté, voire des droits de l’homme ils bafouent les grands principes « rousseauériste » de la révolution autant que des étapes considérablement progressistes du Front Populaire et celles qui suivirent la résistance.

Même s’il faut évidemment condamner avec fermeté toutes les fautes et bien plus, cela va de soi, les crimes impardonnables commis au nom de l’idéal communiste, dans d’autres pays dont l’histoire a toujours une particularité, il faut aussi réhabiliter, donner en exemple tous ces militants, ces combattants lesquels en dépit de la domination économique d’une classe impitoyable et non exempte des pires atrocités, lui ont résisté. 

En France dans les périodes les plus sombres de l’occupation allemande et dans les années qui ont suivi, des communistes, et Marcel Ginoux fut de ceux là, ont apporté dans par leurs pensée et leurs actes, bien plus que ne l’ont fait d’autres souvent prisonniers d’appartenances politiques trop exposées à la domination de l’argent. Le danger est toujours présent et Marcel, j’en suis sûr parce qu’il fit preuve d’opiniâtreté dans le désir de communiquer son idéal, en était parfaitement conscient. 

Un certain académicien, Gabriel de Broglie a écrit « l’histoire ne se répète pas mais ses rendez-vous se ressemblent » Cela me convient assez bien et une vie d’homme peut le prouver si tant est qu’on ait la sagesse de la comprendre.

  Je suis de ceux qui ne disent pas adieu ni au revoir à un défunt. Mais la mémoire est là. Elle est notre richesse pour aller de l’avant. Elle se transmet

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Communistes avec le Front de Gauche mardi sur le marché de Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 27 octobre 2010

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Mardi 2 novembre adhérents de Tarascon du PCF et du Parti de Gauche seront sur le marché sous la bannière du Front de Gauche pour organiser la solidarité avec les grévistes en lutte pour défendre les droits à la retraite contre la réforme envisagée par Sarkosy et les partis qui le soutiennent.

Le vote du parlement contre la volonté populaire ne doit pas ralentir la pression pour le retrait et la non application d’une loi faite une fois de plus pour exonérer les plus riches (banques et grandes sociétes aux énormes profits) de la solidarité nationale.

oui une retraite à 60 ans à taux plein c’est possible !

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Vaccin contre la grippe sarkozienne

Posté par jacques LAUPIES le 22 octobre 2010

On sent chaque jour la tentation des médias, à l’instar du pouvoir, de réduire la portée du mouvement contre la réforme des retraites. Ils se précipitent sur toute reprise du travail, toute manifestation sensée être de moindre importance que la précédente, pour s’en réjouir. Peine perdue car si même des salariés estiment qu’il faut arrêter ou suspendre leur action, le gouvernement et la droite ont perdu la bataille.

Si Madame Bettencourt peut, comme elle le dit, s’offrir les fantasmes d’une femme de ce monde qui exploite l’autre celui des salariés, ces derniers doivent gérer un quotidien ou ils doivent se nourrir et se loger.

Honte à ceux qui rigolent en douce, derrière leur façade de compassion,du bon tour qu’ils tentent de jouer à tout un peuple (Il n’est pas difficile d’imaginer ce que peuvent penser les amateurs de diners au Fouquet)

Honte à la violence terrible de cette bourgeoisie qui est prête au pire face à la colère de ceux qui souffrent. Ces derniers ont le mérite de garder leur dignité mais – et cela est acquis – ils n’oublieront pas !

La guerre n’est ni perdue ni finie dans cette lutte de classe qui dure depuis des siècles et se radicalise (quoiqu’on en pense dans les salons bobos) malgré les avancées de la science et des techniques qui ont encore peine a faire disparaitre les obscurantismes.

Elle sera gagnée quand se lèveront unanimes les 95 % de la population qui seuls, ensembles seront capable d’inverser le processus meurtrier engagé par quelques multinationales et leur armada de commis sur les plans idéologiques, politiques, économiques. Et s’il n’y a sur le thème des retraites que deux français sur trois pour dire non le pas est déjà considérable et constitue un vaccin efficace contre la grippe sarkoziènne et même celle que certains voudraient strausskasienne.

Rien n’est fini !

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