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L’essentiel des 23, 24 et 25mars : Bilan des municipales vu parun éditorialiste de l’Humanité … et par nous, pourquoi pas !

Posté par jacques LAUPIES le 26 mars 2026

Après les municipales, remettre le changement à l’ordre du jour

 Publié le 23 mars 2026 dans l’Humanité par Stéphane SAHUC

 Depuis dimanche soir, la France se trouve dans un paysage politique inédit. Jamais autant de forces politiques ne se sont retrouvées à gérer des villes d’importance. Des bascules à gauche attendues n’ont pas eu lieu, tandis que certaines villes, que l’on pensait acquises, ont au contraire viré à droite. Rien n’est simple, et c’est précisément pour cela qu’il faudrait prendre le temps de comprendre. Au lieu de quoi on disqualifie. Ici on réduit des candidatures à des handicaps, là on accuse une stratégie de rabougrir l’espace commun.

 De fil en aiguille, depuis plusieurs mois, les mots prononcés, les jugements définitifs et les anathèmes creusent des fossés de plus en plus profonds, non seulement entre les formations politiques, mais également entre leurs militants. Heureusement, les électeurs de gauche, souvent, déjouent ces logiques de séparation. Les reports de voix, dans de nombreuses communes, témoignent d’une intuition persistante : celle que l’essentiel se joue ailleurs que dans les frontières dressées entre les organisations.

 Mais dans la fracturation politique d’aujourd’hui se dessinent déjà les campagnes de demain. Si rien ne change à gauche, la prochaine séquence électorale sera moins marquée par un débat sur les attentes des classes populaires et des salariés – en matière d’emploi, de logement, de santé ou d’éducation – que par un affrontement entre deux gauches annoncées comme irréconciliables. Les principaux bénéficiaires de cette situation sont la droite et l’extrême droite.

 Elles n’ont même plus besoin de combattre frontalement : il leur suffit d’attiser les divisions, de caricaturer, de diaboliser – pendant que, de l’autre côté, on s’emploie trop souvent à leur faciliter la tâche en s’appliquant à cliver encore et encore.

 Rien n’est pourtant joué. Mais à une condition : sortir de la logique des mises en cause réciproques pour rouvrir un espace de débat. Revenir aux questions qui importent, aux transformations à engager, aux chemins concrets pour y parvenir. Refaire de la politique une matière où s’élabore du commun. Bref, remettre le changement et l’espoir à l’ordre du jour.

  

Ce que nous en pensons !

Je suis globalement d’accord avec Stéphane SAHUC auteur de l’article ci-dessus. En effet sont proposées des stratégies par les différentes formations de gauche si différentes les unes des autres, que les perspectives de rassemblement en souffrent terriblement

Ces stratégies divergent au point que si on est d’accord sur le contenu et le compromis possible, on se perd en querelles stériles pour tirer les marrons du feu. On peut rétorquer que la constitution nous y oblige (élections présidentielles) et rend cela inévitable. Soyons honnête c’est un peu vrai !

Mais ceux qui se prêtent à ce jeu sont-ils vraiment responsables car à moins d’un référendum sur la nécessité d’en finir avec les règles imposées pour les élections (autant présidentielles que législatives) on ne voit pas comment les effets politiciens disparaitraient et disparaitrait la comédie innommable imposée à TOUS les partis politiques.

Bien entendu les classes dominantes qui disposent de grands atouts politiques et médiatiques n’ont pas intérêt à ce que cela change. De la social-démocratie à l’extrême droite les possibilités de politiques favorables ou acceptables pour maintenir les privilèges de ces classes et enfoncer un peu plus la France ne dans la récession économique manquent pas.

 La Social-Démocratie en la personne soit de Hollande, soit de Glucksmann, soit de Faure et de bien d’autres se voit offrir les médias publics et privés pour que s’installe la division à gauche et que LFI soit discréditée, souvent en s’en prenant à Mélenchon lequel réplique avec la rhétorique imagée qu’on lui connait ce qui n’arrange pas les choses ni pour lui ni pour ses éventuels alliés.

 La droite dite libérale n’est plus en mesure de se regrouper et donc se partage entre le courant du macronisme (Edouard Philippe et Gabriel Attal) et son extrême (Éric Ciotti) ce qui laisse peu de place à deux autres concurrents (Bruno Retailleau et Laurent Vauquiez) lesquels se disputent le leadership de cette mouvance.

 L’extrême droite essentiellement contrôlée par Marine Le Pen et Jordan Bardella fort de leur influence majoritaire au sein de ce courant ultra-populiste en pointe et consolidé par quelques dissidences (de Philippot à Zemmour en passant par la nièce de Marine) offrent une perspective dans une entente des droites.

 Dans ce contexte «la gauche » réduite incontestablement en influence, des écologistes fluctuants aux dits extrémistes de gauche, en passant par des socialistes et des communistes affaiblis par des années de compromis dans leurs alliances soumis à un électoralisme endémique, voient une bonne partie de leurs électeurs sombrer dans l’abstention si ce n’est tomber dans le piège du populisme de l’extrême droite.

 Situation peu réjouissante malgré quelques sursauts aux élections législatives et municipales. Mais ce n’est pas avec cela que vont s’opérer les changements nécessaires au redressement national.

Pourtant il y a urgence. Alors « que faire » comme interrogeait le célèbre révolutionnaire russe ?  Rassembler bien sur les forces populaires mais cela ne viendra pas tout seul !

 Il n’y a de solution me semble-t-il que dans la reconstruction d’un parti capable en tout temps, même lorsqu’il a la charge de responsabilités à tous les niveaux, de rassembler et d’expliquer les réformes nécessaires, de faire agir les catégories sociales concernées, notamment en contribuant au développement des formes de rassemblement, en s’impliqunt le militantisme syndical, associatif, mutualiste et capable surtout par son action propre d’éducation populaire à la compréhension de l’action politique permanente, à la réhabilitation de la lutte  des classes à ses différents niveaux, local, national, international.

En un mot devenir un Parti révolutionnaire de masse capable de faire progresser l’idée d’un socialisme pour la France. Cela n’exclut pas évidemment  l’implication dans les assemblées élues et la recherche d’union avec les courants progressistes mais développer notre identité politique est forcément prioritaire.

 

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