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L’essentiel du 14 mars 2026 – Municipales à Tarascon et l’international qui parle sur ce qu’est l’extrême droite (de Trump à Netanyahu) avec le rappel de la mise à la porte des bases américaines par De Gaulle !

Posté par jacques LAUPIES le 14 mars 2026

 

Le Rassemblement National et son comparse l’UDR d’Eric Ciotti tentent une OPA sur TARASCON et malheureusement il n’y a pas d’opposition de gauche.

 Tout ce petit monde qui se réclame du PS, de LFI ou des Ecolos  n’a pas daigné répondre à notre proposition de rassemblement de gauche qui dans cette ville comme dans l’ensemble du pays représente un tiers de l’électorat.

 La municipalité sortante dont les candidats ne sont pas exempts d’accointances avec la droite et l’extrême droite jouent, comme l’autre liste soutenue par le souverainiste Florian Phillipot (de sensibilité gaulliste) la carte de l’intérêt local.

 Les électeurs vont devoir choisir.

 Nous devons les mettre en garde contre le vote RN  lequel est marqué par celui conduit cette liste : homme d’affaires avant tout.

 Sans  compter  tout ce qui est lié aux origines de ce parti : la xénophobie  et la haine de l’immigré !

 Si l’on prend en compte ces considérations il  ne reste que l’abstention ou le choix d’un moindre mal qui se veut « le bon sens »

 

RAPPEL HISTORIQUE UTILE

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21 février 1966 : quand Charles de Gaulle renvoie chez elles les troupes américaines

La bannière étoilée qui flottait sur le quartier général de Saint-Germain-en-Laye est redescendue de son mât. Quelques mois après la sortie de la France du commandement intégré de l’Otan, les troupes quittent le sol français, mettant fin à seize années d’une présence américaine qui a marqué le territoire et ses habitants.

Histoire

10min

Publié le 13 mars 2026

L’essentiel du 14 mars 2026 – Municipales à Tarascon et l’international qui parle sur ce qu’est l’extrême droite (de Trump à Netanyahu) avec le rappel de la mise à la porte des bases américaines par De Gaulle ! dans POLITIQUECérémonie de départ au quartier général des forces américaines en Europe, installé à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines le 14 mars 1967.

© Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images

Le 4 janvier 2016, le Conseil des ministres a, selon une révélation du « Canard enchaîné », donné son accord sur un projet de loi « autorisant l’accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du traité de l’Atlantique Nord ». En clair, François Hollande s’apprêtait, après Jacques Chirac (1995) et Nicolas Sarkozy (2009), à effacer définitivement la décision historique du général de Gaulle du 21 février 1966 : soustraire la France au commandement intégré de l’OTAN et renvoyer chez elles les troupes étrangères, essentiellement américaines, basées sur le territoire national.

Soixante ans après que la France a retrouvé sa pleine souveraineté, le pouvoir n’en veut plus. Les vieux démons atlantistes de la SFIO, qui s’était opposée en 1966 à la décision de de Gaulle, ont refait surface. En 2019, Emmanuel Macron déclare pourtant que « l’Otan est en état de mort cérébrale ». Retour à la doctrine gaulliste ? Au contraire, le président français veut créer un électrochoc au moment où les États-Unis de Trump (premier mandat) semblent se désintéresser de l’Alliance. Elle reviendra au centre de la défense européenne après l’invasion de l’Ukraine par la Russie et le président français soutient aujourd’hui son élargissement. Une posture qui s’éloigne toujours plus de celle édictée il y a soixante ans par le chef de l’État d’alors.

C’est donc le 21 février 1966, lors d’une conférence de presse à Paris, que Charles de Gaulle annonce au pays le retrait de la France du commandement intégré de l’Otan : « Rien ne peut faire qu’un traité reste valable intégralement quand son objet s’est modifié. Rien ne peut faire qu’une alliance demeure telle quelle quand ont changé les conditions dans lesquelles on l’avait conclue (…). La volonté qu’a la France de disposer d’elle-même, volonté sans laquelle elle cesserait bientôt de croire en son propre rôle et de pouvoir être utile aux autres, est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée. »

Évacuer 30 bases militaires, 27 000 soldats et 37 000 employés civils

La presse juge alors les propos du président de la République un peu « vagues ». Elle ne va pas tarder à comprendre. Le 7 mars, le ministre des Affaires étrangères, Maurice Couve de Murville, remet à l’ambassadeur des États-Unis, Charles Bohlen, une lettre manuscrite destinée au président Johnson.

« La France considère, écrit de Gaulle, que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’alliance, soit en commun sous la forme de conventions multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement français et le gouvernement américain. C’est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements « intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’Otan. »

 

Le 10 mars, un mémorandum en ce sens est transmis aux 14 alliés de l’Otan. La décision du gouvernement français entraîne le départ des deux commandements intégrés installés à Fontainebleau et à Rocquencourt. Le 29 mars, Paris précise que le retrait des états-majors et des bases devra être achevé au 1er avril 1967. Il s’agit d’évacuer 30 bases militaires, 27 000 soldats et 37 000 employés civils. Le 14 mars 1967, c’est chose faite.

Le général américain Lyman Lemnitzer, commandant suprême des forces alliées (Saceur, supreme allied commander Europe) et des forces américaines en Europe, préside, à Saint-Germain-en-Laye, la cérémonie de départ. La bannière étoilée, descendue et soigneusement pliée, sera hissée au nouveau siège de Casteau, près de Mons, en Belgique.

 

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