L’essentiel de ce 12 mars – Elections municipales à Tarascon : faire barrage au RN
Posté par jacques LAUPIES le 12 mars 2026
Posté par jacques LAUPIES le 12 mars 2026
Il reste quelques jours pour convaincre de faire barrage au Rassemblement National dont le candidat est un chef d’entreprises multiples.
En l’absence de liste de gauche le choix est clair : soit une candidature accceptable de par sa composition populaire, soit l’abstention qui évidemment serai le moindre mal pour lui !
Un printemps meurt en vient un autre : pensez y
Les élections municipales, un laboratoire pour l’extrême droite
Publié le 11 mars 2026
Dimanche, les électeurs ne choisiront pas seulement leurs maires et leurs conseillers municipaux. Ils façonneront le paysage politique dans lequel se jouera l’élection présidentielle de 2027. Les caciques de l’extrême droite le savent mieux que quiconque : le Rassemblement national a investi plus de 763 listes, contre 410 en 2020. C’est que le RN, jusqu’ici, pâtit d’une faible implantation locale – un handicap dans sa course au pouvoir. Il ne dirige qu’une quinzaine de municipalités, dont une seule grande ville, Perpignan.
Aussi ce parti déploie-t-il une stratégie froide, patiente, méthodique pour s’assurer le maillage territorial qui lui fait aujourd’hui défaut. Dans son viseur, Marseille, Nice, Toulon, mais aussi toutes les digues qui le tenaient jusque-là loin des exécutifs locaux. En appelant à isoler la gauche par un « cordon sanitaire », l’extrême droite entend s’imposer comme arbitre d’un second tour dont elle veut faire une répétition générale. Elle voit même dans ces élections municipales le laboratoire de « l’union des droites » qu’elle appelle de ses vœux.
Les convergences s’étalent déjà au grand jour. À Bourg-en-Bresse (Ain), un vice-président LR du conseil départemental figure sur la liste conduite par une figure locale de Reconquête, le parti d’Éric Zemmour. À Colmar (Haut-Rhin), le patron de la fédération LR du département a rejoint la liste RN-UDR. Et, à Paris, Rachida Dati refuse de dire que Sarah Knafo est d’extrême droite.
Lorsqu’en 1983, le RPR et le FN s’étaient unis à Dreux (Eure-et-Loir) pour chasser la gauche, cette alliance antirépublicaine avait scandalisé la France. Les présents maquignonnages ne choquent plus grand monde. Effet mortifère de la normalisation qui gangrène désormais toute la vie politique.
À gauche, les divisions, les anathèmes rendent les alliances de second tour incertaines. Refuser, entraver le rassemblement serait irresponsable, suicidaire. Unie, la gauche sait déployer, à l’échelle des communes, des politiques d’égalité, de justice sociale et écologique, de création culturelle. Autant de barricades démocratiques pour faire refluer l’extrême droite. Dans les têtes et dans les urnes.



