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La petite histoire du jour 8

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2026

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Matinée ensoleillée à Fontvieille avec un marché cependant peu fréquenté mais toujours agréable à visiter. Le Café accueille sa clientèle habituelle augmentée de visiteurs toujours plus nombreux le vendredi. Avec G. nous prenons les traditionnels café et thé vert (pour ce qui me concerne car prostate oblige)

Petite revue de presse : mon Huma du jour dont la première page titre « autopsie d’un massacre » Que dire de ces évènements sinon le dégout que m’inspire les maîtres actuels de ce pays ou comme souvent la religion et l’argent alimentent un fanatisme et font un mariage fascisant.

 Ce ne sont pas les tribulations d’un Trump qui sert les multinationales américaines et d’un Netanyahou dirigeant d’un pays qui est depuis fort longtemps la tête de pont de l’impérialisme US qui peuvent me ragouter !

Leurs actes tout comme ceux de l’adversaire commun iranien devrait si l’on en croit les illusions monothéistes leur garantir l’enfer à tous trois et à tous leurs collaborateurs zélés

Côté politique intérieure je vous renvoie aux articles de la rubrique « politique et société » dont je publie celui concernant la primaire d’une fraction des fractions des courants réformistes qui laisse entendre que Glucksmann, Vallaud, Guedj voire Hollande pourrait en être. Mais je reviendrai sur cette course à l’échalotte !

 

LU DANS L’HUMANITE

« Transmettez nos témoignages partout où c’est possible » : en Iran, les citoyens décrivent l’apocalypse

Dans la capitale iranienne, Arya décrit des hôpitaux où sont empilés les corps les uns sur les autres, et des morgues qui n’ont même plus de place. Dans la province du Guilan, à Lahidjan, sur le littoral de la Caspienne, Kourosh, lui, témoigne d’une répression à l’arme de guerre et des corps enterrés en secret.

Monde

 

4min

Publié le 29 janvier 2026

La petite histoire du jour 8  dans POLITIQUEÀ Isfahan, en Iran, le 24 janvier. « Dans les hôpitaux, ils empilent les corps les uns sur les autres. Les morgues n’ont même plus de place », raconte Arya.
© SalamPix/ABACAPRESS

« C’est l’apocalypse dans les quartiers de Téhéran »

« Les autorités ont réussi à imposer un black-out complet en coupant toutes les communications, pour pouvoir nous tuer en silence, ces salauds. Le massacre est total dans de nombreux quartiers de Téhéran. Ils ont coupé l’électricité, comme à Punak par exemple, pour nous plonger dans l’obscurité. Dans ce chaos organisé, ils arrivent avec des armes lourdes et se déchaînent sur nous. Vous ne pouvez pas imaginer. Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça de toute ma vie. C’est l’apocalypse.

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La petite histoire du jour 7 : misère de l’assuré et brève critique du bavard

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2026

 

Temps magnifique sur Fontvieille. La courte promenade de santé se déroule fort bien. Démarrage toujours difficile que j’attribue à l’âge. En réalité il s’agit probablement d’autres points faibles : un léger surpoids ou des nuits écourtées par des insomnies due à une addiction aux infos télévisées, à quelque film ou reportage qui capte mon attention.

Il n’’il n’y a pas que les jeunes qui souffrent de l’invasion des écrans. Une octogénaire, voisine très amicale et chaleureuse par ailleurs, n’éteint jamais sa télé…Mais on ne va pas juger les uns et les autres « dans le monde ou nous vivons »

La journée commence par une lettre m’informant d’un nouvel « appel de fonds » dont je me demande si ma crédulité n’est pas responsable. J’ai signé, il y a quelques jours un constat par suite d’un choc de G. qui ne se souvient de rien et aurait en reculant heurté la voiture d’un voisin à l’arrêt. Celui-ci n’a rien vu ni entendu et m’affirme qu’un autre voisin à tout vu ?

Réponse par courrier ce jour de l’assureur de G. qui prévoit lui faire payer une franchise de 270 €.

Décidément le mois de janvier ne nous aura pas été bénéfique pour nous !

J’ai stoppé ma petite histoire du jour car l’heure est venue de regarder les derniers épisodes d’une série qui traite de pollution, de la prise de conscience d’une avocate d’affaire, de criminalité et de corruption, impliquant des industriels, des politiques, des policiers, des juristes, des services pénitentiaires, des actionnaire (fonds de pension) dans divers pays dont le Québec, le Guatemala et le Mexique. Intéressante et courageuse initiative qui nous laisserait croire que nos sociétés libérales sont toujours capables de rendre justice.

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“Ravages”, le 22 janvier 2026 sur Arte. ©Arte

La nouvelle minisérie diffusée sur Arte s’appuie sur une enquête criminelle pour éclairer les dérives de l’industrie minière et leurs répercussions humaines, politiques et environnementales.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rivages_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)

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La petite histoire du jour 6

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2026

 

Réveil laborieux. Point de promenade car je dois me rendre chez « Securitest » pour effectuer le contrôle technique dont le délai de validité du précédent a expiré et été constaté par notre chère police municipale.

Ce sera chose faite à 13 h15 après en avoir profité pour faire des courses au Lidl. Il ne me reste plus qu’à me rendre, après la visite d’un technicien venu vérifier la clim réversible lequel m’annonce qu’il faut réparer la pompe à chaleur et commander une nouvelle « carte » à un constructeur, quelque part en France.

Décidément la journée s’annonce globalement dispendieuse. Et ce n’est pas fini car un malotru a arraché le bouton de commande de la sonnerie de mon domicile sans qu’il y ait la moindre chance qu’une plainte puisse permettre de le retrouver. Cela fait partie des petits larcins impunis qui laissent sceptiques une population résignée, spéculant sur l’origine des coupables et la projette dans les bras des apprentis fachos du coin.

Bref passons à plus sérieux !

En fin d’après-midi callé dans mon fauteuil « j’ouvre » la télé pour connaitre les évènements d’actualité retenus par les chaînes d’info : un peu de bavardages à propos d’une primaire programmée par des élus ou dirigeants de parti rangés par le commentateur en gauche radicale et gauche réformiste. Beaucoup de bavardages sur la situation internationale avec les remous provoqués par la chasse aux immigrés aux usa et l’expédition destinée à abattre Khameini.

AU SUJET DES CANDIDATURES DE GAUCHE AUX PRESIDENTIELLES    

Certaines d’entre elles ont ma sympathie d’autres beaucoup moins. Je préfère évidemment les arguments d’un Ruffin qui axe son combat sur la défense des plus démunis à ceux d’un Glucksmann qui me rappelle Hollande et les sociaux libéraux du PS, se perd dans la défense de l’Ukraine ignorant comme la plupart de ses semblables la pression exercée par les oligarques de quel camp qu’ils soient : russe, européen, ukrainien et américains. Donc « oubliant » les aspects de classe de ce conflit à l’échelle mondiale.

AU SUJET DU CONFLIT IRANEN

Même remarque que précédemment avec cette particularité que les » porte-parole » des différentes chaines traduisent les préoccupation politiques d’une bourgeoisie française, comme le firent un certain Chirac et son premier ministre De Villepin.

Deux sujets que j’espère pouvoir approfondir en contribuant à la préparation du 40ème Congrès du PCF. Un Parti Communiste qui sans oublier les réponses immédiates à donner sur le plan économique et social doit se démarquer en proposant un chemin vers une société socialiste « à la française » qui s’éloigne d’un réformisme ambiant qui, tel qu’il a été pratique par la gauche ces dernières années, ne peut que favoriser les démagogies des droites voire favoriser la venue d’un néofascisme

 

LU DANS L’HUMANITE

« Les Derniers Jours du promeneur solitaire » : dans les pas de Jean-Jacques Rousseau

Le philosophe Jean-Paul Jouary nous emmène sur les pas de Jean-Jacques Rousseau, sur les bords de l’étang d’Ermenonville, et vers sa dernière demeure, sur l’île des peupliers.

En débat

 

4min

Publié le 28 janvier 2026

La petite histoire du jour 6 dans POLITIQUE
Les Derniers Jours du promeneur solitaire, de Jean-Paul Jouary, les Impressions nouvelles, 192 pages, 18 euros.
© Stefano Bianchetti / Bridgeman Images

De la part de Jean-Paul Jouary, connu pour une trentaine d’ouvrages écrits en quarante ans portant sur des sujets aussi divers que la politique, l’art, l’histoire des sciences, mais aussi Mandela, la préhistoire, le vin ou encore l’enseignement de la philosophie, on sera à peine surpris de le voir ajouter une corde supplémentaire à son arc.

Tout au plus se serait-on davantage attendu à le voir reconstituer la vie du fils du coutelier de Langres, le sensuel Denis Diderot, dont il est un des tout meilleurs spécialistes, plutôt que celle de l’ancien ami et frère de vie de celui-ci, le sensible Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). Mais c’est précisément dans l’écart entre ces deux penseurs, devenu avec le temps un fossé impossible à combler et demeuré une blessure profonde et secrète chez l’un comme chez l’autre, que se trouve la clé de son très beau livre.

Car, en Rousseau, Jouary voit un authentique philosophe populaire, au sens le plus noble du terme, qui jamais ne céda aux sirènes de la monarchie pour se faire dorloter par une impératrice russe ou le premier despote éclairé venu. Sur ce terrain, Diderot, que Rousseau visita si souvent au donjon de Vincennes, peinerait à rivaliser, et si le premier revient dans ces pages, c’est à travers les rêves de son ami trahi que leur auteur imagine, qui permettent au lecteur d’accéder oniriquement aux plus belles heures d’une relation d’une force et d’une richesse exceptionnelles.

Le songe et le savoir

Centré sur l’auteur des Rêveries du promeneur solitaire, le livre de Jean-Paul Jouary, écrit dans un style élégant et alerte, ne se contente pas de reconstituer dans le menu détail ses dernières semaines du printemps et du début de l’été 1878, passées chez René-Louis de Girardin, marquis de Vouvray et seigneur d’Ermenonville, sans rien laisser dans l’ombre : ses activités d’herboriste raffiné, ses rencontres chaleureuses avec la population locale, ses expériences œnologiques et même ses jeux avec les enfants des lieux. Tout ceci est rendu avec un impressionnant luxe de détails, au prix d’une documentation considérable et inédite.

Mais là n’est pas le cœur de ce savant dosage de savoir et de songe qui fait battre l’intrigue. Il est dans les choix d’interprétation qui animent son auteur, à un niveau émotionnel et même intime, et qui justifient le passage par la fiction pour dire ce que le concept peinerait à éclairer d’un jour si humain. La personnalité de Rousseau est, à n’en pas douter, complexe, sans doute difficile, lui qui ne sut jamais aider son épouse tant aimée à sortir d’un analphabétisme dont le savant, musicien et philosophe qu’il fut peut difficilement ne pas porter une part de responsabilité.

 
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 dans POLITIQUE

« Kant (in) actuel » : les colombes d’Emmanuel Kant

Trop d’adversité aura injustement entravé la vie, d’une fécondité rarement égalée, de celui qui n’aurait jamais imaginé que fût possible une révolution de portée universelle, que pourtant il inspira en partie à sa manière singulière. Y compris à titre posthume, quand on sait que celui qui fut inhumé dans l’île des peupliers, sur le lac d’Ermenonville, en un lieu naturel qui lui convenait si bien, n’eut pas même le privilège de choisir le lieu de sa dernière demeure, puisque la Convention décida en 1794 de transférer son corps au Panthéon.

Les Derniers Jours du promeneur solitaire, de Jean-Paul Jouary, les Impressions nouvelles, 192 pages, 18 euros

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La petite histoire du jour 5 + HOWARD ZINN

Posté par jacques LAUPIES le 28 janvier 2026

 

Mardi 27 janvier

Nuit plutôt calme malgré quelques insomnies comblées par des visites sur mon smartphone ou à la télé. J’en profite pour rattraper quelques retards de lecture sur un site que j’affectionne, pour faire le point sur l’actualité politique : situation en Iran qui excite tant les généraux commentateurs de LCI, évocation de la loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux, etc.

Les analystes se régalent car la prise de position de Macron à propos des interventions musclées de Trump semble les encourager et les transformer (une ou deux fois n’est pas coutume) en critique des agressions américaines. Il est vrai que le Président des Etats-Unis les conforte dans cette rébellion soudaine.

La veille Arte nous a diffusé un film dans lequel Henri Fonda, jeune bel acteur à l’époque du tournage et une Claudette Colbert un peu rabougrie, interprètent les rôles de colons en butte à une Angleterre puissance colonisatrice. Chaque camp ayant ses indiens autochtones pour le soutenir. Une page de l’histoire des futurs Etats-Unis écrite en 1776 qui rend compte de la mentalité protestante de ces pionniers que le cinéma américain évoquera souvent dans des westerns célèbres. Bon à connaitre pour ces ados qui bidouillent sur les réseaux incriminés !

La journée, comme cela m’arrive encore souvent sera consacrée à des rencontres qui épuisent le peu d’énergie qui me reste. Je ne parlerai pas du côté familial et intime, cela n’a aucun intérêt En revanche de la visite d’un ami en difficulté avec un fournisseur d’eau me parait édifiante. Ce dernier lui ayant réclamé indûment des sommes non due a saisi sa banque qui lui a retenu des frais pour au total la coquette somme de plus de 500 €. Pour un retraité à minima de pension la pilule est dure à avaler, de surcroit pour une dette imaginaire.

Sur conseil téléphonique il lui a été suggéré de saisir le service traitant des « erreurs »de ce type. Ce qu’il me demande et que je veux bienfaire à sa place (il n’a ni boite mail, ni ordinateur, seulement une adresse indéchiffrable que je ne peux retrouver le site d’ACCM EAU.

Finalement je trouve l’adresse électronique d’un Président et l’informe un peu sceptique. Quant au résultat ? On verra bien ! Je crains qu’il y soit pour un déplacement chez ce marchand d’eau béni par l’ACCM. Qu’en disent les candidats aux prochaines municipales ?

LU DANS L’HUMANITE

« Howard Zinn » : de Christophe Colomb à Donald Trump, une autre histoire de l’Amérique

« Howard Zinn, une histoire populaire américaine 2 », sort en salles aujourd’hui. Le film d’Olivier Azam et Daniel Mermet éclaire l’histoire états-unienne sous un autre jour à partir du travail colossal du grand historien. Indispensable pour comprendre notre présent.

Culture et savoir

 

4min

Publié le 27 janvier 2026

La petite histoire du jour 5 + HOWARD ZINN dans POLITIQUEUne campagne se déchaîne contre Howard Zinn, une croisade féroce pour discréditer son travail, orchestrée par les tenants du libéralisme et par tous ces affairistes et politiciens qui défendent bec et ongles l’American Way of Life, le mythe du pays fondateur de la démocratie.

© Daniel Mermet

« Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs. » Ce proverbe africain, qui colle si bien au travail d’Howard Zinn, introduit la deuxième partie d’une entreprise colossale à laquelle se livrent Olivier Azam et Daniel Mermet, depuis qu’en 2003, ils découvrent aux éditions Agone Une histoire populaire des États-Unis (de 1492 à nos jours).

Un énorme pavé de l’historien américain Howard Zinn, un livre écrit et augmenté entre 1980 et 2005, qui provoque alors un séisme aux États-Unis tant il bouscule le récit officiel, le grand roman national relaté dans les livres d’histoire et une partie du cinéma hollywoodien.

Le livre se propage dans les universités, on l’évoque dans des sitcoms populaires, son impact est immense. Il dérange les tenants de l’historiographie dominante qui passait sous silence le génocide indien, l’esclavage, l’histoire du mouvement ouvrier, les grèves, les guerres impérialistes, les répressions, la solidarité…

Une campagne se déchaîne contre Howard Zinn, une croisade féroce pour discréditer son travail, orchestrée par les tenants du libéralisme et par tous ces affairistes et politiciens qui défendent bec et ongles l’American Way of Life, le mythe du pays fondateur de la démocratie. Parmi eux, parmi ceux qui dénoncent un livre « malsain », Donald Trump. Il n’est pas encore le président des États-Unis mais un milliardaire dévoré d’ambition qui, dans ses diatribes, dénonce les méfaits du livre de Zinn sur la jeunesse américaine.

 

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La petite histoire du jour suivi de l’interview de Mikaela Erskog

Posté par jacques LAUPIES le 27 janvier 2026

 

Lundi 26 janvier

Ce qui m’est arrivé aujourd’hui n’est pas sans lien, comme à l’habitude, avec la situation politique nationale et internationale qui se commente avec abondance sur les plateaux des chaînes d’info que j’évoque souvent ici.

En font la démonstration les brefs échanges avec un artisan appelé à réviser l’installation de la clim réversible dont nous disposons dans un appartement récemment acquis. Ce qui révéla un défaut probablement dû à la foudre qui nécessite une autre intervention en lien avec le constructeur. La facture sera probablement plus élevée ce qui atteste que les petits proprios retraités certes ne paie pas de loyer mais subsistent les charges d’entretien souvent lourdes et imprévues. Un sujet que j’évoquerai plus tard non sans lien avec les élections à venir.

Elections municipales évoquées avec mon interlocuteur qui m’indique que la liste sortante s’est peu préoccupée de faire appel aux entreprises locales pour des réalisations coûteuses dont il conteste l’esthétique architecturale. Il s’agit d’une médiathèque, les tarasconnais l’auront deviné !

Pour ce qui me concerne je n’aime pas critiquer ce qui se fait et préfère consacrer mes propos à ce qui ne se fait pas, étant entendu, nous en sommes bien d’accord, qu’en définitive c’est nous qui payons. Mais là encore le désengagement de l’état n’est pas sans conséquence et les bons ou mauvais choix de collectivités locales en souffrent !

Bien entendu vu le contexte nous avons quelques paroles sur les incohérences, pour ne pas dire le pillage auquel se livrent les « grands patrons » et quelques-uns « des voyous » qui nous gouvernent depuis des décades.

En définitive des divergences n’apparaissent pas et je pourrais évoquer comme le fit un congrès, au temps ou Georges Marchais indiquait que la notions de Dictature du Prolétariat était inapproprié dans la marche vers le socialisme pour la France, que le rassemblement avec les classes moyennes (au sens marxiste du terme*) est évidemment naturel et nécessaire. Cependant comme nous le constatons la chose n’est pas facile. Pour preuve le décalage entre l’influence électorale du PCF et la masse de ceux qui auraient tout intérêt à le porter au pouvoir.

Plutôt que de m’étendre sur le sujet ma paresse coutumière me conduit à publier une interview dont je vous recommande la lecture.

LU DANS L’HUMANITE

« Le modèle chinois est une menace pour l’hégémonie des États-Unis », analyse la chercheuse Mikaela Erskog

La violence de Donald Trump reflète la volonté farouche des États-Unis et plus largement des pays du Nord de conserver leur suprématie mondiale. Il s’agit d’endiguer la croissance des pays du Sud global, analyse la chercheuse à l’Institut Tricontinental, Mikaela Erskog, qui travaille sur l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine.

Monde

 

4min

Publié le 26 janvier 2026

La petite histoire du jour suivi de l'interview de Mikaela Erskog dans POLITIQUE Cet hyper-impérialisme vient d’un déclin économique relatif des États-Unis, en plus de leur déclin productif. Ils doivent donc le compenser avec leur seul avantage stratégique, qui est militaire et en ciblant particulièrement la Chine », analyse la chercheuse.
© AFP / China OUT

Avec vos collègues, vous avez produit une étude sur l’hyper-impérialisme. Comment le définissez-vous ?

 dans POLITIQUE

Mikaela Erskog

Chercheuse à l’Institut Tricontinental

Après l’invasion russe en Ukraine, certains de nos collègues ont travaillé sur les dépenses militaires réelles des États. Ils ont constaté qu’elles étaient bien plus hautes qu’attendu, notamment pour celles des États-Unis. Estimées à l’époque à environ 800 milliards de dollars, elles atteignaient en réalité 1 500 milliards, en n’utilisant que les données officielles.

Cela a donc été un signal d’alarme : les États-Unis dépensaient douze fois plus que la moyenne mondiale par habitant, tandis que la Chine était à l’époque à environ 0,8 fois la moyenne mondiale. Pourquoi cette asymétrie, reliée au fait que l’Otan s’étendait en Europe ?

Cet hyper-impérialisme vient d’un déclin économique relatif des États-Unis, en plus de leur déclin productif. Ils doivent donc le compenser avec leur seul avantage stratégique, qui est militaire et en ciblant particulièrement la Chine. Car elle a réussi à briser le monopole néolibéral sur le développement économique et présente un modèle davantage au service des besoins des gens.

J’ai été surprise lorsqu’en 2020, la Chine a annoncé qu’elle avait éradiqué l’extrême pauvreté. Ce genre de phénomène est une menace pour l’hégémonie mondiale des États-Unis. On le voit avec la coercition économique qu’utilise l’administration Trump, des sanctions aux tarifs douaniers en passant par les restrictions sur les exportations technologiques.

 

Comment se positionnent dans ce paysage les pays du Sud global, certes de plus en plus organisés, mais aux objectifs différents, parfois contradictoires ?

Le Nord global fonctionne comme un bloc unifié en termes de cohésion militaire, politique et économique, et l’Europe est subordonnée aux États-Unis. Les différences tiennent aussi à une échelle tout autre : il y a une quarantaine de pays dans le Nord global et plus de 150 dans le Sud global. On ne peut pas mettre les îles Marshall à côté de la Turquie, bien sûr, mais nous les regroupons dans six catégories.

Par exemple, on peut citer les pays qui recherchent ardemment la souveraineté, comme l’Iran, la Russie et l’Alliance des États du Sahel (pacte de défense mutuelle conclu entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, NDLR), les nouveaux non-alignés, comme l’Inde, l’Indonésie et la Turquie, qui ont un peu plus de marge grâce au développement de leur capacité intérieure, etc.

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Sahel : le Mali, le Burkina Faso et le Niger lancent un projet sécuritaire commun pour lutter contre les groupes djihadistes

Lorsque le ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar refuse de suivre les directives de l’Otan, ce n’est évidemment pas pour un projet progressiste, mais c’est un geste anti-impérialiste, d’une portée inédite depuis l’indépendance.

Cela vient aussi des options offertes par la montée de la Chine : un gouvernement africain peut maintenant penser obtenir un financement chinois au lieu d’être contraint par les conditions du FMI et de consacrer l’argent des dépenses sociales au remboursement de la dette.

Les pays européens ont récemment haussé le ton face à Washington. Pensez-vous qu’ils puissent remettre en question leur soutien aux États-Unis ?

Les pays d’Europe manquent de leadership politique et d’autonomie, ce qui affecte profondément leur politique intérieure en direction des classes populaires. Il suffit de se rendre en Chine pour se rendre compte des investissements extraordinaires en termes d’infrastructures, de transports et de services publics, avec des trains qui traversent des montagnes et des lacs.

Dans beaucoup de pays du Sud global, nous ne voyons pas cela, mais dans beaucoup de pays européens, ces services sont en déclin ! J’ai été surprise d’aller en Suède et en Allemagne et de faire face aux retards des trains et au manque d’investissement et d’entretien des services publics. Nous l’avons vu au forum de Davos, centré sur les affaires financières : les dirigeants européens n’ont pas de plan de découplage.

Ils ont subordonné beaucoup de leurs intérêts nationaux de développement aux objectifs militaires des États-Unis, via l’Otan. Et les dépenses militaires augmentent partout en termes de parts de PIB. Même s’ils ont répondu pour le Groenland, cela reste une réponse conjoncturelle à un problème bien plus structurel.

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