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Donald Trump et son administration face à un nouveau crime de guerre commis au Venezuela

Posté par jacques LAUPIES le 8 décembre 2025

 

En pleine présentation de sa stratégie de sécurité nationale, Donald Trump doit faire face à un énorme scandale concernant son secrétaire à la Défense. Pete Hegseth est sous pression du Congrès qui enquête sur une frappe survenue le 2 septembre contre un navire dans les eaux internationales, au large des côtes du Venezuela. Les élus démocrates et républicains s’interrogent sur un possible de crime de guerre.

Monde

 

4min

Publié le 5 décembre 2025

Donald Trump et son administration face à un nouveau crime de guerre commis au Venezuela dans POLITIQUE REA11535711_pr-editedWashington, qui a massé des troupes et des navires militaires en mer des Caraïbes et sur la côte du Pacifique a mené plusieurs frappes mortelles contre des bateaux dans les eaux internationales près du Venezuela.
© Will Oliver – Pool via CNP/ZUMA-REA

À quelques semaines de célébrer sa première année à la Maison Blanche depuis son retour en 2025, Donald Trump a publié vendredi 5 décembre un document qui redéfinit sa « Stratégie de sécurité nationale ». Si les présidents des Etats-Unis publient généralement ce type de texte à la fin de leur mandat, le milliardaire républicain a voulu se démarquer.

Ce document de 33 pages pointe les grandes lignes politiques de son administration : « l’effacement civilisationnel » de l’Europe, prône la lutte contre les « migrations de masse » et la restauration de « la suprématie américaine en Amérique latine ».

Une idéologie d’extrême-droite

Le président des Etats-Unis qui a écrit la préface reprend l’idéologie nationaliste et conservatrice de l’extrême droite où il exhorte à « protéger le pays contre les invasions ». Dans le texte, Donald Trump défend les grandes lignes de sa politique étrangère notamment vis-à-vis de ses voisins, appelant à « restaurer la suprématie américaine » en Amérique latine, et annonce un « réajustement » de la présence militaire états-unienne dans le monde, « pour répondre aux menaces urgentes sur notre continent » et recommande « un éloignement des théâtres dont l’importance relative pour la sécurité nationale américaine a diminué ces dernières années ou décennies ».

La présentation intervient en plein scandale pour son administration au nom de la lutte présumée contre le « narco-trafic ». Cette stratégie qui vise surtout à provoquer des changements de régime notamment au Venezuela, est ciblée par des élus du Congrès.

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Washington, qui a massé des troupes et des navires militaires en mer des Caraïbes et sur la côte du Pacifique a mené plusieurs frappes mortelles contre des bateaux dans les eaux internationales près du Venezuela. L’un de ces bombardements, mené le 2 septembre, pose la question d’un possible crime de guerre. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et des membres du ministère sont actuellement interrogés par les législateurs du Congrès.

 

Ils veulent comprendre la pertinence d’une deuxième frappe qui aurait été autorisée contre des survivants alors que le navire avait été détruit dès le premier tir de missiles. Deux personnes ayant une connaissance directe de l’opération, témoignent dans le New York Times que Pete Hegseth a donné une directive verbale. « L’ordre était de tuer tout le monde », a déclaré l’une d’elles.

Un possible crime de guerre

Dans le Washington Post, le professeur de droit à l’université de Georgetown, David Cole, dresse un constat clair où : « Les personnes à bord étaient des civils. Même en cas de guerre, le droit interdit de cibler des civils, sauf s’ils sont directement impliqués dans les hostilités (…) Il est difficile de considérer ces actes autrement que comme des meurtres prémédités, purs et simples ».

Devant l’ampleur du scandale, une réunion d’information a débuté dans un bâtiment sécurisé du Capitole. Elle rassemble les dirigeants du Congrès, notamment les présidents républicains et les démocrates de haut rang des commissions des forces armées de la Chambre des représentants et du Sénat, ainsi que, séparément, le président républicain et le vice-président démocrate de la commission du renseignement du Sénat.

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La vidéo d’une des frappes meurtrières menées par l’administration depuis un bateau était « l’une des choses les plus troublantes que j’ai vues depuis que je suis au service public » a déclaré le représentant démocrate à la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Jim Himes. Des élus, y compris du Parti républicain, ont parlé de cette seconde frappe comme d’un possible crime de guerre.

Les démocrates exigent que le Pentagone et l’administration Trump publient davantage de documents afin de déterminer les ordres donnés par Hegseth concernant les opérations et la raison de la deuxième frappe dont la vidéo complète de l’attaque du 2 septembre, et les enregistrements des directives données par Hegseth. Devant la pression de plus en plus forte, les républicains, qui contrôlent les comités de sécurité nationale, se sont engagés à un examen approfondi.

 

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