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Rompre la tentative d’isoler des communistes face à la prospection par la bourgeoisie de futurs présidentiables ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2025

 

Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2025

La bourgeoisie mène une prospection intense et généralisée, explorant toutes les directions possibles. Dans ce contexte, un sentiment d’isolement se fait ressentir, comme si nous étions laissés seuls face à cette dynamique, sans soutien ni accompagnement.

Le meilleur baromètre pour mesurer sa pression sur la population se retrouvent dans les expressions politiques des chaines d’information télévisées.

Evidemment ceux qui sont chargés de la mission de propulser l’oiseau rare n’ont pas sur leur front inscrit : « je suis un démarcheur accrédité par les grandes multinationales pour trouver celui qui demain continuera le pillage de la nation ». Cependant un peu de connaissances en philosophie en économie, en histoire et en vie quotidienne suffisent à les voir arriver avec leurs grands sabots. Pour peu que l’on ait passé bientôt presque 90 ans à observer notre petit monde !

Car figurez-vous que si l’histoire ne se répète pas exactement, les stratégies qui gouvernent la classe dominante dans sa lutte contre les classes exploitées, quelle que soit la forme de cette exploitation, ne s’estompent pas d’une époque à l’autre.

Le premier outil de cette stratégie est bien entendu la maitrise des médias où pullulent des serviteurs zélés (conscients ou non des méfaits que leur prescrivent leurs employeurs) qui s’appliquent à choisir les évènements susceptibles d’être commentés pour servir leur cause. Et, quand l’actualité leur impose les faits leur habileté à les interpréter est la plupart du temps favorable à la mise en avant de multiples arguments en recherchant dans l’histoire de fausses similitudes.

Alors que faire dans une situation qui prive les forces sociales populaires d’une réactivité suffisante pour qu’elles comprennent où se trouve la contradiction dont elles sont l’élément essentiel et déterminant porteur de son possible dépassement face à un adversaire qui dispose lui de la force de l’accumulation du capital et des moyens économiques et peut ainsi se doter des moyens idéologiques comme arme de combat.

Il n’y a d’autre réponse que l’union de ces forces, aussi disparates nous paraissent-elles, y compris dans leurs intérêts de classes et de catégories. Chacune d’elles devant affronter ses propres contradictions internes.

La bourgeoisie a fort bien compris cela aussi s’emploie-t-elle à exacerber ces contradictions et bien entendu à les multiplier notamment avec le morcellement des grandes entreprises en introduisant la concurrence entre elles. Les entreprises nationalisées ont été particulièrement frappées dans les domaines de l’énergie, des transports, des télécommunications, etc.

De même le secteur privé subit, notamment grâce à la libre circulation internationale des capitaux, les méfaits des concurrences déloyales et des délocalisations.

Ainsi la classe ouvrière, confrontée le plus directement à l’exploitation du travail, perd de sa force d’organisation et de lutte. Dans certains secteurs l’appel à une main d’œuvre immigrée, bien que souvent nécessaire, offre à la bourgeoisie un double avantage : améliorer la rentabilité économique, favoriser la concurrence entre les travailleurs et accroitre ainsi leur division.

L’exemple de la fulgurante progression du rassemblement national résultant de la complaisance des médias mis à disposition de Le Pen et autre Zemmour par des réformistes de tout poil (droite libérale, social-démocratie, centristes et marconiens) témoigne de cette réalité depuis les années quatre-vingt !

Par ailleurs les choix de stratégie électorale par certaines tendances de LFI (voir les listes contre les Maires communistes aux futures élections municipales) qui résultent souvent d’une résurgence d’un gauchisme inspirant souvent un entrisme trotskyste, réaniment un populisme de gauche.

Il s’agit tout bonnement pour les classes exploiteuses de poursuivre la tentative d’isoler le Parti Communistes, parti d’essence ouvrière, en vue de futures échéances électorales (présidentielles comprises)

Certes les communistes n’ont pas toujours su préserver leur identité, s’engageant dans des alliances électorales qui ont provoqué la confusion avec la social-démocratie, payant ainsi cher la volonté de combattre les partis soutenus par la bourgeoisie.

Ils se sont effacés lors d’élections (présidentielles et parfois législatives) favorisant ainsi des candidatures (Mélenchon entre autres) émanant comme lui d’un Parti Socialiste ou prédominent un encadrement issu de couches moyennes et supérieures formées à la gestion des affaires du capital sur le plan économique et aux idéologies diverses et variées où se côtoient étatisme et libéralisme !

Au prétexte d’une unité, pourtant nécessaire, se développe ainsi des manœuvres de récupération de l’électorat potentiel du véritable parti à la démarche d’un socialisme réel qu’est le PCF qui est seul à préconiser une gestion publique sur le plan économique et financier accompagné d’une démocratisation de la gestion des entreprises privées et des secteurs nationalisés dans les domaines essentiels comme nous l’avons indiqué.

Pour contrer les diverses tentatives d’isolement électoral du PCF et par voie de conséquence de sa force militante il n’y d’autre solution que de reconstruire sa structuration à la base en créant et renforçant des cellules au plus près des lieux de travail et de vie. Chemin difficile mais nécessaire pour étayer nos démarches électorales, fussent-elles de dimension nationale comme les élections présidentielles.

Quant aux élections municipales, présents ou non présents dans des listes qui pourraient porter certaines de nos propositions (emploi, santé, éducation populaire, défense de l’environnement, soutien aux jeunes et retraités en difficultés) nous devons user de nos moyens pour leur donner un contenu économique social et culturel loin des béates attitudes pseudo apolitiques.

(jacques.laupies2@orange.fr)

 

MANIF EN 1968 A TARASCON  (histoire locale)

En ce temps là (1968) la gauche courrait vers les 60 % des voix à Tarascon atteints en1983.  Le PCF quant lui atteignait les 30 % ! Une explication : 3 cellules d’entreprise et 3 cellules locales avec un effectif total d’une centaine d’adhérents et une implication des communistes au sein de la CGT avec de nombreux travailleurs socialistes et gaullistes ! Que reste-t-il aujourd’hui de cela ? Pas grand chose, mais les travailleurs exploités sont là avec les pauvres plus nombreux. La politique des droites (extrème notamment) celle d’une social démocratie défaillante et d’un PCF en manque de vigilance et doté de direction parfois dfaillante (Robert Hue) et surtout confronté à un contexte économicopolitique national et international en crise aggravée sont passés par là.

Le réel cependant et la et les contradictions de classe s’aggravent ! Aux jeunes de quelque origine qu’ils soient de les comprendre et de lutter !

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En tête  : Marcel Badet (SNI Tarascon)  Robert Lalauze (Conseiller Général PS) Francis Pichon (CGT Cellulose  Antonin Saint Michel (Maire PS) Jacques LAUPIES (Secrétaire UL CGT)

 

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La droite s’en prend aux retraités, les communistes à ceux qui reçoivent indûment des aides publiques !

Posté par jacques LAUPIES le 26 décembre 2025

Visuel michelin

 

Michelin rembourse 4,3 millions d’euros : une victoire communiste pour la justice et la responsabilité

Le groupe Michelin a annoncé avoir remboursé 4,3 millions d’euros d’aides publiques indûment utilisées pour équiper des usines à l’étranger.

C’est une victoire concrète, arrachée par les salarié·es, leurs représentant·es et le travail des parlementaires communistes et par la commission d’enquête sénatoriale menée avec détermination par Fabien Gay.

Le PCF avait permis aux citoyennes et citoyens, dans la foulée de cette commission, d’interpeller le Ministre de l’Économie pour que l’engagement de Michelin soit tenu. C’est désormais chose faite !

Pour la première fois sous la Ve République, un grand groupe du CAC 40 reconnaît, sous la pression politique et citoyenne, qu’il doit rendre de l’argent public lorsque les engagements initiaux ne sont pas respectés.

Cette commission devient ainsi, en moins d’un an, la plus rentable de la Ve République !

Ce remboursement démontre une chose essentielle : la conditionnalité des aides publiques n’est ni une utopie ni un slogan, mais une exigence démocratique, sociale et économique.

L’argent public ne peut plus servir à financer les délocalisations, les fermetures de sites, les licenciements, les dividendes et les rachats d’actions.

Le Parti communiste réaffirme sa détermination à changer la loi pour que ces pratiques ne puissent plus se reproduire.

L’argent public doit servir l’emploi, l’industrie, les territoires et la transition écologique — pas les actionnaires.

Le PCF continuera le combat pour une réforme profonde du système des aides publiques, sous contrôle de l’État et des salarié·es.

Bravo pour cette victoire.

Le remboursement des aides est une question de justice. Et l’enjeu dépasse largement Michelin : cette affaire est un précédent, une première victoire !

En 2026, attaquons nous aux 211 milliards restants !

Faisons signer massivement la pétition dès aujourd’hui !

Nous venons encore de le démontrer : la lutte, ça gagne !

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Quand une éminente personne comme Angéla Davis ne veut plus de prison cela m’intéresse mais sans doute faudra-t-il encore développer cette vision :j’y travaille !

Posté par jacques LAUPIES le 20 décembre 2025

Angela Davis : « La prison aurait dû être abolie depuis longtemps »

La philosophe, militante afro-féministe, antiraciste et communiste, a rassemblé dans l’ouvrage Abolitions. Politiques, pratiques, promesses (éditions Au diable Vauvert) ses réflexions sur le nécessaire… du système carcéral. Une invitation à renverser l’ordre capitaliste existant.

Culture et savoir

 

11min

Publié le 20 décembre 2025

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 dans POLITIQUE

Angela Davis a consacré sa vie à la lutte pour une société sans prison, à mettre au jour les filiations entre le système pénal esclavagiste et le système carcéro-industriel présent.
© Ayoub Benkarroum / REA

Elle-même a éprouvé l’arbitraire, le racisme du système judiciaire américain et fait l’expérience de l’incarcération. La mobilisation internationale et victorieuse pour sa libération, dans les années 1970, a fait d’elle une figure du combat pour l’émancipation.

Angela Davis a consacré sa vie à la lutte pour une société sans prison, à mettre au jour les filiations entre le système pénal esclavagiste et le système carcéro-industriel présent. Avec Abolitions. Politiques, pratiques, promesses (Au Diable Vauvert, 2025), elle publie une synthèse éclairante de ses travaux sur le sujet.

À partir de cette réflexion, et dans une perspective révolutionnaire, elle invite à penser, pour mieux les défaire, l’enchevêtrement de l’exploitation économique, de l’oppression sexuelle et de la violence raciste.

Vous appelez à penser l’abolition comme un mandat pour inventer une organisation sociale qui rendra obsolète la prison, la peine carcérale. Pourquoi faut-il penser ensemble l’abolition de la prison et celle du racisme, du patriarcat, la sortie du capitalisme ?

Le mouvement abolitionniste, tel qu’il a évolué, en particulier aux États-Unis, est très ancré dans le mouvement contre le racisme. C’est pourquoi nous voyons tant de travaux universitaires consacrés au lien entre l’emprisonnement et l’esclavage. Nous ne pouvons pas nous faire une idée claire de la nature du racisme si nous ne sommes pas attentifs à ses éléments structurels. Le système carcéral est l’un des exemples les plus frappants, sinon le plus frappant, de racisme structurel.

 

Vous expliquez très bien dans ce livre la généalogie qui relie le complexe industriel carcéral au système de louage des détenus mis en place après l’abolition de l’esclavage aux États-Unis. Quelle place tient aujourd’hui ce complexe dans le capitalisme états-unien ?

Nous voyons encore des liens très forts entre le complexe carcéro-industriel et le système capitaliste au-delà des frontières des États-Unis. C’est un phénomène international. Et il représente, dans le développement du capitalisme, un moment où un grand nombre de personnes ne sont plus en mesure de trouver les moyens de gagner leur vie. Que faire alors de ces populations marginalisées, de ces populations pour lesquelles il n’y a pas d’emploi dans le contexte de la société capitaliste ? Nous assistons à la construction d’un grand nombre de prisons précisément au moment où l’économie américaine et mondiale ne parvient plus à répondre aux besoins des êtres humains.

Dans les années 1980, à l’époque où les systèmes de protection sociale et les dispositifs d’aide sociale ont commencé à s’effondrer, on a vu se construire davantage de prisons, on a vu davantage de personnes condamnées à des peines de prison. Lorsque les emplois migrent vers d’autres parties du monde et que ceux qui occupaient ces emplois n’ont plus les moyens de subvenir à leurs besoins, que se passe-t-il ? On assiste à une augmentation du nombre de personnes incarcérées. Il y a donc beaucoup de liens à explorer : on ne peut pas penser le complexe carcéro-industriel sans le replacer dans le contexte du capitalisme mondial.

Vous décrivez le système carcéral comme l’envers de la démocratie états-unienne, le lieu des droits suspendus et des corps déshumanisés livrés au despotisme. Quels sont les effets politiques de l’incarcération massive de personnes africaines-américaines et latinas ?

Tout d’abord, la démocratie est un terme que nous devrions constamment examiner d’un œil critique, car nous parlons principalement de démocratie bourgeoise. La démocratie n’a jamais été une démocratie pour la majorité, et c’est là la contradiction interne du terme même utilisé pour décrire le système, le système économique qui s’est développé aux États-Unis.

« Nous, abolitionnistes, affirmons que non seulement nous ne voulons pas d’incarcération de masse, mais que nous ne voulons aucune incarcération. »

L’incarcération a un lien avec l’esclavage, un lien qui permet de reconnaître à quel point le racisme a toujours été enchâssé dans le développement du capitalisme – et nous parlons ici principalement de l’exemple américain. Mais si nous parlions de l’Europe et du rôle du colonialisme dans l’essor des systèmes socio-économiques européens, nous ferions des analyses similaires.

Nous, abolitionnistes, affirmons que non seulement nous ne voulons pas d’incarcération de masse, mais que nous ne voulons aucune incarcération.

Comment la catégorie de « rac Comment la catégorie de « race » s’est-elle imposée comme critère central dans la construction des présomptions de criminalité ?

Pendant l’esclavage, l’infériorité était est l’un des éléments centraux de l’idéologie raciste. Le groupe qui est la cible du racisme est tenu pour inférieur au groupe dominant, et la criminalité devient un concept déterminant. C e » s’est-elle imposée comme critère central dans la construction des présomptions de criminalité ?

Pendant l’esclavage, l’infériorité était est l’un des éléments centraux de l’idéologie raciste. Le groupe qui est la cible du racisme est tenu pour inférieur au groupe dominant, et la criminalité devient un concept déterminant. Cette racialisation de la criminalité a toujours été présente en ce qui concerne les esclaves, ou plutôt les personnes qui étaient réduites en esclavage – j’essaie d’éviter d’utiliser le terme « esclave » car c’est un terme déshumanisant, je préfère parler de personnes asservies ou de personnes incarcérées.

Ces deux systèmes, le système carcéral et le système esclavagiste, reposaient sur des notions palpables que tout le monde pouvait assimiler : les personnes asservies étaient désignées comme appartenant une race inférieure, et il en était de même pour les personnes incarcérées.

Les Blancs appréhendaient la notion de liberté en considérant l’esclavage. Ils étaient ceux qui n’étaient pas réduits en esclavage, et donc ceux qui étaient libres. C’était l’une des façons dont ils comprenaient leur propre liberté. Et on pourrait faire un raisonnement similaire à propos de l’incarcération.

Vous analysez la spécificité des violences subies par les femmes incarcérées. Comment la prison reproduit-elle et aggrave-t-elle les oppressions sexistes et racistes ?

L’institution même de la prison est obsolète. Elle aurait dû être abolie depuis longtemps et, outre son obsolescence, elle offre un refuge aux idéologies les plus rétrogrades. C’est pourquoi on ne voit pas seulement du racisme en soi dans les prisons, on voit les formes les plus rétrogrades de suprématie blanche, on voit des formes de suprématie blanche qui, du moins avant l’administration Trump, avaient commencé à reculer sous l’effet des mouvements sociaux radicaux. On y rencontre aussi les formes les plus rétrogrades de patriarcat.

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Et si l’on examine l’évolution historique des prisons pour hommes et des prisons pour femmes, les deux formes d’emprisonnement liées au genre, on constate que l’inégalité entre les sexes est maintenue et même renforcée au sein des systèmes pénitentiaires. Mais il est important de reconnaître que, même si le nombre d’hommes incarcérés est bien plus élevé, il ne s’agit pas seulement de genre, ni seulement de race, mais aussi d’un système – le système carcéral – qui représente également le retard du capitalisme.

Vous proposez de repenser radicalement la justice. Comment faire avancer des alternatives à la prison et au châtiment ?

Nous devons aborder cette question des alternatives dans deux contextes différents. Premièrement, nous devons examiner ce que nous devons réclamer dès maintenant, à l’heure actuelle. Et deuxièmement, nous devons considérer dans quelle mesure le fait de nous appuyer sur des forces larges, des forces sociales, politiques et économiques importantes, peut nous permettre d’avancer dans une direction libératrice.

Les personnes qui ont été impliquées dans les mouvements abolitionnistes au cours des dernières générations diront que nous parlons d’une approche révolutionnaire, d’une approche anticapitaliste. Nous parlons d’imaginer et, espérons-le, de réaliser une société dans laquelle ces institutions patriarcales rétrogrades, racistes, répressives ne sont plus nécessaires.

Voyez-vous la montée des mouvements réactionnaires, masculinistes et suprémacistes aux États-Unis et dans le monde comme le symptôme d’une contre-révolution, après les soulèvements populaires de ces deux dernières décennies, l’affirmation d’une nouvelle vague féministe et des luttes pour l’égalité ?

Oh, absolument. En fait, je pense que c’est ce que nous vivons actuellement. Si je réfléchis à ce qui s’est passé au cours des dernières décennies dans une perspective historique, il est clair que nous nous dirigeons vers la libération. Ceux qui contestent cela, ceux qui veulent contrer ce mouvement de l’histoire sont malheureusement au pouvoir en ce moment, si l’on pense à l’administration Trump.

Mais dans l’ensemble, nous avons avancé dans une direction progressiste, et il est important que les militants perçoivent que la suprématie acquise par ces forces fascistes, racistes et rétrogrades relève d’une tentative de défaire ces avancées.

Tous ces nouveaux mouvements, à commencer par celui pour la justice climatique, qui exprime la condition préalable à la victoire des mouvements contre le racisme et le patriarcat, et leur expansion sont une victoire pour les forces progressistes. Nous ne pouvons pas nous permettre de postuler que nous avons perdu face à toutes les forces rétrogrades que nous combattons.

Nous avons assisté avec joie, voilà quelques semaines, à l’élection d’un maire socialiste à New York. À quelles conditions un retour de l’idée socialiste, communiste, pourrait-il apporter des réponses aux crises écologique, sociale, démocratique ?

Nous devons reprendre le combat pour les idées socialistes et communistes. C’est la seule possibilité, la seule issue. Et le fait même qu’un maire ouvertement socialiste ait été élu à New York nous indique que c’est bien ce dont les gens ont besoin. Malheureusement, le racisme abîme tout.

À cause du racisme, beaucoup de gens ne sont même plus capables d’exprimer leurs propres intérêts de classe, car ils sont pollués par des notions fascistes qui les détournent des vraies causes de leurs problèmes en accusant les migrants, les Noirs, les autochtones. Les militants ont énormément de travail à faire pour battre en brèche les idées popularisées par l’administration Trump et ses alliés ailleurs dans le monde.

L’impérialisme de Trump marque-t-il une forme de rupture ou s’inscrit-il dans la continuité de la politique étrangère des précédentes administrations ?

C’est une continuation, mais avec des tendances plus conservatrices, plus réactionnaires. Ces forces réactionnaires ont toujours existé, mais elles se radicalisent face aux mouvements citoyens qui se développent. En tant que protagonistes des mouvements de solidarité avec la Palestine depuis de très nombreuses années, même si nous déplorons la montée du fascisme, de la réaction et le leadership politique des États-Unis, nous sommes très enthousiastes à l’idée que les gens n’aient plus peur de soutenir le peuple palestinien, après avoir craint pendant des décennies de s’y associer.

Beaucoup commencent à comprendre qu’il existe un lien entre le gouvernement israélien, le racisme et le capitalisme et qu’il est au cœur du problème. C’est un très bon signe, tout comme l’élection du maire de New York.

Vous évoquez la Palestine dans votre préface. La prison est un dispositif central dans le déploiement colonial israélien, et l’expérience carcérale définit les biographies des Palestiniens dès leur plus jeune âge, avec la détention administrative. En France, des militants kanak indépendantistes ont été emprisonnés aux antipodes de leur pays ; au Maroc, bien des indépendantistes sahraouis croupissent dans les geôles du roi ; des milliers de Kurdes sont incarcérés en Turquie. Le combat abolitionniste est-il un combat anticolonialiste ?

Oui, absolument. La lutte abolitionniste est une lutte anticolonialiste. Et ce que nous pouvons souligner aussi, c’est que les États-Unis sont responsables de la prolifération des prisons dans le monde entier. En particulier dans certaines régions du monde, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, où l’emprisonnement n’a pas la même histoire qu’en Occident.

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Vous savez, l’histoire de l’emprisonnement est étroitement liée à la notion de démocratie capitaliste qui a émergé en Occident. Nous devons y voir un legs du colonialisme. La France elle-même est confrontée aux conséquences de sa propre histoire coloniale. Et on voit le racisme s’y développer en conséquence de cela.

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Le PCF doit être à l’offensive pour combattre l’impérialisme américain : cela passe par l’exigence d’une autre politique étrangère…

Posté par jacques LAUPIES le 16 décembre 2025

les États-Unis annoncent comment ils veulent maintenir leur domination sur le monde Un texte De Marc Botenga, Euro Député, Parti du Travail de Belgique

Dimanche 14 décembre 2025, par  Marie-Christine Burricand, popularité : 87%

 

La nouvelle stratégie de sécurité nationale de Trump est un document important. Il révèle surtout un impérialisme assumé, où les États-Unis annoncent comment ils veulent maintenir leur domination sur le monde.

La nouvelle stratégie de sécurité nationale de Trump est un document important. Il révèle surtout un impérialisme assumé, où les États-Unis annoncent comment ils veulent maintenir leur domination sur le monde.

Ce qui frappe d’abord, c’est que pour Trump, l’Amérique latine, c’est l’arrière-cour des États-Unis. Il veut y imposer sa loi et décider même avec qui ces pays peuvent faire du commerce. Son intérêt ? Contrôler le continent. Prendre les richesses naturelles. Et leur vendre des armes. C’est le colonialisme presque à l’ancienne.

Sur le Moyen-Orient et l’Afrique aussi, le texte est sans ambiguïtés. Ce qui intéresse les États-Unis ce sont les richesses naturelles. Trump ne s’intéresse uniquement à l’Afrique pour ses ressources abondantes. Le Moyen-Orient, qui intéressait les USA surtout pour le gaz et le pétrole, perd de son importance comme les États-Unis exportent maintenant leurs propres ressources énergétiques (mais les USA veulent quand même y garder leur domination.)

La Chine est au cœur de la stratégie. Les États-Unis ne veulent clairement pas de la montée économique de la Chine. Pour l’endiguer, ils veulent contrôler – même militairement – toutes les routes commerciales et les chaînes d’îles devant la côte chinoise. Ici aussi, l’accès aux ressources est clé. La menace américaine est claire.
L’Europe en revanche, se voit reléguée à un continent de pays vassalisés. Des pays à la remorque des États-Unis qui doivent sagement obéir : acheter des armes américaines, casser les règles qui protègent la vie privée des citoyens pour faciliter les BigTech américaines… et évidemment rester dépendants des États-Unis en matière énergétique, industrielle etc. Il prétend même décider avec qui les Européens commercent. Pour y arriver, Trump soutient ouvertement l’extrême droite en Europe, qui défendra son projet de destruction de règles, et de nos protections sociales et environnementales. Dans ce cadre, il instrumentalise le débat sur l’immigration pour diviser les gens et promouvoir l’extrême-droite.

Mais face à cela, les dirigeants de l’Union européenne ne réagissent quasi pas. Pas un mot de condamnation, pas un geste de réaction. Imaginez une seconde : si n’importe quel autre pays avait publié un plan pour dominer le monde et déstabiliser l’Europe, Ursula von der Leyen serait devant toutes les caméras. Mais quand ce sont les États-Unis, silence radio.

Nous avons besoin d’une Europe radicalement autre. Ni une Europe à la remorque des États-Unis. Ni une Europe qui copie le modèle américain. Nous devons dire non à la militarisation. Qu’elle soit à la sauce Trump, ou à la sauce Von der Leyen. Nous avons largement les moyens de nous défendre. Ce qu’il faut reconstruire, c’est notre diplomatie. La capacité de résoudre pacifiquement des conflits. Et si nous voulons éviter la dépendance que nous imposent les États-Unis, il faut que nous diversifiions nos relations internationales avec la Chine, l’Inde, et tous ces pays du Sud qui se lèvent.

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Donald Trump et son administration face à un nouveau crime de guerre commis au Venezuela

Posté par jacques LAUPIES le 8 décembre 2025

 

En pleine présentation de sa stratégie de sécurité nationale, Donald Trump doit faire face à un énorme scandale concernant son secrétaire à la Défense. Pete Hegseth est sous pression du Congrès qui enquête sur une frappe survenue le 2 septembre contre un navire dans les eaux internationales, au large des côtes du Venezuela. Les élus démocrates et républicains s’interrogent sur un possible de crime de guerre.

Monde

 

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Publié le 5 décembre 2025

Donald Trump et son administration face à un nouveau crime de guerre commis au Venezuela dans POLITIQUE REA11535711_pr-editedWashington, qui a massé des troupes et des navires militaires en mer des Caraïbes et sur la côte du Pacifique a mené plusieurs frappes mortelles contre des bateaux dans les eaux internationales près du Venezuela.
© Will Oliver – Pool via CNP/ZUMA-REA

À quelques semaines de célébrer sa première année à la Maison Blanche depuis son retour en 2025, Donald Trump a publié vendredi 5 décembre un document qui redéfinit sa « Stratégie de sécurité nationale ». Si les présidents des Etats-Unis publient généralement ce type de texte à la fin de leur mandat, le milliardaire républicain a voulu se démarquer.

Ce document de 33 pages pointe les grandes lignes politiques de son administration : « l’effacement civilisationnel » de l’Europe, prône la lutte contre les « migrations de masse » et la restauration de « la suprématie américaine en Amérique latine ».

Une idéologie d’extrême-droite

Le président des Etats-Unis qui a écrit la préface reprend l’idéologie nationaliste et conservatrice de l’extrême droite où il exhorte à « protéger le pays contre les invasions ». Dans le texte, Donald Trump défend les grandes lignes de sa politique étrangère notamment vis-à-vis de ses voisins, appelant à « restaurer la suprématie américaine » en Amérique latine, et annonce un « réajustement » de la présence militaire états-unienne dans le monde, « pour répondre aux menaces urgentes sur notre continent » et recommande « un éloignement des théâtres dont l’importance relative pour la sécurité nationale américaine a diminué ces dernières années ou décennies ».

La présentation intervient en plein scandale pour son administration au nom de la lutte présumée contre le « narco-trafic ». Cette stratégie qui vise surtout à provoquer des changements de régime notamment au Venezuela, est ciblée par des élus du Congrès.

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Washington, qui a massé des troupes et des navires militaires en mer des Caraïbes et sur la côte du Pacifique a mené plusieurs frappes mortelles contre des bateaux dans les eaux internationales près du Venezuela. L’un de ces bombardements, mené le 2 septembre, pose la question d’un possible crime de guerre. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et des membres du ministère sont actuellement interrogés par les législateurs du Congrès.

 

Ils veulent comprendre la pertinence d’une deuxième frappe qui aurait été autorisée contre des survivants alors que le navire avait été détruit dès le premier tir de missiles. Deux personnes ayant une connaissance directe de l’opération, témoignent dans le New York Times que Pete Hegseth a donné une directive verbale. « L’ordre était de tuer tout le monde », a déclaré l’une d’elles.

Un possible crime de guerre

Dans le Washington Post, le professeur de droit à l’université de Georgetown, David Cole, dresse un constat clair où : « Les personnes à bord étaient des civils. Même en cas de guerre, le droit interdit de cibler des civils, sauf s’ils sont directement impliqués dans les hostilités (…) Il est difficile de considérer ces actes autrement que comme des meurtres prémédités, purs et simples ».

Devant l’ampleur du scandale, une réunion d’information a débuté dans un bâtiment sécurisé du Capitole. Elle rassemble les dirigeants du Congrès, notamment les présidents républicains et les démocrates de haut rang des commissions des forces armées de la Chambre des représentants et du Sénat, ainsi que, séparément, le président républicain et le vice-président démocrate de la commission du renseignement du Sénat.

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La vidéo d’une des frappes meurtrières menées par l’administration depuis un bateau était « l’une des choses les plus troublantes que j’ai vues depuis que je suis au service public » a déclaré le représentant démocrate à la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Jim Himes. Des élus, y compris du Parti républicain, ont parlé de cette seconde frappe comme d’un possible crime de guerre.

Les démocrates exigent que le Pentagone et l’administration Trump publient davantage de documents afin de déterminer les ordres donnés par Hegseth concernant les opérations et la raison de la deuxième frappe dont la vidéo complète de l’attaque du 2 septembre, et les enregistrements des directives données par Hegseth. Devant la pression de plus en plus forte, les républicains, qui contrôlent les comités de sécurité nationale, se sont engagés à un examen approfondi.

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