Rompre la tentative d’isoler des communistes face à la prospection par la bourgeoisie de futurs présidentiables ?
Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2025
Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2025
La bourgeoisie mène une prospection intense et généralisée, explorant toutes les directions possibles. Dans ce contexte, un sentiment d’isolement se fait ressentir, comme si nous étions laissés seuls face à cette dynamique, sans soutien ni accompagnement.
Le meilleur baromètre pour mesurer sa pression sur la population se retrouvent dans les expressions politiques des chaines d’information télévisées.
Evidemment ceux qui sont chargés de la mission de propulser l’oiseau rare n’ont pas sur leur front inscrit : « je suis un démarcheur accrédité par les grandes multinationales pour trouver celui qui demain continuera le pillage de la nation ». Cependant un peu de connaissances en philosophie en économie, en histoire et en vie quotidienne suffisent à les voir arriver avec leurs grands sabots. Pour peu que l’on ait passé bientôt presque 90 ans à observer notre petit monde !
Car figurez-vous que si l’histoire ne se répète pas exactement, les stratégies qui gouvernent la classe dominante dans sa lutte contre les classes exploitées, quelle que soit la forme de cette exploitation, ne s’estompent pas d’une époque à l’autre.
Le premier outil de cette stratégie est bien entendu la maitrise des médias où pullulent des serviteurs zélés (conscients ou non des méfaits que leur prescrivent leurs employeurs) qui s’appliquent à choisir les évènements susceptibles d’être commentés pour servir leur cause. Et, quand l’actualité leur impose les faits leur habileté à les interpréter est la plupart du temps favorable à la mise en avant de multiples arguments en recherchant dans l’histoire de fausses similitudes.
Alors que faire dans une situation qui prive les forces sociales populaires d’une réactivité suffisante pour qu’elles comprennent où se trouve la contradiction dont elles sont l’élément essentiel et déterminant porteur de son possible dépassement face à un adversaire qui dispose lui de la force de l’accumulation du capital et des moyens économiques et peut ainsi se doter des moyens idéologiques comme arme de combat.
Il n’y a d’autre réponse que l’union de ces forces, aussi disparates nous paraissent-elles, y compris dans leurs intérêts de classes et de catégories. Chacune d’elles devant affronter ses propres contradictions internes.
La bourgeoisie a fort bien compris cela aussi s’emploie-t-elle à exacerber ces contradictions et bien entendu à les multiplier notamment avec le morcellement des grandes entreprises en introduisant la concurrence entre elles. Les entreprises nationalisées ont été particulièrement frappées dans les domaines de l’énergie, des transports, des télécommunications, etc.
De même le secteur privé subit, notamment grâce à la libre circulation internationale des capitaux, les méfaits des concurrences déloyales et des délocalisations.
Ainsi la classe ouvrière, confrontée le plus directement à l’exploitation du travail, perd de sa force d’organisation et de lutte. Dans certains secteurs l’appel à une main d’œuvre immigrée, bien que souvent nécessaire, offre à la bourgeoisie un double avantage : améliorer la rentabilité économique, favoriser la concurrence entre les travailleurs et accroitre ainsi leur division.
L’exemple de la fulgurante progression du rassemblement national résultant de la complaisance des médias mis à disposition de Le Pen et autre Zemmour par des réformistes de tout poil (droite libérale, social-démocratie, centristes et marconiens) témoigne de cette réalité depuis les années quatre-vingt !
Par ailleurs les choix de stratégie électorale par certaines tendances de LFI (voir les listes contre les Maires communistes aux futures élections municipales) qui résultent souvent d’une résurgence d’un gauchisme inspirant souvent un entrisme trotskyste, réaniment un populisme de gauche.
Il s’agit tout bonnement pour les classes exploiteuses de poursuivre la tentative d’isoler le Parti Communistes, parti d’essence ouvrière, en vue de futures échéances électorales (présidentielles comprises)
Certes les communistes n’ont pas toujours su préserver leur identité, s’engageant dans des alliances électorales qui ont provoqué la confusion avec la social-démocratie, payant ainsi cher la volonté de combattre les partis soutenus par la bourgeoisie.
Ils se sont effacés lors d’élections (présidentielles et parfois législatives) favorisant ainsi des candidatures (Mélenchon entre autres) émanant comme lui d’un Parti Socialiste ou prédominent un encadrement issu de couches moyennes et supérieures formées à la gestion des affaires du capital sur le plan économique et aux idéologies diverses et variées où se côtoient étatisme et libéralisme !
Au prétexte d’une unité, pourtant nécessaire, se développe ainsi des manœuvres de récupération de l’électorat potentiel du véritable parti à la démarche d’un socialisme réel qu’est le PCF qui est seul à préconiser une gestion publique sur le plan économique et financier accompagné d’une démocratisation de la gestion des entreprises privées et des secteurs nationalisés dans les domaines essentiels comme nous l’avons indiqué.
Pour contrer les diverses tentatives d’isolement électoral du PCF et par voie de conséquence de sa force militante il n’y d’autre solution que de reconstruire sa structuration à la base en créant et renforçant des cellules au plus près des lieux de travail et de vie. Chemin difficile mais nécessaire pour étayer nos démarches électorales, fussent-elles de dimension nationale comme les élections présidentielles.
Quant aux élections municipales, présents ou non présents dans des listes qui pourraient porter certaines de nos propositions (emploi, santé, éducation populaire, défense de l’environnement, soutien aux jeunes et retraités en difficultés) nous devons user de nos moyens pour leur donner un contenu économique social et culturel loin des béates attitudes pseudo apolitiques.
(jacques.laupies2@orange.fr)
MANIF EN 1968 A TARASCON (histoire locale)
En ce temps là (1968) la gauche courrait vers les 60 % des voix à Tarascon atteints en1983. Le PCF quant lui atteignait les 30 % ! Une explication : 3 cellules d’entreprise et 3 cellules locales avec un effectif total d’une centaine d’adhérents et une implication des communistes au sein de la CGT avec de nombreux travailleurs socialistes et gaullistes ! Que reste-t-il aujourd’hui de cela ? Pas grand chose, mais les travailleurs exploités sont là avec les pauvres plus nombreux. La politique des droites (extrème notamment) celle d’une social démocratie défaillante et d’un PCF en manque de vigilance et doté de direction parfois dfaillante (Robert Hue) et surtout confronté à un contexte économicopolitique national et international en crise aggravée sont passés par là.
Le réel cependant et la et les contradictions de classe s’aggravent ! Aux jeunes de quelque origine qu’ils soient de les comprendre et de lutter !
En tête : Marcel Badet (SNI Tarascon) Robert Lalauze (Conseiller Général PS) Francis Pichon (CGT Cellulose Antonin Saint Michel (Maire PS) Jacques LAUPIES (Secrétaire UL CGT)
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Rosa Moussaoui




