Le monde tel qu’il est

Posté par jacques LAUPIES le 29 mai 2025

 

 

Le monde tel qu’il est

On peut comprendre que les Français en aient marre de la politique telle que nous la présente la plupart des médias et se placent dans l’expectative. Chaque jour qui passe, nous offre des évènements lesquels, faute d’être soigneusement analysés, sont interprétés et faussement analysés à l’appui de querelles de personnalités, de conflits de catégories, sans que leur fondement économique, social, culturel soit expliqué.

Ainsi par exemple les licenciements boursiers sont présentés comme résultant de manque de rentabilité, de concurrence aggravée voire déloyale, alors qu’elles résultent d’une simple recherche de surprofit que permet la mondialisation capitaliste avec l’accès aux mains-d’œuvre à bas cout, surexploitées et que facilite le déplacement des capitaux, la généralisation des marchés.

Et lorsque cela aboutit nécessairement à des affrontements sociaux l’enfumage médiatique permet aux divers responsables politiques de l’extrême droite aux socio-démocrates de déployer leur talent de démagogues pour faire diversion :

Soit en hurlant avec ses loups sur les victimes de la régression sociale ce qui explique les succès de Marine Le Pen auprès de la classe ouvrière.

Soit en distribuant des brevets de républicanisme, d’anticolonialismes, en panthéonisant d’authentiques résistants après avoir été intronisé par ses copains patrons et banquiers, futurs commanditaires auxquels ils serviront la soupe comme Macron à Versailles !

Soit en jouant la compromission comme Hollande et autres réformateurs de la gauche socio libérale !

Sans omettre un ramassis de spécialistes (militaires notamment) d’éditorialistes de journalistes de pacotille, d’anciens Ministres propulsés sur les médias, prétendants parfois à la candidature suprême.

Résultat des courses la France se droitise et pour comble s’extrême-droitise ! Une pagaille idéologique s’installe et la tentation de jouer les Bonaparte à l’affut se dessine avec le désir de tout imbécile de devenir chef de guerre !

Parfois le goût de l’espace vital les atteint. De nouveaux adeptes qui n’ont à la bouche que les mots de démocratie de libertés, de valeurs occidentales, etc. apparaissent sur la scène mondiale. Le pas vers un fascisme dont l’humanité ne perçoit ni la couleur ni l’odeur mais toujours meurtrier voire génocidaire rampe au grand jour et les progressistes les plus clairvoyants se sentent bien seuls à l’aube du cataclysme.

Pour comble on les trouve à la tête de peuples qui ont subi des persécutions ! Tous, chefs d’état avec leur horde de Ministres passibles ou non de tribunaux s’abritent derrière des courants religieux divers et généralement issus des trois religions monothéistes (de Benyamin aux deux Vladimir en passant Donald) ou des idéologies falsifiées et détournées de leur véritable objectif.

Tous ont un lien direct avec des oligarchies, financières et industrielles, soucieuses d’accaparer tout ce qui contribue ou s’assimile à la création de biens consommables par l’humanité pour sa survie dans un désordre indescriptible ou ne se distinguent plus l’utile et nécessaire de l’inutile et superflu dans le respect d’une nature à la fois puissante et fragile.

Soumises aux règles de systèmes économiques et politiques, évoluant au gré des possibilités offertes par le développement des sciences et des techniques, l’espèce humaine, avec sa force de travail, a progressé en adaptant ses rapports de lutte contre la nature mais également en instaurant les rapports entre individus et groupes d’individus (du clan à la famille puis de la cité à la nation et à présent à des regroupements de nations)

 Mais un cancer l’a constamment rongé : l’instauration des rapports d’exploitation entre individus et groupes d’individus avec l’appropriation de ces forces productives par des groupes constitués en classes sociales possédantes.

Ainsi s’est instaurée une lutte des classes qui inexorablement oppose exploiteurs et exploités et dont les conséquences se retrouvent dans les affrontements à caractère religieux, nationaux et internationaux. Il n’est pas un conflit « ancien » ou « moderne » : révolution ou guerre, qui n’ait pour essence la lutte des classes, depuis l’apparition de l’esclavage !

Les différents belligérants se gardent bien de révéler la cause de cette lutte et son existence préférant, comme en attestent leurs médias, personnaliser les faits et les analyses, en utilisant tout ce que leur offre le monde des intellectuels, des politiques, des militaires, des religieux, pour servir leurs intérêts économiques.

Transformés en propagandistes et en acteurs des affrontements ces derniers, placés en pouvoir dans leur domaine, alimentent les esprits en traitant d’imbéciles, de fous, de dictateurs, que sais je encore, tous ceux qui servent la classe dominante évitant de la mettre en cause : Trump serait zinzin, Poutine un dictateur assoiffé de conquêtes, Netanyahu un chef d’état irresponsable, Zelenski un vaillant patriote ukrainien, et pour ne pas l’oublier Macron un Chef de Guerre européaniste.

Pas question d’approfondir les intérêts de classe en jeu pas plus que d’expliquer les inquiétudes des bourgeoisies dont les intérêts parfois divergents conduisent à envoyer leurs peuples à l’abattoir la fleur au fusil contre d’autres peuples dotés de la même fleur.

« Quelle connerie la Guerre »  disait le poète. Il avait bien raison. Et celui qui a écrit l’internationale aussi :

« Les rois nous saoulaient de fumée,

Paix entre nous, guerre aux Tyrans

Appliquons la grève aux armées,

Crosse en l’air et rompons les rangs !

S’ils s’obstinent ces cannibales

A faire de nous des héros,

Ils sauront bientôt que nos balles

Sont pour nos propres généraux. »

A suivre

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Face à la poursuite du génocide à Gaza, Fabien Roussel œuvre en faveur d’une reconnaissance de l’État de la Palestine par Emmanuel Macron.

Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2025

« Emmanuel Macron devrait se tenir aux côtés de l’OLP » : Fabien Roussel réclame la reconnaissance de l’État de Palestine et appelle à un rassemblement le 26 mai

Face au génocide en cours, le PCF appelle à un rassemblement ce lundi 26 mai à 19 heures place du Trocadéro à Paris. Puis, le 4 juin, le parti coorganisera une conférence avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) pour pousser la France à reconnaître l’État de Palestine. Entretien avec le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.

Politique

8min

Publié le 22 mai 2025

Face à la poursuite du génocide à Gaza, Fabien Roussel œuvre en faveur d’une reconnaissance de l’État de la Palestine par Emmanuel Macron. dans POLITIQUE

©Julien Jaulin/hanslucas

La pression internationale peut-elle faire plier Benyamin Netanyahou ? Fabien Roussel appelle les gouvernements occidentaux à « prendre les mesures contraignantes », alors que l’armée israélienne a lancé une nouvelle phase dans la guerre à Gaza, aggravant le génocide et visant l’occupation totale de l’enclave palestinienne.

« La France peut faire le choix de cesser l’ensemble de ses relations commerciales avec Israël et de rappeler son ambassadeur », mesure le secrétaire national du PCF, qui appelle par ailleurs les forces progressistes à un rassemblement lundi 26 mai au Trocadéro, sous le slogan « Stop aux massacres, la paix maintenant, reconnaissance de l’État de Palestine ».

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a annoncé que l’UE allait réexaminer son accord d’association avec Israël face aux agissements du gouvernement de Netanyahou à Gaza. Est-ce suffisant ?

Face aux atrocités commises à Gaza, les réponses doivent être fortes. Suite aux attaques terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, plus de 52 000 Gazaouis sont morts sous une pluie de bombes israéliennes, dont plus de 15 000 enfants. Nous assistons à un véritable nettoyage ethnique. Désormais, une famine est délibérément organisée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou, et utilisée comme arme de guerre.

Il s’agit d’un génocide : les intentions sont clairement affichées par les responsables du gouvernement israélien qui prônent l’anéantissement et l’effacement du peuple palestinien et l’extension de la colonisation. En comparaison de leur fermeté affichée à l’égard de la Russie, les chefs d’État européens se terrent dans un deux poids, deux mesures. La diplomatie française demeure dans une inaction très grave, se contentant de postures déclaratives, sans prendre les mesures contraignantes qui s’imposent à l’encontre d’Israël.

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Une intervention claire sobre et qui dit tout : faites suivre Camarades et amis

Posté par jacques LAUPIES le 23 mai 2025

Une intervention claire sobre et qui dit tout : faites suivre Camarades et amis dans POLITIQUE

Faites circuler ce texte court du secrétaire départemental du Pas de Calais, son intervention au conseil national des 16 et 17 mai 2025.

Un manifeste qui éclaire avec force le mouvement accéléré de transformation du monde, un monde désormais multi-polaire qui construit l’après d’un impérialisme incapable de surmonter les résistances à son hégémonie.

Un manifeste qui nous appelle à l’action, à écrire l’histoire nouvelle de la paix et de la justice sociale !

 

Nous vivons un tournant historique !

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Intervention d’Hervé Poly au Conseil National des 16 et 17 mai.

Chers camarades,
Nous vivons un moment de bascule. Le monde change.
L’ordre unipolaire dominé par les États-Unis vacille.

Et il faut le dire clairement : L’impérialisme américain porte en lui, depuis toujours, le germe du suprémacisme racial et de classe. Il s’est construit sur l’esclavage. Sur l’extermination des peuples autochtones. Sur la ségrégation. Et sur l’exploitation violente du Sud global.

Depuis la chute de l’Union soviétique, il a transformé le monde en un Far West planétaire. La loi du plus fort a remplacé le droit international. Sanctions unilatérales. Guerres préventives. Interventions illégales. Voilà leur ordre mondial.

Mais aujourd’hui, ce système se fissure. La Chine s’impose. Les BRICS+ s’organisent. Les échanges en monnaies locales se multiplient. La domination du dollar est remise en question. Et ce n’est pas un simple ajustement. C’est un basculement. Un tournant historique. Un mouvement profond, irréversible.

Et ce mouvement est aussi moral.

Le Sud global — longtemps colonisé, pillé, méprisé — se relève. Il ne veut plus se taire. Il ne veut plus courber l’échine. Il dit : ça suffit.

La Palestine est devenue le miroir de ce monde. Ce que subit son peuple — et appelons les choses par leur nom, c’est un génocide.

L’Afrique du Sud l’a dit à La Haye. Lula l’a répété. Des voix se lèvent partout : en Afrique, en Asie, en Amérique latine.

Ce monde n’en peut plus de l’impunité d’Israël, protégée par les vétos occidentaux.

Il n’en peut plus de cette diplomatie à géométrie variable, du deux poids deux mesures où les droits humains deviennent une arme sélective.

Et en cette année 2025, nous commémorons un moment clé de notre mémoire collective : les 80 ans de la défaite du nazisme. L’Union soviétique a payé le prix le plus lourd : + de 25 millions de morts. La Chine, elle aussi, a versé un sang immense : près de 10 millions de vies perdues face au fascisme japonais. Alors, qui peut s’étonner de la présence de Xi Jinping à Moscou ?

Ce n’est pas de la diplomatie de façade. C’est un acte de mémoire. Un geste de fidélité historique. Un message au monde : nous n’avons pas oublié — et nous ne nous soumettrons plus.

Et pourtant, malgré les guerres, les famines, les chaos, ce monde se lève. Il dit son espoir. Il dit sa volonté de développement, de justice, de souveraineté. Il s’organise à travers les BRICS+. À travers l’Union africaine, désormais invité du G20. À travers la CELAC, l’ASEAN, tous ces espaces régionaux qui affirment leur voix et leur vision.

Le XXIe siècle ne sera pas celui de l’hégémonie. Il est déjà celui de la résistance. Car ce sont les peuples qui font l’histoire.
Le peuple vietnamien, qui a vaincu l’empire américain.
Le peuple sud-africain, qui a renversé l’apartheid.
Le peuple yéménite, qui malgré la guerre, malgré la faim, affirme sa solidarité avec la Palestine.

Et aujourd’hui, la Chine, forte de son industrie, de son indépendance, a fait reculer les États-Unis dans leur guerre commerciale.

Elle montre qu’un autre chemin est possible. Un monde sans domination. Un monde sans suzerain.

Camarades, cette ère est la nôtre.
Celle de la lutte.
Celle de l’internationalisme.

Et dans cette lutte, notre parti doit prendre toute sa place.

Après Vénissieux, après la Coupole avec nos camarades communistes européens , nous avons la responsabilité de porter cette clarté, cette fidélité aux peuples en lutte.

Car l’histoire n’est pas écrite, elle n’est pas finie. À nous de l’écrire.

Et dans cette bataille, camarades, nous devons toujours affirmer une vérité simple, mais essentielle : la paix ne peut être dissociée du progrès social. Sans justice sociale, il n’y a pas de paix durable. Sans souveraineté économique, il n’y a pas de liberté réelle. Et sans lutte collective, il n’y a pas d’avenir émancipateur.

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Arthur, décédé au travail à 14 ans, Lorenzo à 15 ans… Pourquoi les jeunes sont les premières victimes ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 mai 2025

 

Après la mort de Lorenzo Menardi, un apprenti de 15 ans, près de Nice fin avril, la CGT exprime son ras-le-bol face aux décès des mineurs au travail. En cause, un manque d’encadrement des jeunes en activité. L’État peine à répondre clairement.

Social et Économie

 

7min

Publié le 21 mai 2025

Arthur, décédé au travail à 14 ans, Lorenzo à 15 ans... Pourquoi les jeunes sont les premières victimes ? dans POLITIQUE
Les jeunes employés âgés de 15 à 24 ans sont nettement plus exposés aux accidents de travail que les autres catégories d’âge.
© Arnaud HEBERT / REA

Il y a eu Arthur, décédé à 14 ans à cause d’un bras mécanique dans les Hauts-de-France, en 2017. Ou encore Tom, apprenti de 18 ans mort en 2021 dans un abattoir des Côtes-d’Armor. Lucas est lui décédé le 17 mai 2025 sur un chantier en Bourgogne-Franche-Comté. Entre les scies circulaires, les chutes de toits ou les engins lourds… les risques encourus par les mineurs sur leurs lieux de travail sont bien réels. Bien qu’encadré, leur apprentissage doit être encore plus protégé, revendique la CGT.

Sur les chantiers, il existe une « vieille culture ouvrière. Celui qui ne s’est pas blessé, ce n’est pas un vrai travailleur », raconte Gérald Le Corre, de la CGT-TEFP (travail, emploi, formation professionnelle). La règle vaut pour les plus jeunes. Le bâtiment, la menuiserie et l’agriculture figurent dans les secteurs avec la plus forte sinistralité, autant pour les apprentis que pour les salariés.

2,5 fois plus d’accidents que pour l’ensemble des salariés

Âgés de 15 à 24 ans, les jeunes employés sont victimes d’un plus grand nombre d’accidents du travail que les autres catégories de salariés, reconnaît la Direction générale du travail. En cause, l’inexpérience, selon le ministère : « Les accidents du travail chez les moins de 25 ans surviennent plus souvent dans les douze mois suivant la prise de poste, comparé à l’ensemble de la population des travailleurs. Plus de la moitié des salariés de moins de 25 ans décédés au travail avaient moins d’un an d’ancienneté. »

De son côté, l’INRS (Institut national de recherche et sécurité) est formel : la fréquence des accidents du travail, pour les jeunes de moins de 25 ans, s’élevait à 10 % par an en 2018. Soit un bilan 2,5 fois supérieur aux accidents de l’ensemble des salariés (environ 4 %). En 2023, 38 jeunes sont décédés sur leur lieu de travail, ils étaient 43 en 2022.

Gérald Le Corre estime, lui, qu’encore aujourd’hui « les jeunes sont considérés comme de la main-d’œuvre bon marché, avec une situation de précarité forte, car ils n’osent pas faire appliquer leur droit de retrait. On pourrait éviter ces accidents ». Un constat partagé par Virginie Caron, secrétaire fédérale à la FNSCBA-CGT. « Il y a bien des quarts d’heures sécurité organisés dans les entreprises, mais c’est une fois par semaine, et encore. »

 

Elle plaide pour une meilleure formation sécurité en CFA (centre de formation pour apprenti) et pour un encadrement plus rigoureux des jeunes en activité. Les efforts de prévention en valent la chandelle : près de 878 900 jeunes sont en contrat d’apprentissage, sur les 4,2 millions d’adolescents en France (2024).

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L’Assurance-maladie a engagé en 2023 72 millions d’euros d’aides financières pour soutenir les TPE-PME dans leurs investissements en matière de prévention des risques pour l’ensemble de leurs salariés. Insuffisant pour Gérald Le Corre, qui estime que « le non-respect des consignes de sécurité n’est pas une question de contraintes financières. Il manque des contrôles fréquents. Dans certains cas, un inspecteur du travail couvre 1 200 entreprises. Il y a aussi un vrai problème de sanctions pour les employeurs. Il n’y a pas de priorité politique » sur le sujet, déplore-t-il.

Un cadre trop laxiste ?

Pourtant, le Code du travail est clair : « Les jeunes travailleurs peuvent être affectés à des travaux légers. Il est interdit de les affecter à des travaux dangereux. » (travaux de démolition, abattage, élagage…). Mais en 2015, le gouvernement Valls a changé la donne sur les réglementations sur la sécurité. Depuis le décret Rebsamen du 17 avril 2015, les réglementations au travail se sont assouplies.

Pour « les besoins de leur formation professionnelle », les apprentis peuvent être affectés, « via une procédure de dérogation », à des manipulations dangereuses, comme le montage et démontage d’échafaudages, des travaux confinés dans des puits, conduites de gaz ou encore des égouts… Virginie Caron précise : « Ces dérogations existent. Mais l’employeur doit s’assurer qu’elles sont attribuées dans des conditions de sécurité valides, notamment pour les machines. Or, ce n’est pas le cas. » La CGT souhaiterait revenir sur ces décrets.

Pour les substances cancérogènes, c’est pire. « Depuis une dizaine d’années, une succession de décrets est ainsi venue assouplir considérablement les obligations des employeurs à l’égard de ces jeunes salariés », explique Anne Marchand, sociologue à l’université Paris-Saclay. Les entreprises ne sont plus tenues de demander une dérogation à l’inspection du travail pour exposer les apprentis aux produits cancérogènes. « Il suffit désormais de transmettre une simple déclaration. » « L’employeur reste quand même responsable de la sécurité de son équipe », rappelle Virginie Caron.

Un nouveau plan depuis 2023

Consciente de ces lacunes, la Direction générale du travail (DGT) a lancé en 2023 un plan pour la prévention des accidents du travail graves et mortels (PATGM). Le ministère du Travail affirme que « plus d’un million d’élèves et apprentis des certificats d’aptitude professionnelle (CAP) /bac professionnel ont reçu un enseignement dédié en santé et sécurité au travail », en 2024 grâce à ce dispositif.

Le PATGM sensibilise notamment à l’exposition aux fortes chaleurs ainsi qu’aux malaises entraînant la mort. Chaque jour en France, plus de 100 travailleurs sont gravement blessés, et deux décèdent, d’après les chiffres officiels.

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Premier élément de réponse, près de 180 inspecteurs du travail « prendront leur poste à l’été 2025 et 159 inspecteurs élèves sont actuellement en formation pour une prise de poste à l’été 2026 », affirme la DGT. L’objectif est de déployer des agents de l’inspection du travail l’année prochaine, auprès des élèves de lycée professionnel, « afin de les sensibiliser aux risques professionnels et de les informer sur leurs droits ».

Ces 5 dernières années, le nombre d’accidents du travail total (tous âges, tous corps de métiers) a baissé d’environ 15%, affirment les services du Ministère du Travail. La sinistralité recule, un « effet rebond » après la crise sanitaire se fait ressentir dans les chiffres. “Une baisse similaire est observée dans d’autres pays européens”, et notamment en Allemagne, analyse la DGT.

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Et si on parlait programme et stratégie…Ce serait pas mal de savoir qui a la préférence des français à gauche ? Et plus peut-être !

Posté par jacques LAUPIES le 21 mai 2025

Présidentielle 2027 : François Ruffin veut une primaire de la gauche… et se dit sûr de l’emporter

Le député de la Somme, qui siège avec les Ecologistes depuis qu’il a quitté LFI, plaide dans un entretien à Libération pour une primaire de toute la gauche en vue de 2027. « Et je l’emporterai », ajoute-t-il plaidant pour mettre le partage des richesses au centre du débat.

Politique

 

4min

Publié le 21 mai 2025

 dans POLITIQUE
Le député se dit prêt à voter pour le vainqueur, même si il s’agissait de François Hollande, puisque « on ne participe pas à un tel scrutin, sans ensuite, en respecter les règles ».
© Alexis Jumeau/ABACAPRESS.COM

Comment éviter un nouveau scénario catastrophe en 2027 où le second tour de la présidentielle verrait une nouvelle fois droite et extrême droite s’affronter tandis que la gauche serait éliminée ? Si le débat sur la prochaine présidentielle ne bat pas encore totalement son plein à gauche, François Ruffin a décidé de mettre les pieds dans le plat via un entretien accordé à Libération qui fait la Une du quotidien ce mercredi 21 mai.

« Il nous faut une primaire, une ”primaire geyser”, qui ne soit pas qu’une élection de départage, mais un moment de débordement », explique celui qui, déjà sur les rangs pour 2027, veut s’y présenter. Et il est sûr de son coup : « Je l’emporterai », affirme le député de la Somme, s’estimant le mieux placé pour battre l’extrême droite qu’il a défait « par trois fois » sur « les terres ouvrières » de sa circonscription en parlant « pour le monde du travail, les gens ordinaires qui tiennent le pays debout ».

Une primaire de Poutou à Hollande

Le parlementaire, qui siège à l’Assemblée au sein du groupe écologiste depuis son départ de la France insoumise, estime que les partis de gauche devraient l’organiser : « Ce serait mieux avec eux. Est-ce qu’ils diront tous oui demain matin ? Probablement pas. Mais il a, au sein de chacun, des unitaires contre des identitaires. De toute façon cette primaire aurait lieu. Parce qu’elle répond à un désir profond », tranche-t-il en référence aux candidatures communes du Nouveau Front populaire (NFP) lors des dernières législatives qui « en un mois » ont réuni « 9 millions de votants ».

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Et François Ruffin a tout prévu. « Le calendrier : des candidatures en avril 2026 et un vote à l’automne. Le format : une élection à deux tours, sur le modèle de la présidentielle. Pas un truc folklorique pour bac + 12. Les garde-fous pour candidater : 100 000 parrainages citoyens, 250 maires. Dix idées, en guise de profession de foi. Un vote physique avec un bureau de vote par canton. L’objectif : deux à trois millions de votants », détaille-t-il. Le « périmètre », lui, serait celui du NFP de « Philippe Poutou à François Hollande » pour lequel le député se dit prêt à voter s’il l’emportait car « on ne participe pas à un tel scrutin, sans ensuite, en respecter les règles ». Reste qu’en matière de programme, celui du NFP de juin dernier serait « la base, sans être la bible ».

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Quant à une éventuelle candidature hors primaire de l’insoumis Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, en rupture avec la stratégie de LFI, juge que « c’est un souci pour les naïfs : tout est question de rapport de force ». « Un candidat légitimé par des millions de votants, ça chamboule les calculs. Les gens se demanderont : quel bulletin pour gagner ? Pour battre Le Pen-Bardella au second tour. Les électeurs, eux, ne sont pas irréconciliables », assure-t-il.

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