Guerre en Ukraine : ce que prévoit l’accord de cessez-le-feu en mer Noire annoncé par les États-Unis

Posté par jacques LAUPIES le 25 mars 2025

 

L’Ukraine, les États-Unis et la Russie ont confirmé mardi 25 mars un accord de cessez-le-feu en mer Noire et la reprise de l’initiative de 2022. Le projet prévoit « la sécurité de la navigation »« d’exclure l’usage de la force » et d’« empêcher l’utilisation de navires commerciaux à des fins militaires ».

Monde

 

6min

Publié le 25 mars 2025Mis à jour le 25 mars 2025 à 22:27

Guerre en Ukraine : ce que prévoit l’accord de cessez-le-feu en mer Noire annoncé par les États-Unis dans POLITIQUE P16-ACCORD-RUSSIE-UKRAINE_M-1
 Volodymyr Zelensky assure que Kiev « mettra en oeuvre » les accords annoncés par Washington, le 25 mars 2025, lors d’une conférence de presse à Kiev.
© Genya SAVILOV / AFP

Les discussions trilatérales entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis en Arabie saoudite ont débouché sur un accord de cessez-le-feu en mer Noire, a annoncé mardi la Maison Blanche dans deux communiqués distincts. Depuis le 23 mars, Kiev et Moscou tiennent des discussions séparées sous la médiation de Washington à Riyad, afin d’aboutir à cette trêve en mer Noire et à un moratoire temporaire sur les frappes visant les sites énergétiques.

Accès à la Russie au marché des exportations agricoles

Dans les deux communiqués publiés mardi par l’exécutif états-unien sur l’état des pourparlers avec la Russie et l’Ukraine, Washington affirme que les engagements respectifs doivent permettre d’« assurer la sécurité de la navigation, exclure l’usage de la force et empêcher l’utilisation de navires commerciaux à des fins militaires en mer Noire ».

Washington a validé un certain nombre de demandes de Moscou : « Les États-Unis vont contribuer à rétablir l’accès de la Russie au marché mondial des exportations de produits agricoles et d’engrais, à améliorer l’accès aux ports et aux systèmes de paiement pour ce type de transactions ». Le document s’achève sur une affirmation : « les États-Unis et la Russie continueront à travailler pour parvenir à une paix durable en Ukraine ».

La Maison-Blanche témoigne également de la volonté commune d’élaborer « des mesures pour mettre en œuvre l’accord du président Trump et du président Poutine » visant à interdire les frappes contre les installations énergétiques.

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La sécurité européenne passe par un accord « Helsinki 2 »

La délégation russe aurait quitté l’Arabie saoudite, mardi après douze heures d’échanges avec l’administration américaine, la veille. Lors d’un entretien à la télévision russe, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a jugé mardi que les deux parties « avaient principalement discuté de la sécurité de la navigation en mer Noire » et du rétablissement « d’un accord » sur les céréales conclu en 2022« La Russie souhaite que le marché des céréales et le marché des engrais soient prévisibles » afin que personne n’essaie de nous « exclure de ces marchés » a-t-il poursuivi.

 

Moscou qui s’était retirée de l’accord en juillet 2023, au prétexte que les Occidentaux ne respectaient pas leurs engagements, veut désormais des « garanties claires » pouvant être « uniquement le résultat d’un ordre de Washington » au président Volodymyr Zelensky. Les deux administrations américaine et russe entendent impliquer des pays « tiers » dans la supervision de cette trêve. Si l’Europe est évincée à ce stade, la Turquie pourrait en faire partie.

Une première liste d’infrastructures énergétiques actée

Le Kremlin a également publié son propre communiqué sur les négociations et indique : « les parties russe et américaine sont convenues d’assurer la mise en œuvre de l’initiative de la mer Noire, qui comprend la sécurité de la navigation, le non-recours à la force et la prévention de l’utilisation de navires commerciaux à des fins militaires, tout en organisant des mesures de contrôle appropriées par le biais de l’inspection de ces navires » et la levée des sanctions imposées aux institutions financières impliquées dans le « commerce international de denrées alimentaires ». Tant que cette restriction américaine ne sera pas retirée, Moscou prévient qu’elle ne le mettra pas en œuvre.

L’autre élément d’explication donné par la présidence russe a porté sur la trêve de trente jours sur les infrastructures énergétiques en Ukraine et en Russie, en discussion. Moscou a indiqué que l’accord concernait notamment les
raffineries, les gazoducs et les centrales électriques et que cette liste avait été convenue avec Washington.

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Lors d’une conférence de presse, le président ukrainien a salué de « bonnes mesures » et affirmé que son pays entendait « mettre en œuvre » la trêve partielle en mer Noire et concernant les frappes sur les installations énergétiques annoncée par la Maison Blanche.

Mais avant de s’envoler mercredi pour la France, Volodymyr Zelensky a précisé n’avoir « aucune confiance envers les Russes ». Moscou doit prouver qu’elle est « prête à la paix » et son « comportement dans les prochains jours sera révélateur » et de « nouvelles mesures devront être prises » à son encontre réclame le dirigeant sur X.

Des lignes rouges pour Kiev

Plus tôt dans la journée, le ministre de la Défense Roustem Oumerov qui était à la tête de la délégation présente en Arabie saoudite, a précisé sur Telegram que « le déplacement de navires militaires russes au-delà de la partie orientale de la mer Noire sera considéré comme une violation de l’esprit de cet accord » et que « dans ce cas, l’Ukraine aura le plein droit d’exercer son droit à l’autodéfense ». Ce communiqué précise également que l’interdiction complète des frappes énergétiques a été actée par « toutes les parties » mais que sa mise en œuvre dépendra de « consultations techniques supplémentaires dès que possible » concernant la surveillance et le contrôle des accords.

Par ailleurs, les Etats-Unis se sont engagés à « soutenir les efforts en vue d’échanges de prisonniers, de la libération de civils et du retour d’enfants ukrainiens déplacés de force ». Absente des négociations, la présidence française a préféré critiquer une initiative insuffisante « à établir un cessez-le-feu durable, solide, et encore moins un accord de paix ». Un processus que l’exécutif français n’a jamais présenté.

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Les va-t’en-guerre suscitent la rigolade ! Ils défilent sur les écrans. Editorialistes bien payés, généraux aux fins de mois surement pas difficiles et spécialistes trop souvent de pacotille, nous prennent pour des cons en traficotant l’histoire si ce n’est les faits ! En plus ils sont tous d’accord pour piquer nos maigres épargnes…

Posté par jacques LAUPIES le 25 mars 2025

Les va-t'en-guerre suscitent la rigolade ! Ils défilent sur les écrans. Editorialistes bien payés, généraux aux fins de mois surement pas difficiles et spécialistes trop souvent de pacotille, nous prennent pour des cons en traficotant l'histoire si ce n'est les faits ! En plus ils sont tous d'accord pour piquer nos maigres épargnes... dans POLITIQUE

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Mobilisation contre le racisme : Paris, Lyon, Marseille, Besançon

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2025

Dans plus de cent villes, des manifestations sont organisées ce samedi 22 mars contre le racisme et pour riposter face à l’extrême droite à l’appel de nombreux collectifs, associations, syndicats, partis de gauche. On vous dit où vous pourrez vous mobiliser.

Société

 

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Publié le 21 mars 2025

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Une manifestation contre la loi immigration de Gérald Darmanin, le 21 janvier 2024 à Paris.
© Christophe Michel/ABACAPRESS.COM

À l’initiative de la LDH, d’Attac, de La Cimade, de la CGT, de la FSU, de Femmes Égalité, du Gisti, du Mrap, d’Oxfam, de SOS Racisme, du Syndicat des avocat·es de France, et de Solidaires, de nombreux cortèges, auxquels appels également de nombreuses autres associations et collectifs ainsi que les partis de gauche, s’élanceront samedi 22 mars aux quatre coins de l’Hexagone, dans le cadre de la Journée internationale contre le racisme.

C’est « l’heure de la riposte », selon le mot d’ordre des organisateurs qui entendent répliquer au rouleau compresseur de l’extrême droite dont les tenants se sentent encore plus fort depuis l’élection du grand frère Trump« Nous ne concevons pas la société autrement que dans la fraternité qui est marquée sur le fronton des édifices publics, aux côtés de la liberté et de l’égalité. Nous ne concevons pas la société autrement que rassemblée par l’accès effectif à tous les droits, pour toutes et tous », martèle leur appel commun qui dénonce « les comportements racistes et xénophobes » devenus « le quotidien pour tant de personnes aujourd’hui, du fait de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion » et « les actes violents » qui « se multiplient, faisant vivre dans la peur, la souffrance, l’injustice d’un quotidien de discriminations ».

Plus de 100 manifestations pour « un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire »

« Le quotidien, ce sont aussi les discours de haine désinhibés, les propos mensongers de responsables politiques et de médias contrôlés par des acteurs économiques disposant de moyens considérables, qui stigmatisent des populations et des quartiers et manipulent les chiffres », rappellent également les signataires qui à l’occasion de cette journée d’action veulent faire entendre « un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire ».

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Nous soutenons !

Posté par jacques LAUPIES le 21 mars 2025

Manifestation du 22 mars : le peuple de gauche uni dans la rue contre l’extrême droite

Les principaux partis de gauche défileront, ce samedi 22 mars, dans toute la France, aux côtés de syndicats, de collectifs et d’associations. Une respiration unitaire, alors que l’offensive réactionnaire internationale agit comme un rouleau compresseur.

Politique

 

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Publié le 20 mars 2025

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Des manifestations contre l’extrême droite sont prévues partout en France, le 22 mars 2025.
© Dragan Lekic / Hans Lucas.

Tous les voyants d’alerte sont au rouge : c’est « l’heure de la riposte », selon le mot d’ordre des organisateurs. Ce samedi 22 mars, dans plus de cent villes de métropole, associations, syndicats et partis politiques de gauche défileront ensemble contre le racisme et le fascisme. Une mobilisation coordonnée par la Marche des solidarités et la Ligue des droits de l’homme (LDH). Cette initiative, qui fait suite à la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, ce vendredi, s’inscrit dans un contexte particulier de montée du fascisme dans le monde, aux airs de rouleau compresseur.

L’extrême droite est ainsi en position de prendre le pouvoir ou de participer à des gouvernements dans la plupart des pays occidentaux, sous cinq ans. En France, elle a désormais des milliers d’élus, nationaux ou locaux, qui maillent le territoire. Les micros de tout le pays lui sont ouverts, bien au-delà des médias détenus par ces alliés milliardaires (Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin).

Un esprit unitaire antifasciste dans la lignée des législatives de l’été dernier

À l’international, elle bénéficie du supermécénat d’une des premières fortunes mondiales, Elon Musk, et du président de la première puissance mondiale, Donald Trump. Une machine rodée, qui œuvre au grand renversement des signifiants, à la diabolisation du progressisme remarketé en « wokisme », et cherche désormais à faire son nid jusque dans les luttes féministes et LGBTQI + (fémo et homonationalisme).

Ce samedi, la marche renouera avec l’esprit unitaire antifasciste qui a présidé à la campagne du Nouveau Front populaire (NFP) cet été, en réunissant dans un même mouvement associations, partis politiques et syndicats. « Il ne faut pas oublier que, cet été, on a démontré qu’une majorité de gens refusaient toujours d’être gouvernés par l’extrême droite », signale Nathalie Tehio, présidente de la LDH. La nécessité d’un front commun fait consensus : « La gauche a le devoir de se rassembler pour faire face au sentiment d’impuissance et de débordement par l’extrême droite », acquiesce Bora Yilmaz, président de la commission antiracisme du PCF.

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« Il y a besoin d’un sursaut populaire, d’un message d’unité et de solidarité », souligne Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise. Les différents participants abondent aussi sur la responsabilité du gouvernement dans la montée de l’extrême droite, alors que les troupes macronistes ont participé au front républicain lors des législatives : « C’est hypocrite de prétendre incarner une alternative au trumpisme, tout en défendant une politique migratoire qui, toutes proportions gardées, participe de la même logique, à savoir ériger des murs », cingle Vincent Gay, secrétaire général d’Attac.

 

Les partis de gauche divisés

Mais ces consensus masquent mal les divisions qui agitent et abîment la gauche, à un moment où la société civile progressiste attend d’elle qu’elle soit forte. L’élan du NFP s’est brisé sur les fractures qui avaient été glissées sous le tapis (rapport à l’Europe et à l’Otan, entre autres exemples) et sur les agendas partisans particuliers. « Cela peut paraître paradoxal, mais je pense que l’offensive libertarienne et réactionnaire en cours nous offre l’occasion de nous reconsolider et de nous remettre au centre de la bataille culturelle », avise Chloé Ridel, porte-parole du PS.

« Quand il y a un sursaut nécessaire, même si on s’envoie des piques, on sait s’unir », veut aussi rassurer Aminata Diakité, porte-parole des Écologistes. Mais le réflexe antifasciste ne peut prévaloir uniquement quand le RN a un pied dans la porte du pouvoir, comme cet été. Avec les municipales 2026 et la présidentielle 2027 pour échéances, la compétition interne à la gauche a pour le moment repris le dessus. « On n’a clairement pas besoin de ça », soupire un représentant associatif. « Les assos et les syndicats font le travail d’unité, même si c’est un combat de tous les jours », salue, pour sa part, Gérard Ré, membre du bureau confédéral de la CGT.

Exemple paroxystique de ces tensions : la polémique autour de l’affiche de la FI à l’effigie de Cyril Hanouna, à connotation antisémite. Une faute, quand on prétend communiquer sur une marche antiraciste, qui a ajouté de la division à la division. Le visuel était « ignoble » pour le PCF, « intolérable », pour le PS. « C’est aussi une marche contre l’antisémitisme ! » rappelle-t-on du côté des Verts. « C’est une véritable connerie, cette affiche, ça n’a rendu service à personne, on a parlé que de ça et pas assez du 22 mars », grince un participant.

« L’objectif n’est pas de faire de cette marche un moment polémique ou de règlements de comptes », considère, pour sa part, l’insoumis Manuel Bompard, qui estime que personne « n’est obligé d’aller cotiser aux polémiques initiées par l’extrême droite ».

Or, c’est oublier que la séquence a créé un vif émoi parmi les organisateurs de la manifestation. Auprès de l’Humanité, la LDH et Attac confirment avoir échangé chacun avec la FI à la suite de la publication du visuel, assorti d’un courrier regrettant que cette polémique « décrédibilise l’ensemble du combat antiraciste »« Le racisme est un des moyens qu’utilisent l’extrême droite et l’oligarchie pour diviser et mieux régner, pointe la socialiste Chloé Ridel. On ne peut être aveugle à aucune de ses formes. Le rôle de la gauche est de recréer du commun. »

Reste à savoir comment. Au-delà de la marche de ce samedi, il est attendu des forces progressistes qu’elles fassent preuve d’initiative, qu’elles passent d’une gauche de constats à une gauche de combats. Ce vendredi, les grandes centrales (CGT, CFDT, FO, FSU, Unsa…) ont lancé, en parallèle de la marche, une campagne intersyndicale de lutte contre le racisme dans l’entreprise. Une initiative saluée par le PCF.

« Nous pensons qu’il est possible de créer un mouvement antiraciste de masse autour de la question du travail, explique Bora Yilmaz. C’est une manière de répondre au racisme tout en l’articulant avec le combat de classe : en rassemblant les travailleurs et les classes populaires, par-delà les différences identitaires. » Les communistes restent d’ailleurs circonspects devant la stratégie de la « nouvelle France », théorisée par Jean-Luc Mélenchon, qui veut faire des grands centres urbains métissés le moteur de la « révolution citoyenne ».

Encore une fracture ? « Il n’y a pas de gauches irréconciliables sur l’antiracisme, veut croire le numéro un d’Attac, Vincent Gay. Au contraire, c’est notre dénominateur commun. Il y a différentes approches, différentes cultures et différents agendas. Mais rien d’incompatible. »

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Le capitalisme fait des ravages dans la république fondée par Atatürk*

Posté par jacques LAUPIES le 19 mars 2025

Turquie : le maire d’Istanbul et principal opposant d’Erdogan arrêté pour « corruption » et « terrorisme »

Figure de l’opposition turque, le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu a été arrêté, mercredi 19 mars à l’aube. Il est plus que jamais dans le viseur du président Recep Tayyip Erdogan, qu’il rêve de détrôner.

Monde

 

4min

Publié le 19 mars 2025

 dans POLITIQUE
Ekrem Imamoglu à Izmir, en Turquie, le 8 mars 2025.
© Murat Kocabas/SOPA Images/SPUS/ABACAPRESS.COM

Ekrem Imamoglu, figure de l’opposition au chef de l’État – lui-même maire dans les années 1990 d’Istanbul, la capitale économique de la Turquie – croule sous les procédures lancées qui contrecarrent son éventuelle candidature à la magistrature suprême. L’édile qui avait fait une entrée fracassante sur la scène politique nationale en 2019 en infligeant une humiliante défaite électorale au chef de l’État, est visé par six procédures, dont l’une, qui avait débouché sur une peine de prison dont il a fait appel, l’avait déjà mis hors jeu pour la présidentielle de 2023.

Largement réélu l’an passé à la tête de la plus grande ville de Turquie, il devait être désigné dimanche comme le candidat du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) à la présidence pour les élections de 2028. Arrêté mercredi, comme plus d’une centaine de ses collaborateurs, d’élus et membres de son parti, il avait déjà vu mardi son diplôme universitaire annulé ce qui, en vertu de la Constitution, risque également d’empêcher sa candidature à l’élection présidentielle.

« Les policiers sont arrivés juste après le sahur (le repas avant le lever du jour en cette période de ramadan, ndlr). Ekrem Bey a commencé à se préparer.(…) Ils ont quitté la maison vers 7h30 », a témoigné l’épouse du maire, Dilek Imamoglu, sur la chaine privée NTV. Selon le communiqué du bureau du procureur d’Istanbul, le désignant comme le chef d’une « organisation criminelle à but lucratif », il est accusé de corruption et d’extorsion. L’agence étatique Anadolu évoque également des accusations de « terrorisme » et « d’aide au PKK », le Parti des Travailleurs du Kurdistan, à l’encontre de sept suspects dont le maire.

« Rien d’autre qu’un coup d’État contre le principal parti d’opposition »

En ravissant Istanbul en 2019, après vingt-cinq années de domination locale du camp de Recep Tayyip Erdogan, et en conservant haut la main cette mégapole en 2024 malgré les efforts déployés par le chef de l’État pour lui faire barrage, Ekrem Imamoglu est devenu l’homme à abattre. Régulièrement classé parmi les personnalités politiques préférées des Turcs, celui qui était un quasi-inconnu jusqu’en 2019 ne cesse de se poser en principal rival de Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2003, d’abord lorsque ce dernier était premier ministre, puis président.

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Musulman pratiquant mais membre d’un parti laïque, cet ex-homme d’affaires originaire des côtes de la mer Noire, qui a fait fortune dans le bâtiment avant d’entrer en politique, séduit au-delà de sa formation. « Il peut plaire à tous les segments de l’électorat d’opposition, qu’il s’agisse d’électeurs turcs, kurdes, sunnites, alévis, jeunes ou âgés », estime Berk Esen, de l’université Sabanci d’Istanbul, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP).

 

Son arrestation a été dénoncée comme a dénoncé « un coup de force pour entraver la volonté du peuple » et « contre le prochain président » de la Turquie par le président de son parti, le CHP, Özgur Özel. « Ce qui s’est passé ce matin n’est rien d’autre qu’un coup d’État contre le principal parti d’opposition, avec des conséquences considérables pour l’avenir politique du pays, a également estimé auprès de l’AFP Berk Esen, politiste de l’université Sabanci d’Istanbul. Cette décision pousse la Turquie plus loin sur la voie de l’autocratie, à l’instar du Venezuela, de la Russie et de la Biélorussie. »

Le pouvoir tente également de verrouiller toutes protestations contre cette nouvelle vague d’arrestations. Tous les rassemblements et manifestations ont été interdits jusqu’à dimanche par le gouverneur d’Istanbul mais de nombreux partisans du maire, qui avait initialement prévu de les rassembler mercredi, convergeaient vers la municipalité cernée de barrières, selon un photographe de l’AFP. L’emblématique place Taksim, au centre d’Istanbul, haut lieu traditionnel des manifestations, a été également complètement fermée, ont constaté les correspondants de l’AFP.

 

 

Mustafa Kemal Atatürk

Wikipédia
https://fr.wikipedia.org › wiki › Mustafa_Kemal_Atatürk
 
ataturk sur fr.wikipedia.org
Naissance de la république de Turquie · 1er novembre 1922 . Le titre de calife est donné par l’Assemblée nationale à Abdülmecit, l’aîné de la maison ottomane.

 

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