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L’Europe, à nouveau divisée, est dans l’impasse : (suite)

Posté par jacques LAUPIES le 21 décembre 2023

L’Europe, à nouveau divisée, est dans l’impasse :

Dans ce contexte, l’intervention militaire de la Russie en Ukraine, a été le catalyseur qui a accéléré la polarisation des lignes de tensions internationales. Elle-même est la conséquence de la pression exercée par l’Occident (l’OTAN) et les USA à travers le coup d’état du Maïdan en 2014, qui visait à arrimer l’Ukraine au camp occidental. Cet expansionnisme est lui-même lié à la crise non résolue du capitalisme contemporain et au besoin en résultant de circonscrire la souveraineté d’un nombre croissant d’états.

En Europe (continent européen), des changements radicaux sont apparus après le début de l’intervention militaire russe sur le territoire ukrainien. Après des années de fluctuation, les relations entre la Russie et la Biélorussie d’une part, les pays de l’UE, la Grande Bretagne et les USA d’autre part sont réduites à un niveau jamais atteint pendant la guerre froide. Une grande vague de militarisation parcourt le continent.

Les USA ont encerclé les pays de l’UE dans un véritable mâchoire stratégique : les pays de l’UE n’ont que peu de ressources, notamment énergétiques. Ils sont dépendants d’approvisionnement pétroliers et gaziers extérieurs. Le gaz russe, une des sources d’énergie bon marché dont bénéficiait l’économie de l’UE passait par trois itinéraires possibles : les gazoducs NorthStream 1 & 2, sous la Baltique ont été détruits. Les deux autres itinéraires passent l’un par la Pologne, l’autre par l’Ukraine, deux pays très proches (voire satellites) des USA. Par leurs alliés, les USA disposent donc du principal robinet énergétique de l’économie de l’UE. Par la pression médiatique et diplomatique, ils ont même convaincu l’UE de renoncer à une large partie des approvisionnements pétroliers directs venant de Russie, obligeant les pays de l’UE à acheter en Inde le pétrole russe, ré-étiqueté après raffinage et plus cher.

Cette situation a également produit un changement de nature des institutions de l’UE. Celle-ci devient ouvertement un centre support de l’OTAN et de la politique états-unienne, sur laquelle elle est totalement alignée. La Suède et la Finlande, jusqu’ici officiellement neutres, ont engagé le processus d’adhésion à l’OTAN. La Pologne, alliée privilégiée des USA en Europe, s’est engagée dans un processus de militarisation accélérée qui modifie les équilibres géopolitiques du continent et peut provoquer de nouveaux conflits. Une pression accrue est désormais exercée sur les états de l’UE pour bloquer leurs relations avec la Chine.

En même temps, ce changement est en train de faire mûrir une crise économique et sociale majeure au sein de l’UE, une perte de compétitivité que se traduit déjà par une fragilisation du tissu productif et un appauvrissement massif. Surtout, la politique de l’UE paraît désormais sans perspective. La fuite en avant néo-libérale épuise les ressources fondamentales accumulées durant la reconstruction après-guerre. La position générale est de continuer à faire ce qui ne marche pas, mais même la conviction des néo-libéraux les plus acharnés s’émousse.

 

Le verrou de la politique impérialiste peut être levé :

Cette situation est lourde de dangers, mais elle est aussi porteuse de nouvelles perspectives pour les classes travailleuses du monde. Depuis environ 50 ans, la domination états-unienne et des grandes bourgeoisies sur le monde a constitué des barrières majeures sur la voie de l’émancipation populaire. Les expériences socialistes ont été combattues avec cynisme et acharnement. Les idéaux communistes ont été vilipendés et diffamés. L’histoire a été travestie. Toute tentative de changement a dû faire face non seulement aux menaces et au chantage, mais surtout à l’isolement du marché mondial et à l’étouffement économique à une échelle jamais vue. Cuba, qui résiste, en est encore le témoin.

Pour tous les pays, quel que soit leur niveau de développement, la politique néo-libérale est désormais synonyme de misère, de régression et de chaos.

En revanche, l’émergence de nouveaux rapports internationaux, la croissance de la Chine et sa politique d’investissements (BRI : Belt and Road Initiative), fondée sur la construction des infrastructures clés et la libération des forces productives ouvre la possibilité d’une autre voie, souveraine vers le développement et la résolution des crises. Elle permet d’envisager d’en finir au niveau mondial avec le néo-colonialisme et le néo-libéralisme.

La crise cumulative du capitalisme et de l’impérialisme mobilise progressivement des forces de changement d’une ampleur nouvelle. Une solution salvatrice pour l’humanité devient possible, un socialisme de deuxième génération, seul capable de résoudre les contradictions actuelles. Cela rend possible l’émergence d’une prise de conscience des classes travailleuses. Une nouvelle phase est en train de se ré-ouvrir : la perspective de la socialisation et la transition des classes travailleuses de classes en soi vers classes pour soi.

 

 

 

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