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Posté par jacques LAUPIES le 20 décembre 2023

Après une longue phase de réaction …

Depuis la seconde guerre mondiale, les USA ont dominé la production industrielle, le commerce internationale, la production et le raffinage pétrolier (meilleure source d’énergie disponible), les technologies de pointe, et une bonne partie de la production culturelle et scientifique. Partant de cette position, ils ont rapidement mis la main sur les outils de contrôle financiers, monétaires et politiques de l’économie mondiale, imposant un nouveau régime impérialiste au monde capitaliste.

A ce moment, les USA ont été en situation d’exercer un contrôle global sur les flux de profit et d’accumulation du capital. Les étapes ultérieures de ces développement ont correspondu avec les crises successives d’accumulation capitaliste, en premier lieu avec la première grande crise générale de suraccumulation de l’après guerre qui a commencé à la fin des années 1960. Ces crises successives ont poussé la puissance capitaliste dominante à chercher des solutions diverses qui se sont rassemblées sous l’appellation de « néo-libéralisme » : dérégulation, libre circulation des capitaux et généralisation de l’évasion fiscale, financiarisation, ouverture des marchés, externalisation de la production industrielle vers des pays sans protection sociale, à faible monnaie et bas prix de la force de travail.

Ces différentes solutions ont conduit à une restriction générale de la souveraineté des états, soumis aux exigences des capitaux portées à la fois par la structure de la sphère financière et monétaire et par l’appareil impérialiste des USA et leurs relais officiels ou officieux. Ce processus a été grandement renforcé par la disparition de l’Union Soviétique qui constituait le principal contrepoids à la puissance états-unienne dans les relations mondiales.

 

… une situation mondiale radicalement nouvelle

L’affaiblissement de la souveraineté des états et la force du contrôle financier et monétaire ont empêché, durant des décennies, la formulation d’une perspective alternative concrète. Cependant, après une longue évolution, l’ascension de la Chine suivie par d’autres grands pays du « Sud global » a ouvert de nouvelles perspectives. Les points de domination états-uniens sont aujourd’hui étiolés ou menacés. La Chine domine désormais la production industrielle dans de nombreux secteurs. Elle dispose d’une capacité scientifique et technologique de 1er plan. Elle est la deuxième économie du monde et le principal partenaire commercial de la plupart des pays. Elle dispose ainsi depuis de nombreuses années d’excédents commerciaux et de réserves monétaires qui lui permettent de contrebalancer la position états-unienne. Elle peut proposer à de nombreux pays un autre système avec une véritable alternative aux capitaux états-uniens et au dollar. Elle peut leur ré-ouvrir la voie du développement des forces productives.

D’autres grands pays ont commencé à poser les jalons d’un développement conséquent et nouent aujourd’hui, notamment au sein des BRICS (l’alliance initialement créée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) Cette alliance s’est récemment élargie à 6 nouveaux pays et est en position de contester frontalement les rapports mondiaux et de les modifier radicalement.

La crise du capitalisme US – UE est de ce fait privée de solutions et resurgit aggravée et élargie.

C’est pourquoi le monde est désormais entré dans une période de changements accélérés. Après une longue évolution du système productif mondial, ces changements sont en train désormais de bouleverser complètement les rapports internationaux et, en particulier, la domination impérialiste états-unienne. De nouvelles perspectives s’ouvrent. Les pays du « Sud global » relèvent la tête et sont en situation de se battre pour réaliser leur développement économique et social tant attendu.

L’affaiblissement de l’impérialisme et les fractures internationales ouvrent des potentialités nouvelles.

Les bourgeoisies mondiales, notamment celles qui avaient le plus profité de cette période de réaction ont parfaitement compris la situation. Elles résistent pied à pied, par tous les moyens à leur disposition et quitte à piétiner les principes dont elles avaient fait leur raison d’être, comme la liberté du commerce pour défendre leurs privilèges. Quitte aussi à écraser les plus faibles pour sauver les plus forts.

Les anciennes colonies et semi-colonies de l’Occident avaient conquis une indépendance formelle dans la période 1945 / 1975 pour l’essentiel. Cependant, pour la plupart d’entre eux, la domination coloniale directe avait simplement été remplacée par une domination néo-coloniale masquée. S’en est suivi pour ces pays une longue phase de développement empêché, de quasi-stagnation économique et d’exclusion du monde développé. Maintenus à la périphérie du système productif mondial, la plupart de ces pays n’ont pas accédé aux infrastructures productives nécessaires à leur développement. La libre circulation des capitaux, la domination monétaire et l’ouverture des marchés ont laminé les premiers pas réalisés par ces pays dans la voie du développement notamment sous la forme catastrophique des « Plans d’Ajustement Structurel » du FMI.

Cette réduction de la souveraineté des états a également atteint les pays capitalistes développés et a également conduit à des régressions catastrophiques : chômage et réapparition de la pauvreté de masse, désindustrialisation et liquidation des services publics, montée de la réaction et du fascisme.

(à suivre)

 

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