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La guerre restera-t-elle éternelle et destructrice pour l’humanité ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 janvier 2023

la guerre est ce qu’il y a de plus absurde et inutile pour résoudre les oppositions d’intérêts entre groupes d’humains, nations ou groupes de nations. Pourtant elle puise son existence depuis la nuit des temps dans la dispute née de l’accaparation de biens pour la survie.

Si l’on n’est plus au temps de cavernes ou l’on se disputait les fruits et le gibier sur des territoires que s’octroyaient les clans, le principe demeure et les territoires convoités ont une dimension planétaire, les immensités cultivées ont remplacé les bouts de fôrêts ou les steppes arpentées par des nomades, les nations constituées à la suite d’affrontements impitoyables sont en interdépendance dans des blocs à l’avenir aléatoires qui se combattent sans merci. Les alliances se font et se défont la plupart du temps au nez et à la barbe des peuples même lorsque ceux-ci sont en état de révolution.

La propriété  des terres et des moyens de production, née du vol, du pillage et de l’exploitation du travail change de main, mais elle est toujours déterminante dans l’organisation sociale permettant l’alienation du travail qui provoque la perte de soi pour chaque individu, toutes classes sociales confondues ! La seule réponse à ce mal dominant, le socialisme, peine à s’imposer tant la pression idéologique des possédants est grande fussent ils des individus isolés ou des collectifs.

Les conquêtes sociales qu’il ne faut pas négliger sont en permanence remises en cause, au gré des modifications de rapport de forces provoqués par une contre révolution permanente qui profite de l’apathie et de l’endormissement des peuples.  Une situation entretenue par la domination idéologique, politiques et militaires qu’exerce les classes dominantes. L’évolution des forces productives, avec les progrès des sciences, des techniques et des managements, restant sous leur contrôle.

A chaque phase d’établissement de rapports sociaux nouveaux des empires se constituent, prospèrent et déclinent minés par leurs contradictions économiques et sociales. La guerre  apparait comme la seule solution pour le maintien de leur existence. En témoigne l’évolution du système esclavagiste, depuis les premières civilisations de l’antiquité jusqu’au règne féodal lui même happé par la violence jusqu’à sa disparition comme système économique pour être transformé  en un nouveau système d’exploitation : le capitalisme. Ce capitalisme dont les contradictions conduisent à une auto destruction qu’entre autre la guerre peut accélérer où retrarder !

Le passage d’un système à l’autre n’est évidemment pas chronogiquement linéaire. Il dépend du degré de développement économique (état des forces productives) des entités territoriales concernées, du degré de conscience des différentes classes qui s’affrontent, des incidences idéologiques et religieuses, des alliances ou mésalliances extérieures, de l’issue des crises politiques dont la guerre. De cet ensemble de facteurs va dépendre  la réussite  des révolutions.

L’intervention humaine indispensable s’en trouve donc compliquée car dépendante d’une approche à la fois théorique et pratique qui ne peut laisser place à l’improvisation, au risque d’amorcer des processus que l’on ne maitrisera pas, de stratégies mal définies qui précisèment conduiront à l’usage de la violence et de la guerre (civile notamment)

Les exemples sont multiples dans le monde (au passé comme au présent) d’échecs qui résultent d’une mauvaise conduite de l’action révolutionnaire à court ou long terme selon le cas.

Sans doute la réalité est toujours difficile à appréhender, sans doute on ne peut préjuger des réactions humaines face à des évènements prévus ou imprévus mais il faut reconnaitre que parfois la méconnaissance des faits historiques, des contradictions qui les ont générés, nous conduisent à faire l’impasse sur des enseignements utiles qu’ils devraient nous apporter au présent ! Au bout du compte cela peut nous conduire  à l’inertie, à la confusion, au renoncement, au désintéressement des peuples dont l’action est déterminante dans le développement progressiste de l’humanité.

Confrontés à la guerre d’Ukraine il est évident que la plupart des observateurs semblent ne pas prendre en compte ni les faits historiques, ni le contexte économico-politique pour situer les responsabilités des belligérants ou pour le moins  simplement se limiter à examiner celles d’un seul d’entre eux (la Russie) et à en  exonérer l’autre  (l’Ukraine placée au rang des victimes) Le simple fait que sans le soutien massif des Etats-Unis ce dernier, dans le prolongement de la chute du mur, n’aurait pu devenir une puissance militaire menaçante pour la Russie semble éludé, camouflé.

Et pour cause : la disparition de l’Union Soviétique n’a pas diminué les appétits  d’influence des américains. Bien au contraire. L’Europe présente toujours pour eux un terrain propice au maintien et au développement de leurs intérêts économiques, politiques dans le monde. D’autant que le développement économique de la Chine et surtout les incertitudes politiques que laissent planer ce pays se réclamant du socialisme constituent, de part sa stratégie non agressive militairement mais terriblement efficace économiquement, un puissant front d’opposition à l’expansion du capitalisme yankee.

Ne pas voir ces élément, très succintement rappelés ici, laisse place aux jeux de la propagande mise en place par les USA auxquels se livre complaisamment la plupart libéraux et sociaux démocrates des pays d’Europe entrant peu à peu dans une vaste campagne qui ne manque pas de faire le jeux des droites exrémistes à l’affut de pouvoir tout autant dangereux dans leur propositions démagogiques en politique intérieure que dans leur vision nationaliste teintée de xénophobie et souvent de racisme.

On peut donc s’insurger contre la guerre, dénoncer la stupide intervention russe, s’horrifier de crimes de guerre, écouter les bavasseries des plateaux de telé, réclamer des négociations, des armistices et la paix, cela ne fera pas disparaitre la cause des conflits armés que constitue le capitalisme. Faut-il encore rappeler qu’il porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage (Jean Jaures)

La seule réponse n’est-elle pas dans le construction d’une société sans classes ? 

 

LA CHANSON EST BELLE MAIS ?

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