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À Fos, bagarre pour des salaires comme priorité absolue

Posté par jacques LAUPIES le 12 octobre 2022

 

 

 

À Fos, bagarre pour des salaires comme priorité absolue dans POLITIQUE 6158838

Deux rassemblements d’ampleur sont venus soutenir les grévistes de Fos et La Mède. PHOTO J.Z.

Déterminés à mener leur lutte pour les salaires jusqu’à la victoire, les salariés des raffineries Esso de Fos et Total La Mède ont organisé deux rassemblements d’ampleur ce mardi.

Il faut que tout le monde comprenne que le combat qu’on mène en ce moment, nous, travailleurs du pétrole, est avant-gardiste. Parce qu’en janvier, quand les aides de l’État vont cesser, que les pseudos aides de Total vont s’arrêter, on va tous se remettre à payer 2 euros le litre de gazole. Est-ce que c’est ce qu’on veut pour tous les travailleurs de ce pays ? On a le devoir de tous se mobiliser, les salaires c’est une priorité absolue », affirme Fabien Cros, délégué CGT de Total La Mède ce mardi à l’occasion d’une mobilisation d’ampleur organisés devant les deux raffineries à l’arrêt des Bouches-du-Rhône.

 

Soutiens de toute la région

À l’appel de l’Union départementale CGT 13, des soutiens sont venus de toute la région, des dockers aux salariés de la centrale de Gardanne, du commerce ou de l’industrie, en passant par l’UD CGT du Vaucluse… Un large rassemblement s’est d’abord tenu dès 8h30 du matin devant le site Esso-ExxonMobil de Fos pour soutenir les salariés en grève depuis le 21 septembre. De fait, selon le porte-parole CGT du site Lionel Arbiol,« notre direction nationale se refuse hermétiquement à discuter des mesures salariales, la dernière proposition mise sur la table ne permettant pas de couvrir l’inflation que ce soit le rattrapage 2022 ou les prévisions 2023. Pire, elle entérinerait pour la plupart des salariés une perte de pouvoir d’achat pour la 4e année consécutive. » Chez Total non plus, aucune porte de sortie du conflit n’est encore ouverte alors que la direction réclame toujours la levée de la grève comme condition à de nouvelles négociations. Ce que refuse la CGT.

 

Marre du débat sur les « privilégiés »

Alors qu’en fin de matinée ce mardi, un long cortège rejoignait le site de la Mède ou les grévistes de Total entament eux ce mercredi leur quatrième semaine de grève, son délégué CGT Fabien Cros est aussi revenu sur les prétendues rémunérations mirobolantes du secteur. « Au détour d’un communiqué, Total donne le chiffre de 5 000 euros de salaire moyen. C’est évidemment faux ! Sauf à faire le ratio entre le directeur et l’ouvrier de base, ce qui n’a aucun sens. » Ce que confirmait ce mardi Adrien*, jeune agent d’exploitation entré il y a deux ans à La Mède. « En travaillant les nuits et les week-ends, les jours fériés, j’arrive à 2 300 euros. Un collègue resté en trois-huit pendant vingt-deux ans atteint, lui, les 2 600 euros de salaire net. » Et Fabien Cros d’ajouter qu’ « au-delà du populisme affiché par Total, sur les salaires, ça fait cinq ans maintenant qu’on demande à notre direction une étude de rémunération en France, au périmètre du groupe, des branches et des établissements. Cela fait cinq ans qu’on nous la refuse. »

À ses côtés, le secrétaire général de l’UD CGT 13 Olivier Mateu disait lui sa colère de voir de voir revenir « le débat sur les privilégiés, ceux des raffineries, les privilégiés des ports, les privilégiés de l’énergie qui gagnent trop, les feignants de fonctionnaires… Mais camarades ça va s’arrêter quand ? Les privilégiés, la plupart que je viens de citer, meurent entre 60 et 62 ans de maladies professionnelles. »

Jolan Zaparty

 

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