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La France a besoin d’un Parti Communiste fort présent dans les luttes et dans les urnes…

Posté par jacques LAUPIES le 12 juillet 2022

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Après les séquences électorales vient le temps du bilan pour les communistes.

Qu’est il résulté de ces 4 tours électoraux ?

Le premier a confirmé la faiblesse des forces de gauche tout autant que celle des courants « révolutionnaires » qui la composent. Si tant est que l’on puisse se hasarder à employer le terme révolutionnaire qui peut convenir aux partis qui affichent leur volonté de construire une société socialiste laquelle  aurait la caractéristique d’en finir avec la propriété privée des grands moyens de production et d’échange. Ces partis ayant certes des objectifs et des stratégies bien différentes.  Tous cependant dénonçent le libéralisme économique et les méfaits de celui-ci et recourent à la nécessité d’organiser et (ou) de soutenir les luttes d’un prolétariat aux différentes formes. Tant par des grèves, des manifestions de rue toujours indispensables que par le recours aux urnes !

Ce premier tour a permis au PCF d’affirmer sa présence. 

Retranché depuis des années dans un hypothétique transfert de son identité derrière un courant populiste de gauche qu’il a lui me

même contribué à faire naitre et à développer au point d’habituer une fraction de son électorat à le rejoindre, le Parti Communiste a pu, grace à la candidature de Fabien Roussel, affirmer sa spécificité et formuler ses propositions. Sans doute a-t-il pu en parallèle  freiner une poussée inquiétante d’une extrême droite qui résulte plus du ralliement des fractions d’électorats de droite voire de « centre » droit et gauche, excédées par la politique macronienne.

En effet il était illusoire de penser, en l’état, qu’une victoire de la gauche fut possible dans la mesure ou une forte partie de son électorat se réfugiait inéluctablement dans l’abstention provoquée successivement par les échecs d’une social démocratie livrée au  libéralisme pseudo social des Jospin, Hollande et Valls, pour ne citer qu’eux, et qui, au pouvoir, a compromis l’ensemble des forces porteuses d’une politique de véritables transformations économiques, sociales et écologiques.

Le deuxième tour de la présidentielle n’a fait que confirmer le danger que représente l’extrême droite et les méfaits de l’abstention qui a gagné les couches à revenus moyens.

Le troisième tour (premier des législatives) n’a fait que reflêter les résultats du premier tour de la présidentielle avec des conséquences différentes du au mode de scrutin qui a permis à la gauche unie d’échapper à l’élimination  de la plupart de ses composantes et de lui donner, à ce que l’on peut considérer comme un quatrième tour (deuxième des législatives) une représentation conforme à son influence. Ni plus ni moins !

 

A moins d’être suicidaire AUCUNE des composantes de la NUPES ne pouvait se permettre de maintenir un état de division à gauche. De là à espérer un resaisissement d’un électorat réfugié dans l’abstention il y avait un pas vers cet objectif bien difficile à faire à cause des pressions médiatiques certes, mais aussi à cause d’une éducation populaire de plus en plus affaiblie et diminuée par la faiblesse militante des partis de gauche en général mais aussi du Parti Communiste en particulier.

Car le parti qui souffre le plus des insuffisances constatées dans la prise de conscience des classes populaires,  depuis la  classe ouvrière ancrée dans le processus de production  jusqu’aux classes moyennes non salariées, depuis la masse des retraités (et pas seulement des plus modestes) jusqu’à une jeunesse en mal d’insertion et de formation, les français sont sous influence de médias privés et publiques manipulés et manipulants.

Et comme si cela ne suffisait pas le bourgeoisie macronienne veut privatiser les chaines publiques qu’elle prépare en mettant en cause un élément essentiel de leur indépendance : la contribution à l’audiovisuel public sous couvert d’allègement d’impôt pour les usagers détenteur de postes télés. 

Certes d’apparence ces médias jouent l’objectivité et les élus de gauche s’y expriment souvent mais la plupart des éditorialistes, journalistes et autres (spécialistes, conseillers divers invités des plateaus télé) sont sous la pression des thèses libérales sur le plan économique, social et culturel.

On le constate notamment avec la couverture de la guerre en Ukraine. Un flot incessant de commentaires font la part belle au gouvernement ukrainien, dont le pays est certes agressé, mais dont certaines composantes d’exrême droite avec l’appui des impérialises occidentaux, contribuent à éviter toute solution de règlement pacifique. Ce qui n’exonère pas les oligarques russes de lourdes responsabilités dans la dimension actuelle du conflit. 

Bref pour répondre à ce besoin d’éducation populaire il faut une organisation politique dotée d’une volonté d’éducation et de mobilisation constante des catégories les plus aptes non seulement a oeuvrer pour la justice sociale mais aussi en mesure de contribuer à éduquer former dans les domaines évoqués : économique social et culturel mais aussi avec l’étude de la philosophie, l’histoire et autres sciences sociales.

 

Je ne vois pas d’autre organisation que le PCF avec son potentiel intellectuel, son implantation locale capable de jouer ce rôle. Encore faut-il qu’il agisse concrêtement dans ce sens : mobiliser, recruter et former des militants !     

 

jacques.laupies@orange.fr  

 

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