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Un point de vue à ne pas perdre de vue…

Posté par jacques LAUPIES le 11 mai 2022

Mélenchon, l’opium du peuple, le soupir des opprimés… Réponse à Buffet-Peu-Faucillon

Mardi 3 mai 2022, par  pam, popularité : 73%

 

 

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« Besoin d’union », « écoutons la population », « rassemblons-nous » … les formules se succèdent à la direction du PCF pour un accord gauche et écologistes derrière Jean- Luc Mélenchon pour les élections législatives. La formule « élisez-moi premier ministre » a fonctionné médiatiquement et tout est fait pour que des électeurs de gauche croient à un miracle le 12 juin, une gauche majoritaire à l’assemblée.

Mais si cet espoir fou est, comme une religion, « le soupir de la créature opprimée », elle est aussi « l’opium du peuple ». Elle lui laisse croire que son bulletin de vote va casser à lui tout seul le mur du système capitaliste auquel il se heurte dans la précarité, les inégalités, le chômage, le recul des services publics. Au lieu de l’aider à comprendre les causes de ses difficultés et les conditions nécessaires de rassemblement majoritaire pour les surmonter, elle l’enferme dans l’illusion d’une bulletin de vote magique, dans l’électoralisme, ce crétinisme parlementaire dénoncé par Marx.

Car tout le monde sait que la gauche n’a jamais été aussi faible en France après le premier tour présidentiel. Les trois gagnants sont dans l’ordre l’extrême-droite, l’abstention, et même cette droite du centre mobilisée avec Macron pour défendre son gouvernement des riches. Le léger progrès de Mélenchon se fait en écrasant le reste de la gauche.

Dans ce contexte, le spectacle des négociations de la gauche depuis plus d’une semaine est terrible et détourne les militants de l’urgence, la bataille contre l’abstention et l’extrême-droite, et même la bataille pour gagner le maximum de députés de gauche face à Macron ! Macron aura beau jeu de dénoncer une coalition de gauche politicienne et électoraliste !

Car tout pousse à un accord purement électoral cachant les profonds désaccords qui divisent la gauche depuis des décennies. Si ces calculs politiciens peuvent satisfaire des directions nationales préoccupées d’abord par les places et les moyens financiers, elles peuvent avoir une conséquence terrible pour des militants engagés sur le terrain, et contribuer à de nouveaux progrès de l’abstention le 12 juin prochain.
- Qui dans le monde du travail peut croire un seul instant que le parti socialiste s’est converti par miracle à la retraite à 60 ans ? à la critique des directives européennes ?
- Qui peut croire que les écologistes se sont convertis par miracle aux nationalisations et au respect du droit de tous à l’énergie, à l’automobile, au logement ? Rappelons que le scénario énergétique défendu par EELV implique pratiquement l’arrêt des constructions de logement !

Le bal des réunions sans fin, des petits mots et des grandes déclarations qui se succèdent est le pire de la politique que la gauche a produit depuis des décennies. Jean-Luc Mélenchon répète qu’il est le gentil qui pourrait faire tout seul mais accepte de discuter avec ceux qu’il traitait de tous les noms il y a quelques semaines, mais il ne veut voir qu’une tête, et refuse tout nouveau député PCF dans les villes communistes, ne conservant que les sortants dont plusieurs sont en pratique déjà associés à la France Insoumise. Il a sa longue expérience des pratiques politiciennes des congrès du parti socialiste.

Mais dans ces « négociations », personne ne veut dire la vérité à notre peuple, aux électeurs du monde du travail et des quartiers populaires qui n’en peuvent plus de Macron, mais qui n’en pouvaient plus de Hollande, et n’en pouvaient plus de Sarkozy… ainsi de suite.

Oui, des électeurs de gauche croient qu’un miracle peut avoir lieu, que le rapport des forces peut se renverser par une seule journée de vote. Mais ceux qui ont l’expérience d’une lutte, d’une action syndicale ou associative, savent à quel point il est difficile d’unir une majorité de notre peuple, de s’organiser pour être capable d’agir efficacement, de se mettre d’accord sur des propositions de rupture. Les discussions de la campagne présidentielle le montrent bien sur l’énergie, les nationalisations, la sécurité sociale, les salaires et les cotisations, la police et la sécurité, l’Europe et le monde. Notre peuple est profondément divisé sur de nombreux sujets et il n’y a pas de majorité populaire pour une politique de transformation.

Dire cela, c’est dire la vérité à notre peuple, ce n’est pas démobilisateur, c’est au contraire faire le pari de l’éducation populaire pour gagner des forces qui ne croient pas au miracle, mais à l’action, à l’organisation, au rassemblement populaire réel.

Dire cela, c’est parler avec franchise aux abstentionnistes, notamment ouvriers, aux invisibles du travail coupés des organisations syndicales ou politiques, aux zones rurales qui regardent avec inquiétude les débats sociétaux des urbains, aux électeurs « fâchés mais pas fachos » qui utilisent le vote d’extrême-droite pour dire leur colère noire.

C’est la condition pour marquer de premiers points les 12 et 19 juin prochain, en gagnant le maximum de députés de gauche, et parmi eux, le maximum de députés communistes pour porter une rupture radicale avec ce capitalisme destructeur, pour faire grandir l’exigence d’une autre société, celle des jours heureux.

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