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Ci-dessous article paru dans Libération : on s’étripe au PS ! Il y a de quoi surtout quand son premier démolisseur et quelques autres socio libéraux, ledit François Hollande, ouvre une bouche qu’il devrait fermer !

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2022

 

Analyse

Législatives: au PS, une nouvelle ligne de fronde

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Élections législatives 2022dossier
 

Si les négociations avec LFI ont bien démarré, la grogne monte chez les défenseurs de la ligne social-démocrate pour qui une alliance serait synonyme de compromission, voire un arrêt de mort.

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Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le 12 juillet à Villeurbanne. (Bruno Amsellem/Libération)

par Charlotte Belaïch

publié le 29 avril 2022 à 6h30
 
Le 11 avril, au lendemain du premier tour de la présidentielle, qui restera comme le souvenir d’une défaite historique des socialistes (1,7 %), Olivier Faure est arrivé tôt au siège d’Ivry-sur-Seine. Le premier secrétaire était seul en train de lire les récits de la débâcle d’Anne Hidalgo dans la presse, probablement entouré par les portraits de figures socialistes accrochés au mur, lorsqu’on l’a appelé. «J’ai tout de suite qualifié la défaite d’historique pour couper court à la tentation de relativiser, nous a-t-il dit. Ce n’est pas un trou d’air. Le PS ne peut pas être dans la fétichisation de son histoire, de son sigle.»Fatigué de devoir se référer au passé pour justifier l’existence du Parti socialiste, Olivier Faure a décidé de lui redonner un avenir en s’ouvrant au reste de la gauche, jusqu’à Jean-Luc Mélenchon. Mercredi, socialistes et insoumis ont eu leur première réunion pour discuter du programme qui constituerait le socle d’un accord législatif. Après trois heures de discussion, les deux camps sont sortis en déclarant qu’il y avait des convergences et aucun blocage. Les socialistes ont pu pousser un long soupir de soulagement. «Tout le monde veut tuer le PS, c’est normal, on a tué tout le monde», disait l’un des négociateurs, prêt à se faire manger tout cru à la veille de la rencontre. Il a fallu donner des gages. Sur la forme, ceux qui ont toujours été en position de force doivent apprendre l’humilité. Sur le fond, ils sont sommés de rompre avec un pan de leur histoire nommé François Hollande.

 

«Hidalgo m’a gueulé dessus»

Les insoumis ont été époustouflés. D’autres ont moins apprécié. Ce jeudi, l’ex-président socialiste dont les héritiers veulent se débarrasser était invité sur France Info. «On a toujours prôné l’union, là, c’est une disparition», a-t-il déploré avant de lister les points programmatiques des insoumis qui heurtent le logiciel du PS. «Le prochain gouvernement, si Mélenchon avait une majorité, serait amené à mettre en cause les traités européens ? A quitter l’Otan ? A ne plus aider les Ukrainiens ? C’est une remise en cause de l’histoire même du socialisme.» Discrète depuis son retour à la mairie de Paris, Anne Hidalgo a pris son téléphone pour faire savoir son désaccord. «Elle m’a gueulé dessus pendant douze minutes en me disant qu’on était irresponsables, raconte un proche de Faure chargé de faire le relais. Elle continue à penser que dans deux ans la ligne social-démocrate sera majoritaire et qu’il faut porter cette voix.» Un cadre du parti s’interroge : «Qui écoute encore Hollande ?» Quant à Hidalgo, «elle n’était rien au PS avant, elle ne sera rien après».

Mais Olivier Faure reconnaît «marcher sur une ligne de crête». Car la fronde, quoique minoritaire, est bien réelle. Des élus locaux qui n’ont rien à perdre aux législatives et pensent au temps long n’ont pas envie de se voir diluer dans La France insoumise. Leur représentante la plus médiatique est Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. Ce jeudi, elle a présenté plusieurs candidats PS dans le Tarn, sans attendre l’accord. Au Sénat, le chef de file de la fronde s’appelle Rachid Temal. Ces derniers jours, il s’agite pour que les militants PS soient consultés sur les négociations. Mais Jean-Christophe Cambadélis, l’ancien patron du parti, lui conteste la place d’opposant le plus acharné en tweetant à tout va. «Pour Mélenchon, il y a des ralliés ou des radiés et nous, on est prêts à se renier pour sauver 20 parlementaires», se lamente-t-il auprès de Libération.

«Mélenchon sur mon affiche, plutôt crever»

A l’Assemblée aussi, certains sont perplexes. Corrélation n’est pas causalité mais le degré d’opposition de députés PS à un accord avec Mélenchon est souvent inversement proportionnel au score de l’insoumis dans leur circonscription. Un pacte de non-agression entre sortants pourquoi pas, un programme partagé et des affiches communes, pas question. «Je laisse Faure faire son travail, c’est un boulot de chien, mais Mélenchon sur mon affiche, plutôt crever, résume un député. La retraite à 60 ans ? C’est déjà dur de la maintenir à 62. Désobéir aux traités européens ? C’est une ligne rouge. Mélenchon, ce serait une trahison et une négation de ce que je suis. Je préfère perdre avec honneur». La République en marche attend les bras grands ouverts. En 2017, Emmanuel Macron a déjà saigné le PS mais il reste peut-être encore quelques élus à récupérer. Un député confie : «Une collègue m’a dit que Mélenchon était plus fréquentable que Macron, ça a failli m’achever.» Celui qui se voit réélu assure qu’il ne se fera pas «débaucher» mais imagine «se mettre d’accord avec la majorité sur des textes». Une forme de partenariat.

Pendant cinq ans, ce qu’il restait du PS après 2017 a résisté contre l’attraction des aimants Mélenchon et Macron qui le prennent en étau. Aujourd’hui, ils doivent se résoudre à aller vers l’un ou l’autre. «Macron et Mélenchon désossent l’un et l’autre les formations politiques, analyse une élue PS. Mélenchon fait ce qu’a fait Macron en 2017 : ce n’est pas une coalition qu’il propose mais de laisser quelques socialistes se faire élire. Ça peut se terminer par une somme de scissions, chez nous et chez les autres, et je pense que c’est ce qu’il veut.»

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