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Prise de température à « la base » dans ma bonne ville et ailleurs mais Tarascon c’est un peu la France (A. Daudet)

Posté par jacques LAUPIES le 15 janvier 2022

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LE PRINTEMPS NE SAURAIT TARDER…

 

Dans ma bonne ville, comme dirait l’autre, ce que j’aime le plus ce sont les rencontres qui, depuis plus de 60 ans où j’y vis, me permettent de faire le lien entre les « discours d’en haut » et la manière dont ils sont perçus « en bas », de constater à quel point les puissances médiatiques peuvent tourner en bourrique mes concitoyens. Cela me permet d’adapter mon propre discours (bien grand mot je m’en excuse) et de poursuivre vaille que vaille mon effort de synthèse et ensuite de clarification en direction de tous ceux avec qui existe un lien, parfois d’amitié, le plus souvent, parfois d’animosité (très rarement fort heureusement pour moi)

Quelle prétention me direz vous ? Simplement celle du militant communiste qui doit à chaque instant communiquer, tenter de convaincre et bien entendu favoriser l’écoute de responsables plus avisés, par définition, que lui ! Mais cela l’autorise également à attirer l’attention sur les propositions insuffisantes en matière de programme politique, sur les stratégies douteuses, même si au final il est parfaitement logique de respecter la discipline de son Parti qui consiste à s’adapter aux orientations défendues par ce dernier.

Dans mes rencontres je décèle trois grandes catégories :

- ceux qui sont à l’écoute des décisions majoritaires, en retiennent les principaux arguments et au final ne se départiront pas des choix préconisés par ce PCF envers qui ils ont une indéfectible confiance. Il y en a quelques centaines ici ou là dans les différents quartiers de la « bonne ville » En général la conscience de classe est présente en eux et vaille que vaille leur choix prend en compte avant tout ce que déterminent les oppositions d’intérêts économiques. 

Ce qui permet d’éviter le  piège populiste dans lequel sombrent hélas trop de citoyens qui se laissent berner par les oppositions d’intérêts de bas étage de différentes couches sociales.

- Ceux la même qui constituent la deuxième catégorie sont prêts à se perdre dans des sentiments de médiocrité tels que la jalousie, la souffrance provoquée par les échecs d’insertion sociale où leur responsabilité est secondaire dans une société qui refuse la fameuse « égalité des chances »

Il est toujours risqué d’amalgamer, de généraliser des comportements sur la seule base d’une appartenance à une couche sociale car de nombreux facteurs culturels interagissent sur chaque individu mais comment ne pas en revenir à « l’existence sociale qui détermine la conscience«  finalement à la base du meilleur ou du pire que l’on puisse attendre des humains  !

C’est bien ce qui se produit actuellement ou des générations entières subissent une aliénation plus forte de leur force de travail qui conduit à la perte de soi, à briser les solidarités engendrées par le caractère social de la production et à ne pas percevoir que le système capitaliste les spolie. Un système qui de surcroit octroie aux possédants des grandes concentrations industrielles nationales et internationales (fabrication et transformation des métaux, production des machines, des moyen de transport, des produits de la terre, etc.) aux réseaux commerciaux (transports et distribution des marchandises) aux exploitations de matières premières (minières, forestières, petrolifères, etc.) le pouvoir de décider des investissements nécessaires au maintien de la propriété, à l’accroissement des profits au mépris même des équilibres naturels que notre espèce  se doit de respecter pour assurer sa survie.

La récupération de cette catégorie est à charge des dits « populistes » de l’extrême droite (Pour une part avec LE PEN, pour l’autre avec ZEMMOUR) « fabriqués  » pour canaliser les déçus de la droite réformiste puis de la gauche du même tonneau qui ont jusqu’ici été les cartes jouées par la grande bourgeoisie.

-  Ce sont précisément ces mêmes possédants qui alimentent et ont créé une troisième catégorie de citoyens sous contrôle, se munissant ainsi des moyens politiques et médiatiques nécessaires au maintien de leur domination. Ils réussissent depuis des décades, forts de leur puissance économique à la reproduire de manière plus ou moins directe, le plus souvent en exploitant les ignorances, les crédulités, les soumissions, les allégeances à des courants de pensée, parfois les religions ou s’entremêlent compassion et modération, tradition et pseudo modernité, etc. Le tout non sans lien avec des positions sociales étonnamment diverses et parfois opposées qui vont de la catégorie dite »classe supérieure » à celle dite « classe populaire » en passant évidemment par le fourre tout dit « classe moyennes »

Cette troisième catégorie porteuse des intérêts d’une infime minorité de la population  - on dit 1 % – est sous l’influence d’un arsenal d’intellectuels, d’artistes, de journalistes, d’une petite bourgeoisie au sein de laquelle se recrute l’encadrement politique. Depuis la venue au pouvoir de la social démocratie mitterandienne qui permis le recul du Parti Communiste (ce qui exclut évidemment pas les fautes, essentiellement stratégiques, des Directions successives de ce Parti) cette troisième catégorie prenant appui sur des institutions mises en place avec DE GAULLE.

Ainsi voit-on DEUX grands courants d’électeurs qui se prononcent pour la droite, le « centre » et pour les variantes réformistes de gauche (écologistes et vestiges PS et radicaux) Ils captent  les 3/5 de la population française.

Pas tres encourageant mais c’est ce que révèlent les sondages fabriqués à cet effet.

On peut donc considérer que les 40 % restant se perdent dans l’abstention mais se retouvent en partie dans les pourcentages affichés par le PCF et l’extrême gauche  (la première catégorie évoquée ci dessus).

Cela devrait faire réfléchir à propos de la stratégie à adopter pour ces forces qui affichent la nécessité de mettre à bas un libéralisme économique dont les dégats sociaux, environnementaux, voire sociétaux et culturels sont manifestement  catastrophiques !

Le PCF, seule force politique cohérente et organisée doit maintenir, quoiqu’il en coûte, ses orientations consistant à proposer de grandes transformations tant sur le plan économique que social et en finir avec des alliances qui ne grantiraient pas un bon compromis politique. Electoralement minoritaire elle suscite cependant parmi TOUTES les autres forces crainte et inquiètude car dotée majoritairement des éléments théoriques hérités du courant marxiste et de ses soutiens et d’une pratique toujours éloignées des compromissions mortifères (colonialisme dans le passé et résistance nationale et plus pres de nous refus des traités européens)

La priorité de ce Parti devant-être,  tout en élargissant sa base électorale, de se renforcer et d’impliquer ainsi les classes populaires, de les rassembler par delà les opportunismes et démagogies (de droite et de gauche)…L’un n’ira pas sans l’autre et cela va de pair avec les intérêts de l’ensemble de la population.

Avant d’unir les Directions de Parti, unissons nous ! 

 

 

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