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Zemmour un grand intellectuel ? Un jean-foutre oui et je pèse mes mots ! Des que j’ai vu et entendu ce sinistre personnage dans les années 2007/2008 le vomissement m’a pris !

Posté par jacques LAUPIES le 16 septembre 2021

 

Dans son entourage, certains l’affirment	: «	Sa campagne ne coûtera pas cher, on lancera une chaîne YouTube depuis la Russie et on se débarrassera des sangsues, des brigands, de cette haute fonction publique.	» Magali Cohen/Hans Lucas/AFP

Extrême droite. Un livre et une campagne, l’overdose Éric Zemmour

Jeudi 16 Septembre 2021

La publication de son dernier ouvrage autoédité marque le début d’une grande tournée du polémiste. Un texte en forme de manifeste qui retrace son itinéraire, ses soutiens, ses idées. Et qui préfigure une présidentielle de tous les dangers.

Il faut s’accrocher pour feuilleter – lire est un bien grand mot – La France n’a pas dit son dernier mot, qui sort ce jeudi. C’est un livre qui débute par une longue litanie des obsessions d’Éric Zemmour, qui morigène pêle-mêle l’inévitable décadence de la France, celles et ceux qui dénoncent les violences policières ou les crimes de la colonisation, la théorie du genre, le féminisme, les 270 000 étrangers qui entrent sur notre territoire, avec ses corollaires, les crimes et les boucheries halal – sans aucune différence à ses yeux. Il y vomit ses haines et ses peurs, listant les « Françaises violées » par des étrangers, les « policiers assaillis », les « vieilles femmes assassinées ». Un tableau apocalyptique issu, selon lui, d’une alliance de « l’individualisme né il y a quatre siècles qui a transformé nos vieilles nations en sociétés d’individus craintifs et capricieux » et « de l’autre côté, la civilisation islamique (qui) a pris pied sur le sol européen (…) dans une logique colonisatrice » : une alliance qu’Éric Zemmour qualifie de « pacte germano-­soviétique ». Le tout enrobé de citations et de références – Taine, Samuel Huntington, Tocqueville et même Ibn Khaldoun –, chaque fois résumées en une formule lapidaire pour servir son propos. Plus loin, il s’en prend également à la Seine-Saint-Denis, qu’il imagine « sous le règne d’Allah » et « des caïds de la drogue », ce qui lui vaut une menace de plainte de la part du président du département, le socialiste Stéphane Troussel.

Montée en puissance narcissique

C’est cette parole que le polémiste, installé depuis plus de vingt ans dans le paysage médiatique et politique français, s’apprête à aller porter aux quatre coins du pays, en commençant par Toulon et Nice. Pour Gérard Noiriel, historien et auteur de l’ouvrage le Venin dans la plume. Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République, la démarche du polémiste est de dire : « Je connais l’histoire, cela me permet d’établir un diagnostic, et de passer aujourd’hui à la pratique. » Pour cette tournée promotionnelle, Éric Zemmour s’est mis en retrait de ses chroniques et émissions dans le Figaro et sur CNews, car il ne fait aucun doute qu’il s’agit là d’une campagne de candidat. Selon le politologue au CNRS et au Cevipof Bruno Cautrès, cette candidature « traduit un état de confusion important dans le pays, une opinion inquiète et confuse face aux multiples crises – Covid, gilets jaunes, attentats – , un sentiment d’impasse, donc une opportunité pour quelqu’un comme lui ».

La France n’a pas dit son dernier mot se veut d’abord comme un journal de bord qui relate des souvenirs, des rencontres, des réflexions accumulées et datées entre le 22 avril 2006 et le 2 décembre 2020. Une façon de retracer son itinéraire : celui d’un « bouffon médiatique », titre de son premier chapitre, qui évoque la réception par la presse de son premier pamphlet, le Premier Sexe, jusqu’à se présenter en visionnaire dans le dernier chapitre, où il évoque la mort de Valéry Giscard d’Estaing. Éric Zemmour voit dans l’ancien chef de l’État celui qui avait « désarmé le pays » face à « la montée en puissance de la démographie islamique à l’intérieur de nos frontières et, à l’extérieur, l’émergence de la Chine ». Entre ces deux dates, Éric Zemmour raconte d’abord la montée en puissance narcissique d’Éric Zemmour. À ce sujet, Gérard Noiriel analyse cette ascension dans le dernier épisode de son émission Faire de l’histoire populaire (disponible sur YouTube) comme celle d’un « transfuge de classe qui évolue fortement sur le plan politique, d’abord vaguement de gauche (expression utilisée par Éric Zemmour lui-même) vers l’extrême droite. »

Une ligne libérale et identitaire

Sa candidature, même non encore officielle, s’appuie aussi sur une campagne de presse, notamment des extraits de son livre publiés dans le Figaro Magazine daté du 10 septembre, dont il fait la une avec ce titre : « Le perturbateur ». Sa stratégie est d’abord de « parler au peuple », comme le détaille Antoine Diers, le porte-parole des Amis d’Éric Zemmour, l’association de la campagne. Ce militant LR, ancien directeur de cabinet du très droitier maire de Villejuif entre 2017 et 2020 et qui occupe aujourd’hui la même fonction auprès du maire LR du Plessis-­Robinson, explique ainsi dans le JDD qu’ « Éric Zemmour est un ovni politique réclamé par la base ». En réalité, Éric Zemmour, promu par une série de médias, défend plutôt une ligne libérale et identitaire, et des financiers sont prêts à le soutenir. À l’instar de l’homme d’affaires Charles Gave, dont Libération a mis le rôle en lumière. Déjà, début juillet, dans Paris Match, le financier expliquait que « sa campagne ne coûtera pas cher, on lancera une chaîne YouTube depuis la Russie et on se débarrassera des sangsues, des brigands, de cette haute fonction publique »« On est capables d’organiser une campagne d’affichage en une nuit », se targue encore Antoine Diers, allusion aux 10 000 affiches qui ont fleuri partout en France au lendemain des élections régionales. L’association les Amis d’Éric Zemmour a obtenu le 30 juin l’agrément de la Commission des comptes de campagne pour assurer son financement.

Le soutien de la bourgeoisie d’affaires

Plus intéressant encore, Antoine Diers évoque dans un entretien au site d’extrême droite Boulevard Voltaire le soutien de la bourgeoisie d’affaires. « Le monde économique, dit-il , partage (les) analyses (d’Éric Zemmour) et réalise que si on ne réagit pas rapidement, il n’y aura pas de climat propice aux affaires dans les prochaines années. Dans le monde économique, on trouve des personnes prêtes à le soutenir, comme dans d’autres domaines d’activité. » Malgré sa défense des gilets jaunes, Éric Zemmour s’inscrit bien dans la tradition réactionnaire et libérale.

D’ailleurs, la principale conseillère du polémiste, Sarah Knafo, est une jeune énarque et magistrate à la Cour des comptes. Elle est également organisatrice de la fameuse « convention de la droite » en 2019. Éric Zemmour peut ainsi compter sur une galaxie de militants naviguant entre les lignes de Philippe de Villiers et de Marion Maréchal, dont il partage la volonté « d’unir les droites ».

Reste le cas du Rassemblement national : pour Bruno Cautrès, le polémiste « représente une menace pour Marine Le Pen, et peut empêcher sa qualification ». Mais il peut aussi lui apporter des voix au second tour. Lors d’une rencontre relatée dans son livre, l’ex-éditorialiste évoque précisément ce point : la crainte de la cheffe du RN de ne pas arriver en tête au premier tour, voire de ne pas y accéder s’il était candidat. Et si une frange des « Républicains », de Nadine Morano à Laurent Wauquiez en passant par Éric Ciotti, a déjà fait part de son admiration, la candidature d’Éric Zemmour commence à leur donner des sueurs froides. Interrogé ce mercredi, Éric Ciotti a changé de tonalité : « On ne s’improvise pas acteur de la vie politique », a-t-il déclaré sur Europe 1. Selon un dernier sondage d’Elabe, Éric Zemmour obtiendrait 8 % des voix, attirant surtout des électeurs de Marine Le Pen, de Nicolas Dupont-Aignan, des abstentionnistes, et dans une moindre mesure du candidat LR. Mais avec son parcours et sa notoriété, au-delà d’une improbable victoire, c’est toute la campagne qui court le risque d’être impactée, rythmée au gré de ses obsessions rances, de ses admirateurs politiques et de ses relais médiatiques.

 

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