• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > POLITIQUE
  • > Quand les américains nous montrent que la lutte des classes ça existe et qu’un socialiste (au sein d’un parti démocrate)nous prouve qu’on doit la mener pour le bien des plus démunis !

Quand les américains nous montrent que la lutte des classes ça existe et qu’un socialiste (au sein d’un parti démocrate)nous prouve qu’on doit la mener pour le bien des plus démunis !

Posté par jacques LAUPIES le 6 septembre 2021

 

Le sénateur démocrate Bernie Sanders, le 27 août, à West Lafayette (Indiana). © Jason Bergman/Spus/Abaca

Le sénateur démocrate Bernie Sanders, le 27 août, à West Lafayette (Indiana). © Jason Bergman/Spus/Abaca

 

États-Unis. Bernie Sanders, l’homme qui valait 3 500 milliards de dollars

Dimanche 5 Septembre 2021

Le président de la commission du Budget au Sénat a pris son bâton de pèlerin pour populariser la grande loi d’investissements voulue par les démocrates.

 

Aucune échéance électorale à l’horizon mais Bernie Sanders mène campagne. Un jour dans l’Iowa, le lendemain dans l’Indiana. Et ce lundi 6 septembre dans son Vermont d’élection pour le Labor Day, l’équivalent du 1er Mai en France. C’est le « Bernie tour ». Aucun candidat à soutenir en vue d’une prochaine élection primaire. Mais la « législation la plus progressiste pour les salariés dans l’histoire moderne de ce pays », selon lui. À savoir : la fameuse grande loi d’investissements (3 500 milliards de dollars) annoncée il y a plusieurs mois par Joe Biden. Elle a été adoptée par la Chambre des représentants après que sa très habile et coriace présidente, Nancy Pelosi, eut ramené au bercail huit députés démocrates centristes.

Le « blitz de lobbying » des grands groupes

Désormais, le texte fait face à un obstacle encore plus imposant : le Sénat, son égalité parfaite entre élus démocrates et républicains (50-50) et surtout ses deux élus démocrates « modérés » qui rechignent à voter les projets les plus progressistes. L’un d’eux, Joe Manchin, a d’ailleurs appelé à une « pause stratégique » sur la Budget Reconciliation Bill (c’est son nom officiel).

De leur côté, les grands groupes (laboratoires pharmaceutiques, banques, géants de la tech, multinationales pétrolières) ont lancé, selon le Washington Post« un blitz de lobbying » afin de faire capoter des pans entiers du projet de loi, notamment les augmentations d’impôts. « Nous allons le faire de toutes les façons possibles », assure, dans le quotidien de la capitale, un responsable du patronat états-unien. L’idée est notamment de cibler les élus démocrates les plus « sensibles » ou « fragiles » politiquement.

Au-delà de Washington

Tandis que les autres acteurs politiques tentent de régler le problème entre la Maison-Blanche et Capitol Hill, le siège du Congrès, entre négociations de couloir et rencontres dans les salons d’hôtel, le sénateur socialiste a décidé de franchir la beltway qui ceint Washington et de parler directement aux Américains lors de meetings et de « town hall » (rencontres au cours desquelles les participants posent des questions).

Icon Quote Nous parlons des vrais problèmes auxquels doivent faire face les familles populaires et on ne peut pas faire ça en une petite phrase de dix secondes. BERNIE SANDERS

Il n’a évidemment pas choisi les points de chute par hasard : West Lafayette, dans l’Indiana, ou Cedar Rapids, dans l’Iowa, sont situés dans des États conservateurs du Midwest, avec des électorats de la classe ouvrière ou de la classe moyenne auprès desquels Sanders est particulièrement populaire. « J’aime faire ce genre de choses, a-t-il lancé dans l’Iowa. Nous parlons des vrais problèmes auxquels doivent faire face les familles populaires et on ne peut pas faire ça en une petite phrase de dix secondes. » Et d’ajouter, presque facétieux : « C’est un concept très radical. Ça s’appelle la démocratie. »

« Il pose tout sur la table et il en discute »

C’est le « style » Sanders, inchangé depuis son entrée dans l’arène politique au début des années 1980 avec son élection au poste de maire de Burlington, la principale ville du Vermont, délogeant, à la surprise générale et à dix voix près, le sortant démocrate.

Lorsque nous l’avions suivi lors de sa campagne de réélection au poste de sénateur en 2012, son directeur de cabinet et ami proche, Huck Gutman, autrefois professeur d’université spécialiste de poésie, nous avait glissé à l’oreille : « Vous allez voir comment il fait. Quels que soient l’endroit et le public, il ne déroge pas à sa règle : il pose tout sur la table et il en discute. » Et c’est ce qu’avait fait celui qui n’était pas encore connu du grand public, en ce matin d’octobre brumeux, dans la cafétéria d’un lycée de Hinesburg.

Expliquer la loi au plus grand nombre

Ses nouvelles fonctions au Sénat n’ont rien changé, comme le confiait un de ses collaborateurs au magazine marxiste Jacobin : « Le sénateur Sanders croit que l’un des plus importants rôles d’un président de la commission budgétaire est de partir à la rencontre du plus grand nombre d’Américains et de leur dire ce qui est contenu dans cette loi et en quoi cela les aidera. Une partie de l’idée est également de sortir les médias de Washington afin qu’ils puissent voir les personnes dont la vie sera changée par cette loi. »

À chacune de ses étapes, l’ancien candidat aux primaires démocrates a demandé à cinq personnes de témoigner de leurs expériences et de partager leurs sentiments sur ce que le vote de la loi changerait pour elles. Petits patrons, étudiants, salariés, parents d’élèves.

L’un a raconté le suicide de son fils, objet de maladies chroniques, après qu’il eut perdu son emploi… et son assurance-santé qui y était liée. Un père de deux enfants au chômage a dit à quel point l’extension fédérale des assurances-chômage avait aidé sa famille.

« Mettre fin à l’obscénité » des multinationales

Bernie Sanders prenait ensuite la parole afin de détailler le projet de loi : augmentation des impôts afin de « mettre fin à l’obscénité » des milliardaires et des multinationales, mise en place d’un service universel de garde et de scolarisation dès la maternelle, un crédit d’impôt permanent de 300 dollars par mois par famille pour les frais de garde, la gratuité des études dans les community college, ces universités de proximité particulièrement prisées des classes populaires, notamment celles issues des minorités, des investissements massifs pour lutter contre le changement climatique.

Il ne cache pas pour autant que la loi ne contient pas « tout ce qu’il voulait ». Manquent notamment, selon lui, l’annulation de la dette étudiante et l’instauration d’un système public de santé (Medicare for All). Là où nombre de démocrates voient dans la loi une finalité, le champion de la « révolution politique » annonce « un bon point de départ ».

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...