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Vaccins. L’Europe protège les profits de Pfizer : jusqu’où ira le scandale ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 août 2021

 

Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur, à l’usine Pfizer de Puurs, en Belgique, le 22 février 2021. Kenzo Tribouillard / AFP

Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur, à l’usine Pfizer de Puurs, en Belgique, le 22 février 2021. Kenzo Tribouillard / AFP
 
Mercredi 21 Avril 2021

Le géant pharmaceutique américain promet aux marchés financiers une augmentation de ses tarifs jusqu’à 150 euros la dose. Il ne lâche rien sur ses brevets, qui lui assurent des profits considérables. Et le labo se révèle féroce vis-a-vis des pays les plus fragiles. Mais l’Europe, qui a d’ores et déjà financé une grande partie du coût de développement du vaccin, sort de plus en plus allègrement le portefeuille d’argent public. Jusqu’à quand ? 

 

Albert Bourla a la baraka. Profitant des déboires répétés de ses concurrents, Pfizer, l’entreprise qu’il dirige, s’impose jour après jour, avec ses partenaires de BioNTech, comme le monopole ultradominant dans les pays occidentaux sur le marché des vaccins contre le Covid-19.

La rente des rappels vaccinaux

Mais le PDG a également un culot monstre : après les révélations de l’Humanité sur l’augmentation imminente du tarif de ses doses – une perspective visant à appâter les fonds d’investissement et les grandes banques qui, de Vanguard à Morgan Stanley, en passant par BlackRock et State Street, contrôlent son capital –, l’homme maquille, dans un entretien dans les Échos et d’autres titres européens, sa multinationale en championne de l’« équité ». « Nous avons décidé d’opter pour un système à trois niveaux de prix différents, pérore-t-il. Pour les pays à revenu élevé comme l’Europe, les États-Unis, le Japon ou le Canada, le prix est celui d’un repas ! Ces vaccins ont un prix inestimable, en milliers de milliards de dollars, ils sauvent des vies humaines, ils permettent de rouvrir les économies, mais nous les vendons au prix d’un repas… Dans ces pays, les prix peuvent être un peu différents selon les volumes. Dans les pays à revenu intermédiaire, nous le vendons à la moitié de ce prix. Et dans les pays à faible revenu, en Afrique par exemple, nous le distribuons à prix coûtant.»

La dose au prix d’un repas… dans un palace

Loin de ce discours résolument flûté, Pfizer renforce encore, ces dernières semaines, sa position dominante pour dicter ses conditions dans tous les domaines. Malgré l’absence, à ce stade, de preuves scientifiques consolidées sur le sujet, le géant pharmaceutique américain fait miroiter la perspective – juteuse pour ses bénéfices ultérieurs – d’une rente de situation parfaite, avec troisième injection indispensable et rappels de vaccination annuels.

De quoi lui permettre d’envisager, comme l’a relaté l’Humanité dès la semaine dernière, de fixer un tarif de près de 150 euros pour chaque dose, qui serait alors considérée comme « hors pandémie ». À ce prix, évidemment, le « repas » évoqué par Albert Bourla promet de devenir très vite un déjeuner dans un palace… Ce qui, avec les milliards de « clients » à vacciner, fera grimper l’addition globale à une tout autre échelle.

Pfizer aurait demandé que des bâtiments publics soient mis en gage

Mais ce n’est pas tout : quand le grand patron de Pfizer s’engage à « distribuer à prix coûtant » son vaccin dans les pays du Sud, il omet de préciser qu’en vérité, sa société ne s’est avancée jusqu’ici que sur 40 millions de doses pour les 92 États les plus défavorisés, en partie bénéficiaires du système de mutualisation Covax. Soit un volume tout à fait dérisoire, censé pourtant participer à une couverture protégeant entre 1,5 et 2 milliards de personnes sur la planète.

Pire encore : dans ses négociations commerciales avec les pays les plus fragiles, la multinationale américaine réclame des garanties extraordinaires pour se prémunir contre d’éventuelles poursuites en cas d’effets secondaires ou de malfaçons dans la fabrication. Selon le Bureau of Investigative Journalism, un réseau fédérant des enquêteurs dans le monde entier, Pfizer aurait, à cet effet, demandé en début d’année à plusieurs gouvernements latino-américains de mettre en gage des installations ou des bâtiments publics et, ces derniers jours, le mastodonte américain aurait tenté – avant de faire, mardi, machine arrière – d’obtenir une clause de cet ordre dans son contrat avec l’Afrique du Sud.

Berlin et Bruxelles ont déjà financé près de la moitié des coûts de R&D

Et pendant ce temps l’Union européenne regarde ailleurs. Mieux, elle congratule et encourage Pfizer à continuer allègrement sa course aux profits. Bruxelles a largement contribué à la recherche et développement (R&D) de ce vaccin : comme nous l’écrivions la semaine dernière, le rapport financier annuel de BioNTech évoque une dépense globale pour la mise au point du produit gravitant autour de 400 à 500 millions d’euros, alors que la Banque européenne d’investissement et le gouvernement fédéral allemand ont eux-mêmes apporté près de 450 millions d’euros.

Mais la Commission ne trouve rien à redire et continue de financer, sans discuter, les aménagements indispensables sur la chaîne de production, qui reste complètement contrôlée par la multinationale américaine. Depuis le départ, Pfizer récuse absolument l’idée de lever ses brevets et refuse de faire fabriquer son vaccin en dehors des États-Unis ou de l’Europe, même par le biais de contrats de licence volontaires avec des gros producteurs dans les pays du Sud, qui lui assureraient pourtant de généreux dividendes.

Or, contrairement à la propagande de Big Pharma, souvent relayée par la Commission européenne et, en particulier, par son « Monsieur Vaccins », le Français Thierry Breton, toutes les capacités à l’échelle mondiale ne sont pas mobilisées. Alors que la production potentielle de l’Inde – le pays est considéré depuis des années comme l’usine du monde dans le secteur pharmaceutique – est estimée autour de 2,4 milliards de doses par an, elle ne dépasse pas aujourd’hui le milliard. 

L’indispensable augmentation de la production planétaire

De la même façon, il n’est sans doute pas aussi compliqué que voudrait le faire croire le discours dominant de fabriquer les vaccins à ARN messager, comme ceux de Pfizer-BioNTech. La meilleure preuve, c’est que, avant la pandémie, il n’existait aucune capacité de production à une échelle de masse. Quelques milliers de doses sortaient des laboratoires pour des essais cliniques, tandis que, désormais, ce sont des centaines de millions qui sont fabriquées grâce à une conversion industrielle accélérée.

Récemment, l’exemple de Moderna, le rival de Pfizer sur cette même technologie, qui a transformé une friche de Polaroid dans le Massachusetts en usine de production de vaccins à ARN messager, est venu renforcer cette perspective. Désormais, d’après le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies, plusieurs États du continent (Afrique du Sud, Nigeria, Égypte, Éthiopie ou encore Rwanda) auraient, affirme-t-il, la possibilité de participer à l’indispensable augmentation de la production planétaire.

Le problème, c’est que personne ne réussit, jusqu’ici, à décrocher Pfizer, BioNTech et toutes les multinationales pharmaceutiques de leur poule aux œufs d’or. Or, si la rareté artificielle en matière de vaccins assure à ces entreprises et à leurs actionnaires des profits proprement faramineux – l’ONG américaine Health GAP évalue les bénéfices entre 6,3 et 10,5 milliards d’euros, rien que pour Pfizer, en 2021 –, elle provoque aussi la prolongation de la pandémie, avec ses cohortes de variants plus dangereux les uns que les autres et, au bout du compte, de morts.

 

La guerre des stocks de vaccins

Dans ce marasme, la Commission européenne réussit à faire pire que les États-Unis de Biden (lire notre encadré ci-dessous). La semaine dernière, tout en saluant de manière appuyée Pfizer et BioNTech – des « partenaires fiables » –, Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif à Bruxelles, a officialisé les négociations en cours pour leur acheter 1,8 milliard de doses, soit trois fois le volume déjà préempté par l’UE jusqu’à présent. Selon les confidences, la semaine dernière, du premier ministre bulgare, Boïko Borissov, les Européens devraient les payer sans barguigner 19,50 euros la dose (contre 13,50 euros dans le contrat actuel).

Une manière de relancer, sourire aux lèvres, la guerre entre les grandes puissances capitalistes pour mettre la main sur les stocks disponibles à moyen terme, sans rien régler, bien au contraire, sur la question vitale de l’accès universel aux vaccins. Derrière les profits indécents de Pfizer, pointe aussi la honte pour cette Europe-là.

À l’OMC, l’Union européenne remporte la palme de

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Union européenne. Des millions de salariés laissés sur le bord de la route des vacances

Posté par jacques LAUPIES le 1 août 2021

 

 

Photo AFP/Archives - Pascal GUYOT

Photo AFP/Archives – Pascal GUYOT
 

 

Lundi 2 Août 2021

Dans une enquête publiée en exclusivité par l’Humanité, la Confédération européenne des syndicats évalue à plus de 35 millions le nombre de travailleurs des 27 états membres qui, du fait de salaires trop bas, ne peuvent pas partir en vacances.

 

Menée par la Confédération européenne des syndicats (CES) à partir des statistiques officielles d’Eurostat et dévoilée en exclusivité ce lundi dans l’Humanité, l’étude pourrait bien faire jaser et indigner dans toute l’Union européenne (UE). Selon cette enquête, plus de 35 millions de travailleurs ne peuvent envisager de quitter leur foyer et de s’offrir de vraies vacances en raison de leurs salaires trop faibles. Pour la France, ce sont 3 664 232 salariés qui se trouvent dans l’incapacité financière de partir. Le pays européen le plus dramatiquement touché est, sans surprise après des années sous le joug de l’austérité, la Grèce : 88,9 % des travailleurs rétribués au niveau du seuil de pauvreté, soit 60 % du salaire médian, ne peuvent pas se permettre de passer une partie de leurs congés en dehors de chez eux. En nombre d’individus, on frôle 1,4 million de salariés hellènes. Les chiffres sont particulièrement élevés et accusateurs en Italie (7 millions), en Espagne (4,7 millions) et en Allemagne (4,3 millions).

Ce sont les salaires calés sur des minima parfois inférieurs au seuil de pauvreté qui expliquent ce phénomène touchant des dizaines de millions de travailleurs de toute l’Europe. D’après les statistiques officielles mises en avant par la CES, la situation ne s’arrange pas du tout depuis des années et les inégalités persistent plus que jamais. Elles se sont intensifiées particulièrement en Roumanie, qui enregistre une hausse de 17 points par rapport à 2010, en Slovaquie et en Croatie, avec une augmentation respective de 13 et 14 points. La France ne fait pas exception : les inégalités se sont creusées à hauteur de 1,6 point, alors qu’elles ont eu tendance à s’estomper un peu au Luxembourg, en Estonie et en Allemagne.

Les bénéfices de la croissance économique mal répartis

En France, beaucoup de salariés ne peuvent pas imaginer partir. C’est le cas de Vincent, par exemple, qui travaille comme journaliste localier dans le Sud-Ouest. « Même sans aller à l’autre bout du monde, partir en vacances, ça représente un sacré coût, témoigne-t-il . J’ai un salaire qui me permet de vivre convenablement, mais je ne peux pas prévoir des extras. Et les vacances représentent pour moi un extra. » Même chose pour cette diététicienne travaillant en CDI dans un groupe de restauration collective. « Depuis mes 18 ans, je ne pars pas en vacances car, chaque été, je devais travailler pour mettre de l’argent de côté. Même si aujourd’hui je touche un salaire stable tous les mois, partir en vacances représente toujours un coût important. Même avec deux salaires, c’est compliqué. Mon conjoint a des frais importants qu’il prend en charge, par exemple la pension alimentaire de ses enfants. Nous ess aierons de mettre l’argent de côté cette année pour espérer partir l’été prochain. »

Pour les syndicats européens, afin de permettre à tous les travailleurs de partir en vacances, il faut donc s’assurer qu’ils touchent le salaire indispensable. « Les vacances ne devraient pas être un luxe réservé à quelques privilégiés, veut croire Esther Lynch, secrétaire générale adjointe de la CES. Tandis que de nombreux travailleurs partent profiter de leur temps libre en famille ou entre amis, des millions d’autres ne le peuvent pas en raison de leurs bas salaires. » La syndicaliste irlandaise ajoute : « L’accroissement des inégalités en matière de vacances démontre que les bénéfices de la croissance économique en Europe au cours de la dernière décennie n’ont pas été répartis de manière équitable. »

Un projet de directive visant à définir un « seuil de décence »

Alors que la proportion de travailleurs pauvres dans l’UE est passée de 8,3 % en 2007 à 9,4 % en 2018, la Commission européenne, pressée depuis des années par les organisations syndicales, a mis sur la table à l’automne 2020 un projet de directive visant à définir un « seuil de décence » pour les salaires minimums dans chacun des pays européens. Sans imposer un salaire minimum qui vaudrait à l’échelle de l’UE, il s’agit, tout en tenant compte de plusieurs critères (réalité du pouvoir d’achat, niveau général des salaires et de leur distribution, moyenne des augmentations salariales, productivité du travail, etc.), de fixer un principe de base : les salaires minimums légaux ne doivent en aucun cas être inférieurs à 60 % du revenu médian ou à 50 % du revenu moyen dans chacun des vingt-sept états membres.

« La directive européenne relative aux salaires minimums adéquats doit être renfor cée pour garantir que ceux-ci ne soient jamais bas au point d’exposer les travailleurs au risque de pauvreté et que la négociation collective devienne une composante habituelle en matière d’emploi pour assurer des salaires vraiment équitables pour tous », revendique encore Esther Lynch. D’après une autre étude de la CES, publiée au printemps 2021, si les planchers définis par le « seuil de décence » étaient appliqués au sein de l’UE, cela se traduirait par une augmentation immédiate pour 24 millions de travailleurs sur le continent. Peut-être pas encore de quoi combler le gouffre pour tous les travailleurs privés de vacances, mais de quoi permettre qu’elles ne soient plus un « extra » pour de trop nombreux Européens.

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JÉRUSALEM-EST : L’OCCUPANT ARRÊTE TOUS LES JOURS DES ENFANTS PALESTINIENS (VIDÉO)

Posté par jacques LAUPIES le 1 août 2021

 

 

30 juillet 2021ACTUALITÉSDétention et torture des enfantsVIDÉOS

Regardez : un enfant de 11 ans, Zain Mahran Shweiki, arrêté cette semaine dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est. Tout est fait pour terroriser les familles et les pousser à abandonner leurs maisons, afin que les colons puissent s’en emparer.

 
 

Et au même moment, cette armée d’occupation, fracasse les locaux de l’association qui défend ces enfants, Defense Children International, basée à Ramallah et dérobe tous leurs dossiers.

Mais Macron, dont le téléphone est écouté grâce à un logiciel israélien, et avec l’aide des services de son ami le Roi du Maroc, ne trouve rien de mieux à faire que de dérouler le tapis rouge à Benny Gantz, le chef de cette armée d’occupation, tortionnaire d’enfants.

Honte à ce gouvernement complice des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par Israël.

Jérusalem-Est : l'occupant arrête tous les jours des enfants palestiniens (Vidéo)

CAPJPO-EuroPalestine

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Jaures la marque du socialisme français

Posté par jacques LAUPIES le 1 août 2021

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