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C’est le moment de se bouger le cul…

Posté par jacques LAUPIES le 27 août 2021

…pour que la candidature de Fabien Roussel trouve sa vraie place à gauche. Le parti communiste est-il armé pour cela face aux déferlantes médiatiques au service du capitalisme et de ses composantes politiques de droite ? Sans compter l’appui (souvent mortifère) apporté aux partisans d’une union sans contenu suffisamment transformateur pour affaiblir les tenants du capital et renforcer le ceux qu’il permet d’exploiter !

 

C'est le moment de se bouger le cul... dans POLITIQUE
 

Rentrée politique. La gauche a huit mois pour déjouer les pronostics

Vendredi 27 Août 2021

Données perdantes par les sondages, les formations progressistes entrent, avec leurs universités d’été, dans la dernière ligne droite vers une présidentielle à haut risque.

 

Le 10 avril 2022, c’est le rendez-vous fixé le 13 juillet par le Conseil des ministres : date du premier tour de l’élection présidentielle. Il y a déjà pléthore de prétendants. Les quatre principales formations politiques de gauche – PCF, EELV, PS, et FI (lire ci-contre) – auront toutes un candidat d’ici à la fin de septembre, sans compter l’aventure solo d’Arnaud Montebourg. Et, pour le moment, la météo électorale ne leur prédit rien de mirobolant. Selon le dernier sondage en date, celui d’Harris Interactive pour Challenges, l’insoumis Jean-Luc Mélenchon reste le mieux placé (11 %), devant la socialiste Anne Hidalgo (7 %), l’écologiste Yannick Jadot (6 %) et le communiste Fabien Roussel (2 %). En l’état, aucun progressiste n’est en mesure d’atteindre seul le second tour. Rien de nouveau, mais le temps presse, alors que certains croient toujours dans l’éventualité d’un rassemblement.

Après des régionales qui n’ont pas permis de clarifier les rapports de forces à gauche, le compte à rebours pour 2022 est donc officiellement lancé. Première étape : les traditionnelles universités d’été. Si les Verts se sont réunis la semaine dernière à Poitiers avant leur primaire, le PCF, la FI et le PS tiennent leur rendez-vous annuel ce week-end, respectivement à Aix-en-Provence, Valence et Blois. L’occasion de se mettre en ordre de bataille avant le scrutin d’avril tout en travaillant les questions programmatiques.

Il reste maintenant huit mois à la gauche pour créer une dynamique lui permettant de contrecarrer le duel annoncé Macron-Le Pen. Pour cela, il faudra affronter un calendrier de rentrée à haut risque : rentrée scolaire périlleuse en raison du Covid, rentrée sanitaire avec les manifestations anti-passe et la quatrième vague, et rentrée sociale avec l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance-chômage. Sans parler du débat politique monopolisé depuis des mois par la droite et l’extrême droite sur les thématiques d’immigration, de sécurité et de laïcité. Un défi de taille – mais pas impossible – pour une famille politique dont les candidats s’apprêtent à s’élancer chacun dans son couloir. 3… 2… 1…

Arnaud montebourg entrera en course le 4 septembre

Jamais deux sans trois. Après avoir échoué aux primaires socialistes de 2011 et 2017, Arnaud Montebourg va se lancer à la conquête de l’Élysée, avec le soutien du Mouvement républicain et citoyen (MRC) du souverainiste Jean-Pierre Chevènement. L’ancien ministre du Redressement productif devrait officiellement se déclarer le 4 septembre. Mais le chantre de la réindustrialisation a déjà laissé quelques indices sur la tonalité d’une campagne qu’il conçoit pour « réinventer la proposition de la gauche ». Sa recette ? « Une politique mixte » car « le pays est à droite sur le régalien et à gauche sur l’économique et social ». Tout un programme.

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Fabien Roussel dénonce l’utilisation des paradis fiscaux autant par les trafiquants de drogue que par les multinationales…

Posté par jacques LAUPIES le 26 août 2021

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A propos des mobilisations contre le « pass sanitaire »

Posté par jacques LAUPIES le 26 août 2021

 

S’égrenant au fil des semaines en plein cœur de l’été, les manifestations contre le « passe sanitaire » interpellent, autant qu’elles divisent jusque dans les rangs de nos camarades.

 

Par leur constance, comme par leur grande hétérogénéité elles peuvent être interprétées comme le relais de l’exaspération croissante que provoque la politique du pouvoir macronien: ses mensonges à répétition; l’inexistence d’une stratégie sanitaire cohérente depuis le début de l’épidémie; la casse de notre système de santé comme de nos services publics pour satisfaire aux prescriptions austéritaires des traités européens néolibéraux; l’autoritarisme d’un président imposant ses décisions en s’affranchissant de tout débat avec le pays et en affichant son mépris pour le Parlement, les élus, les acteurs sociaux, les professionnels de santé; le danger d’une loi, adoptée à la hussarde par la majorité de l’Assemblée nationale et qui s’attaque dangereusement aux droits sociaux des salarié-es.

 

Ce mouvement s’alimente aussi de la défiance envers des vaccins répondant à de nouvelles technologies, défiance alimentée par nombre d’informations hasardeuses et inexactes et par des scandales sanitaires liés aux grands groupes pharmaceutiques mus par une soif inépuisable de profits juteux. Pour autant, même si les manifestations du samedi ont pu emprunter des tonalités faisant écho aux revendications portées par le mouvement social depuis des mois, elles auront également été porteuses de confusions politiques et de régressions idéologiques dangereuses.

 

Que, dans les cortèges, aient pu s’exprimer avec force la dénonciation de la vaccination, des théories complotistes ou des slogans antisémites ne saurait relever de l’anecdote. De telles ambiguïtés, de même que la présence dans la rue de forces ultraréactionnaires ou d’extrême droite, ne sont pas de nature à politiser les enjeux du débat public aujourd’hui, ni à aider au rassemblement d’une majorité de la société autour des exigences de justice, de solidarité, d’égalité. Au contraire, alors que l’action de l’exécutif et ses méthodes divisent profondément la nation lorsqu’il faudrait plutôt la mobiliser pour triompher de la pandémie, la contestation creuse à son tour des fractures qui, in fine, ne font que servir un président en quête de réélection. Dans leur histoire, les communistes se sont toujours situés aux avant-postes de la lutte en défense de la Raison, de la science, de l’intérêt général humain. Ils entendent, pour cette raison, mener à présent la bataille pour la vaccination générale.

 

Toute la gauche et les forces de progrès devraient d’ailleurs s’y retrouver, car elle est le seul moyen de s’extraire du piège dans lequel le gouvernement tente d’enfermer notre peuple, par sa manière brutale de lui imposer le « passe sanitaire ». La vaccination est la seule arme dont dispose, à l’heure actuelle, l’humanité pour se protéger. En l’état présent des connaissances, rien n’atteste qu’elle ferait courir un danger majeur aux populations. S’il peut exister, pour chacune et chacun, une prise de risque limitée lorsqu’il ou elle se fait vacciner (ce qui est vrai pour tout vaccin), celle-ci doit être considérée comme une contribution à l’immunité de tous et de toutes. Dit autrement, au-delà de la situation de chaque individu, il s’agit d’un acte qui relève de la solidarité, donc de la citoyenneté.

 

 

C’est la raison pour laquelle nous entendons lier l’objectif de la vaccination générale à l’exigence de démocratie sanitaire que nous portons depuis le début de la pandémie. À la direction du pays, nous procéderions, en effet, tout autrement que les gouvernants en place. Ceux-ci se montrent incapables, non seulement de convaincre les hésitants, mais de mettre la vaccination à portée de celles et ceux qui s’avèrent le plus en danger — sur les dix millions de personnes encore à vacciner, on recense 16 % de plus de 80 ans, dont on sait qu’elles ne disposent pas d’un accès aisé à des équipes de soignants, ce qui est plus généralement le cas des populations les plus pauvres qui sont les moins protégées.

 

Afin de combiner urgence sanitaire et mobilisation de la société, il serait impératif de réunir, à l’échelon de chaque département, élus, acteurs sociaux, professionnels de santé, représentants des caisses d’assurance-maladie (qui possèdent les moyens d’un contact rapide avec chaque assuré) et des Agences régionales de santé. À charge pour eux de construire une stratégie basée sur la confiance autant que sur l’efficacité, et se déployant au plus près des citoyens, jusque dans les quartiers ou villes délaissés, les entreprises, les lieux d’étude.

 

Évidemment, comme le soulignait la déclaration de notre parti en juillet, l’immunité collective ne peut être atteinte au seul niveau des États nationaux. Pour ne prendre que cet exemple, sur les trois milliards de doses inoculées dans le monde, on en compte seulement 30 millions distribuées aux Africains, ce qui est dérisoire. Il importe, par conséquent, de relancer l’action pour la levée des brevets, le transfert de technologies, le développement massif des capacités de production, en particulier pour les pays en développement. L’enjeu n’est rien d’autre qu’un choix de civilisation, auquel le capitalisme se montre, une fois de plus, incapable de répondre. µ

Christian Picquet et Maryse Monta

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Mélenchon court seul, les verts se dispersent (comme toujours) les socialistes souffrent du bilan catastrophique de Hollande ! Seul le rassemblement autour des idées que développe le PCF peut influer pour construire un autre monde en répartissant équitablement les richesses produite par le monde du travail mais captées par une extrême minorité !

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2021

 

Fabien Roussel à Paris, le 24 août.
Fabien Roussel à Paris, le 24 août. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le communiste Fabien Roussel a défendu mardi la légitimité de sa candidature à la présidentielle dans un contexte de dispersion de la gauche, assurant que les voix qu’il obtiendra en avril 2022 « s’ajouteront au total de la gauche ».

Au siège de la place du Colonel-Fabien, à Paris, le secrétaire national du PCF tenait une conférence de presse pour faire le bilan de ses caravanes d’été, au cours desquelles il a dit avoir rencontré 5.000 personnes, et pour présenter le livre qui sortira le 2 septembre, Ma France (éditions le Cherche midi).

« Que faisons-nous chacun pour que les 20 % passent à 40 % ? »

« Le problème d’une gauche à 20 % et cinq candidatures, ce sont les 20 %, pas les cinq candidatures », a plaidé Fabien Roussel. « La question est que faisons-nous chacun pour que les 20 % passent à 40 % ».

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Un texte que devrait lire tous ces bobos de gauche qui mettent en parallèle impérialisme américain et souveraineté chinoise (laquelle pratique le multilatéralisme) Mais s’il n’y avait que les « bobos » de gauche ce ne serait pas grave !

Posté par jacques LAUPIES le 24 août 2021

 

La dénonciation des « deux côtés » du conflit Américano-chinois est simplement fallacieuse

Jeudi 19 août 2021, popularité : 100%

Un site très utile à connaitre, d’un collectif militant chinois de la diaspora.

Qiao Collective (@qiaocollective) est un collectif d’écrivains, d’artistes et d’activistes chinois de la diaspora engagés à s’opposer à l’agression américaine contre la Chine et le Sud. Inspirés par les héritages vivants des communismes du tiers monde et du socialisme et de l’internationalisme chinois, nous visons à fournir des ressources essentielles pour équiper la gauche à lutter contre la désinformation et la propagande qui alimentent la nouvelle guerre froide sur la Chine. Visitez notre site Web à www.qiaocollective.com pour plus d’information.CONTACT

Qiao Collective

Pour contester la nouvelle guerre froide contre la Chine, la gauche doit abandonner ces équivalences et désamorcer la machine de guerre américaine

En plein milieu d’une pandémie mondiale et d’une saison électorale 2020 tourmentée, les États-Unis se dirigent tout droit vers un conflit avec la Chine. La rhétorique crasse de Trump sur le « virus chinois » ne fait que mettre en évidence le consensus aujourd’hui de la classe dirigeante américaine, qui a depuis des années organisé une réorientation signifiante de la politique étrangère américaine, en identifiant la Chine comme menace existentielle.

L’administration du président Barack Obama a supervisé la stratégie du

« Pivot vers l’Asie », qui prévoyait de déplacer 60% des effectifs de la marine américaine vers le front Pacifique d’ici cette année. Sous le président Donald Trump, ce « pivot » n’a fait que s’intensifier : en avril 2020, une liste de souhaits budgétaires du commandement indopacifique américain appelait à plus de 20 milliards de dollars afin de maintenir un « avantage militaire sur la Chine » grâce à une expansion massive de missiles, de radars et de « réseaux de frappe de précision » dans les îles du Pacifique et en Océanie.

À chaque tournant, l’administration Trump a cherché à isoler, sanctionner et repousser la Chine, ordonnant aux alliés européens de refuser la technologie et les investissements chinois, et sonnant l’alarme sur le prétendu « nouveau tournant agressif » de la Chine. Pendant ce temps, l’affirmation de la campagne du candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden selon laquelle Trump « s’est aplati » devant la Chine ne fait que démontrer la nature bipartisane de cette nouvelle guerre froide.

La « menace chinoise » est apparue comme la contradiction déterminante qui fait face à un empire américain, de plus en plus conscient de son propre déclin. En bref, nous voyons l’élite de la classe dirigeante des deux partis américains se disputer à qui peut être « le plus implacable » par rapport à la Chine.

Les socialistes et les anti-impérialistes, en particulier ceux qui vivent dans des bastions impériaux tels que les États-Unis et le Canada, ont une responsabilité unique de subvertir cette agression déjà croissante. Cependant, la gauche occidentale s’est largement fusionnée autour d’une position de « troisième camp » qui voit la confrontation américano-chinoise non seulement comme une escalade mutuelle mais comme une « rivalité inter-impériale ».

Par exemple, un texte polémique dans la publication phare des Socialistes Démocratiques d’Amérique (Democratic Socialists of America) a dénoncé la Chine comme une dictature capitaliste et a affirmé, sans aucune preuve, que la Chine avait des « ambitions impériales » néfastes. De même, le journal Jacobin, dans l’introduction a un entretien avec le professeur et auteur Cornell Eli Friedman procédait à un avertissement pour les socialistes de « rejeter le nationalisme dans sa version chinoise ou américaine », et pour Friedman de représenter les relations américano-chinoises comme une « compétition ethno-nationale » – une confusion stupéfiante entre l’hégémon impériale mondial et une nation du Sud global, celle-ci avec sa propre histoire de victimisation aux mains des puissances impérialistes.

Le cadrage dangereux de l’agression impérialiste américaine contre la Chine comme une escalade mutuelle entre deux nations supposées équivalentes obscurcit plus qu’il ne clarifie, et s’affirme comme un consentement de fait à la propagande antichinoise, aux sanctions et à l’escalade militaire qui se manifestent sous nos yeux.

Un examen réaliste des faits actuels montre à l’évidence que les tensions américano-chinoises ne sont pas une bataille pour l’hégémonie, mais plutôt une lutte entre la domination impérialiste américaine et la souveraineté chinoise et le multilatéralisme. La gauche doit comprendre que l’escalade américaine ne fait qu’illustrer l’histoire centenaire des efforts impérialistes occidentaux pour dominer, façonner et contrôler la Chine à leur propre avantage.

Hégémonie ou multilatéralisme

Autre que d’être les deux plus grandes économies du monde et des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, les États-Unis et la Chine ont peu en commun par leurs systèmes de gouvernance, leurs idéologies dominantes et leurs orientations envers le reste du monde. Un simple coup d’œil sur les programmes de politique étrangère des deux États révèle combien ils sont diamétralement opposés.

Le gouvernement américain – avec son groupe de réflexion et ses grands auxiliaires médiatiques – reste attaché à une doctrine dogmatique de guerre froide dans laquelle l’essor d’une autre « grande puissance », qui puisse contredire l’agenda hégémonique de l’empire américain, signifie inévitablement concurrence et conflit.

Au XXieme siècle, cette idéologie a transformé les États-Unis en la plus grande force de police et d’occupation militaire du monde. Aujourd’hui, la domination militaire du monde par les États-Unis est incontestée, avec un budget militaire prévu de 750 milliards de dollars en 2020, plus du triple de celui de la Chine, et l’accès sans précèdent à 800 bases militaires américaines dans plus de 70 pays.

De son côté, la Chine s’est à plusieurs reprises engagée dans une vision du multilatéralisme définie par sa théorie d’une « communauté d’avenir partagé pour l’humanité » – un concept inscrit dans la constitution par amendement en 2018. Cette théorie est fondée sur le respect mutuel de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, sur la non-agression mutuelle, la non-ingérence mutuelle, l’égalité et le bénéfice, et sur la coexistence pacifique. Alors que la Conférence de Munich sur la sécurité (2020) a vu le secrétaire d’État Mike Pompeo faire campagne pour un affrontement de guerre froide, son homologue chinois, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi, a exhorté les participants à « transcender la divergence Est-Ouest et le fossé Nord-Sud ».

Ces principes ne sont pas simplement théoriques, mais ont été forgés par l’expérience propre de la Chine du semi-colonialisme, de l’émancipation nationale et de la solidarité internationaliste du Sud global. Mao Zedong a qualifié le mouvement de libération nationale de la Chine « d’internationalisme appliqué », reconnaissant que la souveraineté de la Chine était inextricablement liée aux mouvements anticoloniaux et prolétariens à travers le monde.

Internationalisme chinois en pratique

Bien entendu, ces nobles principes ne seraient rien d’autre que pure rhétorique d’État s’ils venaient à être discrédités dans la pratique. Cependant, la Chine s’est toujours appliquée à tracer un « essor pacifique » malgré l’hostilité occidentale.

La Chine n’a mené aucune guerre depuis plus de quatre décennies, une période pendant laquelle l’empire américain a mené, entres autres, des guerres ouvertes et secrètes en Iraq, en Afghanistan, en Libye et en Yougoslavie. Lorsque les États-Unis ont bombardé l’ambassade de Chine à Belgrade en 1999, le gouvernement chinois a négocié un accord monétaire pour la paix malgré les énormes manifestations anti-américaines qui se sont déroulées à travers le pays. Et bien que les dépenses militaires de la Chine aient considérablement augmenté au cours de cette dernière décennie, tout anti-impérialiste de principe se doit d’admettre que l’histoire a démontré qu’une armée puissante est l’une des seules choses qui puisse véritablement empêcher un empire américain belliqueux de se livrer à des assassinats ciblés, à des changements de régime et a des invasions pures et simples.

La pandémie mondiale du COVID-19 a révélé combien les différences entre l’impérialisme américain et le multilatéralisme chinois étaient encore plus marquées. Alors que les États-Unis refusaient de lever les sanctions cruelles contre l’Iran, la Corée du Nord et le Venezuela. Malgré les luttes de ces derniers pour organiser une réponse sanitaire à la pandémie tout en demeurant coupés des marchés financiers mondiaux, la Chine et le Venezuela ont organisé une coopération aérienne spéciale pour faciliter le transport de tonnes de kits de tests, d’équipement de protection personnelle et autre matériel médical à destination du Venezuela. La Chine a également envoyé plusieurs cargaisons de matériel médical ainsi que des délégations d’experts en Iran. Une semaine après que les États-Unis aient effectué des frappes aériennes sur l’Iraq, une délégation médicale chinoise est arrivée pour contribuer à la réponse sanitaire du pays contre la pandémie, formant des médecins dans neuf provinces et multipliant par trois la capacité nationale de dépistage du COVID-19. Des délégations et des cargaisons d’aides similaires ont été envoyés en Palestine, en Syrie et dans de nombreux autres pays.

Ces activités en elles-mêmes devraient mettre fin à la fausse équivalence de ces deux nations. Et si les socialistes occidentaux ne parviennent pas à apprécier cette différence, les peuples des nations affamées et sanctionnées par les États-Unis mais aidées par la Chine le feront certainement.

De plus, le 17 juin, le président chinois Xi Jinping a promis d’accélérer la construction conjointe du nouveau siège pour les Centres Afrique de Prévention et de Control des Maladies ainsi que d’un réseau d’Hôpitaux Amitié Chine-Afrique – un grand geste de solidarité que les États-Unis ont cyniquement qualifié d’activité « d’espionnage ». L’annonce est venue quelques semaines à peine après que la Chine se soit engagée à augmenter le financement de l’Organisation Mondiale de la Santé de 30 millions de dollars suite au retrait politisé par l’administration Trump du soutien américain à L’OMS. Les dirigeants de l’Union Africaine furent très critiques de ce retrait qui selon eux, sape le travail épidémique de longue date de l’OMS sur le continent Africain.

Alors que des dirigeants américains aussi variés que Hillary Clinton et Pompeo ont mis en garde contre les investissements chinois en Afrique qu’ils envisagent comme un « nouveau colonialisme », un simple coup d’œil sur les chiffres réels révèle que ces mises en garde ne servent qu’à naturaliser l’hégémonie financière occidentale sur le continent : à partir de 2017, 41% des investissements directs étrangers provenaient d’Europe occidentale, 19 % d’Amérique du Nord et 8% de Chine. Pendant ce temps, les investissements chinois, dont une grande partie est détenue par l’État et moins réactifs à la volatilité des marchés privés, ont un taux de création d’emplois proportionnel presque triple de celui des États-Unis. En outre, la Chine annulera les prêts gouvernementaux sans intérêt aux pays africains arrivés à échéance à la fin de 2020.

Alors que l’Occident insistent sur le récit de la « diplomatie du piège de l’endettement » attribuée à la Chine dans le Sud global, ces dirigeants orientés vers le social dans des pays comme la Zambie et la Bolivie d’avant le coup d’État, ont plutôt envisagé une alternative aux prêts conditionnels du Fonds monétaire international (FMI) et ont vu une opportunité de nationaliser leurs industries de ressources et de développer leurs productions à valeur ajoutée domestiques. Là où le FMI et la Banque mondiale offrent des crédits en échange de programmes d’austérité d’ajustement structurel, Président Xi insiste sur le fait que le « modèle chinois » n’est pas destiné à l’exportation, reconnaissant que tout comme la Chine a tracé sa propre voie et a refusé d’importer des modèles occidentaux, les pays en développement doivent réagir suivant leurs propres conditions nationales uniques.

Les fausses équivalences fournissent une couverture pour l’agression américaine

Refuser la fausse prémisse de l’escalade mutuelle et de la rivalité inter-impériale ne revient pas à prétendre que la Chine est un « paradis des travailleurs » ou une « utopie communiste ». La Chine a certainement de nombreuses contradictions qui y existent, y compris l’inégalité rurale-urbaine, la dépendance sur les marchés occidentaux et l’inégalité des richesses. Il faut cependant insister sur le fait que chacune de ces contradictions se verra plus susceptible d’être résolue lorsque la contradiction principale – l’impérialisme américain – est surmontée.

La « guerre commerciale » américano-chinoise, par exemple, a été provoquée en partie par la tentative américano-canadienne de punir le géant chinois de technologie Huawei pour avoir violé les sanctions contre l’Iran. Cette situation reflète le fait que la nature déterminante des relations entre la Chine et les État Unis est caractérisée par l’agressivité impérialiste américaine. Les principaux points de friction de la guerre commerciale – mettre fin aux restrictions chinoises sur les banques étrangères et à la participation de l’État dans l’économie, et faire respecter les droits de propriété intellectuelle ainsi que les sanctions occidentales – sont tous conçus pour éroder la souveraineté économique chinoise, isoler son industrie technologique en plein essor et contrôler l’indépendance de ses relations avec d’autres nations.

Fait révélateur, la guerre commerciale a incité les médias à « saliver » à l’idée que la Chine « ouvre son industrie financière de 45 000 milliards de dollars » aux sociétés financières occidentales telles que American Express et JP Morgan, qui ont pénétré les politiques protectionnistes chinoises suite à des concessions conséquentes de la guerre commerciale. Mais ne vous y trompez pas, ceci n’est pas une simple rivalité ; c’est, en fait, un effort impérialiste de scinder la Chine…une fois de plus.

Suivant la tentative pseudo-socialiste de redéfinir le « fardeau de l’homme blanc », cette gauche antichinoise proclame sa « solidarité avec le peuple chinois » dans sa lutte présumée contre son gouvernement autoritaire. Au-delà de se faire l’écho étrangement similaire des proclamations bienveillantes de Steve Bannon et de Mike Pompeo, ces affirmations chauvinistes réduisent au silence les 90 millions de membres du Parti communiste chinois, sans parler de l’énorme soutien et de la confiance populaire dans les institutions gouvernementales révélées sondage après sondage par le public chinois.

Les équivalences paresseuses et contrefactuelles entre les États-Unis et la Chine ne font que fournir une couverture rhétorique à l’agression américaine croissante, non seulement contre la Chine, mais contre toutes ces « nations ennemies » auxquelles la Chine a prêté un support diplomatique et économique critique. S’attarder dans la « pureté idéologique » et le désengagement paresseux en condamnant « les deux côtés » est une abdication du pouvoir et de la plateforme qui accompagnent la citoyenneté impériale.

Afin de lancer un défi sérieux à cette nouvelle guerre froide sur la Chine, la gauche se doit d’abandonner ces équivalences juvéniles et de s’engager à subvertir la machine de guerre américaine a la moindre occasion.

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