• Admin.du Site

  • Archives

Covid. Faudra-t-il vacciner les moins de 12 ans ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 août 2021

Malgré un système immunitaire qui les protège mieux, les plus jeunes ne sont pas à l’abri des formes graves de la maladie, tel le syndrome multi-inflammatoire. Stéphane Audras/REA

Malgré un système immunitaire qui les protège mieux, les plus jeunes ne sont pas à l’abri des formes graves de la maladie, tel le syndrome multi-inflammatoire. Stéphane Audras/REA

 

Covid. Faudra-t-il vacciner les moins de 12 ans ?

Mardi 24 Août 2021

En raison de la forte contagiosité du variant Delta, de plus en plus d’enfants sont touchés par le coronavirus. Cette forte exposition, qui accroît les risques de circulation du virus, repose la question de leur vaccination.

 

À une semaine de la rentrée scolaire, la circulation du variant Delta parmi les enfants inquiète. Même s’ils sont moins affectés que les adolescents, le nombre de moins de 12 ans contaminés par le Covid ne cesse d’augmenter. En France, le taux d’incidence des moins de 9 ans est passé de 13 pour 100 000 la semaine du 5 au 11 juillet à 127 un mois plus tard. Fin juin, une modélisation de l’Institut Pasteur avait tiré la sonnette d’alarme, estimant que, à partir de septembre, les mineurs représenteraient 50 % des contaminations, soit dans les 50 000 cas par jour. Le même phénomène s’observe aux États-Unis, où les enfants représentent désormais plus de 20 % des contaminations, avec environ 94 000 cas à la mi-août, contre 13 % avant l’arrivée du variant Delta. La baisse du niveau de contamination parmi les autres tranches d’âge de la population ayant accès au vaccin entraîne une augmentation de la part des enfants. Mais l’explication mathématique n’est pas suffisante. La hausse du nombre de cas s’observe aussi en valeur absolue.

Hausse du nombre d’hospitalisations

Quelle est la dangerosité de cet accroissement du nombre de cas ? « Même s’ils font moins de formes sévères que les adultes, il y a quelques formes graves chez l’enfant, comme le syndrome multi-inflammatoire », a rappelé mi-août à Sciences et avenir Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. Malgré un système immunitaire qui les protège mieux, les enfants ne sont pas à l’abri des formes graves de la maladie. Et plus il y a de cas, plus il y a de risques. Aux États-Unis, parallèlement à la hausse des contaminations, le nombre d’enfants hospitalisés du Covid a ainsi atteint mi-août les 1 900, un record depuis le début de l’épidémie.

En France, ils sont actuellement 56 de moins de 10 ans, dont 7 en soins critiques, surtout concentrés dans les territoires les plus affectés. «  La circulation du virus est tellement importante qu’on constate 10 enfants hospitalisés en service de pédiatrie, dont un en soins intensifs. C’est quelque chose que l’on n’avait pas du tout vu pendant les vagues précédentes », a confié à l’AFP le 21 août Jérôme Viguier, directeur de l’agence régionale de santé de Martinique. Les enfants hospitalisés, de plus en plus jeunes, sont aussi plus sévèrement malades et mettent plus de temps à récupérer.

Les risques ne sont pas qu’immédiats. Bien que les recherches soient encore embryonnaires, on estime que 2 % à 8 % des enfants infectés ont des symptômes qui persistent et risquent de développer des formes de Covid long. « Des séquelles ou des complications à long terme de la maladie, peut-être encore inconnues, ne peuvent en outre être exclues », soulignaient le 19 août dans une tribune au Monde les épidémiologistes Dominique Costagliola et William Dab.

Autre problème, en étant de plus en plus contaminés, les enfants jouent aussi un rôle croissant dans la propagation du virus. Alors que les autres tranches d’âge sont de mieux en mieux protégées par le vaccin, c’est parmi les plus jeunes que les clusters ont déjà commencé à se concentrer. Autant d’arguments qui plaident en faveur d’une meilleure protection de cette tranche d’âge.

Où en sont les vaccins pour les enfants ? En mars dernier, Pfizer et Moderna ont lancé des études cliniques pour les moins de 12 ans avec des doses représentant un tiers de celles des adultes. Après des résultats positifs en mai de la première phase portant sur 144 enfants, Pfizer a lancé en juin la deuxième avec une cohorte de 4 500. Mais, compte tenu de la difficulté d’adapter la vaccination au système immunitaire des enfants en se garantissant des risques d’effets secondaires, l’autorité américaine du médicament a demandé fin juin aux deux entreprises d’accroître le nombre de patients enrôlés et de fournir des données sur six mois au lieu de deux. Ces exigences vont ralentir les demandes d’autorisation de mise sur le marché, qui ne devraient pas arriver avant l’automne. Le temps que les autorités du médicament américaines, européennes et françaises se prononcent, les vaccins seront au mieux accessibles fin 2021. En attendant, les spécialistes sont unanimes : pour protéger les enfants, il faut continuer à insister sur les gestes barrières et s’assurer que leur entourage est vacciné.

 

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...