• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2021

La Lettre de la semaine… du Directeur de l’Humanité

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2021

La Lettre de la semaine…
 
 
J’ai consacré mon éditorial de L’Humanité Dimanche aux résultats des élections départementales et régionales sous l’angle de la manifestation politique que constitue le niveau élevé d’abstention.
 
 
Inventer une démocratie nouvelle
 
L’éditorial de L’Humanité Dimanche du 1 au 4 juillet 2021 – par Patrick Le Hyaric.
 
J’en redis quelques mots ici. Il ne s’agit pas d’un épiphénomène mais d’une tendance longue et lourde qui se manifeste de scrutin en scrutin. Mais cette fois un palier vient d’être franchi. Pour être efficace dans le travail et l’action militante, il convient de tenter d’en étudier les causes. Elles sont multiples, mais nous sommes sans doute à un point d’incandescence de la crise de représentations, de l’agonie de La 5ème République (dont la Constitution a été modifiée tant de fois) et peut être proche d’une crise institutionnelle.
C’est le reflet d’une vie politique toujours plus étouffée par l’omnipotence du président de la République et du présidentialisme qui atteint les partis, au détriment du Parlement, des corps intermédiaires et d’institutions servant à la concertation, d’un système médiatique tenu par les milieux d’affaires pour imposer le tempo des débats, leur contenu, bien loin des préoccupations populaires.
La confrontation d’idées sur le temps long, permettant la réflexion, est éliminée des écrans. Et, quand après le mouvement des Gilets jaunes le pouvoir inventa « la Convention Citoyenne pour le Climat », présentée comme un acte de revitalisation de la démocratie, la conclusion a été de retenir le moins d’idées possibles de celle-ci ou pour les détourner.
Ajoutons que l’État fait jouer de plus en plus un rôle de courroie de transmission des politiques nationales aux collectivités territoriales, dès lors qu’il leur rabote toujours plus les compétences générales. Loin de rapprocher les citoyens de la vie régionale, les grandes régions – n’ayant plus souvent rien à voir avec l’histoire et la géographie – ont encore éloigné les citoyens des lieux de décision. Elles n’ont d’ailleurs pas permis de réaliser des économies, contrairement aux promesses, à l’époque, de MM. Hollande et Valls.
Autrement dit, cette transformation territoriale (qui s’est faite sans concertation) n’a eu que pour objectif de conformer la France à un modèle d’organisation répondant aux vœux de Bruxelles, pour continuer d’affaiblir l’État républicain. Celui-ci est déjà lui-même encadré par les normes européennes de contrôle des budgets et d’unification vers le bas des politiques sociales. Sans oublier la pression qui pousse constamment au démantèlement des services publics.
Dans un tel contexte, encore aggravé par la campagne promotionnant le duo – parait-il « inévitable » – Le Pen/Macron qui nous a été ressassé durant ces derniers mois, les citoyens ont exprimé en masse leur refus d’avoir une nouvelle fois à choisir « un vote utile » dont ils savent qu’il les enferme dans des choix politiques, économiques et sociaux qui n’améliorent en rien leurs vies quotidiennes.
L’écosystème global médiatique, politique, culturel, tournent totalement le dos aux préoccupations des gens ordinaires. Ceux-ci savent de plus en plus que les alternances qui se succèdent ne créent pas les conditions d’une « alternative sociale, démocratique, écologiste ». Ainsi les forces dominantes ne sont pas mécontentes de ce sentiment d’impuissance qui se développe. D’ailleurs M. Macron a affiché plus que de la morgue vis-à-vis de ce résultat, marquant une indifférence totale, alors qu’il y avait engagé une quinzaine de ministres dans des listes qui ont terminé en général en queue de peloton. Il laisse ainsi croire aux abstentionnistes, qu’ils avaient eu raison de faire silence. Seulement, ce silence assourdissant fait beaucoup de bruit. Gare à la suite. La situation ne pourra pas rester statique et de puissants mouvements peuvent rapidement se développer pour refuser cette mécanique et ces enfermements dans de faux choix.
En ce sens, la mise à disposition de la candidature communiste de Fabien Roussel dans le débat peut constituer un atout pour les citoyens en recherche d’autre chose, pour promouvoir dans l’unité une issue transformatrice améliorant leurs vies. Elle doit pour cela refuser de s’inscrire dans la présidentialisation du pouvoir, mais viser à permettre une expression populaire puissante, à partir des lieux de vie et de travail des citoyens qui doivent pouvoir s’en servir pour dire ce qu’ils ont sur le cœur. Sans cela, il sera difficile d’ouvrir les portes d’un débouché politique. Car l’abstention contient un fort paradoxe. Elle traduit, un rejet fort du système en place, une puissante aspiration au changement, mais elle aboutit au statu-quo, à la reconduction des sortants, sans modifier les rapports de forces.
Pire, dans le Val-de-Marne, elle conduit à la non reconduction de la majorité de gauche animée par les communistes et d’extraordinaires présidents en la personne hier de Michel Germa et jusque-là par Christian Favier, qui a donné une nouvelle impulsion au département, à ses politiques sociales, scolaires, culturelles et de solidarité. Je souhaite qu’on puisse valoriser l’activité, les réalisations d’un homme (et de sa majorité) de la stature de Christian Favier. J’ai évidemment une forte pensée pour lui et pour les communistes du Val-de-Marne.
Je félicite toutes celles et ceux devenus conseillers régionaux ou départementaux communistes dans des listes d’union ainsi évidemment que nos amis Huguette Bello et Gabriel Serville et leurs équipes.
Pour revenir aux paradoxes de l’abstention, tout en l’analysant, nous ne pouvons pas rester au constat, nous ne pouvons pas non plus considérer que le silence des urnes soit d’essence révolutionnaire ou porteuse de solutions alternatives. L’un des travaux à déployer est donc celui d’initiatives avec les citoyens sur les moyens de régénérer la démocratie. L’autre est de réfléchir aux implantations militantes et aux pratiques militantes dans le cadre de profondes mutations dans la plupart des villes et de la société dans son ensemble. Ajoutons que les forces qui résistent le mieux sont celles qui sont composées de militants et non les mouvements créés pour porter un candidat à la présidentielle.
 
 
Taxation mondiale des multinationales et justice fiscale
 
 
 
Ceux qui depuis des dizaines d’années nous ont traité comme des militants voulant toujours plus de taxes, ou refusant une fiscalité plus juste en ont pour leur frais. Les faits, les décisions nous donnent raison. Jeudi dernier, 130 États négociant sous l’égide de l’OCDE ont conclu un accord prévoyant une taxe mondiale à 15 % sur les multinationales. D’aucuns parlent de « l’accord fiscal international le plus important conclu depuis un siècle ». Son objectif est double : couper l’herbe sous le pied des paradis fiscaux tout en visant une meilleure redistribution des profits des multinationales – et tout particulièrement des géants du numérique. C’est le résultat d’un long combat des associations, des partis de gauche en Europe dont le Parti communiste français ; j’ai moi-même été très engagé au parlement européen sur ces enjeux.
Avec cet accord, l’OCDE estime que les États seront en mesure de recouvrer – au niveau mondial – 150 milliards de dollars de recettes fiscales de plus chaque année. C’est une très bonne nouvelle si les États utilisent cette somme pour améliorer les services publics et les infrastructures, développent la formation et le travail, tout en étant plus aptes à faire face à la crise générée par la pandémie de Covid-19.
Cette décision met en exergue le double-discours du gouvernement français en matière de fiscalité, qui se félicite d’un accord qui augmente la taxation des multinationales à l’international mais se refuse toujours à mettre en œuvre la révolution fiscale française pourtant nécessaire pour réduire les inégalités et progresser vers la justice.
Pire, le lundi de cette même semaine, le président recevait quelque 140 dirigeants d’entreprises internationales au château de Versailles pour une nouvelle édition de « Choose France », mini-forum de Davos visant à promouvoir l’attractivité de notre pays pour les investisseurs étrangers. Principaux arguments mis en avant : baisse des impôts de production de 10 milliards d’euros par an, régime fiscal des impatriés, soutien à la compétitivité…
Le jour suivant, le ministre de l’Economie et des Finances, M. Bruno le Maire, se targuait sur un plateau de télévision de faire partie de « la majorité qui a le plus baissé les impôts depuis 20 ans, ceux des français […] et ceux des entreprises », avant de s’en prendre à « l’impôt de production » (nouvelle expression issue de la novlangue européiste conçue pour détourner le regard de la valorisation du capital), « 7 fois plus élevé en France qu’en Allemagne ».
En effet depuis quarante ans les impôts sur le travail et les retraites augmentent et ceux du capital diminuent sans que cela ait un effet positif sur l’emploi correctement rémunéré, tandis que les inégalités sociales continuent de se creuser. Soit une puissance publique continuellement mise à mal avec une saignée qui nous coûte nos services publics, tandis que les forces capitalistes voient leur intérêts toujours mieux protégés (lire ici « Ah ! L’impôt » mon éditorial de L’Humanité Dimanche du 23 juillet 2020).
Ainsi, s’il y a de quoi se réjouir de l’accord trouvé à l’OCDE, loin d’être la panacée il ne doit être reçu que comme un premier pas. Et s’il est vrai que la France pourrait récupérer 5 à 10 milliards d’euros grâce à cet accord, il ne faut pas oublier que l’évasion fiscale continue de coûter aux français 60 milliards par an tant que le gouvernement refusera de prendre à bras le corps ce combat en préférant faire la chasse aux fraudeurs aux prestations sociales (1,7 milliards d’euros par an).
Par ailleurs, avec sa « réforme des impôts de production » consistant en une baisse de 50% de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), le pouvoir macroniste a fait un cadeau aux entreprises de 10 milliards par an jusqu’à la fin du quinquennat.
Au total, la politique de baisse sur la fiscalité des entreprises aura représenté 25 milliards de manque à gagner pour le budget sur la durée de ce quinquennat.
Enfin, force est de constater qu’il aura été nécessaire que les États-Unis, avec l’arrivée de Joe Biden, se décident à faire le premier pas pour que très rapidement institutions internationales et gouvernements-vassaux européens s’alignent au sujet d’une mesure qui va à l’encontre des dogmes ultralibéraux et qui était demandée depuis des années par les forces progressistes – notamment les communistes français.
La prochaine étape pour confirmer une taxe mondiale à 15 % sur les multinationales aura lieu les 9 et 10 juillet prochain à Venise, avec la réunion des ministres des Finances du G20. Le chemin à parcourir est encore long pour atteindre un semblant de justice fiscale au niveau mondial. Nul doute qu’il sera semé d’embuches tant ces multinationales feront tout pour entraver l’applicabilité de tels mécanisme, s’ils voient le jour.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Je souscris à cette analyse mais j’attends du concret pour rendre le parti plus opérationnel et reconquérir les électeurs sur les trois axes proposés : entreprises, quartiers populaires, jeunesse.

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2021

 

Une analyse de militants communistes après les régionales

Publié le : 2 juillet 2021

 
Je souscris à cette analyse mais j'attends du concret pour rendre le parti plus opérationnel et reconquérir les électeurs sur les trois axes proposés : entreprises, quartiers populaires, jeunesse.  dans POLITIQUE

Prendre la mesure de la fracture politique et sociale, Reconquérir le monde du travail !

« L’essentiel reste qu’aucune force de gauche, quelle que soit la configuration des rassemblements, n’a été capable de mobiliser les électeurs jusqu’à gagner une participation significative. »

Dans un contexte de double crise économique et sanitaire qui a exacerbé les inégalités, l’abstention massive domine pourtant les élections régionales et départementales, plus de deux français sur trois, plus de 4 sur 5 chez les jeunes et les milieux populaires, sans sursaut au second tour quels que soient les enjeux.

Les forces politiques l’oublient vite, surtout quand il s’agit de se féliciter de résultats victorieux qui doivent être analysés au regard de ce qui est devenue « la grève des urnes ».

Cette abstention traduit une véritable perte de confiance dans les institutions et la représentation politique, le sentiment croissant que la politique est incapable d’apporter des solutions aux difficultés et aspirations des citoyens et du monde du travail. Nous sommes en quelque sorte devant une panne d’espoir quant à l’action politique !

Cette abstention, si elle touche prioritairement l’électorat populaire et les jeunes, s’étend dans l’ensemble du corps électoral. Elle interroge toutes les forces politiques et singulièrement le PCF qui veut contribuer par sa candidature à la présidentielle à ce que le peuple se réengage dans l’action politique, depuis le débat d’idées jusqu’au vote en passant par les mobilisations nécessaires aux victoires populaires.

Une telle fracture entre le peuple et les institutions peut entraîner notre pays dans le pire. Mais, nous ne pouvons nous contenter de la dénoncer. Nous avons nous mêmes combattus la constitution de la 5éme république et la présidentialisation du régime, l’alignement de la France sur l’Union européenne avec les grandes régions et les métropoles qui éloignent les citoyens des lieux de pouvoirs et décisions. Tout comme le Traité constitutionnel européen qui a confisqué la souveraineté nationale et populaire, installé la marchandisation de toute la vie humaine qui laisse le dernier mot au profit via la suraccumulation du capital.

Il n’y a rien d’étonnant donc que les citoyens se détournent de ces institutions. La vraie question c’est comment ne pas laisser le désespoir s’installer, comment imaginer et imposer une nouvelle république sociale, laïque et démocratique, permettant aux citoyens d’avoir le dernier mot sur le capital et ses détenteurs.

Nous ne reviendrons que brièvement sur les résultats de ces élections, largement commentés et analysés par notre parti : démenti du duel Macron /Le Pen, reconduction des sortants dans les régions, résistance de la gauche mais avantage à la droite, gains d’élus dans le cadre de listes d’union, bonne tenue des nos têtes de liste en Aura et Normandie, stabilité de nos conseillers départementaux malgré la perte du Val de Marne et des reculs dans des départements impactés par d’importantes poussées à droite. Notons en outre que le PCF s’est montré le mieux à même de faire reculer et battre les forces d’extrême-droite.

L’essentiel reste qu’aucune force de gauche, quelle que soit la configuration des rassemblements, n’ a été capable de mobiliser les électeurs jusqu’à gagner une participation significative.

Nous laisserons de côté les explications conjoncturelles qui ne sauraient éclairer un mouvement durable et croissant.

Il est certain que les différentes réformes institutionnelles, redécoupages des cantons et grandes régions, n’ont fait qu’éloigner les citoyens des lieux de décisions et de leurs élus. Mais c’est bien le sens même de l’action politique qui est interrogé. Car l’abstention nous renvoie à deux grandes questions que le PCF doit impérativement traiter.

La confiscation de la souveraineté nationale et populaire depuis l’adoption du Traité constitutionnel européen a délégitimé le suffrage universel. On ne peut reconstruire une légitimité politique sans dire pourquoi et comment la politique peut intervenir sur l’économie, comment une décision nationale peut s’imposer sur toute directive européenne. Le peuple doit donc reprendre ses droits et en conquérir de nouveaux. Nous devons dire que c’est possible et comment nous lui proposons de le faire.

Les crises successives témoignent de l’usure du système politique et économique, ne laissent plus de place à l’espoir de faire mieux dans le cadre, voire d’améliorer le système. C’est bien la question du changement de système et de société qui est interrogé. Le PCF existe pour mettre ce défi dans les mains des citoyens et permettre ainsi la construction d’ une société nouvelle meilleure pour la grande majorité, une société capable de répondre aux besoins des populations, de permettre un développement maîtrisé et de réduire les inégalités, de protéger notre environnement, de sécuriser la vie dans tous ses aspects du travail jusqu’à la santé en passant par l’éducation, les loisirs et la formation. C’est bien la capacité de transformation révolutionnaire de l’action politique qui est sur la sellette. Nous devons mettre en débat une autre société pour la France.

Pour le PCF, il ne s’agit pas seulement de tirer son épingle du jeu dans le « pré carré » d’une gauche qui ne tire toujours pas les leçons de ses échecs et trahisons. Nous ne voulons pas reproduire ce qui a échoué. Dans cet affrontement de classe décisif, partons à la conquête du monde du travail, de la jeunesse et des quartiers populaires. Traçons un nouveau chemin, un front populaire dans l’action, les luttes et les urnes pour un projet de société et d’espoir, les jours heureux.

Il est temps de s’y mettre !

>

Cette analyse est signée par Caroline Andréani, Paul Barbazange, Luc Bazin, Marie-Christine Burricand, Michéle Carbonnier, Clara Gimenez, Gilles Gourlot,Fabienne Lefèbvre, Anne Manauthon, Jean-Pierre Meyer, Pierre-Alain Millet, Leila Moussavian Huppé, Willy Pepelnjak, Michèle Picard, Hervé Poly, Gilbert Rémond, Laurent Santoire, Danielle Trannoy…

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Une fois de plus les électeurs communiste inidentifiés et la région confiée à la droite. Abstentionnistes réveillez-vous et faites que demain le PCF redevienne une force politique déterminante !

Posté par jacques LAUPIES le 2 juillet 2021

Renaud Muselier repart pour un tour

C’est aujourd’hui qu’a lieu la séance d’installation du nouveau conseil régional. Après une campagne difficile, le sortant LR réélu dimanche prépare son nouveau mandat. Nouveaux vice-présidents, fonctionnement de la majorité… des clefs pour comprendre.

02/07/2021 | 06H58
 Une fois de plus les électeurs communiste inidentifiés et la région confiée à la droite. Abstentionnistes réveillez-vous et faites que demain le PCF redevienne une force politique déterminante ! dans POLITIQUE elections-regionales-muselier-2021-m-e-h-29_542-3579483_20210702070706
Renaud Muselier devrait montrer dans sa pratique de président qu’il a reçu le message du premier et du second tour. PHOTO Mohammed El Hamzaoui
 

Jean-Laurent Félizia (EELV) tête de liste du Rassemblement écologique et social n’assistera pas à l’installation de la majorité régionale ce vendredi (lire ci-contre).

Au regard du risque que le RN emporte la Région, il s’était retiré, permettant au sortant LR, arrivé deuxième au premier tour, de l’emporter au second. Un soulagement pour l’électorat de gauche, qui a néanmoins témoigné d’une grande lassitude et d’une certaine amertume à l’idée de ne pas être représenté dans l’hémicycle régional six années de plus.

Renaud Muselier, qui en a conscience, devrait préciser aujourd’hui les modalités d’expression qu’il entend donner à son opposition de gauche. Si Jean-Laurent Félizia a préféré ne pas assister à cette séance d’installation, le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, est annoncé avant l’ouverture des débats, pour une poignée de main républicaine.

Groupe majoritaire unique

Le président de Région a réuni ce jeudi les élus de sa liste pour un premier point politique de la mandature. « L’ambiance était bonne, c’était un peu celle d’une équipe qui a eu très peur et qui a gagné à la fin », rapporte un participant.

Avec Christian Estrosi, Renaud Muselier a rappelé le sens de sa stratégie de premier tour impliquant l’ouverture de ses listes à des représentants de la majorité présidentielle, très critiquée dans sa propre famille politique. Les 84 élus « Notre région d’abord » siégeront dans le même groupe.

Un symbole de cohésion pour cette majorité très composite, où se côtoient dix tendances politiques allant de LR à LREM en passant par l’UDI, le Modem et les « centristes écologistes ».

C’est au Niçois Pierre-Paul Léonelli, un fidèle de Christian Estrosi, qu’a été confiée ce jeudi la responsabilité de présider ce groupe, par un vote à l’unanimité des élus qui en sont membres. Durant la mandature précédente, il avait déjà su manier les équilibres précaires du groupe « Union pour notre région », dans lequel cohabitaient déjà pas moins de huit sensibilités politiques de droite et du centre.

Même s’il a fait le choix de rompre définitivement avec LR, Christian Estrosi devrait être reconduit dans ses fonctions de président délégué. Son score dans les Alpes-Maritimes, et singulièrement à Nice, est interprété dans la majorité régionale comme la preuve que la ligne « Le Peno-compatible » d’Éric Ciotti est une voie sans issue.

Selon plusieurs sources, le maire de Nice ne serait plus en charge de la Culture, comme lors du mandat précédent, mais plus probablement des Relations internationales.

Si, pour l’heure, rien n’a filtré de la répartition des délégations entre les élus, plusieurs noms reviennent avec insistance pour occuper des fonctions de vice-présidents. Dans les Bouches-du-Rhône, il s’agirait de l’Aixoise Sophie Joissains, qui conduisait la liste départementale, du maire de Salon Nicolas Isnard et du jeune élu marseillais Ludovic Perney. Côté majorité présidentielle, la Modem Marie-Florence Bulteau-Rambaud et le maire LREM de la Roque d’Anthéron, Jean-Pierre Serrus, devraient également accéder à cette responsabilité. Celui qui fut vice-président de Jean-Claude Gaudin à la Métropole Aix-Marseille-Provence, avant d’être débarqué par Martine Vassal qui lui reprochait son passage à la Macronie, lorgnerait sur la délégation des Transports.

Une responsabilité laissée vacante par Philippe Tabarot, sénateur LR des Alpes-Maritimes, absent de la liste cette année. Il a été une victime collatérale du « zéro parlementaire, notre Région d’abord » décrété par Renaud Muselier, avant tout pour s’éviter de composer avec des députés macronistes.

Néanmoins, la nomination de Jean-Pierre Serrus aux Transports serait un mauvais signal pour la gauche, qui s’oppose à la libéralisation du rail et au libéralisme macronien.

« L’ambiance est bonne, c’est un peu celle d’une équipe qui a eu très peur mais qui gagne à la fin »

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Encore un ! La bourgeoisie va – t – elle s’accomoder avec ce trublion libéral et bavard qui se dit de gauche ?

Posté par jacques LAUPIES le 1 juillet 2021

 

L’ancien directeur des campagnes de Greenpeace fait davantage rimer écologie avec «	économie de marché	» qu’avec décroissance. Sébastien Salom-Gomis/AFP

L’ancien directeur des campagnes de Greenpeace fait davantage rimer écologie avec « économie de marché » qu’avec décroissance. Sébastien Salom-Gomis/AFP
 

Présidentielle 2022. Yannick Jadot en vert et contre tous

Vendredi 2 Juillet 2021

Candidat à l’Élysée, l’eurodéputé EELV participera aux primaires écologistes, où il pourrait pâtir de son positionnement sur l’aile droite du mouvement.

 

Cela fait presque un an que Yannick Jadot répète qu’il se « prépare » à être à nouveau candidat à l’élection présidentielle. Depuis, l’eurodéputé trépigne, d’autant plus qu’EELV lui a refusé d’avancer la ­désignation de son champion à décembre 2020. La primaire aura lieu mi-septembre. Entre-temps, Yannick Jadot aura rongé son frein, réuni les gauches sans parvenir à l’union et fait officieusement campagne. Jusqu’au mercredi 30 juin, 20 heures, sur le plateau de TF1 où il a enfin pu se libérer : « Je suis candidat à l’élection présidentielle parce que j’aime la France, sa diversité, ses terroirs, son modèle social et républicain. Et je veux la servir. » Après avoir hésité à l’enjamber, il passera par la case primaire parce que « j’ai toujours été loyal à ma famille politique », ­assure-t-il. Sur le chemin de son rêve élyséen, il bataillera contre l’aile gauche d’EELV, les candidats déclarés Éric Piolle et ­Sandrine Rousseau, et peut-être contre l’ancienne ministre de François ­Hollande, Delphine Batho, désormais à la tête de Génération écologie.

De multiples points de friction

Inspiré par les Verts allemands, ­Yannick Jadot est conscient qu’il n’est pas

Encore un ! La bourgeoisie va - t - elle s'accomoder avec ce trublion libéral et bavard qui se dit de gauche ? dans POLITIQUE

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Les 6 et 7 juillet 2021 La caravane des jours heureux fait escale à Marseille

Posté par jacques LAUPIES le 1 juillet 2021

 

Inauguration et lancement officiel de la campagne présidentielle,
en présence de Fabien Roussel – Parc Mistral à L’Estaque.

   Les 6 et 7 juillet 2021 La caravane des jours heureux fait escale à Marseille dans POLITIQUE

Dans le cadre de sa campagne pour les élections présidentielles, Fabien Roussel, candidat présenté par le parti communiste français, a lancé une grande caravane d’été. Cette dernière, floquée aux couleurs de la campagne « le défi des Jours heureux », sillonne les côtes françaises pendant tout l’été à la rencontre des vacanciers, des habitants et des saisonniers.

Son objectif : faire connaître la candidature de Fabien Roussel, recueillir les besoins et les attentes de milliers de citoyens afin d’enrichir notre programme et présenter nos propositions : jeunesse, salaires, services publics, réindustrialisation et éradiquer l’évasion fiscale…

Elle s’élancera sur les routes de France du 6 juillet au 26 août pour donner un bel élan à la campagne présidentielle de Fabien Roussel. Elle traversera 25 départements et plus d’une quarantaine de villes, des Bouches du Rhône au Nord en passant par les Pyrénées, la côte Atlantique ou encore la Bretagne.

Alliant échanges politiques et convivialité, la caravane des Jours heureux est à la fois un lieu de débats, de rencontres et de jeux. Elle propose un espace de dialogue autour d’un questionnaire, offre la possibilité d’envoyer une carte postale au Président de la République sur différentes thématiques (pouvoir d’achat, droit aux vacances, jeunesse, retraites…) et de repartir avec des accessoires de la campagne.

Nous invitons d’ores et déjà l’ensemble des camarades à participer à son inauguration le 6 juillet à 14H -  Parc Mistral à l’Estaque.

 dans POLITIQUE

Université d’Eté

Les choses se confirment, elle devrait se tenir les 27, 28 et 29 août 2021 dans notre département. Elle aura lieu à Aix en Provence, comme il y a 2 ans, mais avec une jauge par contre réduite à moins de 500 participants.
Information à venir sur les modalités et les besoins.

Information sur la fête de l’Huma 2021

Vous avez peut-être eu écho que la fête de l’huma 2021 aura bien lieu cette année avant son déménagement l’an prochain. Celle-ci sera réduite de plus de moitié,  dû aux restrictions sanitaires (Covid) et aux chantiers des J.O qui ont déjà commencé. Donc un nombre limité de stand, idem pour le flux de personnes.

Vous comprendrez toutes et tous qu’Il ne serait pas raisonnable pour nous de tenir un stand dans un tel contexte, avec la complexité d’accueil et le coût. Pour autant comme à son habitude ceux qui souhaitent s’y rendre pour profiter de la fête, pourrons le faire avec l’acquisition des vignettes bon de soutien qui nous parviendront à la mi-juillet.

Matériel

  • Affiches « Fabien Roussel »
disponibles dans les casiers
(merci de respecter les casiers de chacun)
  • Affiches thématiques

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

123456
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...