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La CGT demeure l’outil principal des luttes sociales. En cela il est nécessaire de la renforcer mais le monde des travailleurs a besoin d’un parti politique porteur d’un projet de transformation de la société ou les entreprises les plus importantes seront sous contrôle public et pour certaines d’entre elles nationalisées…

Posté par jacques LAUPIES le 8 juillet 2021

 

« Il faut pouvoir contrôler et sanctionner ces entreprises »

La CGT demeure l'outil principal des luttes sociales. En cela il est nécessaire de la renforcer mais le monde des travailleurs a besoin d'un parti politique porteur d'un projet de transformation de la société ou les entreprises les plus importantes seront sous contrôle public et pour certaines d'entre elles nationalisées... dans POLITIQUE 3613177

Après deux mandats à l’OIT pour la CGT, Bernard Thibault a cédé sa place au conseil d’administration à la CFDT Béatrice Lestic, élue par l’instance le 13 juin. PHOTO DR

ENTRETIEN

De 1999 à 2013 secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault vient de quitter l’Organisation internationale du travail où il siégeait depuis sept ans comme délégué des syndicats français.

Après une crise sanitaire qui a creusé le recul des droits sociaux partout dans le monde, l’ex-secrétaire général de la CGT Bernard Thibault vient de quitter son poste au conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT). Dans cette instance tripartite de l’ONU siègent, pour 186 pays, représentants syndicaux, patronaux et étatiques, chargés d’établir une série de conventions pour améliorer la condition des travailleurs. Il nous livre ses réflexions sur l’institution et les moyens de lutter contre l’emprise de grands groupes sur leurs salariés.

Un mot d’abord sur la lutte des salariés de Carrefour. Quelle analyse faites-vous de ces entreprises qui s’acharnent à prendre des décisions faisant reculer les droits sociaux de leurs travailleurs ?

Bernard Thibault : Lorsqu’on pense reculs sociaux, on a tous en tête une liste d’entreprises, de multinationales… On en recense à peu près 80 000 dans le monde. Or beaucoup ont aujourd’hui une force de frappe économique et financière qui en impose désormais aux États eux-mêmes. Il n’y a qu’à voir comment ceux-là leur dressent souvent un tapis rouge pour obtenir leurs investissements. De ce point de vue-là, nous sommes un peu en décalage à l’OIT puisque dans notre mission, on attend des États qu’ils sanctionnent les entreprises. Or ce sont de plus en plus ces mêmes entreprises qui leur dictent la marche à suivre ! C’est pourquoi j’ai défendu l’idée dans l’instance, et ce serait une petite révolution j’en conviens, de continuer à contrôler l’attitude des États mais d’y ajouter le contrôle de ces multinationales avec la même idée de pouvoir les sanctionner si celles-ci prennent la responsabilité de se mettre en infraction du droit international.

Peut-on rappeler brièvement ce qu’est l’OIT et quel est son rôle ?

B.T. : L’Organisation internationale du travail (OIT) a été créée en 1919, après la Première Guerre mondiale, en considérant qu’une des manières d’éviter la guerre était de promouvoir la justice sociale à travers le monde. Nos moyens sont la production de conventions internationales, en quelque sorte des articles du Code du travail. Il y en a aujourd’hui 200. Sachant qu’une de nos difficultés est que ces conventions ne sont pas d’application automatique : il faut obtenir de chacun des États qu’ils s’engagent à la mettre en œuvre sur leur territoire.

 

Des salariés assignés en justice par Carrefour, récemment à Fos-sur-Mer, la direction d’ArcelorMittal accusée de chantage à l’emploi par la CGT pour stigmatiser des grévistes… Les attaques de ce type contre le droit de grève se sont-elles multipliées ?

B.T. : Oui, la plus flagrante que j’ai vue, c’est la remise en cause en 2012, juste avant mon arrivée à l’OIT, d’une jurisprudence qui avait 60 ans pour considérer que le droit de grève fait naturellement partie des actions syndicales. Donc protégé par la convention qui protège le fait syndical. Or en 2012, les employeurs ont dit « on ne reconnaît le droit syndical que dans les pays où les lois reconnaissent le droit de grève ». Ce n’était donc plus un droit universel pour tous les travailleurs du monde. Ça a été une vraie rupture. Aujourd’hui, vous avez 90 pays qui ont soit une loi, soit une constitution qui reconnaît, organise ou codifie les conditions d’exercice du droit de grève. Sur 187 pays, cela signifie que pour tous les autres il n’y a rien !

Jusqu’à des drames comme celui du 18 juin en Italie où un syndicaliste a été tué alors qu’il se trouvait sur le piquet de grève d’un magasin Lidl, écrasé par un camion que conduisait un briseur de grève…

B.T. : Oui, on continue d’assister à la multiplication de répressions syndicales parfois sanglantes. Il y a des pays où l’on peut obtenir l’élimination d’un syndicaliste pour quelques centaines de dollars. Et sans être poursuivi. Au Guatemala par exemple.

Revenons-en à l’OIT. Sur les sept ans où vous y avez siégé, de quoi êtes-vous le plus fier ou reconnaissant de ce qui a pu y être accompli ?

B.T. : Pour moi, le plus marquant a été l’adoption d’une convention contre les violences en milieu de travail, dont celles à caractère sexuel. Il y avait très longtemps que l’OIT n’avait pas élaboré de nouvelle convention. On a mis cinq ans pour y parvenir. Il faut dire que l’OIT avait identifié le sujet et fait pression en conséquence bien avant que ce thème du harcèlement au travail en général, à caractère sexuel singulièrement, ne fasse l’actualité au travers différentes affaires qui ont défrayé la chronique… Mais ce n’est toujours qu’une partie de la bataille. Reste à faire en sorte que cette convention soit maintenant traduite dans les textes nationaux de chacun des pays. Il est d’ailleurs dommageable que la France ne fasse pas partie des six États l’ayant déjà ratifié. Comme aucun pays européen d’ailleurs. Ce qui est peut être révélateur du retard que prend l’Europe sur les droits sociaux.

Dernière question d’actualité : l’exécutif a reçu les syndicats cette semaine et le sujet d’un nouveau report de l’âge légal de la retraite est revenu sur le tapis… Qu’avez-vous à en dire ?

B.T. : J’évite de commenter l’actualité chaude, je ne veux pas me substituer aux responsables en exercice. Le seul commentaire que je ferai c’est que si Emmanuel Macron ne veut pas être réélu l’année prochaine, il y a une solution, c’est qu’il mette son projet de loi pour reculer l’âge de départ en retraite sur la table, à ce moment-là il est à peu près sûr de ne pas être réélu !

Entretien réalisé par Jolan Zaparty

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Ian Brossat, Porte-parole du PCF, adjoint à la maire de Paris en charge du logement et directeur de la campagne présidentiel de Fabien Roussel pour 2022,

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2021

 

Ian Brossat,  Porte-parole du PCF, adjoint à la maire de Paris en charge du logement et directeur de la campagne présidentiel de Fabien Roussel pour 2022, dans POLITIQUE

Ian Brossat,

Porte-parole du PCF, adjoint à la maire de Paris en charge du logement et directeur de la campagne présidentiel de Fabien Roussel pour 2022,

Il était l’invité de la Midinale de Regards,

Ce mercredi 7 juillet 2021.

https://youtu.be/B2k0-PQ5u4Y

g1066 dans POLITIQUE

« Le PCF n’a pas d’ennemi à gauche, ni Mélenchon, ni personne »

Sur la candidature autonome du PCF en 2022

« On veut être la candidature du social : l’objectif de notre candidature est de remettre le social au cœur de la campagne présidentielle. »

« La vie politique est polluée de grands débats qui n’ont rien à voir avec les préoccupations des Français. »

« Avec Fabien Roussel, nous voulons que la question du travail, des salaires, de l’industrie, des délocalisations, soit au cœur de la campagne. »

Sur le divorce avec Mélenchon

« Je ne souhaite pas taper sur quiconque à gauche. »

« Le PCF n’a pas d’ennemi à gauche, ni Mélenchon, ni personne. »

« Les Français n’ont plus la même perception de Jean-Luc Mélenchon par rapport à 2017. »

Sur la gauche

« Ce que je souhaite c’est que la gauche globalement se redresse et pour y arriver on a besoin que la gauche populaire, la gauche sociale – qu’on veut incarner – retrouve du poids dans les urnes. »

« Nous ne souhaitons rien retrancher à personne. »

« La gauche, tout candidat confondu, est donnée globalement à 25%. »

« Nous représentons en réalité moins d’un Français sur quatre et c’est ça qui doit nous préoccuper. »

« L’idée qu’on a besoin d’une candidature unique pour relever la gauche, ne marche pas (…). Avec plusieurs candidats, on rassemble plus large. »

Sur ce que veut dire populaire

« On a besoin de réformes qui aillent dans l’intérêt du peuple, de la majorité des gens qui vivent dans ce pays, qui vivent de leur travail et qui veulent en vivre dignement. »

« Nous faisons le constat que toutes les réformes qui ont été mises en place sont des réformes de régression sociale – comme la forme de la retraite.

« Populaire, ça veut dire qu’on améliore les conditions de vie de la majorité des gens. »

Sur les questions de sécurité

« La sécurité, la tranquillité est une vraie question. »

« Ce qui m’interpelle sur les questions de sécurité, ce sont les habitants – et souvent les habitantes – des quartiers populaires. »

« La question de la sécurité est une question populaire. »

« Nos réponses ne sont pas les mêmes que celles de la droite. »

« Il y a besoin de plus de policiers, de plus de police de proximité. »

« Nous avons besoin d’une police de proximité respectueuse des populations. »

« Nous avons besoin de prévention et de soutenir les associations qui travaillent dans les quartiers populaires. »

« J’assume le fait que nous devons parler des sujets de sécurité. »

Sur le rassemblement des policiers

« Je n’y étais pas. Pas parce que je ne souhaitais pas y aller mais parce que j’avais d’autres impératifs liés à ma délégation. »

« Nous étions quelques jours après l’assassinat de deux policiers et c’était une manière de leur rendre hommage. »

« La CGT police était présente et ils portent une autre voix au sein de la police. »

« Ça n’était pas une erreur d’être présent et c’était un moyen pour nous de dire que ces questions de sécurité ne doivent pas être kidnappées par l’extrême droite. »

« Je me fous de ce que peut raconter ce torchon. [Valeurs actuelles qui titre à propos de Roussel : "Un facho chez les cocos"]. Je regretterai d’ailleurs toute ma vie d’y avoir publié une tribune. »

« La seule qui compte pour moi c’est de quelle manière ce que dit Fabien Roussel est entendu par les habitants. »

« On a une justice qui a été clochardisée. Nos juges sont trop peu nombreux. »

Sur le droit d’asile

« Fabien Roussel a rectifié ses propos dans les deux heures. »

« S’il y a bien un sujet sur lequel je me suis investi c’est bien celui de l’accueil digne des personnes qui frappent à notre porte et cherchent un refuge chez nous. »

« Le droit d’asile n’est pas respecté. »

« On a besoin d’élargir les critères du droit d’asile et de remettre en cause les critères de Dublin. »

Sur la candidature d’Anne Hidalgo en 2022

« Il m’est déjà arrivé de soutenir d’autres candidats que ceux d’Anne Hidalgo. »

« Mon travail auprès d’Anne Hidalgo c’est de travailler sur les enjeux du logement et je continuerai à le faire – ce qui ne m’empêchera pas de faire à plein la campagne de Fabien Roussel. »

Sur l’action d’ATTAC à la Samaritaine

« Le PLU prévoyait 96 logements sociaux à la Samaritaine. J’en suis très heureux et ça ne m’empêche pas de penser à peu près la même chose qu’ATTAC sur Bernard Arnault et je rappelle d’ailleurs que Fabien Roussel a dû le traîner devant les tribunaux pour qu’on ait la transparence des comptes de LVMH. »

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Présidentielle 2022. Sous le soleil de Marseille, la « Caravane des jours heureux »

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2021

 

Mardi, à Marseille, le candidat communiste à la présidentielle de 2022 a insisté sur l’abstention des derniers scrutins. M. El Hamzaoui

Mardi, à Marseille, le candidat communiste à la présidentielle de 2022 a insisté sur l’abstention des derniers scrutins. M. El Hamzaoui
 

Présidentielle 2022. Sous le soleil de Marseille, la « Caravane des jours heureux »

Mercredi 7 Juillet 2021

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a lancé mardi un périple de 50 jours le long du littoral français. Une campagne de terrain qui s’achèvera dans le nord du pays.

 

Marseille (Bouches-du-Rhône), envoyé spécial.

« L es jours heureux, c’est du bonheur, ne l’oublions pas ! » Sous le soleil de la plage de l’Estaque à Marseille, Fabien Roussel lance sa campagne de façon originale. La « Caravane des jours heureux », une camionnette aux couleurs de la campagne du secrétaire national du PCF, a pris son départ le 6 juillet dans la cité phocéenne. Un périple de 50 jours, 4 068 kilomètres et 43 étapes attend ce convoi tout au long des côtes françaises. « C’est un long chemin qui va nous conduire jusqu’au mois d’avril 2022 », insiste le dirigeant communiste.

Tout au long de ce parcours, les militants et le candidat du PCF iront ainsi à la rencontre des vacanciers sur les plages, des habitants des villes qu’ils traverseront, et des travailleurs saisonniers en cet été de déconfinement. « Les gens, qu’ils votent ou qu’ils soient abstentionnistes, ont surtout besoin que ça change et nous voulons leur dire que c’est possible. » Devant la petite foule qui commence à se rassembler, le candidat communiste à la présidentielle de 2022 insiste sur l’abstention qui a marqué les derniers scrutins. « La start-up nation d’Emmanuel Macron nous explique que le vote électronique pourrait résoudre plein de choses. Mais ce n’est pas le vote physique qui dégoûte les gens. C’est par exemple les Français qui n’ont pas été écoutés après leur vote au référendum de 2005 contre le traité constitutionnel européen. Ce sont les salariés qui perdent leur travail parce que leur entreprise délocalise à l’étran ger. »

La jeunesse, l’une des priorités de la campagne

Le message est donc clair pour Fabien Roussel : « Nous voulons parler de tout ça avec les abstentionnistes. Nous voulons leur dire que nous, nous sommes des gens de parole. » Le dirigeant du PCF veut également confronter les propositions de son parti aux aspirations populaires, telles que l’augmentation du Smic de 20 % tout de suite, la retraite à 60 ans à taux plein, ou encore « la création d’un ministère de l’évasion fiscale ».

Olivier Marchais, « l’artisan discret de cette caravane d’été », ainsi que le présente Fabien Roussel, se dit satisfait de ce lancement. « Le 6 juillet est un jour heureux pour moi, reconnaît-il. Il y a du monde, une couverture médiatique, nous avons une petite fenêtre. » Il souligne que les villes et les fédérations du PCF ont eu envie d’accueillir la caravane. « Ce sont les militants locaux qui accueillent et on s’appuie sur cette force. » Elle suscite un engouement de la part de militants désireux d’entrer dans le vif d’une campagne au contact des électeurs. « S’ils peuvent venir ne serait-ce qu’une heure à chaque étape, on sera ravi », confie Olivier Marchais.

La caravane est ainsi un outil dans cette campagne pour dynamiser le PCF et ses militants. Les Jeunes communistes ont été associés étroitement à son organisation. Certains d’entre eux ont même été embauchés pour la durée du périple. C’est le cas de Chimène Siredey, étudiante en théâtre à Poitiers, qui dit vivre cette expérience comme « un moment de formation et de connaissance de son parti ». Mais aussi des préoccupations des Français qu’elle rencontrera sur son chemin, même si elle les partage déjà concrètement. « Mes parents ne sont pas très riches. Donc je travaille comme femme de ménage en même temps que mes études », explique la militante. La jeunesse, c’est justement l’une des priorités de la campagne de Fabien Roussel. « On a répété dans les médias que c’était la sécurité, mais non, c’est bien la jeunesse », insiste-t-il. Elle fait bien partie des cinq priorités du candidat communiste, avec le droit aux vacances, les retraites, le travail et l’environnement, que l’on retrouve sur le matériel de campagne à la disposition des curieux. Avec aussi, des choses plus ludiques : des mugs, un « carnet de jeux des jours heureux », des « goodies », des préservatifs…

À Marseille le candidat à la présidentielle n’est pas seulement resté sur la plage de l’Estaque. Deux autres visites s’imposaient : l’une dans les usines de Ricard, l’autre au Mondial de pétanque la Marseillaise. Et dès ce 7 juillet, le périple démarre pour de bon. Il passera entre autres par Nice, Les Sables-d’Olonne, Toulouse, Bordeaux… 43 villes en tout, jusqu’à Malo-les-Bains, dans le Nord, dans deux mois. Sans oublier bien sûr Le Touquet, en guise de « clin d’œil à Emmanuel Macron », promet le secrétaire national du PCF.

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Touché par ses mots, son humilité, sa sincérité, je veux saluer l’humanisme d’Axel Kahn. Merci infiniment.  FABIEN ROUSSEL, SECRÉTAIRE NATIONAL DU PCF

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2021

 

Touché par ses mots, son humilité, sa sincérité, je veux saluer l’humanisme d’Axel Kahn. Merci infiniment.  FABIEN ROUSSEL, SECRÉTAIRE NATIONAL DU PCF

Un homme exemplaire jusqu’au bout

Quinze jours plus tard, il publiait une bouleversante lettre d’adieu qui forçait l’admiration : « Je vais mourir, bientôt. Tout traitement à visée curative est désormais sans objet. Reste à raisonnablement atténuer les douleurs. Or, je suis comme j’espérais être : d’une totale sérénité. (…) Il a fallu pour cela que je réussisse à “faire mon devoir”, à assurer le coup, à dédramatiser ma disparition. (…) Alors, souriant et apaisé, je vous dis au revoir, amis. » Exemplaire jusqu’au bout, médiatisant son combat contre le cancer, le médecin aura même fait de sa fin de vie une lutte au service des autres malades.

 

Dès l’annonce de sa mort, une pluie d’hommages lui a été rendue, tant par les centaines de témoignages chaleureux des Français sur les réseaux sociaux que par de grands scientifiques et des responsables politiques. « Axel Kahn nous a accompagnés, challengés, critiqués, fait bouger et il était toujours disponible pour travailler avec les équipes de la Ligue contre le cancer pour préserver la prise en charge et le dépistage des cancers tout au long de la crise », a salué par exemple le directeur de l’agence régionale de santé d’Île-de-France, Aurélien Rousseau. De son côté, Ian Brossat, porte-parole du PCF et maire adjoint de Paris en charge du logement, a rappelé : « Il y a six semaines, dans une lettre pleine de dignité, Axel Kahn expliquait son combat et nous disait au revoir. Il nous quitte pour de bon aujourd’hui, et c’est à notre tour de lui rendre hommage, à lui et à son intelligence lumineuse. »

Vulgarisateur lumineux, homme d’éthique et de devoir

Randonneur infatigable, travailleur acharné, l’homme de devoir et de transmission a rempli toutes ses missions, guidé par une profonde bienveillance et par l’amour d’autrui. Sans relâche, il a œuvré jusqu’au bout, en tant que président de la Ligue contre le cancer, une responsabilité qu’il assume de façon bénévole depuis sa nomination en juin 2019. Il a lutté inlassablement contre la pandémie du Covid, appelant à la solidarité internationale et à la coordination de la production de vaccins menée sous l’égide de l’OMS, pour les rendre accessibles à tous. Le médecin n’a pas économisé son énergie pour peser de tout son poids sur les choix politiques, dont ceux d’Emmanuel Macron de ne pas reconfiner le pays en début d’année. Il avait d’ailleurs accordé à un grand entretien, le 4 décembre dernier, dans lequel il critiquait certaines décisions gouvernementales et appelait à des mesures constructives de prévention et de vaccination pour tous.

Icon Quote “J’ai besoin de l’autre pour être moi-même, et il a besoin de moi pour être lui”, Axel Kahn. Un grand médecin, un grand chercheur, un grand humaniste vient de nous quitter. Courageux et engagé, jusqu’à la fin. OLIVIER VÉRAN, MINISTRE DE LA SANTÉ

« Arrivé au bout du chemin », le généticien, l’essayiste, le vulgarisateur lumineux, l’amoureux de la nature, l’homme d’éthique et de devoir n’a jamais courbé l’échine. Jusqu’au bout, il a mené ses combats. Même « rattrapé par la patrouille » comme il l’écrivait avec humour… les Français l’ont suivi avec émotion, quand il bataillait sans relâche dans les médias, pour que les malades du cancer ne soient pas les grands oubliés de la pandémie . Qu’il soit hospitalisé ou lors de son ultime retour au foyer familial, il a continué à œuvrer pour la Ligue et pour les milliers d’inconnu·es confronté·es à une mort programmée par une maladie incurable.

Généticien et hématologue de renommée internationale

Benjamin d’une fratrie composée de Jean-François, l’aîné devenu journaliste, et d’Olivier le cadet chimiste, décédé en 1999, Axel Kahn est né le 5 septembre 1944 dans un petit village du sud de la Touraine, Le Petit-Pressigny. Il est élevé durant cinq ans par une nourrice avant de rejoindre ses parents à Paris. Entouré de brillants esprits, un père philosophe, un frère étudiant en histoire et un autre en chimie, Axel, le petit dernier, décide ne pas se mettre en concurrence avec ses aînés et choisit par élimination la médecine, « une science semi-molle ». Il démarre sa carrière de médecin comme interne des hôpitaux de Paris, avant d’obtenir, en 1974, un doctorat en médecine, avec une spécialité en hématologie, puis un doctorat ès sciences en 1976. Très vite, il délaisse la pratique de la médecine pour s’intéresser à la recherche scientifique.

Icon Quote Je voudrais exprimer comme beaucoup ma profonde tristesse et ma reconnaissance pour l’exemple de compétence et d’humanité qu’il nous a donné. Sa fin de vie a été comme sa vie, digne, lucide et responsable. Merci.  JEAN LEONETTI, MAIRE LR ET MÉDECIN

Généticien et hématologue de renommée internationale, ses recherches portent notamment sur le cancer (hémopathies, hépatocarcinomes, cancers coliques), le contrôle des gènes, les maladies génétiques, la thérapie génique et la nutrition. Il publie près de 500 articles originaux dans des revues scientifiques internationales, ainsi qu’une trentaine d’ouvrages de vulgarisation scientifique et de réflexions éthiques et philosophiques, parmi lesquels Être humain, pleinement (Stock, 2016), Jean, un homme hors du temps (Stock, 2017), Chemins (Stock, 2018), l’Éthique dans tous ses états, en collaboration avec Denis Lafay (l’Aube, 2019), ou Et le bien dans tout ça ? (Stock, 2021) .

De prestigieuses responsabilités dans le monde scientifique et académique

Et ce n’est pas tout. Axel Kahn a exercé de nombreuses et prestigieuses responsabilités dans le monde scientifique et académique : directeur de recherche à l’Inserm, directeur de l’Institut Cochin, membre du Comité consultatif national d’éthique, président de l’université Paris-Descartes, président de la Ligue contre le cancer. Excellent vulgarisateur et pédagogue, il est connu du grand public pour ses engagements et ses prises de position sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies, notamment contre le clonage thérapeutique et les OGM.

Un homme engagé à gauche

Homme de gauche, ancien intellectuel communiste, il a été vice-président d’honneur de la Société des amis de l’Humanité de 2003 à 2007. En 2013, il alerte à plusieurs reprises sur les difficultés financières de l’Humanité et publie dans nos colonnes son soutien : l’Humanité

En effet, c’est à l’âge de 16 ans, en 1962, en pleine guerre d’Algérie, que le lycéen parisien rejoint le Parti communiste. Alors qu’il était très croyant, il perd la foi. Un tournant dans sa vie. Pour un monde plus juste, il se tourne alors vers la politique et milite pendant six ou sept ans chez les étudiants, jusqu’à être élu au bureau national de l’Union des étudiants communistes. Jusqu’en 1977, il sera actif dans les rangs du Parti communiste français, avant de se rapprocher du Parti socialiste et de s’impliquer dans l’élection présidentielle aux côtés de Martine Aubry en 2012.

À partir de 2013, Axel Kahn se met à parcourir seul la France à pied. Des milliers de kilomètres, de montées et de descentes, des genoux douloureux, une épaule déboîtée. Un voyage vers les autres et soi-même. Marcher n’était pas une activité pour Axel Kahn, c’était une manière d’être. Il se définissait d’ailleurs comme un homme qui marche, un chemineau de la vie.

Dans son dernier ouvrage, Et le bien dans tout ça ?, Axel Kahn prend à nouveau position sur les grands sujets d’actualité et évoque ses derniers instants avec son père Jean qui, avant de se donner la mort, lui avait laissé ces quelques mots : « Sois raisonnable et humain ! » C’était en 1970. Dans son dernier essai, Axel le loup se demandait s’il avait bien suivi cette injonction. Exemplaire jusqu’au bout, il l’a suivie à la lettre. grand chercheur, un grand humaniste vient de nous quitter. Courageux et engagé, jusqu’à la fin. 

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Verallia. Des salariés endeuillés, entre colère et tristesse

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2021

 

Manifestation contre la fermeture d’un four de l’usine de Châteaubernard (Charente). Sébastien Ortola/REA

Manifestation contre la fermeture d’un four de l’usine de Châteaubernard (Charente). Sébastien Ortola/REA
 

Mardi 6 Juillet 2021

Un employé de la verrerie de Cognac s’est suicidé la semaine dernière. La CGT y voit la marque d’une souffrance au travail généralisée dans l’entreprise.

 

«  On a tous les boules contre cette direction. » Dominique Spinali a la voix qui tremble, de colère, de tristesse aussi. Son collègue de travail, son « camarade » du syndicat, rentré comme lui dans l’entreprise en 1996, a mis fin à ses jours, la semaine dernière. Et pour le délégué syndical central CGT de Verallia, « ça ne fait aucun doute », son travail n’est pas étranger à son geste. « La direction renvoie ce drame à la vie privée de Richard, mais tout le monde sait que ça n’explique pas tout. C’est un équilibre, le travail et la vie de famille », fait valoir le syndicaliste. Preuve en est ce CSE extraordinaire, qui s’est tenu il y a quelques jours et « durant lequel beaucoup de salariés ont raconté avoir croisé Richard en ville. Il avait la boule au ventre, il était en arrêt depuis le mois d’avril, il ne voulait pas reprendre le boulot début juillet », poursuit Dominique Spinali.

« Cette direction générale, arrivée en juin 2018, est une catastrophe »

Ballottés de réorganisations en plans sociaux, les salariés de la verrerie de Cognac (Charente) ne reconnaissent plus ni le sens de leur travail ni l’esprit d’équipe dans l’entreprise. « Des accidents du travail à répétition, des arrêts maladie nombreux, une ambiance et des relations de travail

Verallia. Des salariés endeuillés, entre colère et tristesse dans POLITIQUE

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