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Covid-19. Tour de vis sanitaire… et social

Posté par jacques LAUPIES le 13 juillet 2021

 

 

 

L’objectif de l’extension du passe sanitaire est de «	faire peser les restrictions sur les non vaccinés	». Valentino Belloni/Hans Lucas/AFP

L’objectif de l’extension du passe sanitaire est de « faire peser les restrictions sur les non vaccinés ». Valentino Belloni/Hans Lucas/AFP
 

Covid-19. Tour de vis sanitaire… et social

Mardi 13 Juillet 2021

À neuf mois de sa fin de mandat, le chef de l’État renforce la lutte contre le Covid-19, avec la vaccination obligatoire des soignants et l’extension du passe sanitaire. Des décisions prises pour « bloquer le virus », avec pour ligne de mire la poursuite de la reprise économique.

 

Le plan devait se dérouler sans accroc avec une intervention présidentielle « avant le 14 juillet », annoncée de longue date, pour dérouler la feuille de route de la fin du quinquennat. Mais le variant Delta est venu perturber le scénario bien orchestré. L’allocution présidentielle prend donc un air de déjà-vu et se recentre sur la gestion sanitaire. Après un énième Conseil de défense, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles restrictions qui feront l’objet d’un projet de loi examiné par le Parlement à partir du 21 juillet. Le président n’a toutefois pas totalement abandonné ses ambitions initiales. « Je vous l’avais dit l’année dernière, nous allons devoir vivre avec le virus. Les semaines à venir seront donc celles de la mobilisation contre l’épidémie et pour la relance », a lancé le chef de l’État depuis l’Élysée. Sur l’un des sujets les plus attendus, la réforme des retraites (lire ci-contre), le chef de l’État a tout de même temporisé : « Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la relance bien assurée », a-t-il déclaré tout en assurant qu’il faudrait mettre fin aux régimes spéciaux et « travailler plus longtemps ».

Vaccin : « Une course contre la montre »

C’était attendu : le président de la République a annoncé d’emblée dès le début de son allocution que la vaccination sera obligatoire pour « les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, des cliniques, des maisons de retraite, des établissements pour personnes en situation handicap, pour tous les professionnels ou bénévoles qui travaillent au contact des personnes fragiles, y compris à domicile. ». Une décision motivée, a-t-il justifié, par la « reprise forte de l’épidémie sur tout le territoire » du fait de la progression du variant Delta, exigeant « un été de mobilisation pour la vaccination » afin d’éviter une forte augmentation « dès le mois d’août » des contaminations et des hospitalisations. Toutes les personnes concernées devront être vaccinées avant le 15 septembre. À partir de cette date, « des contrôles et des sanctions » seront mis en œuvre. Ces décisions (et celles concernant le passe sanitaire) seront portées par un projet de loi présenté dès ce mardi en Conseil d’État, en Conseil des ministres le 19 juillet puis débattu à l’Assemblée nationale le 21. Le chef de l’État a enfin annoncé des campagnes de vaccination dès cet été, « au plus près du terrain » et à la rentrée dans les établissements scolaires et universitaires. « 9 millions de doses vous attendent », a-t-il lancé, laissant finalement entendre qu’au cas où ces mesures ne suffiraient pas à obtenir une couverture vaccinale suffisante, la vaccination obligatoire pour tous n’était plus un tabou.

Le passe sanitaire, un sésame bientôt incontournable

Le chef de l’État a annoncé lundi soir d’autres mesures destinées à freiner le redémarrage de l’épidémie, dopée par le variant Delta. Parmi celles-ci, la plus importante est sans doute l’extension du passe sanitaire, dont l’objectif est de « faire peser les restrictions sur les non vaccinés ». Jusqu’ici exigé pour les événements rassemblant plus de 1 000 personnes (dans les stades par exemple) ou à l’entrée des discothèques accueillant plus de 50 personnes, ce passe va devenir obligatoire pour accéder à de nombreux autres lieux accueillant du public : dès le 21 juillet, ce sera le cas, pour les personnes de plus de 12 ans, « des lieux de culture et de loisirs » (parcs d’attractions, théâtres, cinémas…). Le temps de faire voter une loi en ce sens, cette extension concernera aussi, début août, les bars et restaurants, mais aussi les centres commerciaux, les hôpitaux, les maisons de retraite, les avions, les trains et les cars effectuant de longues distances, « pour les clients, les usagers, comme les salariés », a précisé Emmanuel Macron. Objectif : inciter les derniers récalcitrants à se faire enfin vacciner. Dans le même ordre d’idées, les tests PCR seront aussi rendus payants cet automne, sauf prescription médicale. Par ailleurs, deux territoires vont subir des mesures de freinage plus drastiques encore, avec le retour ce mardi de l’état d’urgence sanitaire et du couvre-feu : la Martinique et La Réunion.

Économie : la relance du satisfecit

Sur le bilan économique et social de la crise, Emmanuel Macron a joué du satisfecit : « le quoi qu’il en coûte a protégé nos entreprises et nos emplois ». Avec « une croissance de 6 % attendue en 2021, la France est en tête des grandes économies européennes », a ainsi fait valoir le président de la République. Selon lui, « l’emploi a résisté » à la crise, malgré la « destruction de près de 300 000 emplois » en 2020. La preuve que « les plans de soutien ont permis d’envisager une reprise sereine ». Mais il entend « aller plus loin », sans jamais donner plus de détails. « Nous resterons pleinement mobilisés pour aider les jeunes, les indépendants et ceux dont l’entreprise n’a pas résisté à la crise », a-t-il tout juste évoqué.

Quant au plan de relance de 100 milliards d’euros, là aussi, l’autosatisfaction est de rigueur, « mais nous devons faire plus », affirme Emmanuel Macron via, pêle-mêle, la « levée des contraintes » pour les entreprises qui souffrent de la pénurie de matières premières ou de main-d’œuvre. « Notre priorité est de nous réinscrire dans une trajectoire de plein-emploi », a-t-il martelé, évoquant un futur « plan d’investissements pour bâtir la France de 2030 ».

Enfin, en matière de production industrielle, Emmanuel Macron a insisté sur « la nécessité de recouvrer le chemin de l’indépendance française et européenne ». La présidence tournante de l’Union européenne qui incombe à la France devant être, selon lui, l’occasion d’acter un « agenda commun d’indépendance industrielle et technologique », là encore, sans plus de détails.

Passage en force sur l’assurance chômage

Quoi de mieux, pour vanter le modèle social français, ce « joyau à préserver », que de maintenir coûte que coûte la réforme de l’assurance-chômage dont l’objectif est de sabrer 2,5 milliards d’euros dans les indemnités des privés d’emploi ? Le en même temps macronien permet de s’accommoder de toutes les incohérences. Son auteur n’a pas hésité à en user pour affirmer que cette réforme « sera mise en œuvre au 1er  octobre ». Avec toujours le même argument : « On doit gagner sa vie en travaillant plutôt qu’en restant chez soi ». Profiteurs de chômeurs !

L’Élysée compte passer en force sur le sujet. Peu importe que le Conseil d’État ait par deux fois bloqué l’application d’une partie du texte du fait de ses incohérences, ou que cette même haute juridiction administrative doive encore se prononcer sur le fond. Il en va de la parole du gouvernement qui a fait de cette réforme un donnant-donnant contre les mesures structurelles demandées par Bruxelles en échange des 40 millions d’euros du plan de relance tricolore.

En revanche, rien de tangible n’a été annoncé pour renforcer le modèle social. Pas de généralisation de la garantie jeunes à un million de moins de 26 ans, comme chuchotée dans les couloirs du ministère du Travail. Il faudra se contenter de l’évocation d’un « revenu d’engagement pour les jeunes sans emploi ni formation, avec des droits et des devoirs ». Mêmes promesse creuse d’un « accompagnement renforcé » pour les aînés et les personnes en situation de handicap (lire page 11).

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« Avec 7 milliards on mettrait 14 000 cheminots sur rail »

Posté par jacques LAUPIES le 12 juillet 2021

 

« Avec 7 milliards on mettrait  14 000 cheminots sur rail » dans POLITIQUE 3631869

La CGT cheminots défend un service public ferroviaire et s’oppose à l’ouverture à la concurrence de la SNCF. PHOTO DR

« Avec 7 milliards on mettrait

14 000 cheminots sur rail »

ENTRETIEN

François Tejedor, secrétaire général de la CGT cheminots de Paca.

Depuis que la SNCF a réduit ses effectifs à quai et ses contrôleurs à bord des trains, les syndicats de cheminots n’ont eu de cesse de dénoncer une erreur stratégique par de nombreux mouvements sociaux. Le responsable CGT en Paca évalue l’effet de la mesure annoncée par Jean-Baptiste Djebarri sur la situation du service ferroviaire.

 

La Marseillaise : Comment accueillez-vous l’annonce du ministre des Transports ?

François Tejedor : Investir 7 milliards dans la redynamisation d’un millier de gares et lignes de proximité me laisse interrogatif. Surtout quand on sait qu’il nous a fallu mener une dure bataille pour obtenir 16, 7 millions pour la remise en fonctionnement du triage ! Et que parallèlement, on apprend que 60 emplois cheminots vont encore être supprimés dans les guichets et à l’accueil en gare en Paca… La discrimination que note la Défenseure des droits quant à la dématérialisation des billets, nous la dénonçons depuis des années mais nous n’avons jamais été entendus ni par la SNCF, ni par le gouvernement, ni par la Région sur cette question. Il y a donc deux discours : un pare-feu pour calmer les esprits face à la déclaration de la Défenseure des droits d’un côté et celui de la stratégie de la suppression des agents de l’autre dans le cadre d’appels d’offres pour être plus compétitif et mieux vendre l’entreprise au privé.

 

Installer des bureaux de Poste et des accueils CAF dans les gares, ou y « multiplier les espaces de coworking », comme l’envisage la directrice générale de Gares et connexions, vous paraît-il pertinent ?

F.T. : De quoi parle-t-on exactement? De quel service public ? À Tarascon par exemple, le commerce installé dans la gare est un bar à chicha. Est-ce qu’un postier, qui voit par ailleurs son bureau de proximité fermer, ou un agent de la CAF, dont l’accueil dans les quartiers a été supprimé, ou encore un travailleur indépendant en coworking ou un boulanger pourra renseigner un usager sur son billet, sa destination ? Est-ce que la politique de vente et de verbalisation de la SNCF qui a pris le pas sur celle du contrôle et de l’information va ramener les usagers vers le rail ? Le service fait des déçus puisque les sites sont parfois inaccessibles, les bornes cassées et les guichets fermés. Or, une fois dans le train, il n’y a plus de possibilité d’acheter un billet au contrôleur et le PV tombe. Il n’y a pas eu de personnels en plus en fonction de l’affluence estivale. Et en une semaine cette situation a donné lieu à deux agressions d’agents. Cette redynamisation ne ressemble donc pas une réhumanisation, mais bien plutôt à un nouveau déploiement commercial.

Que préconisez-vous ?

F.T. : Si ces 7 milliards étaient bien utilisés dans de vrais services aux usagers et non dans des artifices commerciaux, comme c’est le cas avec le choix récent de la SNCF d’installer des casiers Amazon en gare, ce serait une bonne nouvelle. Mais le ministre parle de « gens » pas de cheminots. Il n’y a aucun contenu dans cette annonce, on reste donc dubitatif sur comment va s’opérer cette redynamisation des lignes et des gares de proximité. Si on ne met pas d’agents SNCF dans ce plan, il restera inefficace. Un agent coûte environ 50 000 euros par an. Avec 7 milliards d’euros, on pourrait remettre 14 000 cheminots sur rail dans les trains et les gares sans problème. La SNCF se fait épingler par la Défenseure des droits et en moins d’une semaine, le gouvernement met en place un plan chiffré mais sans en donner les contours. C’est bien la preuve que si on le voulait, on aurait les moyens d’être dans notre rôle de service public ferroviaire.

Propos recueillis par M.G.

« Il y a deux discours : le pare-feu à la déclaration de la Défenseure des droits d’un côté et celui de la suppression d’agents de l’autre »

François Tejedor

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Henri Veber est décédé…LCP lui a consacré une émission pour en fait imager l’évolution d’un « révolutionnaire » de 1968 vers un social démocrate bon teint en 2021 (sénateur socialiste après avoir été Député européen)

Posté par jacques LAUPIES le 11 juillet 2021

 

 

De là

Henri Veber est décédé...LCP lui a consacré une émission pour en fait imager l'évolution d'un

à là…

https://cdn-s-www.lejsl.com/images/F6DB6EC5-1C96-4373-AF33-349AEE442EEA/NW_raw/l-ancien-senateur-et-depute-europeen-henri-weber-est-decede-photo-afp-1587961855.jpg Bien entendu je ne me livrerai pas à une  critique de l’homme que fut ce socialiste. Ce n’est pas le sujet comme dit souvent Mélenchon mais cependant le documentaire que la chaîne parlementaire  en dit long, ou peut être pas assez, sur ce qui caractérise le comportement de nombre de dirigeants socialistes qui, jeunes « révolutionnaires », terminent leur carrière en social démocrate bon teint !

 

Chercher une explication à celà est fort intéressant mais il est tout aussi intéressant des dégats que provoquent ces évolutions dont l’un  n’est pas sans lien avec les évènements politiques que nous vivons avec le fort développement de l’abstention sur le plan électoral.

 

Mais s’il n’y avait que cela !

 

A la veille d’une élection présidentielle, et puisque l’on dit que la personnalité du candidat est très importante dans les résultats, je ne suis pas faché de voter pour un communiste dont le Parti peut certes avoir des défauts (mais qui n’en a pas) et dont le parcours est une garantie d’une évolution bien moins mortifère que celle que l’on trouve communément chez nos frères socialistes.

 

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Des résultats encourageants malgré les conséquenses d’une politique d’effacement conduite ces dernières années…Bien préparer et se mobiliser pour la présidentielle qui doit marque le redressement…Si toutefois la mobilisation se réalise sur le terrain !

Posté par jacques LAUPIES le 10 juillet 2021

 

Départementales : pour le PCF, des résultats globalement positifs… mais sans promesse

Une étude attentive de la distribution cantonale des binômes permet d’affiner les premières analyses et de les corriger en partie. Portrait plus précis d’une élection bien particulière, de ses vérités… et de ses pièges.

Le rapport des forces général

Les premières analyses, dès le lendemain du second tour, se fondaient sur les résultats des binômes tels qu’ils étaient enregistrés officiellement. Les données ci-après sont fondées sur une analyse canton par canton, en tenant compte de l’étiquette politique de chaque membre des binômes vainqueurs.

 

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 Élections régionales et départementales : les faux-semblants

 

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La distribution des sièges reflète le rapport des forces enregistré au premier tour et confirme la stabilité relative du rapport des forces entre droite et gauche sur le plan cantonal. La gauche recueille un gros tiers des sièges et la droite près des deux tiers.

Ce butin départemental en sièges est allé pour l’essentiel dans l’escarcelle des forces déjà localement installées. Le PS, les radicaux et les « divers gauche » sont à la tête d’un peu plus de 1100 sièges de conseillers départementaux (sur 1400 environ pour toute la gauche), les Républicains, l’UDI et les « divers droite » de 2200 sièges (sur 2500 pour toute la droite).

Le RN et les partisans du Président se contentent des miettes, même si le centre se conforte légèrement entre 2015 et 2021. Quant au RN, il diminue par deux son maigre capital précédent. On notera toutefois que, si la mouvance des socialistes et des Républicains se porte bien, ce sont les « divers droite » et « divers gauche » qui bénéficient des mouvements internes aux deux camps. Comme si LR et PS devaient mettre de côté leur étiquette pour maintenir leurs positions respectives.

Quant aux Verts, ils triplent tout de même leur représentation cantonale. Comme aux régionales, ils attendaient sans doute mieux. Mais dans un scrutin a priori peu favorable et où l’écologie politique est très peu implantée, ils ont toutefois montré qu’il fallait compter avec eux.

Du côté du PCF

L’analyse fine des résultats à l’échelle des cantons renforce l’idée que le PCF s’est globalement bien sorti d’un scrutin cantonal qui lui est familier. On a noté précédemment que la direction du PCF annonçait un gain des sièges attribués à des communistes ou « apparentés » : 160 contre 157 en 2021.

Le score des conseillers confirme en l’amplifiant l’image dressée les jours suivants l’élection. En 2015, 142 conseillers départementaux avaient été élus sous l’étiquette communiste (auxquels s’ajoutaient une douzaine d’apparentés). En 2021, ce sont 149 conseillers qui sont élus sous la même étiquette. Le PCF entre dans 14 départements où il n’avait pas de conseillers et n’est exclu que de 5 autres, soit un gain global de 9 départements : 39 en 2015, 48 en 2021.

 dans POLITIQUE

La hiérarchie des départements en fonction du nombre de conseillers départementaux s’est modifiée. Les tableaux ci-après énumèrent les départements qui ont cinq conseillers et plus, et, à l’autre extrémité, ceux qui n’ont qu’un conseiller élu.

La fourchette s’est resserrée (de 1 à 15 en 2015, de 1 à 11 en 2021). Le Nord ravit la première place au Val-de-Marne et le Pas-de-Calais vient s’insérer dans le trio de tête. Les Hauts-de-France se taillent la part du lion et la Seine-Maritime s’adosse à l’ensemble septentrional.

Le dernier tableau montre la hiérarchie des gains et des pertes, en mettant en exergue les plus forts gains (3 et plus) et les plus fortes pertes (2 et plus). Les pertes s’observent dans des zones de force traditionnelles du communisme français, dans la France très urbanisée (Val-de-Marne ou Bouches-du-Rhône) ou celle plus ruralisée de l’Allier et des Côtes d’Armor.

Au total, l’espace de la France cantonale s’est étendu géographiquement, mais a perdu de sa concentration et peut-être de son identification. En 2015, la représentation communiste s’était construite sur la base de 51 binômes d’appellation communiste, soit 70% du total des conseillers. En 2020, ces binômes ont été ramenés à 39, soit la moitié du total. De plus, dans une trentaine de cantons où un seul candidat porte l’étiquette PCF, ce candidat est en seconde position, souvent derrière un socialiste.

Le PCF peut donc se réjouir, comme l’ensemble de la gauche d’avoir bien réussi son examen cantonal. Mais le bon résultat global ne peut pas effacer le recul dans bien des vieilles zones de force, et notamment dans les trois premières métropoles, parisienne, lyonnaise et marseillaise. Le PCF conserve une assise locale non négligeable, le résultat cantonal venant prolonger et conforter la persistance du fameux « communisme municipal ». Mais cette persistance n’annule pas le fait que l’espace communiste, fortement nationalisé entre 1936 et 1981, est depuis longtemps affecté par un mouvement qui fait, du « continent » de la grande époque, un « archipel » distendu.

 

Roger Martelli

 

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Oseraient-ils s’en prendre à l’épargne des pauvres ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2021

 

Supprimons cette disposition qui vise à interdire l’accès au RSA pour celles et ceux qui disposent d’une épargne

4D : article 2 -

 Par / 7 juillet 2021

VERSION PROVISOIRE

Il faut supprimer la disposition qui vise à interdire l’accès au RSA pour celles et ceux qui disposent d’une épargne. Le Conseil d’État a annulé le règlement du département de la Manche qui avait refusé l’accès au RSA à des personnes détenant un capital de plus de 23 000 euros. Certains élus ont de la suite dans les idées !

Le RSA est financé par les départements mais distribué par les CAF selon des règles nationales afin de garantir l’égalité d’accès aux droits sur le territoire. Il est étonnant que des parlementaires veuillent départementaliser les règles plutôt que de proposer des solutions pour mettre un terme au non-recours aux droits, dont le montant est bien supérieur à celui de la fraude sociale. Je rappelle que le RSA s’élève à 565,34 euros par mois.

Gabriel Garcia Marquez disait : « J’ai appris qu’un homme n’a le droit d’en regarder un autre de haut que pour l’aider à se lever. » Notre amendement est dans cet esprit.

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