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Je ne vois pas la nécessité (dans ma situation : 85 ans et sous traitement cardio-vasculaire) de me faire vacciner…

Posté par jacques LAUPIES le 17 juillet 2021

 

Stephane Mahe/ Reuters

Stephane Mahe/ Reuters
 

Covid-19. « Sans les annonces, je ne serai pas venu me faire vacciner »

Samedi 17 Juillet 2021

L’instauration du pass sanitaire pour tous a poussé un certain nombre de personnes, jusque-là réticentes à toute injection, à sauter le pas. Reportage dans le centre de vaccination de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine.

 

« On n’a plus le choix. On ne nous laisse plus le choix », lâche Malek, 55 ans, d’un ton résigné. Un sentiment partagé par la plupart des personnes qui se rendent, ce vendredi 16 juillet, au centre de vaccination du Gymnase Paul Langevin de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Pour le docteur Guirec Loyer, directeur des services de santé et de prévention de la ville, la vaccination est entrée dans une troisième phase, celle « des gens contraints, des “puisqu’il faut le faire” » depuis le début de semaine dernière Plus précisément depuis lundi 12 juillet, quand le Président de la République a annoncé l’obligation vaccinale pour « les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, établissements pour personnes en situation de handicap et pour les professionnels et bénévoles travaillant au contact des personnes fragiles, y compris à domicile » et l’instauration rapide du passe sanitaire pour tous les lieux accueillant du public.

C’est à cause de ces annonces que Malek s’est résolu à se faire vacciner. « Sinon, je ne l’aurais pas fait », assure-t-il. À quelques chaises de là, Morgan et Sabrina, un couple d’une trentaine d’années, ont anticipé l’obligation vaccinale. Ils viennent pour leur seconde injection, en compagnie de leur fille. Elle fait partie du personnel soignant et lui travaille dans la restauration. Depuis les annonces présidentielles, l’un comme l’autre sont contraints de se faire vacciner pour exercer leur métier. « Et pour vivre et voyager », ajoute Morgan. Tout comme David, régisseur, demeurant à Asnières-sur-Seine. « Dans mon métier, cela fait déjà un an que l’on ne peut plus bosser et on sait qu’à la rentrée, on refusera de nous employer si on n’est pas vacciné », raconte-t-il.

De la réticence à la pression familiale

Tous ont sensiblement les mêmes appréhensions envers la vaccination. « Dans un premier temps, j’ai eu un réflexe de réticence envers ces vaccins récents. Je m’interrogeais sur le recul vis-à-vis des effets secondaires », concède Marion, chargée de mission dans le milieu associatif, trentenaire, qui a vécu, lorsqu’elle était au collège, l’affaire du vaccin contre l’hépatite B en 1994, soupçonné alors d’être à l’origine de maladies auto-immunes telles que la sclérose en plaques. « On craint les conséquences du vaccin à long terme », résume Sabrina, qui a l’impression d’être « un mouton ».

Au-delà de l’obligation légale, la pression familiale semble aussi jouer un rôle dans la décision de se faire vacciner. « Mes parents m’ont eux aussi poussé à le faire, reconnaît Morgan. Ils ont peur pour eux. » « J’ai incité mes parents à se faire vacciner donc je le fais aussi. Il faut être cohérent », confie de son côté David. Pour Marion, il s’agit plus d’une responsabilité envers la société. « On a l’impression que c’est le seul outil contre la propagation du virus et les variants. Et si ça peut éviter de reconfiner tout le monde à la rentrée… »

Pas d’effets d’annonces

Lundi soir, après les annonces du chef de l’État annonçant l’obligation du passe sanitaire, les rendez-vous de vaccination sont repartis à la hausse d’un coup. Depuis, certains centres sont pris d’assaut. Ce n’est pas tout à fait le cas à Gennevilliers. « On n’a aucun mal à remplir sur Doctolib, mais c’était déjà le cas avant les annonces présidentielles. En revanche, on voit à nouveau des gens venir en fin de journée, sans rendez-vous, pour savoir s’il y a des doses en plus. Ce n’était plus le cas depuis un mois, un mois et demi », décrit Guirec Loyer. Avec seulement 33 % des habitants ayant reçu une première dose et 21 % de totalement vaccinés, Gennevilliers est la deuxième ville la moins vaccinée des Hauts-de-Seine. Certaines communes du département frôlent en effet les 50 %. « On a une population similaire à celles de villes comme Villeneuve-la-Garenne, Saint-Denis ou Aubervilliers avec des taux de vaccination semblables, commente le responsable du centre. C’est une population précaire, éloignée des soins de santé et encore plus de la prévention, faiblement vaccinée de manière générale. » Chaque jour plus de 300 personnes sont vaccinées à Gennevilliers. Un chiffre qui n’a pas vraiment évolué depuis les annonces du chef de l’État, en raison d’un nombre de doses dépendant des dotations de l’ARS d’Ile-de-France, qui n’ont pour l’instant pas augmenté. Une réunion à ce propos devait avoir lieu vendredi 16 juillet.

D’ici le 16 août, le centre de vaccination passera en horaires restreints pour permettre à l’équipe de prendre des congés et en prévision d’une probable baisse de la fréquentation. « En adaptant les horaires, le centre peut rester ouvert tout l’été lorsque ailleurs, les centres ferment pendant une ou deux semaines. », précise Guirec Loyer. Avec l’objectif, d’ici-là, de passer à 200 personnes vaccinées par demi-journée contre 150 actuellement.

 

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