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Entre l’attitude péremptoire de nos gouvernants concernant le recours au vaccin et celle des pseudos complotistes qui le condamnent bien difficile d’y voir clair et d’être confiant vis à vis des propos des multiples perroquets que nous imposent les médias. Alors que nous reste-t-il pour nous déterminer ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 juillet 2021

 A ce propos j’ai ma méthode, faite de pragmatisme mais toutefois incertaine et que je me garderai bien  de vouloir conseiller aux autres et, bien que n’en ayant pas le pouvoir, de tenter de l’imposer.

Soignant rhumes et grippes des les premiers symptômes avec des tisanes, du sommeil et de l’homéopathie, quelque cachet pour combattre les maux de gorge, j’ai tres rarement recours aux antibiotiques dont certains médecins et autres soignants  considèrent que mieux vaut ne pas en abuser.

Comme ces thérapies suffisent généralement à me remettre sur « pattes » (que l’âge  affaiblit inéluctablement) je laisse de côté consultations inutiles sauf pour renouveler une ordonnance  prescrivant un traitement  suite à l’embouchonnement d’une coronaire. Profitant de l’occasion pour demander de l’aide pour soigner les petits maux que, le temps s’écoulant, apparaissent régulièrement.

Ma dernière consultation chez ma cardiologue en mars 2020 suite à un état de fatigue évident et quelques jours de maux de gorge, caractérisé notamment par une légère perte de gout aboutit à la  prescription d’une coronarographie  d’urgence. Me voila donc inscrit dans une clinique privée car mon prescripteur m’a indiqué qu’il ne s’occupait des démarches que si j’allais dans ledit établissement. Manque de pot ou peut-être coup de chance, je suis accueilli le jour de l’admission par une brigade de jeunes employées qui me flanquent une thermomêtre en forme de pistolet sur le front et me signifient que je ne serais pas admis car l’état a réquisitionné pour le covid.

Me voila donc conduit à attendre, sauf que je ne me précipite pas vers de nouvelles consultations, freiné par le premier confinement me contentantd’appliquer mon traitement, de demander à mon traitant de nouvelles analyses de sang et une prescription de test PCR que le laboratoire refuse d’exécuter en me demandant de me déplacer dans un hopital, ce que je ne ferai pas car il faut le déplacer dans une ville voisine pour cela !

Oubliée la coronarographie car pas trop envie d’aller trainer mes savates dans un hôpital, oublié le test que personne ne me propose, je m’en tiens au traitement habituel et du mieux que je peux à une certaine hygiène de vie dont bien entendu je ne ferais pas état ici ! 

Le vaccin ? Personne dite à risque vaut peut-être mieux que je l’évite : la science a ses vérités absolues mais tellement de relatives…

L’article ci dessous  est intéressant de ce point de vue.

 

© Jeanne Mercier/Hans Lucas/AFP

© Jeanne Mercier/Hans Lucas/AFP
 

« Il est fort probable que la crise du Covid ait brouillé le lien entre science et pouvoir », explique Françoise Salvadori, experte en virologie

Mercredi 14 Juillet 2021

Françoise Salvadori, maître de conférences en immunologie à l’université de Bourgogne (*), analyse la méfiance d’une partie de la population française vis-à-vis des vaccins anti-Covid, à ARN messager, et revient sur les raisons historiques et politiques de la crise de confiance entre citoyens, scientifiques et institutions au pays de Pasteur. Entretien.

 

Depuis le début de l’apparition des vaccins contre le Covid-19, les réseaux sociaux et les sondages font apparaître une hésitation de la population face à la vaccination, notamment des craintes concernant les vaccins à ARN messager. Comment analysez-vous ce phénomène ?

FRANÇOISE SALVADORI Face à ce virus qui met la planète à genoux depuis dix-huit mois, les comportements sont souvent loin de la rationalité. On n’a pas cru à la gravité de la maladie, ni à l’efficacité des masques, même en haut lieu… Quand sont apparus les premiers vaccins, en un temps record (cinq ans pour un vaccin Ebola, dix ans pour d’autres maladies, par exemple), il était légitime de se poser des questions. L’industrie pharmaceutique ne dispose pas d’un gros capital de confiance, égratignée par des scandales bien véridiques et condamnée pour ses bénéfices réels, très mal perçus par le public. Du soupçon au complot, il n’y a qu’un pas, d’autant plus facile à franchir que les fantasmes sont légion autour de vaccins utilisant des techniques nouvelles pour le public (mais pas pour les chercheurs du domaine). Quand on parle d’ADN, d’ARN messager, on touche à l’identité, l’individualité : la symbolique est forte autour de ce qui semble nous constituer très intimement et qui serait mis en péril, « manipulé » peut-être par les vaccins. C’est compréhensible, mais accessible à la pédagogie si on est de bonne foi et qu’on fait confiance au scientifique, qui donne des explications. C’est beaucoup moins excusable, voire criminel, quand des spécialistes véhiculent eux-mêmes des assertions totalement erronées sur cet ARN qui modifierait notre patrimoine génétique. L’ARN ne pénètre pas dans le noyau abritant l’information génétique et a une très courte durée de vie dans nos cellules… Et nos cellules sont régulièrement envahies par l’ARN des virus qui nous infectent, SARS-CoV2 et beaucoup d’autres, sans que personne ne s’en inquiète ou n’imagine en être profondément transformé !

Comment interprétez-vous le fait que la France, pays de Pasteur, soit si méfiante envers les vaccins ?

FRANÇOISE SALVADORI Cette méfiance vis-à-vis des vaccins n’est pas neuve, elle existe depuis les premières pratiques d’inoculation préventive contre la variole, au XVIII e siècle, et n’est pas propre à la France. La France ne s’est pas illustrée parmi les pays les plus méfiants dès les origines : les premiers mouvements organisés d’opposition aux vaccins sont nés en Angleterre, à la suite des lois d’obligation vaccinale promulguées dès le milieu du XIX e siècle. La France n’a rendu la vaccination obligatoire qu’au début du XX e siècle, et c’est surtout après la Seconde Guerre mondiale que la politique vaccinale est devenue plus volontariste. La loi d’obligation du BCG, vaccin antituberculeux, en 1951, a été suivie, en 1954, par la création de la première Ligue anti-vaccins/anti-obligation. L’époque pasteurienne avait été auparavant marquée par des oppositions assez vives, critiques ad hominem contre la personnalité du savant ; on lui reprochait d’être réactionnaire ou bonapartiste, catholique, orgueilleux ou cupide. La méfiance française contemporaine s’est affirmée dans une période plus récente ; elle fait en partie suite à des scandales sanitaires divers qui ne concernent pas les vaccins (sang contaminé par le VIH, affaires de l’amiante, du Mediator…) et à des communications maladroites ou erronées touchant cette fois les vaccins (revirements des ministres de la Santé à propos de la vaccination contre l’hépatite B dans les années 1990, commande jugée trop massive de vaccins contre la grippe A/H21N1 en 2008-2009, discours ambigus sur les adjuvants). Les messages contradictoires sur les masques, ainsi que l’excès de prudence qui a accompagné le début de la campagne vaccinale n’ont pas été de nature à améliorer les choses.

Le lien de confiance entre la population française et la science et ses institutions est-il affaibli en ce moment ? Y a-t-il eu un point de rupture ?

FRANÇOISE SALVADORI La rupture du lien de confiance des Français vis-à-vis des autorités de santé n’est pas très nouvelle (on pourrait la dater des années 1980) ; leur méfiance vis-à-vis des scientifiques et de la science serait encore plus récente. La Fondation Jean-Jaurès fait un parallèle, dans une enquête de février dernier, entre le rejet des vaccins et celui de la technologie 5G, selon l’opinion des interrogés sur la science et ses apports à l’humanité : chez ceux qui jugent la science surtout bénéfique, 53 % seraient favorables à la 5G et 71 % à la vaccination, alors que pour les sondés mettant en avant les méfaits de la science, 39 % sont favorables à la 5G et 40 % seulement à la vaccination. Ces positions ne sont pas indépendantes de la défiance envers les institutions ; il y a une proportion non négligeable de citoyens rétifs envers ces deux technologies (pourtant très différentes dans leurs buts…) dont les engagements politiques diffèrent. Il est fort probable que cette crise sanitaire ait brouillé le lien entre science et pouvoir : le conseil scientifique est apparu parfois proche du pouvoir (trop proche, voire « vendu »), quand celui-ci s’appuyait sur ses avis pour les décisions sanitaires, et parfois inutile quand le pouvoir préférait ne pas suivre ses avis, dépréciant ainsi le rôle de la science… Les débats sur certains plateaux télévisés donnant la parole avec la même légitimité apparente à des scientifiques s’appuyant sur des données validées et à des outsiders cherchant surtout à se positionner comme « antisystème » ont sans doute aussi brouillé les messages : le temps et la forme de l’information en continu ne sont pas ceux de la recherche scientifique, la science n’est pas une opinion comme une autre.

Les mouvements antivax sont-ils un symptôme d’une crise plus large de la médecine et de la science en général, en France ?

FRANÇOISE SALVADORI Il y a sans doute un affaiblissement de la confiance en la science facteur de progrès, dans la mesure où un certain nombre de problèmes contemporains, du réchauffement climatique aux pollutions diverses et leur impact sur la santé et la biodiversité, sont autant de faits qui peuvent assombrir la promesse d’un avenir radieux. Il s’agit là d’une crise mondiale, une crise de pays riches au moins, qui fait rêver un peu partout d’un monde plus « naturel ». En France, en particulier, on a vu le rejet des compteurs Linky, de la 5G, et on observe aussi une préférence marquée pour les médecines douces, alternatives, dont on apprécie à la fois l’apparente « naturalité » et la prise en compte revendiquée du « terrain », donc de l’individu dans son intégralité, mais aussi son individualité. L’homéopathie, dont les Français sont les plus adeptes au monde malgré l’absence d’une efficacité prouvée, est par exemple l’exact contraire de la vaccination de ce double point de vue ; des campagnes de masse par un produit très ciblé et hautement technologique semblent peu compatibles avec le principe d’un traitement individualisé et « naturel » visant à rétablir un équilibre de terrain. Cette propension à penser que la nature est bonne mère fait partie des motifs immuables de méfiance face aux vaccins depuis les origines ; elle se décline de façon ordinaire par ce choix de l’homéopathie, un choix souvent d’ailleurs non exclusif, mais aussi sous des formes plus extrêmes, à travers des affirmations sur l’origine forcément non naturelle du virus du Covid, ou le recours à des gourous proposant des régimes crudivores ou autres recettes bien-être qui emplissent les rayons santé des librairies.

Vis-à-vis de la médecine, les Français ont des comportements assez paradoxaux : gros consommateurs de médicaments, en particulier d’antibiotiques et d’anxiolytiques, ils figurent régulièrement dans la liste des plus méfiants vis-à-vis de la vaccination. Ces médicaments qu’ils réclament à leur médecin ne sont pourtant pas sans effets secondaires, plus fréquents et graves que ceux des vaccins proposés actuellement et, dans le cas des antibiotiques, leur surconsommation nuit gravement à leur efficacité collective. Mais ces médicaments apportent un bénéfice immédiat, personnel et tangible, au contraire des vaccins pour lesquels on ne perçoit jamais individuellement l’efficacité, mais seulement les effets secondaires ! Il est naturel sans doute de penser que le Covid, c’est plutôt chez les autres, ou qu’on n’a pas de facteurs de risques, et plus difficile de réfléchir en termes de couverture vaccinale et de bénéfice collectif.

(*) Coauteure avec Laurent-Henri Vignaud de Antivax. La résistance aux vaccins du XVIII e siècle à nos jours,  éditions Vendémiaire, prix Villemot de l’Académie des sciences.

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