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Non ils ne sont pas tous les mêmes : VOTEZ

Posté par jacques LAUPIES le 18 juin 2021

 

 

Le RN espère profiter du climat délétère qu’il distille dans le débat public pour conquérir au moins une région. Amaury Cornu/Hans Lucas/AFP

Le RN espère profiter du climat délétère qu’il distille dans le débat public pour conquérir au moins une région. Amaury Cornu/Hans Lucas/AFP
 

Démocratie. Dernier round électoral avant 2022

Vendredi 18 Juin 2021

Entre forte abstention et risque d’une extrême droite à un haut niveau, à la veille de l’entrée dans la campagne présidentielle, les élections de dimanche seront celles de tous les dangers, à moins d’une mobilisation de dernière minute.

 

C’est presque devenu un classique des rendez-vous électoraux, mais le signal pour notre démocratie n’en est pas moins alarmant. La grande vainqueure du premier tour des élections régionales et départementales de ce dimanche pourrait, une fois de plus, être l’abstention. « Elle s’annonce massive, on l’évalue à 58-60 %, ce qui serait du jamais-vu pour les régionales. Au moins 8 à 10 points de plus qu’en 2015 », alerte Frédéric Dabi, le directeur général de l’Ifop. Un niveau que corroborent d’autres instituts : selon Elabe, la participation pourrait s’établir entre 36 % et 41 %. La faute de la crise sanitaire ? Ce serait trop simple. « L’inquiétude sur le Covid est un peu mise à distance, les Français retrouvent un semblant de vie normale, cela ne mobilise pas les foules pour autant », note Frédéric Dabi. L’explication serait plutôt à chercher du côté de la profonde crise démocratique qui frappe le pays et que les candidats, encore en campagne pour quelques heures, auront vraisemblablement du mal à contrecarrer. Les électeurs qui s’apprêtent à bouder les urnes évoquent ainsi surtout la défiance envers le monde politique (43 %) et un manque d’intérêt (30 %), selon Elabe. La campagne passée sous les radars n’aide pas non plus : 41 % des sondés pointent le manque d’information. Un phénomène encore amplifié pour les départementales éclipsées par les régionales.

LR et LaREM jouent un jeu dangereux

Las, ce n’est pas là le seul danger. Dans un tel contexte, le Rassemblement national entend bien tirer son épingle du jeu. Les intentions de vote le placent en tête dans pas moins de six régions, dont la Bretagne, une première. Le parti d’extrême droite mise avant tout sur la région Paca. Il pourrait aussi mettre en difficulté la gauche en Centre-Val de Loire comme en Bourgogne-Franche-Comté. « La gauche, quand elle est sortante, tient cependant le choc. Mais, quand elle ne l’est pas, elle est en baisse forte par rapport à 2015, qu’elle soit unie comme dans les Hauts-de-France ou divisée », détaille Frédéric Dabi.

De LR à LaREM, on a joué ces dernières semaines un jeu dangereux : la course à l’échalote avec le RN – tant localement que nationalement – lui a déroulé le tapis rouge. La question de la sécurité – dont 67 % des Français pensent à tort qu’il s’agit d’une compétence régionale – a été le thème phare de précampagne présidentielle des dirigeants de région de droite sortants, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou Laurent Wauquiez. Tandis que depuis un an le gouvernement a fait de ces questions – de la loi sécurité globale à celle sur le séparatisme – un enjeu central. Pari en partie gagné : avec 58 %, la sécurité se place dans le trio de tête des sujets sur lesquels les électeurs affirment qu’ils se détermineront dimanche, selon l’Ifop. Mais la santé (64 %) et l’emploi (62 %) pèseront aussi lourdement, et font davantage écho aux compétences méconnues des conseils régionaux et départementaux. Reste les surenchères et un climat délétère – de la tribune des militaires à la vidéo d’appel au meurtre du youtubeur Papacito – qui participent de la normalisation de l’extrême droite. Un phénomène qui se concrétise en un chiffre : pour 51 % des Français, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, une victoire du RN dans une région ne serait pas un danger pour la démocratie. À la veille de l’entrée de plain-pied dans la campagne présidentielle, l’heure est au sursaut, plus que jamais.

Deux scrutins, deux fonctionnements distincts

Ce dimanche, se tiendront deux élections au mode de fonctionnement différent. Les régionales d’abord. Il s’agit d’un scrutin de liste proportionnel à la plus forte moyenne, avec une prime majoritaire. Chaque liste est en fait composée de plusieurs listes, une par département. Elles sont composées alternativement d’un candidat de chaque sexe. Un score de 10 % des votes exprimés est nécessaire pour se qualifier au second tour et il faut au minimum 5 % pour opérer une fusion avec une autre liste dans l’entre-deux-tours. Les départementales sont un scrutin binominal mixte, avec un binôme par canton. Pour se qualifier au second tour, il faut réunir 12,5 % des inscrits, à défaut les deux premiers binômes s’affronteront. Tous les conseillers, régionaux et départementaux, sont élus pour six ans.

Régions, départements : quelles compétences ?

Contrairement à ce qu’ont laissé penser les campagnes des différentes droites, la sécurité n’est ni une compétence régionale ni du ressort des départements. Pas plus que l’implantation des parcs éoliens. En revanche, les conseils régionaux s’occupent des questions de transports, des lycées, de l’aménagement du territoire, de la formation professionnelle et de l’alternance, de la culture, du développement économique et de l’environnement. Quant aux départements, ils ont à leur charge l’action sociale et sanitaire à destination des personnes âgées et handicapées, l’enfance, le versement du RSA, les collèges, la sécurité incendie, la voirie départementale et la culture

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Prendre les « sous » ou ils sont !

Posté par jacques LAUPIES le 17 juin 2021

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Pascal Boniface a un regard éclairé sur la scène internationale et ses analyses nous intéressent beaucoup

Posté par jacques LAUPIES le 17 juin 2021

 

Pascal Boniface,

Fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques,

Il était l’invité de la Midinale de Regards,

Ce mercredi 16 juin 2021.

https://youtu.be/2ExN5rktItU

Pascal Boniface a un regard éclairé sur la scène  internationale et ses analyses nous intéressent beaucoup dans POLITIQUE gs2gs

« À force de désigner la Chine comme ennemie, elle pourrait le devenir »

Sur l’antiracisme dans le foot

« Il n’y avait pas d’accord avec l’équipe d’Allemagne [pour mettre un genou à terre à l’entrée du match Allemagne/France]. »

« Un jour où l’autre, les joueurs s’exprimeront. »

« Je ne pense pas que les joueurs cèdent à la fraction de l’opinion [qui critique l’engagement antiraciste des joueurs de foot]. »

« Il faut sortir des clichés sur les footballeurs qui pensent avec leurs pieds : ils voyagent beaucoup, découvrent de nombreux pays, parlent plusieurs langues, ont de la culture. »

« Les footballeurs ne sont pas dépendants des pressions. On aura toujours besoin de Pogba – ou d’autres joueurs – même s’ils prennent des positions. »

Sur la géopolitique du football

« Tous les euros ont eu des tensions géopolitiques à travers certains matchs emblématiques de nations qui sont en compétition et qui parfois peuvent se saisir d’un match pour envoyer un message de rapprochement ou qui parfois la tension est plus forte – tout dépend où a lieu le match. »

« Le fait qu’une équipe nationale représente la nation mais représente aussi l’hostilité qu’une nation peut avoir vis-à-vis d’une autre, c’est aussi vieux que les compétitions internationales de football. »

Sur les membres européens de l’OTAN vis-à-vis de la Chine

« Les européens sont tellement soulagés de ne plus avoir Trump et d’avoir un Biden souriant, avenant et qui dit aux européens : je vous aime. Du coup, les européens ont accepté quelque chose à laquelle ils étaient réticents : c’est de désigner la Chine comme un rival systémique. Donc de reprendre l’agenda américain puisque cette représentation de la Chine n’est pas l’agenda européen. »

« L’OTAN est une alliance militaire. La Chine peut être un défi politique ou commercial mais n’est pas pour l’Europe un défi militaire. »

« La Chine est un défi stratégique parce qu’elle va ravir aux Etats-Unis, la première place mondiale. »

« Le véritable motif d’opposition des Etats-Unis, plus que la violation des droits de l’Homme, c’est le fait que la Chine va dépasser les Etats-Unis. Mais ça, ça n’est pas un problème européen, c’est un problème américain. Nous avons eu tort d’accepter cela parce qu’il y a un risque de prophétie réalisatrice. À force de désigner la Chine comme un ennemi, elle pourrait le devenir. »

« Il y a eu une molette de la réaction européenne par rapport à l’agenda américain qui n’est pas tout à fait le notre. »

Sur la stratégie de Biden

« Le but de Biden est le même que Trump : contenir la Chine. La stratégie est différente. Trump partait seul à l’assaut. Biden veut rassembler une coalition autour de lui pour y parvenir. »

« Biden veut jouer du soft power et du consensus apparent mais sa stratégie c’est de rétablir un leadership américain. »

Sur la Turquie

« La Turquie a son agenda. Erdogan s’est aperçu qu’en n’ayant plus l’appui de Trump, ses marges de manœuvre sont plus limitées avec Biden. Il est donc amené à faire des concessions qu’il n’était pas amené à faire l’an dernier. »

« La France et la Turquie ont toujours des intérêts estimés divergents sur de nombreux sujets mais le fait de négocier et de ne plus s’insulter est préférable. Il faut accepter la bonne nouvelle. »

Sur l’OTAN

« L’OTAN est un marteau à la recherche de clous. »

« La raison d’être de l’OTAN était la menace soviétique qui a disparu. »

Sur les tirs d’Israël au sud de Gaza

« Le cessez le feu bienvenu n’a rien réglé : le problème palestinien existe toujours contrairement à ce que dise les propagandistes israéliens. »

« Il y a à la tête du gouvernement israélien quelqu’un qui dit qu’il n’a pas de problème pour tuer les arabes. Je ne vois pas pourquoi les choses iraient mieux dans les semaines qui viennent. »

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Pour qui je vote dimanche…

Posté par jacques LAUPIES le 16 juin 2021

Homme politique je me dois d’être clair sur mon choix  pour les élections de dimanche.

Concernant les élections régionales il est évident que je voterai pour la liste FELIZIA au sein de laquelle sont présents des communistes et qui rassemble également des socialistes , des écologistes, des radicaux de gauche.

Concernant les élections départementales l’absence de candidats communistes que je regrette après avoir tenté, comme je l’avais fait avec succès pour le dernier scrutin de créer les conditions de candidatures communistes, je soutiendrai les candidats qui s’opposent à la métropolisation donc Jean Christophe DAUDET et Laurie PONS.

Bien évidemment notre choix se justifie par la nécessité de combattre les candidatures de droite et d’extrême droite particulièrement menaçantes dans cette partie nord des Bouches du Rhône.

On ne transige pas avec ceux qui défendent des « valeurs » particulièrement réactionnaires et font appel au soutien des dirigeants d’extrême droite (ou parfois de droite extrême) tels les LE PEN, MARIANI et autres. Sans compter le médiocre et farfelu ZEMMOUR.

 Il faut leur faire barrage mais également nous préoccuper de l’urgence de renforcer le Parti Communiste rempart le plus efficace contre le vrai responsable de nos difficultés : le capitalisme à l’échelle nationale et mondiale !

jacques.laupies@orange.fr

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Diplomatie. La Chine et la Russie, ennemis stratégiques du « monde libre »

Posté par jacques LAUPIES le 15 juin 2021

Joe Biden et Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan, lors du sommet organisé à Bruxelles, lundi. Stéphanie Lecocq/Pool/AFP

Joe Biden et Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan, lors du sommet organisé à Bruxelles, lundi. Stéphanie Lecocq/Pool/AFP
 

Diplomatie. La Chine et la Russie, ennemis stratégiques du « monde libre »

Mercredi 16 Juin 2021

L’Otan désigne l’Empire du milieu comme la principale menace « systémique », alors que le président états-unien Joe Biden doit rencontrer, ce mercredi, Vladimir Poutine, ex-épouvantail de l’Alliance atlantique.

 

Les relations russo-américaines « sont actuellement dans l’impasse, la situation est proche d’être critique. Il faut faire quelque chose », affirmait Iouri Ouchakov, proche conseiller pour les Affaires étrangères de Vladimir Poutine, à quelques heures de la rencontre prévue ce mercredi entre le président russe et son homologue états-unien, Joe Biden. Censé clore un déplacement d’une semaine en Europe du démocrate fraîchement élu à la Maison- Blanche, ce sommet à Genève mobilise une logistique, un protocole et des mesures de sécurité hors normes, supérieures à la visite du pape François en 2018.

Des propos ressurgis de la guerre froide

Accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et de Iouri Ouchakov, Vladimir Poutine doit aborder les questions liées à la stabilité stratégique, à la sécurité informationnelle, à la guerre contre la cybercriminalité, au climat, à l’Arctique et aux multiples conflits régionaux (Syrie, Libye, Iran, Afghanistan, Ukraine, Corée du Nord), autant de théâtres sensibles dans lesquels la Russie joue aujourd’hui un rôle de premier plan, après son relatif effacement observé dans le sillage de la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union soviétique.

« Ce serait une grande réussite si les ambassadeurs retournaient au travail », considère encore Iouri Ouchakov, alors que les diplomates en chef, russe comme américain, ont été rappelés cette année dans leur pays respectif, sur fond de sanctions et d’escalade verbale entre les deux principales puissances nucléaires du globe. Pour se démarquer de Donald Trump, accusé aux États-Unis de « faiblesse » vis-à-vis de Vladimir Poutine, Joe Biden s’est effectivement illustré par des propos ressurgis de la guerre froide, qualifiant notamment à la télévision états-unienne le président russe de « tueur », ajoutant qu’on verrait « bientôt le prix qu’il va payer ».

Mais les priorités nationales des États-Unis, en termes de stratégie pour conserver leur statut d’hyperpuissance, ont officiellement évolué. C’est à l’aune de cet impératif qu’il s’agit d’analyser le volumineux communiqué conjoint du sommet de l’Otan tenu à Bruxelles lundi, lequel consacre la Chine comme un « défi systémique » pour l’ordre mondial et la sécurité d’une Alliance atlantique plus que jamais dominée par Washington. Dans le sillage de l’élection de Joe Biden, son administration avait déjà fait passer aux 30 pays membres le message que le « bras armé des démocraties » devait mettre sur un pied d’égalité les menaces chinoise et russe.

Fidèle à sa propagande, l’Otan se gargarise de constituer l’organisation de sécurité collective « la plus solide et la plus réussie de l’histoire », garantissant « la sécurité du territoire de nos pays et celle de leurs citoyens, au nombre d’un milliard, ainsi que notre liberté et les valeurs que nous partageons, parmi lesquelles la liberté individuelle, les droits de la personne, la démocratie et l’État de droit ». Peu importe la dérive autoritaire, voire dictatoriale, de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, pilier de l’Otan, avec qui le président Emmanuel Macron a eu un entretien bilatéral « apaisé », ce sont toujours « les actions agressives de la Russie (qui) constituent une menace pour la séc urité euroatlantique », sans oublier le « terrorisme sous toutes ses formes » et, bien sûr, la tentation hégémonique perçue chez le principal concurrent chinois. Pékin « accroît rapidement son arsenal nucléaire, se dotant d’un plus grand nombre d’ogives et de vecteurs sophistiqués pour établir une triade nucléaire. Elle fait preuve d’opacité dans la mise en œuvre de la modernisation de son appareil militaire et dans celle de sa stratégie de fusion militaro-civile publiquement déclarée. (…) L’influence croissante et les politiques internationales de la Chine peuv ent présenter des défis auxquels nous devons répondre ensemble, en tant qu’Alliance », prévient l’Otan.

Les Européens entraînés dans une logique de confrontation

Priées de s’aligner sur l’agenda de Joe Biden, l’Allemagne et la France ont cependant tenu à nuancer ce communiqué bruyant comme les roulements de tambours d’une guerre programmée de longue date, même si personne n’en connaît encore les modalités : la chancelière Angela Merkel a invité à ne pas renoncer à une position « équilibrée » à l’égard de la Chine, et le président français, Emmanuel Macron, a appelé l’Otan à ne pas se détourner de ses missions essentielles en « confondant les objectifs » et à ne pas « biaiser » la relation avec le géant asiatique. Voilà donc les pays européens entraînés dans une logique de confrontation plutôt que de coopération, à l’heure où la Chine est accusée d’accentuer son avance technologique en matière d’intelligence artificielle – elle est leader mondial en termes de dépôts de brevets depuis 2019 – pour asseoir son modèle autoritaire, voire l’exporter à l’extérieur de ses frontières.

« La stratégie des Américains demeure toujours la même », décrypte un attaché militaire en poste à Bruxelles : « La menace russe est incontournable pour vendre du matériel militaire dans les pays de l’est de l’Europe. Couplée au péril représenté par la Chine, elle permet à Washington de justifier un budget militaire complètement boursouflé », lequel dépasse les 700 milliards de dollars, soit le triple de celui évalué de la désormais première menace mondiale « systémique ».

L’acte II d’un conflit en germe depuis 1999

« Le Pentagone utilise la Chine comme une excuse pour ses nouveaux budgets énormes », pointait déjà, le 18 mars, l’influent chroniqueur Fareed Zakaria dans les colonnes du Washington Post. Mais, au-delà de l’instrumentalisation conjoncturelle du lobby militaro-industriel, les stratèges états-uniens anticipent, depuis le milieu des années 1990, la montée en gamme de Pékin comme adversaire économique et militaire numéro 1, et prophétisent un affrontement inéluctable, à l’horizon 2020. Nous y sommes. Et même si les deux grandes puissances ont su mettre en sourdine leur conflit latent, au bénéfice de la croissance économique chinoise comme de celle des multinationales occidentales, alléchées par un marché gigantesque, ses bas salaires et ses juteuses délocalisations, le début de cette « nouvelle guerre froide » remonte à loin.

Si l’apparition du terme « rival systémique » date en réalité du 12 mars 2019, dans un document de la Commission européenne, la Chine a tenu à manifester sa colère par le biais de sa mission auprès de l’Union européenne, relayée par le site d’information d’État Pengpai, et à rappeler ce qu’elle considère comme le deuxième acte du conflit en germe qui menace d’entraîner le Vieux Continent dans un affrontement aux conséquences incalculables. Soit « la tragédie historique du bombardement de l’ambassade de Chine en Yougoslavie » par l’Otan, en 1999.

Dans la nuit du 6 au 7 mai, des bombardiers furtifs B-2, arrivés tout droit des États-Unis, avaient pilonné la représentation diplomatique chinoise à Belgrade, prétextant une « erreur de cartes et de ciblage » pour justifier cette « tragique erreur ». Personne, et en premier lieu les officiels chinois, n’avait cru à la thèse de la bavure, au moment où Pékin s’opposait avec vigueur à la « balkanisation » en cours de l’ex-Yougoslavie pilotée par l’Otan, et dénonçait l’implication de la CIA dans les tentatives sécessionnistes du Tibet et du Xinjiang, théâtre de la répression de la minorité musulmane ouïghoure. Souterraine, menée dans l’ombre par les barbouzes et les services secrets, la guerre États-Unis-Chine éclate aujourd’hui au grand jour. Prisonniers de l’Alliance, les pays européens se voient désormais sommés de choisir leur camp.

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