Posté par jacques LAUPIES le 2 février 2021
À la Métropole, la gauche tente enfin de s’organiser

Sophie Camard est intervenue en séance métropolitaine le 17 juillet dernier. PHOTO CAPTURE D’ÉCRAN
AIX-MARSEILLE
Près de sept mois après la réélection de Martine Vassal (LR), l’opposition de gauche peine à se faire entendre. Trois candidats sont sur les rangs pour un groupe issu de Marseille. Le PS et le PCF hors ville-centre devraient aussi créer une entité.
À droite, fort d’une majorité dans l’hémicycle métropolitain, un groupe s’est rapidement créé. Présidé par l’élu du 11-12, Jean-Baptiste Rivoallan, le groupe a pris le nom « Une volonté pour la Métropole », déclinaison d’Une volonté pour Marseille. À gauche, en revanche, le flou persiste. Très accaparés par leurs tâches municipales, les élus marseillais ne sont pas encore parvenus à rendre audibles un discours et une stratégie d’opposition métropolitaine. Et ce d’autant plus que les dernières séances publiques se sont tenues en visioconférence, mettant bien en peine de savoir qui siège avec qui et qui vote quoi.
Mais les choses bougent enfin. Le 10 février, les élus métropolitains de la majorité municipale de Marseille doivent se réunir pour constituer un groupe et élire un président. Selon nos informations, Sophie Camard, Éric Semerdjian et Jean-Marc Signes postulent. La maire de secteur du 1-7 semble favorite face à l’élu du 4-5 – qui va faire son entrée au conseil municipal lundi prochain – et contre l’élu d’arrondissements écologiste du 11-12. « Le but est d’être prêt pour le prochain conseil métropolitain du 18 février », fait valoir Éric Semerdjian qui, tout en nous confirmant sa candidature, ne souhaite pas commenter davantage avant la réunion du 10.
Un travail intergroupes avec le territoire
Jean-Marc Signes reconnaît volontiers qu’il n’est « pas l’hyper favori ». « Je ne suis pas à la recherche d’un pôle écologiste à part, on est ensemble, quelle que soit la décision que prendront les élus, je l’accepterai et travaillerai avec celle ou celui qui sera désigné, tout est apaisé », prévient-il. De son côté, Sophie Camard devrait se prévaloir du soutien d’une large majorité de l’exécutif municipal, le maire en tête. Les 8 élus issus des listes de Samia Ghali devraient aussi faire partie de ce groupe. « On vise entre 40 et 50 élus, mais il sera ouvert hors Marseille », précise Sophie Camard.
On est cependant encore loin d’un groupe homogène de gauche du territoire métropolitain. À l’instar de ce qu’il y avait déjà lors du mandat précédent et comme au Département, le PS monterait un groupe hors Marseille. Tout comme les communistes. Ce qui n’est pas sans poser quelques tiraillements pour les élus PCF marseillais, écartelés entre leur majorité municipale et leur parti. Mais ils devraient siéger dans le groupe issu de Marseille. « Rien n’est figé, on avance en marchant, il y aura des intergroupes avec les autres groupes de gauche pour travailler et riposter ensemble », confie un élu marseillais. « Nous arrivons avec la volonté de coopérer et pas faire de la Métropole un lieu de règlement de comptes », réagissait, le 17 juillet en séance, Sophie Camard. L’enjeu l’impose.
Florent de Corbier
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Posté par jacques LAUPIES le 1 février 2021
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Posté par jacques LAUPIES le 1 février 2021
x… a 19ans après deux ans d’apprentissage il s’inscrit à Pole Emploi. On lui propose des emplois mais il faut avoir le permis de conduire et bien sur un moyen de transport qui ne peut-être la plupart du temps qu’,un véhicule personnel
Sans ressources depuis deux mois : pas de droit au RSA ni à des indemnités chômage, la famille n’a pas les moyens d’intervenir, c’est l’impasse !
Inutile de dire qu’ils sont nombreux les jeunes dans cette situation !
Pendant ce temps un avocat devenu ministre règle son compte aux ordonnance de 1945 faisant semblant d’oublier que précisèment les causes de la délinquance proviennent des difficultés pour les jeunes à se former (gratuitement et avec rémunération) et à trouver un emploi dans un lieu ou l’on en vient à se voir tirer dessus en l’absence de solution pour les chômeurs
Bigre, drôle de société difficile à digérer pour un militant syndicaliste et communiste qui a connu la libération et 1968 !
LU DANS LA MARSEILLAISE DE CE JOUR
Fin de l’ordonnance de 1945 et de la protection des mineurs
En dépit de nombreuses alertes des personnels, le gouvernement maintient le nouveau Code de justice pour mineurs, fondé sur la répression, qui n’a jamais fait ses preuves. PHOTO ARCHIVES M.G.
MARSEILLE
Le nouveau Code de la justice pour mineurs (CJPM) gomme les missions éducatives et préventives des personnels de la Protection judiciaire de la jeunesse. Ils dénoncent cette périlleuse dérive mardi à midi devant le tribunal.
C’est un anniversaire et une mort. Le ministère de la Justice a annoncé mardi 26 janvier l’adoption du CJPM. Le 2 février 2021, date des 76 ans du texte créé par le Conseil national de la Résistance, le SNPES-PJJ-FSU appelle à la grève et la mobilisation.
« Notre organisation syndicale dénonce les évolutions et orientations des gouvernements successifs de ces 20 dernières années qui aboutissent aujourd’hui à la disparition de ce texte fondateur », explique Nicole Qilici, membre du syndicat. L’ordonnance de 1945 énonçait la primauté de l’éducatif sur le répressif. « Ce code nouveau s’ajoutera à l’application aux mineurs du « bloc peines » issu de la Loi de programmation justice votée en mars 2019 », précise la syndicaliste. Ce qui implique que les missions des personnels de la PJJ seront recentrées sur la gestion de la peine, « niant ainsi les spécificités inhérentes à l’adolescence, pour se concentrer uniquement sur les actes délictuels ».
Avec ces délais imposés, le travail éducatif, la qualité de la relation et le temps nécessaire à sa mise en place disparaîtront. « C’est une transformation profonde de notre identité professionnelle et une remise en cause des pratiques d’accompagnement éducatif orienté vers le besoin des jeunes ». Le ministre de la Justice sous la pression du Sénat a annoncé le report de son application au 30 septembre 2021 « pour tenir compte de l’état de préparation des juridictions et de la PJJ ».
Un aveu d’échec politique
Cette décision « témoigne de l’échec d’une politique appliquée sans cesse à marche forcée qui ne tient pas compte de l’état dans lequel se trouve la PJJ », estiment les salariés. Ils dénoncent le manque de moyens matériels et humains, la dégradation de leurs conditions de travail. Le SNPES-PJJ-FSU exige l’abandon du nouveau code, l’arrêt d’application du « bloc peines » et l’annulation de la création de 20 centres éducatifs fermés prévus sur le seul sud-est ainsi qu’une revalorisation statutaire des personnels et une écoute.
Myriam Guillaume
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