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la mondialisation des profits n’est pas celle du partage des richesses et du fruit de l’intelligence des scientifiques

Posté par jacques LAUPIES le 11 février 2021

 

 

Vaccins privés, privés de vaccins ?

la mondialisation des profits n'est pas celle du partage des richesses et du fruit de l'intelligence des scientifiques dans POLITIQUE 2690398

LUKA GONZALES / AFP

COVID-19

Parue dans le « JDD » ce dimanche, une tribune signée par une centaine de spécialistes de maladies infectieuses, dont des chercheurs marseillais, plaide pour que les vaccins contre la Covid-19 soient un « bien public mondial ».

Ils interpellent Emmanuel Macron et Angela Merkel. « Ils », ce sont des scientifiques, emmenés par deux spécialistes des maladies infectieuses, l’épidémiologiste Alfred Spira et le virologiste Richard Benarous, qui pressent les dirigeants français et allemand de faire des vaccins contre la Covid-19 un « bien public mondial », pour vacciner au plus vite et dans le monde entier. Leur tribune publiée par le JDD ce dimanche a déjà été signée par plus de 130 scientifiques, dont des chercheurs et médecins marseillais, comme les virologistes Étienne Decroly et Bruno Canard, l’immunologiste Éric Vivier ou le Professeur Jean-Luc Jouve, de l’AP-HM.

 

Obtenir les licences nécessaires

Si Emmanuel Macron a affirmé lundi la nécessité « d’accélérer » le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19 dans les pays émergents, lors d’un entretien avec le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, les déclarations d’intention doivent désormais être suivies d’actions concrètes, selon les signataires de la tribune qui demandent à libérer les brevets sur les vaccins.

Car pour l’heure, leur production n’est pas suffisante. Alors que le démarrage des campagnes vaccinales dans les pays les plus pauvres ne sont prévues qu’au cours des prochaines semaines, la France et l’Europe, faute de doses suffisantes, doivent faire face au lancement laborieux de leur campagne. Or, pour opposer une réponse sanitaire à la hauteur des enjeux, « il y a une urgence absolue à vacciner tous les pays du monde, car si on laisse un foyer où le virus peut se répliquer, comme à Manaus au Brésil, des variants de plus en plus sérieux vont émerger », souligne Richard Benarous. Et le virologue de pointer l’incapacité des fabricants « de fournir des vaccins pour tous les pays, dans l’urgence ». Pour y répondre, à l’instar d’autres appels qui se sont multipliés ces dernières semaines, la tribune qu’il porte milite pour que les licences sur les vaccins anti-Covid soient libérées. Cette mesure se justifie d’autant plus, selon le virologue, « qu’il n’y aurait pas de vaccin sans la séquence du virus. Or cette séquence n’est pas brevetée, elle est publique ».

Produire des vaccins suffisamment, et pour l’ensemble de la planète : la solution avancée par la tribune est de mobiliser les entreprises pharmaceutiques au niveau international afin de développer ces vaccins, grâce au rachat des licences auprès des fabricants. D’autant que les prouesses scientifiques de ces entreprises ne sont pas étrangères au soutien des États, de par les importants financements publics alloués pour développer ces vaccins, sans compter les apports fournis par la recherche publique. « Il faut que les gouvernements s’en mêlent et imposent le rachat de ces licences. S’il y a une réticence à les accorder, il faut agiter la menace de la licence d’office »affirme Richard Benarous. Un levier juridique qui permettrait à des laboratoires concurrents, dans le contexte d’une situation exceptionnelle, d’exploiter les brevets de vaccin qu’ils n’ont pas développés.

Pour Richard Benarous, c’est un enjeu mondial dont doivent se saisir les citoyens. « Les gouvernements doivent assumer leurs responsabilités, afin que ces entreprises fournissent les licences à un prix raisonnable, pour servir la population mondiale en nombre de vaccins suffisants. »

Benjamin Grinda

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retrouver la classe ouvrière…

Posté par jacques LAUPIES le 10 février 2021

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A lire dans « La Marseillaise »

Posté par jacques LAUPIES le 8 février 2021

 

Marseille : c’est l’heure d’opérer le changement

A lire dans

Après son élection le 21 décembre dernier comme maire, Benoît Payan va présider son premier conseil municipal de l’année. PHOTO MOHAMMED EL HAMZAOUI

CONSEIL MUNICIPAL

Les élus se réunissent ce matin en séance pour débattre notamment des orientations budgétaires. L’occasion pour la nouvelle majorité d’impulser ses choix politiques, malgré des finances exsangues.

Petit mais costaud. Finis les conseils municipaux à plus de 300 rapports. La séance de ce lundi prévoit 110 délibérations. Mais il faut plutôt se fier aux contenus des rapports plutôt qu’à leur nombre. Réponses à la chambre régionale des comptes, orientations budgétaires, modernisation de l’administration, transition écologique mais également droit de grève et cantines (lire page suivante) vont animer la séance. Celle-ci se déclinera d’ailleurs en deux temps avec une pause d’une heure déjà annoncée.

 

1. La chambre régionale (re)demande des comptes

Ce fut une séance marquante. En novembre 2019, la Ville présentait l’accablant rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur sa gestion entre 2012 et 2017. Ledit rapport revient en ouverture des débats pour faire le point « sur les actions entreprises suite aux recommandations » de la CRC. À la lecture du document, sur 27 recommandations seules 4 ont déjà été réalisées : se doter des moyens pour négocier de façon plus efficiente les prix des biens cédés, paramétrer un outil de ressources humaines permettant de fournir en temps réel tous les effectifs de la Ville, stopper les maintiens en fonction illégaux des agents employés au-delà de la limite d’âge légale et mettre fin à tous les recrutements illégaux de vacataires. La Ville s’engage à tenir compte de la plupart des autres recommandations dès cette année ou en 2022.

 

2. Quels choix budgétaires ?

Le premier rapport traite des orientations budgétaires (ROB), prélude au vote du budget le 22 mars. La majorité aura encore un mois et demi pour affiner ses arbitrages et décider ou non d’une éventuelle hausse des impôts, en l’occurrence de la taxe foncière. « La décision n’est pas encore prise, on va demander à l’État que Marseille soit ville pilote pour revoir les bases vers plus de justice fiscale », soutient Joël Canicave, qui est aussi adjoint aux Finances. Sur 25 pages, le ROB donne les grandes lignes des choix politiques, très fortement contraints par le contexte financier (notre édition de mercredi). De quoi « imposer des politiques contraintes d’austérité ? » « Telle n’est pas l’ambition que le nouvel exécutif porte », est-il écrit dans le ROB, comme déjà martelé par le maire, Benoît Payan, lors de la présentation de l’audit. « On va arrêter les dépenses paillettes, rationaliser la gestion du patrimoine, aller chercher des recettes là où n’avait pas l’habitude (État, Région, Europe) », rappelle Joël Canicave.

 

3. Vers une réforme de l’administration

Sommé par la CRC, le grand chantier de la réforme administrative est concrètement lancé avec un rapport qui acte le resserrement des directions générales adjointes de 14 à 7, une refonte détaillée le 22 janvier dans nos colonnes. L’objectif est d’avoir « un hors-bord plutôt qu’un cargo », image Olivia Fortin. Une façon de gagner en efficacité et de sortir d’une structure pyramidale trop ankylosée. Les directions qui constituent l’échelon en dessous, une soixantaine actuellement, seront redistribuées et probablement réduites. Une série de rapports permettra de jeter les bases « de meilleures pratiques » : refonte de la mission du médiateur, mise en place d’un référent d’alerte éthique, instauration d’un comité d’audit pour s’assurer que les recommandations sont suivies.

 

4. Démocratie et transparence

Ce conseil municipal sera aussi l’occasion de poser des jalons de la démocratie participative et le rapport qu’entend construire le PM avec les citoyens. Le nouveau règlement intérieur prévoit ainsi « un élargissement du spectre de l’initiative citoyenne avec des propositions de délibération qui pourront être soumises au vote du conseil municipal », souligne l’écologiste Sébastien Barles. Le rapport 73 prévoit le lancement de l’étude de préfiguration du budget participatif en vue de son expérimentation dès 2021. En parallèle, les comités d’initiative et de consultation d’arrondissement se mettent en place dans les différentes mairies de secteur.

 

5. Une ville plus verte

C’était l’un des totems du slogan de campagne : « une ville plus verte ». L’adjoint à la transition écologique va « déclarer l’état d’urgence climatique et sociale pour Marseille » (lire aussi son entretien dans 23 janvier). Une « préoccupation » qui « doit croiser toutes les politiques municipales ». « Cela commence par montrer l’exemplarité de la collectivité. Ce n’est pas spectaculaire mais essentiel », expose Sébastien Barles. Commandes publiques écoresponsables, verdissement du parc automobile ou installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics font partie des multiples solutions prévues.

F.C. et Ch.C.

 

 

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Un débat qui devrait interroger les militants syndicalistes,

Posté par jacques LAUPIES le 7 février 2021

 

et les communistes, sur la nécessité de faire converger leur action , chacun avec sa spécificité. Et de la responsabilité des militants syndicaux de sensibilité communiste dans la prise de conscience politique  qu’il faut favoriser parmi les travailleurs…Sans elle pas de changement durable possible !

« On a besoin de travailler sur nos deux jambes » !

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Aider les jeunes est un impératifs : une affaire de l’état avant tout mais hélas ce dernier est défaillant…

Posté par jacques LAUPIES le 6 février 2021

 

#UrgenceJeunes : Steven, 21 ans et contraint de faire la manche « Pas de chômage parce que j’ai surtout bossé au black… »

Isolés, sans argent, sans stages, sans emplois, les jeunes et les étudiants de la région sont en détresse. Notre journal propose de réunir les énergies pour leur venir en aide. La Marseillaise publie ce week-end des témoignages de jeunes et d’étudiants que la crise sanitaire a placés dans des situations de grandes difficultés. Elle lance simultanément #UrgenceJeunes, un mot clef pour réunir les cris d’alarme sur les réseaux sociaux et un appel aux énergies disponibles (jeunes eux-mêmes, particuliers, associations, collectivités, institutions…) Les réponses collectées donneront lieu à une plateforme d’entraide et de solidarité pour sortir les jeunes de l’impasse.

06/02/2021 | 09H40
 « Je ne trouvais déjà pas de boulot avant alors avec la Covid… Je suis à la rue et je n’ai que 21 ans. » À Marseille, quartier de l’Opéra, cela fait bientôt quatre mois que Steven fait la manche pour grappiller de quoi survivre. « Avant j’habitais dans le Sud-Ouest. Je passais mon CAP cuisine mais j’ai eu une période assez conflictuelle à la maison, il y a eu ensuite le décès de mes parents… », confie le jeune homme. Faute d’arriver à terminer sa formation, il se retrouve alors contraint d’enchaîner les petits boulots non déclarés comme serveur, en cuisine ou derrière un bar… Avant d’essayer de tourner la page en déménageant dans une grande ville.

« J’ai pris le premier train pour Marseille, sans connaître personne ici. Et puis après il y a eu la Covid donc plus rien ! Plus de boulot, pas de chômage parce que j’avais surtout travaillé au black. Pas de RSA non plus parce que je n’ai pas encore 25 ans… »

Trouver un lieu où souffler

Depuis, le jeune homme s’est installé à côté d’une boulangerie où il s’en remet à la générosité des passants et des commerçants du quartier. « Ils commencent à me connaître, certains m’aident pour manger le midi », sourit-il. Les bons jours, il obtient en petite monnaie les dix euros que lui réclame pour le mois un foyer où il a trouvé refuge le soir à la Blancarde.

« C’est une assistante sociale qui est venue me voir un jour pour m’en parler et qui m’a aidé à monter mon dossier… Avant je dormais dehors avec quelques nuits d’hôtel par-ci par-là. J’ai aussi essayé d’autres foyers mais il y avait beaucoup de problèmes de drogue ou d’alcool. » Aujourd’hui, Steven est soulagé d’avoir trouvé un lieu où souffler un peu la nuit tombée. « À l’entrée, j’ai dû fournir 40 euros, ce qui a été compliqué ! Mais maintenant j’ai une chambre qui ferme à clef et où je peux stocker quelques affaires. Il y a aussi une buanderie où je peux faire des machines, une cuisine collective… » Autre gros avantage du foyer qui l’héberge ainsi qu’une trentaine d’autres personnes en situation d’urgence, celui-ci n’impose aucun horaire quand dans beaucoup de structures similaires, les résidents doivent quitter tôt les lieux et être rentrés avant 18h.

Dès qu’il aura retrouvé une stabilité, Steven voudrait finir son CAP. « J’essaye de me dire que cette situation ne va pas durer. » Et en attendant pour tuer le temps, il lit « surtout des romans policiers » et marche aussi beaucoup. « Il y a toujours des coins magnifiques à découvrir, des choses à faire qui ne coûtent rien, comme se poser sur la plage, tranquillement. »

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