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Plans sociaux, chômage partiel, emploi des jeunes… la Dares tire le (triste) bilan des premiers jours de 2021

Posté par jacques LAUPIES le 23 janvier 2021

 Gilles ROLLE/REA

Gilles ROLLE/REA
 

 

Vendredi 22 Janvier 2021

L’institut statistique du ministère du Travail a publié son tableau de bord de l’emploi en période de crise. Le document révèle entre autres une envolée des ruptures de contrats et une reprise insuffisante de l’embauche des moins de 26 ans.

 

Publié tous les quinze jours depuis le début de la crise sanitaire, le « tableau de bord » sur la situation du marché du travail, révèle, au 17 janvier, une hausse constante du nombre de plans sociaux, une forte prédominance du chômage partiel dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et du commerce, ainsi qu’une très légère reprise de l’embauche des jeunes.

Réalisé par la Dares (ministère du Travail), le rapport indique ainsi que contrairement aux deux dernières semaines de décembre 2020 qui avaient marqué une « pause » dans le nombre de plans sociaux, ceux-ci « augmentent nettement » avec, en moyenne, 20 dossiers déposés chaque semaine depuis le premier janvier. Le nombre de ruptures de contrats liées à ces PSE, lui, explose, menaçant 2 040 salariés chaque semaine contre 620 en moyenne sur les quinze derniers jours de 2020. Au total, 84 100 salariés ont perdu leur emploi dans ce cadre-là depuis début mars. Particulièrement impactées, les entreprises de 1 000 salariés et plus concentrent, à elles seules, 40 % des procédures de PSE. Les secteurs les plus touchés sont ceux de l’industrie manufacturière (36 % des PSE), du commerce (19 %), du transport et de l’entreposage (10 %) et de l’hébergement-restauration (9 %), détaille le rapport. Hors procédure de PSE, la Dares estime que 6 100 licenciements collectifs (à 90 % concernant moins de 10 salariés) ont été enregistrés depuis mars dernier.

Si les secteurs totalement à l’arrêt, comme l’hôtellerie-restauration ou les commerces, affichent somme toute un taux faible de PSE, c’est qu’ils continuent de bénéficier très largement du dispositif d’activité partielle. Ainsi, note la Dares, 2,9 millions de salariés étaient concernés par l’activité partielle au mois de novembre (contre 8,4 millions en avril, au plus fort de la crise sanitaire). Soit 16 % des salariés du secteur privé. Les demandes d’indemnisation au titre de l’activité partielle repartent du reste à la hausse en janvier, constate l’institut statistique qui note qu’au 17 janvier, 466 000 demandes de prises en charge ont été déposées par 418 000 entreprises auprès des services ministériels. Une augmentation de 22 000 demandes en seulement une semaine. D’après le rapport, deux régions sont principalement concernées : l’Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Parmi les secteurs les plus demandeurs d’une prise en charge au titre de l’activité partielle, l’hebergement-restauration (72 800 salariés concernés soit 63 % du total des effectifs), les commerces (685 000 salariés au chômage partiel) et les services aux entreprises avec 380 000 salariés concernés. La Dares détaille par ailleurs que les petites entreprises, celles de moins de 20 salariés, concentrent 44 % des demandes d’indemnisation, contre 26 % pour les structures plus importantes, de plus de 250 salariés.

Le chômage partiel, une mesure indispensable pour éviter les faillites en chaîne et les plans de licenciements massifs et pour laquelle l’État aura débloqué, depuis le premier mars dernier, une enveloppe de 25,1 milliards d’euros, précise la Dares.

Enfin, au chapitre de l’embauche des jeunes, si la situation s’améliore timidement, elle reste dramatique pour des millions d’entre eux. Comparé à la situation de 2019, « le nombre d’embauches de moins de 26 ans en CDI ou en CDD de plus de trois mois est inférieur de 27 % » relève le rapport. Une chute qui avait enregistré des records au mois de mai 2020, avec un différentiel de moins 58 % par rapport à mai 2019.

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Pas d’emploi et quand ils en trouvent un les jeunes ne peuvent souvent pas se déplacer (le permis de conduire coûte cher et le véhicule aussi) Cette situation est scandaleuse ! Elle pèsera lourdement, si on n’y remédie, dans leur avenir et celui de la société…

Posté par jacques LAUPIES le 22 janvier 2021

La jeunesse a besoin d’un statut qui garantit l’autonomie et l’émancipation

Droits nouveaux dès dix-huit ans -

 Par / 20 janvier 2021

VERSION PROVISOIRE

Les jeunes sont les premières victimes des conséquences de la pandémie. Nombre d’entre eux tombent dans l’extrême précarité et se tournent vers l’aide alimentaire. La fréquentation des étudiants a explosé. Les bourses n’y changent rien. Les associations nous alertent. Pour les jeunes qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation, les perspectives s’éloignent. Un pauvre sur deux a moins de 30 ans.

Dans mon département, la majorité des précaires passent sous les radars. Selon un rapport de Marie-George Buffet sur les effets du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse remis en décembre 2020, le mal-être des jeunes progresse, ainsi que le nombre de suicides.

Des associations de jeunes ont publié le 1er décembre une tribune dans Le Monde pour demander un RSA dès 18 ans. La proposition de loi répond à cet appel. Le Gouvernement a-t-il peur que les jeunes bénéficiant de 500 euros par mois renoncent à chercher un emploi ? L’aide n’inviterait pas à la paresse, mais tout au contraire, à l’implication dans des projets sociaux et écologiques.

Le filet de sécurité sociale que sont les allocations n’est pas un hamac ! Nous pensons que les études sont un droit pour se projeter demain. Or, la Garantie jeunes est conditionnée à la recherche d’un travail.

L’augmentation des bénéficiaires de la Garantie jeunes sera fonction des moyens alloués aux missions locales qui devront recruter des milliers de conseillers. Notre jeunesse aspire à des réformes structurelles et à un statut social.

Cette proposition de loi est une urgence sociale indispensable mais insuffisante si elle ne s’accompagne pas d’un engagement de l’État auprès des départements pour garantir un financement à l’euro près.

Nous savons que les départements n’auront pas les moyens d’une telle dépense, puisque les charges liées au RSA et à la lutte contre la pauvreté vont d’ores et déjà augmenter d’au moins 10 %.

Le groupe CRCE votera ce texte, première étape vers un statut qui garantit l’autonomie et l’émancipation.

 

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Etre soi-même !

Posté par jacques LAUPIES le 22 janvier 2021

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Comme en témoigne le texte  ci dessous, deux thèses essentielles s’affontent au sein du PCF.
D’une part poursuivre une stratégie qui depuis des années consiste à nous effacer dans des alliances préalables avant chaque scrutin, guidés par la crainte de perdre encore en influence, alors que que cet effacement est véritablement mortifère. Bien plus que de se risquer à  la clarté de notre présence.
Nous en avons vu le résultat dans certaines élections municipales et législatives. Rien de plus dangereux que de ne pas être soi-même… 
D’autre  part celle qui consiste, dans le respect des décisions du dernier Congrès, à oeuvrer pour que le Parti puisse défendre ses orientations et son projet et donc soit présent avec ses candidats aux différentes élections pour que ceux – ci s’acquittent en priorité de cette tâche. 
Cela implique quels que soient les accords conclus avec d’autres forces politiques de gauche, avec qui nous avons certains objectifs communs, que nous soyons clairement identifiés par les électeurs.
Cela implique donc d’avoir nos propres candidatures et notre propre campagne. en préalable.
On peut comprendre le souci de ceux qui veulent préserver notre potentiel d’élus voie l’aggrandir mais si cela doit se faire pour que des millions d’électeurs soient piégés par la confusion qui règne actuellement dans les forces cataloguées à gauche le péril est grand de perdre encore de notre influence et finalemet de ne plus être capables d’être identifiés. D’autant que même élus il n’est pas certain que les alliés futurs soient capables de répondre aux exigences politique de notre époque.
On peut se gargariser de quelques très  rares résultats de notre contribution à l’action parlementaire mais il suffit d’être un tant soi peu sur le terrain pour se rendre compte que ce n’est pas cela qui emballe les travailleurs d’autant que lorsque cela se produit le système médiaco politique de la bourgeoisie sait faire et récupérer.
Mais évidemment pour que les choses changent vraiment et que les nouvelles orientations aboutissent il faut améliorer considérablement les effectifs du parti et la formation des militants nouveaux et anciens. Lourde tâche, difficile sans doute mais tout à fait réalisable si à tous les niveaux se créent des secteurs spécifique à ce sujet et que les fédérations et sections s’y consacrent avec tous les moyens possibles. 
C’est le prix à payer pour que le parti communiste soit dans son rôle et reconnu comme tel tant dans l’action électorale que dans les luttes sociales et politique.
Je publie le texte ci dessous même si des responsables, dirigeants du parti peuvent jeter le discrédit sur leurs auteurs, car ce texte évoque une divergence profonde sans doute, mais argumentée. Et cela appelle discussion sur le fond !
En PACA, entrons dans la bataille des Régionales avec toute notre originalité communiste         

Par

Paul HUTTL , Toulon, Var

Michel PIRROTTINA , Marseille, Bouches-du-Rhône

Stephen CHALCK , Riez, Alpes Ht.Provence

Pierre IVORRA,  Hyeres, Var                                                                                                        

 

Pourquoi est-il indispensable, dès maintenant, de susciter pour les élections Régionales 2021 en Paca une orientation basée sur le « Manifeste » et les prolongements tel que l’Appel à « entrer en campagne » ?

Pour ne pas subir !

Alors que nationalement l’orientation du PCF aux régionales et départementales est incertaine, voir trouble ; les communistes en Paca sont confrontés à une stratégie inter-régions, portée par des arguments et orientations dont – « Vraiment Ensemble » – est le cœur.

Persister à faire semblant que ça n’existe pas serait une erreur d’appréciation qui génèrerait une sous-estimation de la contre-offensive sur le fond contre le ‘Manifeste’ et le non-effacement du PCF.

Alors que l’ampleur nationale de la constitution de listes sur la base du « Printemps Marseillais », montre qu’une orientation générale basée sur la fausse idée que les identités politiques posent problème au français, et qu’ainsi la solution de la citoyenneté ce serait de faire disparaitre les partis politiques à toutes les élections. Un « Printemps Marseillais », dont il est encore trop tôt de démontrer la nocivité pour la Gauche et les Marseillais.

En fait, l’opération actuelle, c’est la ‘remise’ au goût du jour du « mouvementisme ». Un objet politique non identifiable, piloté par des leaders peu identifiés, qui s’entendent sur un projet basé sur une communication marketing, des contenus réels néolibéraux non dévoilés, valorisant une communication très sociétale sans dévoiler son option politique libérale sur des questions fortes comme : le féminisme, les migrants, la pauvreté, l’écologie, etc.

Sous la mise en œuvre d’associations dites citoyennes, mais qui n’en ont que le nom, qui créent l’illusion, c’est la mise en œuvre d’une déviation pernicieuse de la politique en opposition à une élaboration citoyenne dans et par les luttes agissantes !

Le Projet « Printemps » au 38e Congrès du PCF, qui a été rejeté et battu mais qui a eu un très large soutien chez des élus communistes, avait déjà mis en avant cet objectif qui devient actuel dans les Régionales 2021 en Paca : « comment » se faire élire sans une représentativité du PCF suffisante !

Ne pas oublier qu’avec le ‘Manifeste’, une stratégie et une visée de reconquête ont été proposées aux communistes et que ces derniers l’ont très largement approuvées !

Depuis en utilisant les futures élections Régionales, une autre visée stratégique est opposée par des élus et des dirigeants départementaux, une opération légitimée par la déclaration inconsistante du Conseil National du Pcf pour les régionales. Des élus et des dirigeants départementaux, qui veulent mettre en œuvre leur opération politicienne sans aucun mandat des communistes, ni avec l’accord des instances statuaires !

Le risque d’un désaveu populaire pour ces élections Régionales en Paca est évident.

L’orientation portée par ces élus et ces dirigeants départementaux de direction du  Pcf , qui est de tout faire pour avoir des élus, « quoi qu’il en coûte », pose problème. Cette stratégie politicienne est un paravent à une autre orientation stratégique pour effacer les contenus et par là même les identités politiques. Ainsi cette liste sans étiquette pour les élections Régionales 2021 en Paca va se cacher derrière des soutiens de dites personnalités afin de permettre un effacement politique généralisé vers le ‘mouvement’.

Le ‘mouvement’, Ovni politicien, avec lequel Jean-Luc Mélenchon a pu manœuvrer depuis qu’il a quitté le Parti Socialiste ! Le ‘mouvement’ s’inscrit dans le « Ni Droite Ni Gauche » ! C’est l’abandon du rôle du PCF ! par certain de ses dirigeants, pourtant déjà desavoué. C’est faire jouer l’accompagnement dans le libéralisme !

Si nous en restions là, il serait impossible de permettre aux communistes et aux électeurs pour les Régionales 2021 en Paca de voter pour des candidats porteurs d’une alternative politique. Ensuite ce serait un coup fatal porté à une candidature communiste PCF aux présidentielles pour offrir à la France une visée et des projets pour combattre ici et maintenant le Capital et ses relais.

L’aboutissement aux régionales du 20 Juin 2021 de ce type de liste autour de la seule idée du « Tous Ensemble » sans partis et sans projet partagé, dans plusieurs régions, sonnerait le glas de la candidature communiste en 2022 et de députes Pcf élus sur des propositions communistes.

Cela ne resterait pas sans conséquences sur l’orientation du prochain congrès, avec la révision du 38e Congrès, à seulement trois mois après des régionales et 6 mois avant les présidentielles 2022 ! Il faut en faire beaucoup avant la Conférence Nationale du 10 avril et le vote interne du 9 mai, des échéances qui peuvent permettre de redonner la parole aux communistes ! (Conseil National avec ses réunions des 30 janvier, 13 mars, 3 juillet).

En plus il est probable que la réponse populaire aux élections Régionales de juin 2021 soit un rejet de telles opérations politiciennes, se traduisant par une abstention laissant les mains libres à la Droite et à Macron !

 

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Communiqué d’alerte aux communistes – élections régionales d’Ile-de-France, refusons le déni de démocratie, imposons un vrai débat politique

Posté par jacques LAUPIES le 21 janvier 2021

 

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 Communiqué d’alerte aux communistes – élections régionales d’Ile-de-France, refusons le déni de démocratie, imposons un vrai débat politique dans POLITIQUE

Les communistes de la Région Ile-de-France sont appelés à voter les 28, 29 et 30 janvier sur des propositions formulées à l’issue d’une conférence régionale tenue le 16 janvier.
Les conditions de tenue, de convocation et de préparation de cette conférence sont contestables, du point de vue démocratique.

Les communistes sont mis devant le fait accompli ! La plupart des communistes d’Ile-de-France viennent à peine de découvrir que cette réunion s’est tenue. Ils ignorent pour l’essentiel qui en étaient les participants, sur quels critères, et dans quelles conditions matérielles le débat, comme les votes, ont eu lieu.

Le vote des communistes est demandé dans des délais dont la brièveté est anormale et peu propice à l’information et au débat nécessaire à la démocratie alors que les élections ne se tiendront (peut-être) qu’en juin, la question de la légitimité de la consultation est posée.

Le choix proposé ne traite que des questions d’alliances, et enfin, il soumettrait les communistes à une tête de liste France Insoumise, laissant entendre que nous n’aurions quasiment pas de différences. Il ne tient pas compte de la place importante des élus communistes dans la Région (municipalités, département, agglomérations territoriales, parlementaires, …), ni du fait qu’il s’agit de la Région capitale, imprimant une marque forte sur le climat politique national.

Ce ralliement, en rase campagne, va à l’encontre de nos choix de congrès et conditionnerait bien mal l’élection présidentielle.

Ce n’est pas acceptable. C’est un déni de démocratie.

Face aux défis de la terrible crise que vivent nos concitoyen·nes, il y a besoin d’une bataille forte du PCF avec ses propositions, particulièrement pour l’emploi, la filière sanitaire, les services publics, pour prendre le pouvoir contre le capital sur l’utilisation de l’argent, avec des conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation productive écologique couplées à des Fonds régionaux en prise sur le crédit bancaire et sur les entreprises.

Nous voulons :

  1. Les conditions d’une réelle information et d’un débat démocratique large des communistes doivent être créées, et la date de vote (28 au 30 janvier) doit être reportée.
  2. Une nouvelle conférence régionale doit avoir lieu, à l’issue d’un tel débat.
  3. La campagne du PCF sur ses axes doit commencer, travaillant à la fois le fond et le rassemblement, c’est à cela que nos instances fédérales et régionales devraient s’atteler en priorité
  4. La question de la tête de liste régionale, et des têtes de liste départementales doit faire l’objet d’un débat transparent et argumenté, avec une évaluation de nos positions et des propositions communistes.

5. Nous appelons les communistes, si le report de la consultation ne se faisait pas, à ne pas adopter le choix 1 proposé, et à soutenir le choix 3, c’est-à-dire le lancement d’une campagne communiste, seule à même de faire avancer ces idées et le rassemblement, y compris avec le mouvement social, afin de ne pas prédéterminer d’éventuelles alliances.

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Un débat et une loi nécessaires pour protéger les jeunes mineurs ainsi qu’une clarification concernant lâge de consentement ! A suivre sur public sénat…

Posté par jacques LAUPIES le 21 janvier 2021

 

Le texte prévoit d’ajouter dans le Code pénal cet article	: «	Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis par une personne majeure sur un mineur de 13 ans est puni de vingt ans de réclusion criminelle.	» Bertrand Guay / AFP

Le texte prévoit d’ajouter dans le Code pénal cet article : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis par une personne majeure sur un mineur de 13 ans est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Bertrand Guay / AFP
 

Violences sexuelles. L’âge de consentement en débat au Sénat

Jeudi 21 Janvier 2021
Une proposition de loi visant à protéger les jeunes mineurs de 13 ans et moins des crimes sexuels sera examinée aujourd’hui, en séance publique, alors que les prises de parole de victimes se multiplient dans les médias.
 

«  C ’est une situation inédite par son ampleur. Depuis maintenant quinze jours, les violences sexuelles faites aux enfants, et plus particulièrement quand elles sont intrafamiliales, sont en première ligne dans les médias. C’est historique. » La psychiatre Muriel Salmona en sait quelque chose, elle qui a fondé, en 2009, l’association Mémoire traumatique et victimologie. Et qui, depuis la parution du livre de Camille Kouchner, la Familia Grande, puis de la vague #MeTooInceste sur les réseaux sociaux, a enchaîné pas moins de cinquante interviews… « Au moins, on nous donne la parole », insistait la médecin, mardi, en présentant un module de formation gratuit en ligne (1), destiné à tous, professionnels et témoins, pour prévenir, protéger et prendre en charge les enfants victimes.

Cette phase historique réveille aussi les législateurs. « Depuis juin 2020, le Parlement européen a voté une résolution où il demande que ces violences sexuelles soient une priorité politique de tous les États, explique la présidente de Mémoire traumatique. Les États doivent organiser la protection, la prise en charge des enfants, et sont exhortés à voter une imprescriptibilité sexuelle et à inscrire le fameux seuil d’âge qu’on demande. »

Créer une infraction autonome de celle du viol

Mais l’État français est à la traîne… En Europe, plusieurs pays ont déjà fixé un âge de non-consentement présumé à des actes sexuels. Un seuil qui varie de 12 ans (en Espagne) à 16 ans (en Suisse). Et même si, dimanche dernier, l’épouse du président Macron réclamait, au journal de TF1, une « réforme judiciaire » sur le sujet, tout n’est pas encore acquis. C’est dans ce contexte qu’arrive, ce jeudi, la proposition de loi de la sénatrice centriste Annick Billon en séance publique à la Haute Assemblée. Le texte prévoit d’ajouter dans le Code pénal cet article : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis par une personne majeure sur un mineur de 13 ans est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » En 2018, Marlène Schiappa avait déjà tenté d’inscrire la mise en place d’une présomption de non-consentement pour les mineurs de 15 ans dans son projet de loi. À la suite de doutes concernant son inconstitutionnalité émis par le Conseil d’État, le texte avait été réécrit : le viol n’était plus considéré systématiquement lors d’un rapport sexuel entre un majeur et un mineur de 15 ans. Il avait juste introduit une présomption de contrainte, pour les mineurs de 15 ans, à la constitution du viol (celui-ci étant défini uniquement s’il y a menace, violence, contrainte ou surprise), précisant simplement que « la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de l’abus d’ignorance de la victime ». Un texte trop flou, avaient unanimement critiqué les associations de protection de l’enfance.

La sénatrice Annick Billon veut, elle, créer une infraction autonome de celle du viol. Mais uniquement pour les mineurs en dessous de 13 ans. « Une avancée qui risque de ne pas passer, estime maître Isabelle Steyer, spécialiste du droit des femmes et des enfants. Le problème, c’est que ça rend automatique le crime. Or, dans un crime, il y a un élément légal, un élément moral (avoir conscience de violer la loi) et un élément matériel. Et là, il n’y a plus d’élément moral. Comme pour une contravention. On fait de l’âge de la victime la condition du crime. Il vaudrait mieux dire précisément : on interdit toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de 13 ans. » Pour l’avocate, « au-delà de la formulation juridique, c’est une question de société qui est posée : est-ce que, effectivement, la société est prête à protéger tous les mineurs de 13 ans de toute relation sexuelle avec un majeur » ?

Le Collectif pour l’enfance, qui regroupe 33 associations pour « changer la loi », dénonce de son côté l’absence, dans cette proposition, de référence aux agressions sexuelles sans pénétration, le « statu quo » imposé aux victimes de 13 ans et un jour. Et surtout, que l’inceste ne soit pas considéré comme un crime particulier. Mais la vague est en marche : deux autres parlementaires attendent leur tour. Le 5 janvier, la députée socialiste Isabelle Santiago a déposé sa proposition pour créer deux infractions nouvelles entre majeurs et mineurs de 15 ans et moins, quand Alexandra Louis (LaREM) voudrait regrouper toutes les infractions sexuelles pour mineurs dans une nouvelle partie du Code pénal.

(1) « Protection de l’enfant contre les violences sexuelles, nous devons tous agir », formation gratuite en e-learning en 30 minutes, un partenariat SkillBar/Mémoire traumatique et victimologie, accessible sur https://www.memoiretraumatique.org
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