• Accueil
  • > POLITIQUE
  • > « La culture c’est la connaissance de l’ensemble des activités humaines »

« La culture c’est la connaissance de l’ensemble des activités humaines »

Posté par jacques LAUPIES le 20 janvier 2021

C’est me semble-t-il ainsi qu’Aragon définissait la culture !

Sans prétendre tout connaitre, exercice impossible tant le champ des activités humaines est vaste, chacun de nous doit pouvoir accéder à des connaissances qui nous permettent de nous situer dans  la société de nous sortir des cloisonnements tels qous les impose la vie familiale, la vie professionnelle, nos coutûmes, et un environnenement immédiat souvent réducteur .

Le système éducatif devrait nous  préparer à l’émancipation. Mais outre qu’il est quantitativement limité il n’est souvent qu’un simple distributeur d’incitation à des pseudo connaissances acquises  et il dépend de ceux la même qui ont en charge notre éducation et notre enseignement.

Très tôt, dès l’enfance nous sommes conditionnés et prisonniers, pour le meilleur et pour le pire, de l’héritage culturel des générations qui nous ont précédés.

Il va donc falloir trier et  donc un combat permanent s’ouvre pour entrer dans une démarche « humaniste », un combat de tous les jours contre les habitudes mais aussi contre les pressions médiatiques qui véhiculent les conservatismes, l’obscurantisme parfois sous couvert de modernité, et de fausse solidarité.

La profusion  des informations, des spectacles de toutes sortes ,  noient lecteurs, auditeurs, spectateurs et téléspectateurs, dans un océan de paroles, de mots, de slogans ou s’égarent toutes les satégories de notre espèce emportées  par des vagues tumultueuses poussées par des vents dominants. Embarquées  dans des bateaux  sans bouées  elles ne peuvent plus résister à la tempête. Et les radeaux qu’elles construisent à la hâte s’éparpillent sans boussole.  C’est la noyade pour le plus grand nombre si ne surviennent quelque navire pour leur donner vie et fixer un cap !

Comme tous les naufragés les gens de culture, menacés eux aussi de noyade,  ont besoin de l’appui de ceux la même qu’ils ont contribué à sauver de l’ignorance. Mais en retour leur survie est nécessaire à tous car ils sont une lumière dans un monde qui s’assombrit.

 

 

Pierre Dharréville. © Magali Bragard

Pierre Dharréville. © Magali Bragard
 

Lettre ouverte de Pierre Dharréville : Madame la ministre de la Culture, levez le rideau !

Mardi 19 Janvier 2021

Par Pierre Dharréville, délégué national du PCF à la culture et député des Bouches- du-Rhône.

 

Madame la ministre,

Vous avez annoncé en reprenant Pablo Neruda, que « le printemps est inexorable ». Cette formule, le grand poète communiste chilien l’appuyait sur un constat : « Pourtant, il existe des gens qui croient au changement, des gens qui ont pratiqué le changement, qui l’ont fait triompher, qui l’ont fait fleurir… » Or les choses sont clairement établies : le gouvernement n’en fait pas partie. Il en fait d’autant moins partie qu’il confirme à chaque étape son choix du sacrifice de la culture. Elle n’a jamais été dans les priorités de la Macronie, mais voici un an qu’elle est sous l’étouffoir. À plusieurs reprises, l’exécutif a été pris en flagrant délit de l’oublier. En réalité, il n’y a pas d’oubli : elle ne fait pas partie des choses essentielles à ses yeux. La crise dans laquelle se débat notre pays comme toute l’humanité n’est plus seulement une crise sanitaire. Nos esprits se dessèchent de n’être plus suffisamment alimentés, bousculés, transportés…

 

Pourtant, tout n’est pas empêché : les cadors de l’industrie culturelle, ceux qui en font une marchandise standardisée, prennent cette situation comme un tremplin. Vous avez opposé dans une rhétorique un peu facile la création supposée élitiste d’un côté et les usages supposés populaires de l’autre, l’une étant à l’arrêt, l’autre perdurant. Certes, tout accès à des créations n’est pas éteint. L’art se pratique encore dans les soupentes. Il s’en partage encore tant soit peu sur les réseaux et à travers les écrans. Des compagnies se préparent à un insaisissable recommencement.

 

Non, l’aspiration à la culture n’a pas disparu. Mais elle peut aussi s’étioler, se dissoudre. Nous le savons à l’heure où la raison est malmenée par le complot et la politique par les populismes. Et dans ce désert où les propositions sont aussi rares que des oasis, se fabriquent de nouvelles normes qui en viennent à formater les désirs. Il dépérit, le peuple qui ne danse plus, qui ne monte plus sur les planches, qui ne rit plus, qui ne se rencontre plus, qui ne rêve plus. Vous auriez tort de penser que les manifestations qui appellent à rouvrir l’espace de la culture sont des enfantillages de professionnels bohèmes et élitistes. Tandis que vous vous méprenez sur la dangerosité du black-out culturel, ils ne se méprennent pas sur la dangerosité du virus. Ce qui est à l’œuvre crée les conditions de la décivilisation.

 

Cet article pourrait aussi vous intéresser : Théâtre. Nicolas Bouchaud, l’art du jeu en partage

Vous avez pointé du doigt pour vous excuser la « faiblesse chronique de la réflexion des partis politiques sur l’enjeu culturel ». Parlez pour votre camp. Les communistes français ont joué un grand rôle dans le développement des politiques publiques de l’art et de la culture ainsi que de leur démocratisation ; ils sont toujours porteurs d’un projet émancipateur de refondation qui donnerait un nouveau souffle à la création artistique et à la démocratie culturelle. Ouvrez donc des espaces pour en discuter. Nous vous demandons donc derechef la réouverture des lieux de culture accompagnée de conditions sanitaires adéquates, ainsi que le développement de la commande publique et des soutiens financiers correspondants. Plutôt que l’extinction des feux, le moment appelle à changer de modèle et notre rapport à l’acte de création. Levez le rideau !

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...