Cette justice qui n’en finit pas de nous questionner…

Posté par jacques LAUPIES le 9 janvier 2021

 

Le dossier sera confié à la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR), compétente concernant les actions des ministres en fonction. Photo: AFP.

Le dossier sera confié à la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR), compétente concernant les actions des ministres en fonction. Photo: AFP.
 

Éric Dupond-Moretti visé par une information judiciaire pour « prises illégales d’intérêt »

Samedi 9 Janvier 2021

Le ministre de la Justice fait face aux plaintes déposées par Anticor et trois syndicats de magistrats.

 

C’est une première : la Cour de justice de la République (CJR) va enquêter sur le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti. Le procureur général auprès de la Cour de cassation, François Molins, l’a annoncé vendredi 8 janvier : il ouvrira très prochainement une information judiciaire pour « prises illégales d’intérêt » à l’encontre du garde des Sceaux. Le dossier sera confié à la commission d’instruction de la CJR, compétente concernant les actions des ministres en fonction.

Cette enquête va s’ouvrir suite aux plaintes déposées par l’association Anticor et trois syndicats de magistrats, qui accusent Éric Dupond-Moretti de conflit d’intérêts liés à ses anciennes activités d’avocat.

 

Le membre du gouvernement a notamment ordonné des poursuites administratives contre trois magistrats du parquet national financier (PNF), qui ont participé à l’enquête visant à identifier la taupe qui aurait informé Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu’ils avaient été placés sur écoute par la justice. Or, Éric Dupond-Moretti lui-même figure parmi les avocats dont les conversations ont été examinées par le PNF.

« Il y a manifestement un problème »

De plus, les plaignants reprochent au ministre d’avoir ouvert une autre enquête administrative à l’encontre du juge d’instruction Édouard Levraut, qui a dénoncé avoir subi des pressions. Encore avocat, Éric Dupond-Moretti avait publiquement critiqué les méthodes d’Édouard Levraut. « Sachez bien que le moment venu, je m’expliquerai, vous pourrez compter sur moi pour dire tout ce que j’ai à dire », a prévenu dès jeudi soir le ministre, au sujet d’une éventuelle ouverture d’enquête.

« Notre requête est jugée suffisamment sérieuse pour aboutir à une enquête. On attend la suite et que la CJR nous dise ce qu’il en est en droit », a réagi Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature. « L’ouverture d’information judiciaire était nécessaire, il faut qu’une enquête ait lieu, il y a manifestement un problème », affirme pour sa part maître Jérôme Karsenti, avocat d’Anticor.

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