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Voeux de la Fédération du PCF 13

Posté par jacques LAUPIES le 31 janvier 2021

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Voeux de la Fédération du PCF 13 dans POLITIQUE
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Elections régionales : des écolos boudent l’union…D’autres la souhaitent !

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2021

 

 

Une lettre ouverte de citoyens appelle EELV à l’union en Paca

Elections régionales : des écolos boudent l'union...D'autres la souhaitent ! dans POLITIQUE 2625802

Une vingtaine de membres de « collectifs de transition démocratique, sociale, écologique » signent une lettre invitant EELV à revoir sa position face aux risques de l’extrême droite en Paca. PHOTO CH.C.

Une lettre ouverte aux cadres d’EELV appelle à la constitution d’une liste unique à gauche dès le 1er tour dans le cadre de l’appel « Il est temps ».

La suspension par le bureau exécutif national d’Europe écologie Les Verts d’Olivier Dubuquoy, désigné chef de file des régionales en octobre par les militants de Paca, continue de faire des vagues au sein des forces progressistes. Dans une lettre ouverte, des membres de l’équipe de « lancement de groupes locaux citoyens » engagés dans l’appel unitaire « Il est temps » pour un rassemblement des forces progressistes, sociales, écologistes et citoyennes, interpellent EELV Paca et la direction nationale du parti écologiste.

Rappelant que la Région Paca est dirigée depuis 2015 « par une majorité choisie par moins de 12% des citoyen-ne-s », cette vingtaine de citoyens membres de collectifs de transition démocratique, sociale, écologique, issus des quatre coins du territoire, pointe deux scénarios possibles.

Le premier, qu’ils défendent, est celui d’« une liste unique » dès le 1er tour, réunissant « l’intégralité des forces citoyennes, écologistes et humanistes » menant une campagne « participative hors du commun », capable de l’emporter au 2e tour. Le second, est celui d’« un pôle écolo fait au 1er tour » s’affichant comme une liste concurrente de l’union des gauches offrant la Région à l’extrême droite.

« En désignant Olivier Dubuquoy chef de file vous avez réussi à nous décider (…) à mettre nos forces au service d’un réseau de mobilisation citoyenne pour ce projet de liste d’union. Parce que nous sommes de la même famille » argumentent ces militants de terrain souhaitant se placer « aux antipodes du spectacle affligeant que nous offrent les luttes de pouvoir au sein des partis, et tout particulièrement le vôtre actuellement ».

Le réseau de groupes locaux citoyens qu’ils ont construit « pour impliquer, engager et mobiliser » peut s’inscrire dans la « stratégie votée » permettant de poursuivre l’union portée par Dubuquoy. Mais depuis son avertissement vendredi dernier, doublé mardi d’une suspension d’Olivier Dubuquoy, la donne a changé. « Votre aveuglement sur la réalité politique de notre région sacrifiée à vos ambitions nationales met cet élan en péril » insistent-ils avant d’appeler « solennellement » les dirigeants d’EELV « à transformer au plus vite votre stratégie en engagement d’union avec l’ensemble de la démarche incarnée par l’appel « Il est temps«  ».

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Conférence régionale du PCF dans le cadre de la préparation des élections départementales et régionales (prévues en juin 2021)

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2021

 

 

Nous publions la  déclaration qui en résulte.  et dont l’orientation suscite quelques interrogations par rapport à  un projet de rassemblement dans lequel les partis de gauche pourraient ne pas apparaitre en tant que tels mais sous l’appellation :  »Construisons en commun une région solidaire, écologique, féministe et démocratique »

Si une telle démarche a bien un caractère unitaire elle appelle un effacement de la présence des principaux  partis :  instigateurs ce qui ne peut conduire qu’à la confusion  avec les conséquences que l’on connait  : une fois élus les communistes ont bien de la peine à affirmer leur présence et donc l’existence de leurs propositions et de leur action pour les faire aboutir. 

Et c’est ainsi que peu à peu les communistes perdent leur identité et que toute déception provoquée par l’impossibilité d’assurer le respect  de certains engagements se « retourne » contre eux et, entre autres, grossit le rang des abstentionnistes.

Parce que dans la plupart des élections les organisations obtenant des résultats  insuffisants pour être présentes au second tour ne peuvent être présentes au second tour,  la tentation du regroupement au premier tour, quoiqu’il en coûte, prend force dans leur rang. S’il peut paraitre acceptable de se plier à cette exigence pour certains scrutins, pour d’autres et notamment pour l’élection présidentielle cela devient insupportable. Tout simplement parce qu’il s’agit de choisir entre diverses propositions  politiques de portée essentielle et nationale.

Pour certaines organisations politiques réformistes, de droite ou de gauche, qui ne veulent pas remettre en cause le système cela favorise une alternance dont  s’accomodent les conservateurs. Pour d’autres ayant vocation à transformer la société c’est accepter de ne plus apparaitre sous leur vrai visage et ainsi de rentrer dans le rang des »tous pareils » pour une grande partie de l’opinion.

Des exemples récents d’effacement du PCF (élections présidentielles de 2012 et 2017 avec la candidature Mélenchon, de certaines législatives comme notamment  dans la circonscription d’Arles en 2020) ont pour conséquence d’affaiblir notre présence et donc de donner à tous nos éventuels partenaires l’occasion d’entrer en concurrence avec nous faisant fi de toute perspective unitaire (présidentielles de 2022) sans pour autant se priver de nous demander d’être une force d’appoint pour eux !

 

 

 

Construisons en commun une région solidaire, écologique, féministe et démocratique

24/01/21 | A la unePCF 13

​Déclaration de la conférence régionale du Parti communiste français

Pour un rassemblement des forces de gauches, écologistes et citoyennes engagées pour le progrès

Résolution adoptée à 97% par les délégué·e·s de toute la région PACA

Les élections départementales et régionales prévues initialement en mars 2021, devraient être reportées en juin, si toutefois la situation sanitaire le permettait.
Ainsi, ces élections se dérouleraient dans un contexte de crise sans précédent : une crise sanitaire, mais aussi démocratique, économique et sociale. L’inquiétude grandit dans la population. On ne compte plus le nombre de suppressions d’emplois et la pauvreté explose. Les violences faites aux femmes ont été démultipliées pendant le confinement. Les femmes, les foyers monoparentaux sont lourdement touchés par cette crise qui est un accélérateur d’inégalités. La jeunesse dans son ensemble est percutée par cette crise sans qu’aucune solution ou perspectives ne lui soient proposées. Les retraité·e·s subissent de plein fouet l’isolement et la fracture sociale. Les associations humanitaires sont surchargées du fait de l’explosion de la précarité. Les secteurs culturel et sportif ainsi que des pans entiers de notre économie sont à l’agonie…

Dans le même temps, le gouvernement n’apporte aucune visibilité ni réponse concrète à ces millions de personnes. Pire, il continue sa politique de casse sociale et de soutien aux grandes entreprises qui perçoivent des dizaines de milliards d’euros d’aide publique tout en continuant à licencier massivement et à verser des dividendes indécents.
Dans ces conditions, la Région doit jouer un rôle majeur. En premier lieu pour contrer les effets de la crise mais aussi pour agir efficacement contre les politiques gouvernementales en favorisant notamment l’accès aux Services Publics de proximité, la création d’emplois stables, qualifiés et bien payés, la production de logements dignes et accessibles, une alimentation de qualité et de proximité, le renforcement de l’offre de transports publics, l’accompagnement du mouvement associatif, ou encore l’accès à la culture.

Notre Région ne doit plus être un relais mais devenir un rempart aux politiques libérales dévastatrices du gouvernement Macron, conduites au seul intérêt du capital et de ceux qui possèdent le plus.
Il y a donc urgence à proposer un projet ambitieux pour le progrès social et écologique et pour développer la démocratie. Celui-ci doit être adossé aux luttes sociales et environnementales et porté par l’ensemble des forces de gauche, écologistes, féministes et citoyennes.

C’est pourquoi, les communistes, conscients du danger de voir notre Région continuer à être entre les mains de la droite et/ou de l’extrême droite pour les 6 années à venir, œuvreront dans les prochaines semaines à faire grandir ce rassemblement pour gagner les élections régionales au service de l’intérêt général.
Les communistes y prendront toute leur place ils continueront à interpeller la population avec leurs propositions pendant la campagne et contribueront activement, à la réflexion et à la rédaction du projet collectif.

Il s’agit :

  • De donner la priorité à l’emploi de qualité contre les logiques financières,
  • D’agir pour une transition écologique durable et soutenable,
  • D’impulser des politiques publiques féministes
  • De développer les Services Publics de proximité,
  • De mettre au cœur de nos ambitions la démocratie d’intervention citoyenne régionale,
  • De contrer les effets désastreux du désengagement de l’État et d’une conception inégalitaire et libérale de la décentralisation.
  • D’accompagner les communes et leurs regroupements dans leurs projets d’aménagements au service de leur population,
  • De replacer la Culture au cœur de l’action régionale dans notre territoire, terre de création et de festivals
  • D’agir pour une Méditerranée de paix et de justice en développant les coopérations décentralisées.
  • De faire de la Région un pôle de Résistance aux politiques libérales.

C’est sur cette base que le Parti communiste français entend être un acteur moteur du rassemblement dès le premier tour des régionales, pour battre la droite et l’extrême-droite, pour gagner ces élections et redonner espoir et envie de voter à toutes celles et tous ceux qui se sont détourné·e·s des urnes.

C’est là que réside la force des communistes : mobiliser très largement les habitant·e·s autour d’un projet construit avec eux à partir de leurs attentes sociales, démocratiques et écologiques.

Quelques propositions pour contribuer à la réflexion collective et au projet régional, pour tourner le dos à 6 années de gestion par la droite.

Une nouvelle démarche pour la sécurité emploi/formation

  • Pour contrer la déferlante du chômage et de la précarité, les destructions des savoir-faire humains, la désindustrialisation et faire reculer la toute-puissance de la logique financière, nous proposons deux institutions territoriales nouvelles :P our faire avancer la sécurisation des parcours de vie dans l’emploi et la formation, en ciblant en premier les jeunes.
    • Une conférence permanente sur la transition économique et écologique qui déterminera démocratiquement les besoins en emplois et en formations des territoires.
    • Un fonds régional qui aura la main sur les financements massifs que sont les aides publiques, les crédits bancaires et les profits des entreprises versés aux actionnaires.

La démocratie d’intervention citoyenne au cœur des pratiques politiques

  • Elle doit s’installer partout : la gestion des services publics, l’élaboration des plans régionaux, dans les relations de travail au sein des conseils régionaux.
  • Une nouvelle citoyenneté à l’échelle régionale, une démocratie participative réelle pour élaborer les politiques régionales et contrôler les engagements de campagne.
  • La région sera terre d’accueil, en s’ouvrant à celles et ceux qui souhaitent s’y installer et redynamiser le territoire. Accueillir des réfugié·e·s, c’est aussi rencontrer l’Autre et contribuer à la Paix ici et ailleurs.

Des moyens à hauteur des énormes besoins : nous mènerons la « bataille financière »

  • Pour des États Généraux de la fiscalité locale afin d’établir de nouvelles recettes fiscales, dédiées, pérennes et dynamiques.
  • Pour s’émanciper des marchés financiers par la réorientation du crédit bancaire.
  • Des services publics élargis, où se croisent le social et l’écologie
  • Pour la création et le soutien aux centres de santé et lutter ainsi contre les déserts médicaux.
  • Pour la transition écologique et contrer le réchauffement climatique : des investissements massifs dans le transport ferroviaire, voyageurs et fret, financés par l’État, et contre l’ouverture à la concurrence. Pour une gratuité des transports régionaux

Une économie au service des besoins humains et de préservation de la planète

  • De nouvelles localisations industrielles, des produits et des procédés qui économisent les matières, l’énergie et les transports.
  • De donner la priorité à de l’emploi pérenne à l’inverse des logiques financières qui visent à développer les emplois précaires (Intérim, CDD, sous-traitance, chômage…)
  • Une agriculture paysanne raisonnée et soucieuse de la préservation de l’environnement.
  • Le soutien à un tourisme social, durable, respectueux et basé sur les spécificités patrimoniales, environnementales et culturelles de nos territoires.
  • Le soutien aux initiatives d’Économie Sociale et Solidaire et à leurs valeurs non lucratives, démocratiques et écologiques.
Conférence régionale du PCF dans le cadre de la préparation des élections départementales et régionales (prévues en juin 2021) dans POLITIQUE
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Ugo Palheta, Sociologue, auteur de « La possibilité du fascisme » (éditions La Découverte), Il était l’invité de la Midinale de Regards, Ce jeudi 28 janvier 2021. https://youtu.be/zr-2f9YLDy8 « Il n’y a pas d’immunité face à l’extrême droite »

Posté par jacques LAUPIES le 28 janvier 2021

 

  Ugo Palheta,  Sociologue, auteur de « La possibilité du fascisme » (éditions La Découverte),  Il était l'invité de la Midinale de Regards,  Ce jeudi 28 janvier 2021.  https://youtu.be/zr-2f9YLDy8   « Il n’y a pas d’immunité face à l’extrême droite »   dans POLITIQUE

Ugo Palheta,

Sociologue, auteur de « La possibilité du fascisme » (éditions La Découverte),

Il était l’invité de la Midinale de Regards,

Ce jeudi 28 janvier 2021.

https://youtu.be/zr-2f9YLDy8

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« Il n’y a pas d’immunité face à l’extrême droite »

 

Sur génération identitaire 

« Génération identitaire est un groupuscule dont l’idéologie est clairement fasciste. »

« Pour génération identitaire il s’agit de purger par notamment une forme de déportation de masse qu’ils appellent la remigration : il s’agirait de purger tout une partie de la population française ou étrangère vivant en France. »

« Les militants de génération identitaire, après Maurras, Camus, reprennent la théorie du grand remplacement c’est-à-dire ce qu’ils perçoivent comme le déclin démographique, la dissolution française et surtout de l’identité européenne et de l’Europe blanche, comme ils le disent dans leur discours. »

« Génération identitaire est une sorte d’agence de com’ de la faschosphère. » 

« Génération identitaire fait aussi la petite main pour le rassemblement national à travers des postes de collaborateurs pour des élus. »

« Génération identitaire est un groupuscule violent qui commet des agressions répétées depuis ces dix dernières années. »

« La dissolution de génération identitaire peut être considérée comme nécessaire du point de vue de l’idéologie qu’elle défend qui est une idéologie raciste avec de claires accointances avec le fascisme. »

« Génération identitaire et le rassemblement national ont des convergences idéologiques très fortes. »

 

Sur la banalisation de l’extrême droite

« On a clairement un processus de banalisation et de légitimation de leurs idées sur le plan médiatique. »

« Il y a un basculement d’une partie des élites économiques, politiques et médiatiques vers l’extrême droite. C’est manifeste à travers le choix fait par Bolloré en donnant une audience importante aux idées d’extrême droite. »

« Toutes les chaînes d’infos en continu veulent leur éditorialiste d’extrême droite. »

« L’extrême droite identitaire s’était beaucoup organisée sur Internet et à présent elle est présente aussi sur les médias mainstream. »

 

Sur Marine Le Pen et le RN

« La rhétorique identitaire est depuis longtemps au cœur du discours du Front National. »

« Le discours de Marine Le Pen est de plus en plus audible. Elle semble dire des choses raisonnables parce qu’on les entend de plus en plus sur les chaînes d’infos en continu. »

« Quand vos idées sont reprises à la télé et dans les radios, il y a un effet de légitimation. Ça crédibilise les discours. »

« On est dans un contexte où l’extrême droite peut se développer précisément en l’absence d’une offre alternative, d’une offre de gauche qui pourrait permettre de donner sens à la crise actuelle, sociale, sanitaire et environnementale pour proposer une issue. »

« Il y a des réponses beaucoup plus efficaces que les réponses nationalistes face au virus : le virus va continuer de circuler même si l’on ferme les frontières. »

 

Sur l’alliance potentielle des souverainistes des deux rives

« Tous ceux qui se sont essayés à ce type d’alliances ont fait la démonstration que c’était une stratégie perdante. »

« Tous ceux qui s’y sont essayés, comme Jean-Pierre Chevènement, ont fini par dériver vers des idées nationalistes. »

« Jean-Pierre Chevènement n’a jamais voulu faire alliance avec le FN – c’était sa limite. Mais sa tentative du côté de Pasqua et De Villiers n’ont pas vraiment participé à faire reculer les idées d’extrême droite… »

« Tous ceux qui se sont essayé, à gauche, à reprendre les idées nationalistes et xénophobes ont été, d’une certaine manière, enterrés vivants : pensons à ce sinistre Manuel Valls. »

« La catégorie de souverainisme est une catégorie que je n’utilise pas car elle renvoie à la souveraineté populaire qui est une question importante car elle renvoie à la question du pouvoir dont dispose la population et en particulier les catégories populaires sur leur destin. »

« Le jeu de l’extrême droite, c’est de faire croire qu’ils sont les meilleurs défenseurs de la souveraineté populaire en l’assimilant à celle de la souveraineté nationale. »

« Ce qui est repris par Arnaud Montebourg et auparavant Jean-Pierre Chevènement, c’est le nationalisme, c’est-à-dire une représentation qui fait de la nation et de sa sauvegarde l’alpha et l’oméga de la politique et surtout de l’alternative. »

 

Sur Emmanuel Macron, meilleur allié de l’extrême droite ?

« Quand on mène des politiques de destruction sociale, qui persistent à dégrader les services publiques, quand on autorise les entreprises à procéder à des licenciements, et que par ailleurs, on met en place une partie du programme de l’extrême droite sur l’autoritarisme, de l’islamophobie et de la xénophobie, il n’y a pas de secret, à la fin, ceux qui tirent leurs marrons du feu, c’est l’extrême droite. »

« Dans la mesure où la lutte politique contre l’extrême droite ne sera pas menée, il n’y aura aucun plafond de verre qui pourra nous sauver. »

 

Sur la poussée de l’extrême droite au Portugal

« Depuis quelques années, tous les pays dans lesquels l’extrême droite n’avait pas percé électoralement jusqu’à maintenant comme l’Allemagne, la Suède, l’Espagne ou le Portugal, c’est fini. »

« Au Portugal, c’est la première fois que l’extrême droite se retrouve au Parlement depuis la révolution de 1974-1975 qui avait mis fin à une dictature fasciste de 45 ans. »

« Il n’y a plus d’exception portugaise en matière d’extrême droite. Il n’y a pas d’immunité face à l’extrême droite. »

« Le Portugal a été assommé par des politiques néolibérales au début des années 2010. La majorité de gauche PS appuyée au Parlement (mais sans ministre) par le Parti communiste portugais et le Bloc de gauche, allait pouvoir résoudre la crise économique, sociale et politique. »

« Ce gouvernement de gauche a amorti la crise en revenant sur certaines des régressions les plus patentes de la période précédente mais n’a pas réussi à avancer les éléments d’une alternative sociale. »

« Quand il y a un mix entre une bourgeoisie en grande partie délégitimée politiquement par ses partis de droite et que la gauche ne peut faire émerger une alternative, l’extrême droite est en capacité, si elle trouve un leader charismatique, ce qui est le cas avec Ventura, elle est en capacité de percer. »

Sur l’extrême droite à l’échelle européenne

« Les identitaires sont organisés au niveau européen. »

« Pour les grands partis, c’est un peu différents : ils souhaitent avoir une influence au niveau européen donc se sont organisés au niveau du Parlement européen – mais pas tous… car ils ont des convergences sur la volonté d’une Europe blanche (même si ce n’est pas toujours dit explicitement) mais, par exemple, Vox, le parti espagnol contre l’indépendance de la Catalogne, ne pouvait pas se retrouver dans le même groupe que le Vlaams Belang, indépendantiste. »

« Il n’y a pas d’internationale brune constituée. »

Sur les combats antiracistes

« Quand on regarde le tableau général de l’antiracisme en France, il y a des éléments de recul et d’avancée. »

« Il y a une forme de politisation antiraciste de masse qui s’opère notamment dans les jeunes générations. »

« Il y a une difficulté à traduire cette politisation en organisations politiques autonomes de l’Etat. »

« Il y a une aspiration chez beaucoup, notamment chez les descendants d’immigrés non européens, issus de la colonisation comme disait Abdelmalek Sayad, de poser la question du racisme dans sa forme systémique et d’Etat. »

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Pour mes lecteurs d’Ile de France

Posté par jacques LAUPIES le 28 janvier 2021

En Avant Le Manifeste
 
 
Pour mes lecteurs d'Ile de France dans POLITIQUE

Appel – Pour une nouvelle conférence régionale d’Île-de-France

Une nouvelle conférence régionale doit se tenir, à l’issue de débats et consultations effectives des communistes dans les sections. Nous en appelons à un acte de responsabilité en ce sens au comité régional d’Île-de-France, composé des secrétaires fédéraux. Nous en appelons à la direction nationale du parti, et au secrétaire national, garants de la vie démocratique de notre parti.

Nous reproduisons sur ce blog cet appel qui a été publié sur framaform. Vous pouvez vous y joindre en suivant le lien, et prendre connaissance de la liste des signataires.

Le 28 janvier 2021 à 9h, cet appel comporte 204 signataires.


La consultation sur les élections régionales en Île-de-France doit être reportée. Posent problème ses conditions de tenue, sa précipitation, pour des élections dans près de 6 mois, la formulation des options, le fait que les contenus ont été exclus des débats et désignés comme de simples « marqueurs ». 

Il est encore temps de stopper ce processus ! 

Notre Région est soumise à de grands enjeux dans le remodelage en cours de notre société par le capital, la droite et le pouvoir macronien. Elle exige beaucoup mieux que cela. Elle exige un véritable travail de construction de l’unité des communistes sur un combat commun. Se précipiter n’aide pas à unir les communistes. Leur souveraineté doit pouvoir s’exercer sur l’ensemble de la construction de notre politique, c’est une condition pour la réussite des combats qui sont devant nous.

Une nouvelle conférence régionale doit se tenir, à l’issue de débats et consultations effectives des communistes dans les sections. Nous en appelons à un acte de responsabilité en ce sens au comité régional d’Île-de-France, composé des secrétaires fédéraux.  

Nous en appelons à la direction nationale du parti, et au secrétaire national, garants de la vie démocratique de notre parti.

Nous appelons les communistes à se mobiliser pour renforcer par leur vote l’exigence d’une nouvelle conférence régionale. Si le report de la consultation ne se faisait pas, nous appelons à ne pas adopter le choix 1 proposé, et dans la diversité des sensibilités des communistes à soutenir le choix 3, c’est-à-dire le lancement d’une campagne communiste, seule à même de faire avancer ces idées et le rassemblement, y compris avec le mouvement social, afin de ne pas prédéterminer d’éventuelles alliances régionales avec d’autres forces politiques. 

1— Les conditions de tenue, de convocation et de préparation de la conférence régionale qui a appelé les communistes d’Île-de-France à voter les 28,29 et 30 janvier sont contestables et contestées, du point de vue démocratique notamment. 

  • Mis devant un fait accompli, les communistes ont découvert, pour la plupart et après coup, que cette réunion a eu lieu. 
  • Peu avant, les conseils départementaux n’avaient pu disposer des documents préparatoires que la veille, voire le jour même de leur délibération pour approuver, amender ou désapprouver l’orientation choisie.
  • Pourtant, ce sont normalement les assemblées générales des communistes dans les sections et les cellules qui doivent être le lieu du débat, d’où émergent les propositions, les idées nouvelles et adaptées aux réalités locales. C’est à elles de transmettre les orientations présentées par leurs délégué·es dans les instances départementales ou régionales. Pour ce faire, elles doivent évidemment recevoir des propositions et textes en amont, ce qui en fait un moyen d’impliquer l’ensemble des communistes dans la vie de leur parti et de faire fonctionner l’intelligence collective qui fait notre force. C’est un principe pour notre parti qui se réclame de l’intervention citoyenne et d’une démocratie participative et d’intervention.n
  • C’est l’inverse qui s’est passé, le débat a été confisqué par quelques élus et dirigeant·es. L’émotion est très forte chez tous les communistes. Sans débat préalable, de quoi pouvaient être porteurs les délégué·es ?
  • Alors que les élections devraient être reportées à juin (au plus tôt), le vote des communistes a été imposé dans des délais d’une brièveté stupéfiante : convoquée le 16 janvier, la conférence a décidé de faire voter les communistes le 28 janvier ! Rien ne justifie une telle précipitation.

2— Qui plus est, le choix proposé et retenu ne traite que des questions d’alliances et entend soumettre les communistes à une tête de liste France insoumise, Clémentine Autain, indépendamment de toute discussion transparente en matière de candidat·es, de nombre d’éligibles et, surtout, de contenu politique du programme à défendre.

  • Rappelons à ce propos que Jean-Luc Mélenchon prétendait, dans une lettre à Fabien Roussel le 10 décembre 2020, que rien ne différenciant le PCF et la FI sur le fond, il est le candidat commun naturel pour l’élection présidentielle de 2022. La décision prise en conférence régionale d’Île-de-France vient curieusement à l’appui de cette thèse qui postule que le PCF n’a pas d’utilité propre et de projet original. Elle a été pourtant invalidée par les faits et rejetée clairement par notre dernier congrès.
  • Notre dernier congrès, en outre, a décidé que les communistes devaient « créer les conditions » pour une candidature communiste à l’élection présidentielle. Le choix fait en conférence régionale d’Île-de-France prend le contrepied de cet engagement alors que les élections régionales sont la dernière balise électorale sur le chemin de l’élection présidentielle de 2022.

3— Par ailleurs, le choix proposé ne tient pas compte de la place et du travail important des élus communistes en Île-de-France (municipalités, départements, agglomérations territoriales, parlement…), ni du fait qu’il s’agit de la région capitale, emblématique pour les autres régions et significative du climat politique national. L’Île-de-France est d’ailleurs la région qui compte le plus grand nombre d’électrices et d’électeurs communistes de France, y compris lors des dernières élections législatives.

4— La commission du texte de la conférence régionale n’a pas soumis à discussion les « 10 priorités pour une région solidaire, écologique, populaire et démocratique ». Elles auraient pourtant dû être fondamentales, car elles touchent au contenu programmatique de la campagne à venir. Il a alors été décrété de donner mandat, sans débat, à cette commission de réécrire ce texte à partir des amendements formulés par des délégué·es, sans que nul ne puisse prendre connaissance de sa version finale et sans que les délégué·es puissent même voter dessus.

Pire, les secrétaires de section ont reçu le mardi 19 janvier tard dans la soirée, avec étonnement, les 10 propositions sans aucune prise en compte des amendements proposés par de nombreux camarades. Une vraie mascarade « démocratique » !

Pourtant notre Région, l’Île-de-France, est à la fois la plus riche et la plus inégalitaire. Elle est un lieu de pouvoir important. Le capital en fait de plus en plus une place financière, avec ses holdings et ses banques prédatrices. Elle est en proie à d’immenses contradictions et fait face à des questions aigües renforcées encore par la crise : emploi, précarité, filière de la santé profondément défaillante, pollution considérable de l’air, aménagement du territoire, transports, enseignement à tous les niveaux, recherche, désindustrialisation, PME-TPE, inégalités, services publics, culture, logement, appauvrissement, vie en société et ghettoïsation, racisme, violences faites aux femmes. La liste est longue sur laquelle les communistes sont en mesure d’apporter des propositions originales dans un travail d’élaboration avec les citoyen·nes.

5— Face aux défis de la terrible crise que vivent nos concitoyen·nes et de refondation d’une tout autre gauche, il y a besoin d’une bataille forte et immédiate du PCF en Île-de-France avec ses propositions, particulièrement pour l’emploi, la filière sanitaire, les services publics, pour prendre le pouvoir contre le capital sur l’utilisation de l’argent, avec des conférences permanentes pour l’emploi, la formation, le revenu et la transformation productive écologique couplés à des Fonds régionaux en prise sur le crédit bancaire et sur les entreprises. 

Considérant comme illégitime, contraire à nos statuts la parodie de conférence régionale qui vient de se tenir en Île-de-France, nous en appelons à la responsabilité du comité régional et en demandons l’annulation. Il est encore temps de stopper le processus. 

Nous saisissons dans le même temps la commission nationale des conflits du PCF. 

Nous demandons que soit programmée une nouvelle conférence régionale et élaborée un nouveau bulletin de vote, après la mise au travail dûment informée de toutes les sections sur la base d’un nouveau texte d’orientation amendable.

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