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Il est des vaccins incontournables (variole, tuberculose, tétanos, etc.) d’autres dont on doit se méfier…

Posté par jacques LAUPIES le 22 novembre 2020

 

Les études démontrent que les Français feront confiance au médecin traitant qui recommande un vaccin. © AFP

Les études démontrent que les Français feront confiance au médecin traitant qui recommande un vaccin. © AFP
 

Covid-19. Vaccination obligatoire, trop tôt pour en débattre ?

Vendredi 20 Novembre 2020

Alors que des personnalités s’expriment sur un futur vaccin, obligatoire ou non, les scientifiques alertent sur un débat faussé et prématuré, tant il y a d’inconnu encore à ce stade. ARGUMENTS.

 

Ne lui dites surtout pas qu’il fait partie de ces antivax particulièrement en vogue sur les réseaux sociaux. Du haut de ses 21 ans, il a bien conscience que, « sans les vaccins, on mourrait pour un rien ». D’ailleurs, Vincent ne verrait aucun inconvénient à se faire vacciner contre la grippe. Concernant le Covid, c’est une autre histoire. « Je préfère attendre, dit-il. Les futurs vaccins n’ont pas été testés sur suffisamment de personnes. Comment savoir s’il n’y aura pas d’effets secondaires ? Ou même s’ils vont marcher vraiment ? Il ne faut jamais avoir de confiance aveugle ! »

 

Cette défiance, une majorité de Français la partage. Selon une récente enquête menée par Antoine Bristielle, professeur agrégé en sciences sociales, pour la Fondation Jean-Jaurès, un Français interrogé sur deux affirme qu’il ne se ferait pas vacciner contre le Covid. La majorité d’entre eux – 63 % – font part de leurs doutes, comme Vincent, concernant l’efficacité d’un vaccin pour lequel nous n’aurions pas assez de recul. Et plus on est jeune, moins on est volontaire, les moins enclins se situant dans la tranche d’âge des 25-34 ans.

Vacciner tout le monde n’est pas à l’ordre du jour

Pourtant, à peine annonce-t-on l’arrivée proche d’un vaccin, avec des résultats intermédiaires très positifs chez Pfizer et BioNTech ou encore Moderna, que le débat se polarise autour de son caractère obligatoire ou non. Ça devra l’être, a immédiatement tranché l’écologiste Yannick Jadot sur France Info. Plusieurs politiques lui ont emboîté le pas. Et puis, les Verts se sont rétractés quelques jours plus tard, finalement non, ça ne devrait pas être imposé. Le premier ministre ne plaide pas, lui non plus, en faveur d’une vaccination obligatoire, pour le moment. Mais Jean Castex avouait dans le Monde sa crainte que « les Français ne se fassent pas assez vacciner ».

 

Du côté des scientifiques, on se garde bien de se focaliser sur un débat jugé bien trop prématuré. Pas de panique, prévient l’épidémiologiste Antoine Flahault. Vacciner 100 % de la population ne sera de toute façon pas à l’ordre du jour. « Il faudra bien partager le vaccin dans le monde afin que chaque pays puisse y avoir accès, avec une couverture vaccinale autour de 20 %. L’obligation d’une vaccination pour tous ne sera pas la priorité. La question se posera sûrement dans les maisons de retraite, en fonction du règlement intérieur qu’elles imposeront. Peut-être aussi pour nos futurs voyages, si l’OMS en prend la décision à la de mande des États membres, comme c’est déjà le cas pour le vaccin de la fièvre jaune. » Le caractère obligatoire, d’ailleurs, ne s’imposera peut-être pas pour les personnes âgées « qui souffrent terriblement d’isolement et qui attendent avec un grand enthousiasme les perspectives d’un vaccin », constate Antoine Flahault.

Après la pénurie, il faudra gérer la profusion

Le débat pourrait en revanche davantage concerner les personnels des Ehpad et les soignants. Pour le docteur Luc Duquesnel, président du syndicat des généralistes-confédération des syndicats médicaux français, c’est une évidence. « En tant que médecin, ne pas me faire vacciner ferait courir un risque à des gens qui viennent se faire soigner. Depuis trente-trois ans que j’exerce, je me fais vacciner contre la grippe tous les ans. Alors oui, il faut rendre obligatoire le vaccin pour les personnels de santé, les pharmaciens, ceux qui travaillent dans les maisons de retraite. » Selon lui, l’exemple d’un personnel soignant refusant de se faire vacciner ne ferait que renforcer de façon délétère la défiance des Français. Mais l’autoritarisme comporte toujours ses limites. Ne vaudrait-il pas mieux compter sur le civisme de chacun ? Malheureusement, déplore Luc Duquesnel, « nous ne sommes pas dans un pays où la prévention est au cœur du système de santé ».

 

Même triste constat pour Antoine Bristielle. « Dans beaucoup de pays, la question du vaccin a été saisie bien avant nous. En France, ça arrive sur la table la veille de l’annonce d’un vaccin bientôt disponible. Il n’y a pas eu ce temps nécessaire de construction de l’opinion publique. » Toutes les études le démontrent : on fera confiance au médecin traitant qui recommande un vaccin. L’affaire sera bien plus hasardeuse, voire contre-productive, avec des institutions jugées trop lointaines. « En France, il y a un problème de confiance qui n’est pas simplement conjoncturel, c’est structurel », souligne le professeur en sciences sociales. Or, « la question de la confiance est essentielle pour comprendre l’assentiment au vaccin ».

Icon QuoteCertains vaccins seront mieux perçus que d’autres, comme le vaccin chinois ou indien qui sont des vaccins inactivés conçus avec des technologies plus classiques et approuvées.

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