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Quand près de la moitié des français ne veulent pas se faire vacciner, on peut légitimement s’interroger et rester sceptique sur toute mesure d’obligation…D’autant que le moins que l’on puisse dire est que la confiance ne règne pas à l’égard de certains politiques et même de certains scientifiques !

Posté par jacques LAUPIES le 18 novembre 2020

 

Le vaccin Moderna, une technologie nouvelle jamais homologuée jusqu’ici par les autorités sanitaires. © Dado Ruvic/Reuters

Le vaccin Moderna, une technologie nouvelle jamais homologuée jusqu’ici par les autorités sanitaires. © Dado Ruvic/Reuters
 

Moderna, Spoutnik-V : la course aux vaccins contre le Covid et la surenchère des annonces

Mardi 17 Novembre 2020

Après s’être fait griller la politesse par Pfizer, la start-up Moderna promet une efficacité record de 94,5 % pour son produit censé immuniser contre le coronavirus. Des annonces à prendre avec la plus grande prudence tant que n’ont pas été publiés des résultats détaillés dans des revues scientifiques où ils seraient contrôlés et validés par des experts indépendants.

 

La course à la surenchère est lancée à l’échelle planétaire après l’annonce, par un communiqué de presse de Pfizer, d’une efficacité à 90 % de son vaccin lors des essais cliniques à grande échelle. Le fonds souverain russe qui finance le laboratoire public Gamaleya a, dans la foulée, évoqué un taux d’efficacité pour son vaccin, Spoutnik-V, de 92 %.

 

Ce lundi, c’est Moderna, la start-up de biotechnologies américaine qui, juste avant l’ouverture de la Bourse de New York, a emporté la mise à ce stade : dans sa communication financière, le groupe promet que son vaccin, basé sur la technologie totalement nouvelle, et jamais homologuée par les autorités sanitaires jusqu’ici, de l’acide ribonucléique messager (ARNm) protégerait du Covid-19 à 94,5 %. Qui dit mieux ?

La plus grande prudence s’impose

Dirigé par le Français Stéphane Bancel, Moderna n’oublie pas, à la différence de Pfizer et de BioNTech, de remercier, dans son message, les autorités américaines qui ont apporté près de 2,11 milliards d’euros pour le développement et les essais de son candidat vaccin. Une autorisation de mise sur le marché serait, d’après la start-up, sur le point d’être adressée aux États-Unis, qui pourraient ensuite recevoir un premier lot de 15 millions de doses, sur un total de 100 millions à l’heure actuelle, avant la passation de pouvoir entre Donald Trump et Joe Biden en janvier prochain.

 

Comme pour les annonces précédentes, toutefois, la plus grande prudence s’impose, même si les résultats sont extrêmement encourageants. Moderna décrit un vaccin qui provoquerait très peu d’effets secondaires et qui aurait l’avantage de se conserver à – 20 °C, et non pas – 70 °C ou – 80 °C comme celui de Pfizer. Mais ces données restent partielles : elles ne disent rien de l’efficacité à moyen terme ou selon les classes d’âge.

Des doutes sur l’efficacité réelle sur l’ensemble des patients

Tout à leur course spéculative, les multinationales pharmaceutiques sont soupçonnées d’être juge et partie, et elles peuvent le rester avant la publication des résultats détaillés dans des revues scientifiques où ils seraient contrôlés et validés par des experts indépendants. Fin septembre, deux chercheurs américains, Peter Doshi et Eric Topol, s’alarmaient dans une tribune dans le New York Times que les protocoles de recherche de Moderna, de Pfizer mais aussi d’AstraZeneca étaient bâtis pour obtenir des réponses rapides et positives sur des infections légères chez des jeunes bien portants, mais pas pour démontrer l’efficacité réelle des candidats vaccins chez les personnes plus âgées ou moins bien portantes. La critique reste valable. Même, voire surtout, si les marchés financiers s’enflamment.

 

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Quand près de la moitié des français ne veulent pas se faire vacciner, on peut légitimement s'interroger et rester sceptique sur toute mesure d'obligation...D'autant que le moins que l'on puisse dire est que la confiance ne règne pas à l'égard de certains politiques et même de certains scientifiques ! dans POLITIQUE

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