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Elections sénatoriales : pas de bouleversement la droite reste majoritaire, les communistes semblent conforter leur position.

Posté par jacques LAUPIES le 27 septembre 2020

Jeremy Bacchi Secrétaire de la Fédération PC F du 13 élu sénateur
https://senatoriales2020.senat.fr/departement/13
 162	000 grands électeurs se sont rendus dimanche dans les bureaux de vote. Philippe Briqueleur/VM

162 000 grands électeurs se sont rendus dimanche dans les bureaux de vote. Philippe Briqueleur/VM
 

Parlement. Le Sénat reste à droite

Lundi 28 Septembre 2020
La Chambre haute a renouvelé un tiers de ses sièges, dimanche. Le groupe LR reste majoritaire, quand LaREM échoue à percer. Le nombre de sénateurs PCF devait augmenter.
 

Les élections sénatoriales ont été rattrapées par le Covid-19. D’habitude, ce scrutin assez discret n’attire que peu les regards. Seuls les grands électeurs sont d’ailleurs appelés à voter. Mais, au temps du coronavirus, le moindre rassemblement peut susciter l’émotion et l’interrogation. S’ils ne sont que 162 000 dans tous le pays, contre 45 millions d’électeurs pour les autres scrutins, des centaines de grands électeurs se sont massés dimanche devant les préfectures. Les photos de longues files d’attente, avec des masques mais sans recours régulier à la distanciation physique, se sont multipliées de département en département. Plusieurs grands électeurs ont dénoncé les conditions d’organisation, appelant À décentraliser le vote dans plusieurs sous-préfectures afin de limiter les concentrations de votants. « Merveille d’organisation du vote sénatorial des Bouches-du-Rhône. Des affectations de bureaux qui changent, file interminable d’un côté, personne de l’autre. Le foyer d’infection est en place ! » s’est ainsi indigné Jean-Luc Mélenchon sur les réseaux sociaux.

Au-delà du dispositif sanitaire, les grands électeurs étaient convoqués pour renouveler la moitié des sièges du Sénat, soit 172 sur 348. Les sénateurs, députés, conseillers régionaux et départementaux et surtout les délégués des conseils municipaux qui composent très majoritairement ce corps électoral ont voté selon deux types de scrutin (voir encadré). Il n’y avait cependant que peu de suspense : sans surprise, Gérard Larcher devrait être renouvelé à la présidence du Sénat. Le groupe LR y reste majoritaire, et son président, Bruno Retailleau, a été réélu en Vendée. Emmanuel Macron échoue ainsi à contrôler les deux chambres législatives. C’était attendu après la déroute de LaREM lors des élections municipales de cette année. Sans implantation territoriale, le groupe présidentiel était même menacé de perdre plusieurs de ses membres. Son président François Patriat, ancien socialiste élu avec les voix du PS en 2014, a labouré le terrain en Côte-d’Or dans l’espoir de conserver son siège. À l’heure d’écrire ces lignes, le résultat n’était toujours pas connu.

L’enjeu était moins brûlant pour les communistes, avec seulement deux sièges renouvelables. Céline Brulin devait conserver le sien en Seine-Maritime, et Gérard Lahellec succéder à Christine Prunaud dans les Côtes-d’Armor. Jérémy Bacchi avait tout pour les rejoindre : secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône, il a mené la liste de la gauche rassemblée, et devait entrer logiquement au Sénat. Le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) reçoit également des renforts depuis la Dordogne, où Marie-Claude Varaillas (PCF) a été élue. À gauche, le groupe PS devait rester le plus fourni en nombre de membres. Et les sénateurs EELV, qui espéraient recréer un groupe parlementaire à la suite de leurs conquêtes lors des dernières municipales, verront, quoi qu’il arrive, leurs effectifs se renforcer. Mais le seuil de 10 sénateurs à atteindre pour créer un groupe n’était pas encore atteint au moment de boucler nos pages.

Idem pour la situation des deux ministres en campagne : Sébastien Lecornu dans l’Eure et Jean-Baptiste Lemoyne dans l’Yonne. Anciens LR passés chez LaREM, tout en conservant des liens avec le parti historique de la droite, ils tentaient d’opérer à eux seuls la recomposition politique initialement promise par LaREM, mais faisaient face à une résistance de sénateurs centristes soutenus par des maires LR.

Deuxième chambre législative avec l’Assemblée nationale, le Sénat vote la loi et contrôle l’action du gouvernement. À droite tout au long de la Ve République, sauf entre 2011 et 2014, il s’est récemment illustré en s’opposant à Emmanuel Macron au sujet de son projet de réforme constitutionnelle et lors de l’affaire Benalla. Mais, à quelques détails près, les convergences de fond sont assez importantes entre la majorité LR et la Macronie sur les réformes économiques et sociales. « D’évidence, nous, les communistes, avons deux adversaires au Sénat : la Macronie, qui dépose les projets de loi, et la droite, qui les réécrits dans un sens qui n’est pas le nôtre et qu’il faut combattre », prévient Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat.

Elections sénatoriales : pas de bouleversement la droite reste majoritaire, les communistes semblent conforter leur position. dans POLITIQUE
 

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