Il appartient au peuple malien de décider seul de son avenir

Posté par jacques LAUPIES le 20 août 2020

 

Publié le 19/08/2020 par PCF

Il appartient au peuple malien de décider seul de son avenir

Le coup de force conduit par des officiers supérieurs de l’armée malienne marque une nouvelle étape dans le délitement total de la situation du pays. Le président de la République, Ibrahim Boubakar Keïta, qui a été arrêté, a annoncé sa démission, celle du gouvernement et la dissolution du Parlement. Quant aux militaires, qui ont procédé également à la neutralisation de la presque totalité de l’état-major et à l’incarcération de personnalités civiles, ils annoncent une transition civile censée conduire à des élections. Ils ont reçu le soutien d’une partie de l’opposition organisée autour du mouvement M5-MFP, coalition d’hommes politiques, de représentants de la société civile et de religieux.

Cette intervention d’une partie des militaires est le résultat d’une dynamique de mécontentement profond face à la crise sécuritaire, sociale et politique dont la lutte contre le djihadisme n’est qu’un aspect.

Depuis des décennies, le peuple malien subit des politiques libérales et d’ajustements structurels entravant toutes politiques publiques de développement, aggravant les inégalités et la misère. La corruption généralisée, la gabegie, nourrissent le ressentiment et la colère sociale face à l’enrichissement éhonté de la classe dirigeante. Les droits humains y sont constamment bafoués par des régimes autoritaires soutenus à bout de bras par des puissances étrangères et notamment la France. Rien n’est fait pour traiter les causes de ce désastre alors que la situation sociale ne cesse de s’aggraver.

Par ailleurs, le pouvoir en place, totalement discrédité, était largement contesté depuis les récentes législatives. L’opposition avait dénoncé les fraudes massives donnant lieu à des manifestations pacifiques d’ampleur. Celles-ci ont été durement réprimées dans le sang, faisant plus d’une vingtaine de morts parmi les protestataires sans que cela n’émeuve les protecteurs du régime.

Ces impasses s’exacerbent avec la déstabilisation conduite par des entreprises de violence liées au banditisme et aux groupes armés djihadistes. Ces organisations continuent à gagner en influence, montent en puissance, en effectifs et étendent leur implantation. De toute évidence, l’hyper-militarisation avec notamment la présence croissante des forces armées françaises ne produisent pas l’effet escompté et marque ses limites en raison de l’absence de perspectives politiques.

Les attaques se multiplient, éprouvant massivement l’armée malienne. En son sein, la grogne monte face aux revers, à la pression des combats, aux problèmes de solde alors que les fonds alloués aux forces armées ont accéléré une corruption devenue insupportable. L’indifférence à leur sort de la part des autorités politiques mais aussi la dénonciation d’exactions contre les civils notamment dans le village d’Ogossagou, ont contribué à ce coup de force alors que les militaires étaient jusqu’à présent restés en dehors de la contestation.

Ainsi, les solutions promues par la communauté internationale et plus particulièrement Paris, avec ses ingérences multiples, ses politiques d’austérité et la militarisation exclusive conduisent à l’échec et au chaos politique.

Comme le réclament les Maliens, il n’y a pas d’autres alternatives que le dialogue entre les forces sociales et politiques pour trouver une issue à la crise. Il appartient aux Maliens de décider seuls de leur avenir pour rester maîtres de leur destin. L’absence de développement génère le désespoir et nourrit les forces réactionnaires et régressives qui se positionnent à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il y a urgence d’une transition ouvrant une perspective de paix durable. Le Parti communiste français est aux côtés du peuple malien afin de bâtir une coopération solidaire fondée sur le progrès social et le respect des droits humains et démocratiques.

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SAHEL. LES QUATRE LEÇONS D’UN COUP D’ÉTAT QUI NE RÈGLE RIEN (L’Humanité de ce jeudi)

Posté par jacques LAUPIES le 19 août 2020

 

Bamako, le 18 août. Des manifestations anti-françaises se multipliaient depuis plusieurs mois dans les rues de la capitale. Rey Byhre/Reuters

Bamako, le 18 août. Des manifestations anti-françaises se multipliaient depuis plusieurs mois dans les rues de la capitale. Rey Byhre/Reuters
Jeudi, 20 Août, 2020

SAHEL. LES QUATRE LEÇONS D’UN COUP D’ÉTAT QUI NE RÈGLE RIEN

Après le putsch militaire ayant chassé du pouvoir le président élu Ibrahim Boubacar Keïta, le Mali se retrouve plus isolé que jamais. Et toujours sous occupation militaire française.

 

1. pourquoi le gouvernement malien était sur la sellette

À rebours du précédent coup d’État militaire de 2012 réalisé par le capitaine Sanogo, lequel avait stupéfié la population malienne comme les pays voisins, celui survenu mardi s’est déroulé dans un calme relatif, certes encore troublé le soir même par des détonations d’armes lourdes à proximité du palais présidentiel. Officiellement, aucun mort n’était cependant à déplorer, et des scènes de liesse populaire ont accompagné les convois des putschistes qui ont renversé le gouvernement démocratiquement élu d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Ces derniers, qui ont annoncé la mise en place d’un Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et l’organisation rapide d’élections libres et transparentes pour revenir à une forme de normalité constitutionnelle, ont certes accompli l’objectif de la coalition d’opposition hétéroclite du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques du Mali (M5-RFP), à savoir la chute du gouvernement et/ou du président.

Depuis les élections législatives organisées au printemps dernier, et dont les résultats étaient âprement contestés, le gouvernement malien faisait face à une fronde politique sans précédent, exacerbée par la crise sociale et sanitaire provoquée par l’épidémie de Covid-19, sur fond de guerre avec les groupes djihadistes et d’un mécontentement profond de l’armée malienne. « Nous avons décidé de prendre nos responsabilités devant le peuple et devant l’histoire. Notre pays, le Mali, sombre de jour en jour dans le chaos, l’anarchie et l’insécurité par la faute des hommes chargés de sa destinée », a accusé le colonel major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air et propulsé porte-parole des mutins.

2. Les raisons de la discrétion française

L’armée comme la diplomatie française, pourtant principale force d’occupation du Mali où elle pilote l’opération « Barkhane », censée lutter contre les groupes djihadistes présents dans le Sahel, ont jusqu’à présent été d’une rare discrétion. À titre d’exemple, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a patiemment attendu la réaction états-unienne et surtout celle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), pour condamner à son tour « avec la plus grande fermeté cet événement grave » et réaffirmer « son plein attachement à la souveraineté et à la démocratie malienne ». Parfaitement au fait de la situation politique, militaire et sociale à Bamako, Paris disposait paradoxalement d’une marge de manœuvre relativement faible. Depuis plusieurs mois, des manifestations anti-françaises, attisées par une classe politique locale largement discréditée, réclamaient dans la rue le départ des soldats de l’opération « Barkhane », accusés d’être incapables de régler la situation sécuritaire, d’occuper militairement le pays, voire d’être complices avec les nombreux groupes armés qui précipitent chaque jour un peu plus le Sahel dans le chaos.

3. L’insuffisante soumission d’IBK et du Mali

Mais ces dernières semaines, c’est bien vers le président malien et son gouvernement, accusés de corruption, voire de népotisme – IBK étant soupçonné de préparer son fils Karim pour lui succéder – que se concentrait la colère des manifestants. Des marches parfois réprimées dans la violence, et dont les rangs étaient principalement grossis par les partisans de l’imam salafiste Mahmoud Dicko, ex-allié d’IBK passé dans l’opposition, qui jure sans convaincre ne nourrir aucune ambition politique. Considéré comme trop faible par Paris, Ibrahim Boubacar Keïta n’a donc bénéficié que du soutien minimal de l’ex-puissance coloniale, laquelle jugeait son « allié » insuffisamment malléable, voire désobéissant. À la suite de la participation d’IBK au sommet Russie-Afrique organisé par Vladimir Poutine à Sotchi au mois d’octobre 2019, pourtant aux côtés de la plupart des dirigeants africains alignés ou non sur l’agenda français – des responsables politiques maliens avaient été convoqués à l’ambassade de France à Bamako, les diplomates tricolores hurlant à la traîtrise…

4. Un putsch qui révèle la fébrilité des pays voisins

En attendant un éclaircissement des revendications comme des ambitions des putschistes de Bamako, l’étau se resserre sur un pays grand comme deux fois la France où des régions entières échappent à l’autorité du gouvernement. L’Union européenne comme l’Union africaine ont condamné le coup d’État, exigé la « libération immédiate » du président IBK et de ses ministres, tandis que la Cédéao annonçait la « fermeture des frontières aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les pays membres et le Mali ». Une pression aisément compréhensible, et qu’il s’agit d’interpréter à l’aune des tensions politiques qui agitent plusieurs États de la zone (Guinée, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger), eux-mêmes confrontés à une forte contestation interne et à des échéances électorales à hauts risques. En particulier à Abidjan, où le président Alassane Ouattara, installé militairement au pouvoir par la France, fait face à de violentes manifestations lui déniant le droit de se présenter, le 31 octobre prochain, à un troisième mandat.

Marc de Miramon

UNE CRISE QUI DURE DEPUIS LES ÉLECTIONS DE MARS

Depuis les législatives de mars-avril, le Mali traverse une profonde crise politique. Le 26 mars, le chef de l’opposition Soumaïla Cissé est enlevé en pleine campagne ; le 29, malgré l’apparition du Covid-19, le premier tour de l’élection est maintenu. Le second a lieu le 19 avril. Le vote est marqué par de multiples irrégularités. Le 30 mai, l’imam Mahmoud Dicko, des partis d’opposition et un mouvement de la société civile nouent une alliance réclamant la démission du président. Le chef de l’État reconduit à la mi-juin le premier ministre Boubou Cissé, puis ouvre la porte à un gouvernement d’union nationale. Le 10 juillet, une manifestation est durement réprimée (on déplore 23 morts et plus de 150 blessés selon l’opposition). Le 29 juillet, un projet d’« union sacrée » soutenu par la Cédéao capote. Le 12 août, des milliers de manifestants réclament à Bamako la démission du président.

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Vendredi, 14 Août, 2020 PARLEMENT. SEPT DÉPUTÉS À ÉLIRE À LA RENTRÉE

Posté par jacques LAUPIES le 17 août 2020

Huguette Bello, élue députée en 1997, devenue maire de Saint-Paul de La Réunion, laisse son siège à l’Assemblée. Hamilton/Rea

Huguette Bello, élue députée en 1997, devenue maire de Saint-Paul de La Réunion, laisse son siège à l’Assemblée. Hamilton/Rea
Vendredi, 14 Août, 2020

PARLEMENT. SEPT DÉPUTÉS À ÉLIRE À LA RENTRÉE

Des législatives partielles auront lieu les 20 et 27 septembre. La circonscription d’Huguette Bello, qui siégeait avec les communistes au sein du groupe GDR à l’Assemblée, est concernée.

 

Une vingtaine de nouveaux députés vont bientôt arriver sur les bancs de l’Assemblée nationale. Ces changements sont provoqués par le résultat des élections municipales, couplé au remaniement du gouvernement : les députés élus maires ou nommés ministres ont mis fin à leur mandat parlementaire, en vertu du non-cumul. La plupart seront remplacés par leur suppléant. C’est le cas par exemple de la députée PS Ericka Bareigts, élue maire de Saint-Denis de La Réunion, qui laisse la place à l’Assemblée à Philippe Naillet. C’est aussi celui de l’élu LR et trésorier du parti de droite Daniel Fasquelle, devenu maire du Touquet, qui passe la main à Robert Therry. Ou encore celui de Louis Aliot, maire RN de Perpignan, qui voit sa suppléante Catherine Pujol entrer au Palais-Bourbon. En cela, les équilibres au sein de la représentation nationale seront très peu bousculés.

Les circonscriptions du Pas-de-Calais et des Yvelines remises en jeu

Mais, dans sept cas, des élections législatives partielles seront organisées, qui peuvent servir de test pour plusieurs partis politiques. Les macronistes Brigitte Bourguignon et Nadia Hai, entrées au gouvernement, voient leurs circonscriptions remises en jeu dans le Pas-de-Calais et les Yvelines. La première parce que son suppléant Ludovic Loquet souhaite rester maire d’Ardres. La seconde parce qu’elle a démissionné de son mandat afin d’empêcher son suppléant Moussa Ouarouss, mis en examen pour trafic de drogue, de devenir automatiquement député. Les partis d’opposition ont ici l’occasion de réduire de deux places les rangs de la majorité. Nadia Hai avait en outre battu Benoît Hamon sur son terrain en 2017. L’ancien candidat PS à la présidentielle, puis fondateur de Génération.s, s’est depuis mis en retrait de la vie politique et n’a pas fait savoir s’il entendait ou non être candidat. La circonscription en question a néanmoins vu l’un de ses proches, Ali Rabeh, devenir maire de Trappes.

« La Réunion régresse, le social régresse avec Emmanuel Macron »

Huguette Bello quitte elle aussi l’Assemblée. La députée élue en 1997 siégeait avec les communistes au sein du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR). Elle est devenue maire de Saint-Paul de La Réunion, deuxième commune de l’île avec plus de 104 000 habitants. Et son suppléant Olivier Hoarau, a lui, été réélu maire du Port. Le siège à l’Assemblée est donc vacant. C’est au final Karine Lebon qui se présentera pour le Parti de La Réunion (PLR), fondé par Huguette Bello suite à sa rupture avec le Parti communiste réunionnais, dans une circonscription où l’élue a obtenu plus de 50 % des suffrages dès le premier tour en 2012 et 2017. « C’est un mandat extrêmement important et difficile dans le contexte que l’on connaît, car nous ne sommes pas entendus à l’Assemblée nationale. On a une majorité qui écrase. La Réunion régresse, le social régresse avec Emmanuel Macron », a déclaré à France Info Huguette Bello au sujet de son ancien rôle de parlementaire. Le groupe GDR, qui comptait 16 membres avec Huguette Bello, est assuré de se maintenir quel que soit le résultat, le seuil minimal pour constituer un groupe étant fixé à 15 députés.

Trois anciens ministres sont redevenus députés

Au PS, Christophe Bouillon, maire de Barentin, voit lui aussi son suppléant devenir premier magistrat d’une commune. Sa circonscription de Seine-Maritime est ainsi concernée par une législative partielle. Tout comme celle de Luc Carvounas dans le Val-de-Marne. Élu maire d’Alfortville, le socialiste ne peut être remplacé à l’Assemblée par sa suppléante Sarah Taillebois, au motif que celle-ci est élève fonctionnaire de l’ENA, situation qui l’empêche d’être parlementaire. Deux sièges détenus par des élus LR sont aussi remis en jeu : Éric Straumann, devenu maire de Colmar, dans le Haut-Rhin, ne peut transmettre son mandat à sa suppléante Brigitte Klinkert, car elle a accepté d’entrer au gouvernement en tant que ministre déléguée à l’Insertion. Dans le Maine-et-Loire, Jean-Charles Taugourdeau, élu maire de Beaufort-en-Anjou, voit lui aussi sa suppléante Élisabeth Marquet préférer son mandat de maire.

Trois anciens ministres sont enfin redevenus députés : Brune Poirson, Christelle Dubos et Christophe Castaner, qui brigue depuis la présidence du groupe LaREM à l’Assemblée nationale.

Aurélien Soucheyre
Vendredi, 14 Août, 2020 PARLEMENT. SEPT DÉPUTÉS À ÉLIRE À LA RENTRÉE dans POLITIQUE

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Difficile de se faire une opinion à propos de l’utilisation du masque ? Néanmoins peut-on ignorer les recommandations de l’OMS ? Que chacun se positionne en fonction de ses contacts en intérieur ou en extérieur et fasse preuve de responsabilité sur recommandations des scientifiques parait le plus raisonnable. Cela éviterait de faire naître ces ahuris qui s’improvisent gardiens de la loi et souvent nous prennent pour de dociles moutons s’exerçant ainsi aux pratiques totalitaires extensibles à la répression à tout vent, notamment des luttes sociales…

Posté par jacques LAUPIES le 15 août 2020

 

AFP

AFP
Vendredi, 14 Août, 2020

MASQUES : LE HAUT CONSEIL DE LA SANTÉ REVOIT SA COPIE

Le Haut Conseil de la santé met à jour ses recommandations et préconise désormais le port du masque généralisé en tout lieu public clos.  Paris et les Bouches-du-Rhône passent en zone de « circulation active du virus ».

 
Dans un avis publié le 14 août, le HSCP estime, qu’à la suite « d’une lettre ouverte adressée à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) par 239 scientifiques internationaux le 4 juillet 2020 proposant le reclassement du SARS-CoV-2 comme un virus à transmission aéroportée, l’OMS a demandé de prendre en considération la transmission possible du virus par aérosols et les mesures qui en résultent ».
 
 
Le HCSP poursuit en écrivant que « l’étude des publications décrivant les contaminations survenues dans des espaces publics clos (restaurant, bus, bateaux de croisières, répétitions de chorales, etc.) et certains milieux professionnels (abattoirs, etc.) fait apparaitre trois conditions favorables à la transmission aéroportée du virus : les conditions de ventilation et de flux d’air, celles de l’atmosphère (basse température, humidité) ainsi que les activités et efforts physiques pratiqués au sein de ces espaces ».
 
En conséquence, le Haut conseil  « recommande le port systématique par la population générale d’un masque grand public de préférence en tissu réutilisable (référencé AFNOR S76-001) dans tous les lieux clos publics et privés collectifs ainsi qu’en cas de rassemblement avec une forte densité de personnes en extérieur afin de limiter l’émission de particules respiratoires. Cette mesure est nécessaire pour protéger autrui d’une éventuelle contamination, en particulier les personnes vulnérables ».
 
 
Cette mise à jour, en date du 23 juillet mais publiée seulement ce vendredi,  intervient après qu’un collectif de médecins, appelant à une « prise de conscience » urgente avant la rentrée, déplore que les protocoles de sécurité actuels pour les lieux de travail « ne prennent pas suffisamment en compte » le risque de propagation du Covid-19 par aérosols en suspension dans l’air, selon leur tribune publiée en ligne par Libération.
 
« Dans un commerce ou au travail, à La Poste ou en cours, (…) l’air circule de la même manière autour de nous, et s’il n’est pas souvent renouvelé, le virus se propage et s’accumule (…). Si la fumée d’une cigarette peut nous atteindre, alors le Sars-CoV-2 le peut tout autant », font valoir ses signataires, dont l’infectiologue Karine Lacombe, le président du syndicat de médecins libéraux UFMLS Jérôme Marty et les créateurs du collectif Stop-Postillons, qui préconise depuis des mois de renforcer le rôle du masque dans la lutte contre le coronavirus.
 
« On ne peut imposer le port de masque en extérieur dans certaines situations à risque marginal tout en le laissant optionnel dans des lieux clairement identifiés comme moteurs de cette épidémie », ajoutent-ils.
 
Selon le ministère de la santé, 49% des foyers de cas groupés enregistrés se situent « en milieu professionnel ». Aussi, « il est urgent de rendre obligatoire le port du masque dans tous les espaces clos, dans tous les bureaux, dans toutes les salles de classe et amphithéâtres, et aussi d’encourager sans ambiguïté le télétravail, les cours à distance et la réorganisation de classes avec des effectifs moins nombreux, comme l’a décidé, par exemple, le gouvernement italien », réclament-ils.
Une telle mesure permettra aussi de « limiter les infections virales et les syndromes fébriles », évitant ainsi que de nombreux salariés soient mis en quarantaine pour rien en attendant les résultats de leur test de dépistage du Covid-19, font-ils valoir.
 
Ils mettent enfin en garde contre la tentation de « sous-estimer le risque de transmission dans les écoles », citant une récente prise de position de la société allemande de virologie.
Des réunions sont prévues vendredi et mardi au ministère du Travail avec les dirigeants syndicaux et patronaux pour adapter le protocole de déconfinement s’appliquant aux entreprises. Pour l’heure, le gouvernement n’envisagerait qu’un appel à la « responsabilité de chacun ».
Difficile de se faire une opinion à propos de l'utilisation du masque ? Néanmoins peut-on ignorer les recommandations de l'OMS ? Que chacun se positionne en fonction de ses contacts en intérieur ou en extérieur et fasse preuve de responsabilité sur recommandations des scientifiques parait le plus raisonnable. Cela éviterait de faire naître ces ahuris qui s'improvisent gardiens de la loi et souvent nous prennent pour de dociles moutons s'exerçant ainsi aux pratiques totalitaires extensibles à la répression à tout vent, notamment des luttes sociales... dans POLITIQUE

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La disparition de Bernard Stiegler est une terrible perte (Fabien Roussel – PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 15 août 2020

 

La disparition de Bernard Stiegler est une terrible perte (Fabien Roussel – PCF)

La disparition de Bernard Stiegler est une terrible perte pour toutes celles et ceux qui essaient de penser et de construire un autre monde.

Bernard Stiegler a été un des rares intellectuels français à réfléchir la révolution numérique dans toutes ses contradictions, mais aussi à agir concrètement sur ses conséquences, que cela soit au sein du Conseil national du numérique au temps où cette institution avait du sens, à Ars Industrialis ou sur le terrain en initiant des projets novateurs sur le territoire de Plaine Commune. Il n’était ni technophobe, ni technobéat, il était technocritique.

 La disparition de Bernard Stiegler est une terrible perte (Fabien Roussel - PCF) dans POLITIQUE

De part son parcours de la prison à la philosophie, exerçant tour à tour les métiers d’ouvrier agricole, de serveur, d’analyste programmeur, d’enseignant aux Universités de Compiègne et de Nanjing en Chine, de directeur de l’IRCAM et de l’INA, Bernard Stiegler alliait la rigueur intellectuelle à une formidable épaisseur humaine, faite de simplicité, d’ouverture, d’amitié et de fraternité.

Si Bernard Stiegler ne se revendiquait pas marxiste, il a toujours mis en avant l’apport de Marx dans la construction de sa propre pensée.

Bernard Stiegler a été militant communiste. Cet engagement a beaucoup compté pour lui. Tout en les critiquant amicalement au sens philosophique du terme, Bernard Stiegler portait toujours une grande attention aux choix politiques du PCF. Il aimait débattre avec les militants communistes que cela soit à la Fête de l’Humanité ou aux Etats généraux de la révolution numérique organisés par le

PCF.

En ces temps de crises et de bouleversements, qu’il avait pour partie annoncés, Bernard Stiegler va beaucoup nous manquer. Le PCF présente ses sincères condoléances à toute sa famille et ses proches.

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