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Un boulevard pour les communistes : affirmer l’identité de leurs propositions !

Posté par jacques LAUPIES le 27 août 2020

NOTRE COMMENTAIRE

 

Banal : rien d’étonnant à distinguer les petits des moyens ou grands patrons dans une unité factice qui hélas produit des syndicats ou des partis politiques où les grands dominent ! Plus difficile est de constater que des moutons du monde salarié les suivent au travers de syndicats et de partis politiques se disant « réformistes » ! Un casse-tête pour les syndicats et partis dits révolutionnaires comme le Parti Communiste  qui perdent en audience populaire. Mais tout n’est pas dit mais voila il faut le dire – et être entendu – et l’election présidentielle sera une opportunité si… Si les communistes décident enfin de porter leur analyse au cœur  d’une population déboussolée, repliée dans l’abstention électorale. La candidature communiste au présidentielle ne saurait attendre et laisser occuper le terrain par la droite extrême, la droite jugée molle par certains, et tous les courants  apparentés de gauche (verts, sociaux démocrates,  pseudos partisans d’une trouble révolution citoyenne) qui, s’ils sont précisément  des alliés potentiels, sont aussi sous influence idéologique d’une petite bourgeoisie qui n’a d’yeux que pour ses intérêts de classe et entraîne dans son sillon tout un cortège des salariés privés de leur conscience de classe !

 

 

PARU DANS L’HUMANITE   

Mercredi, à Longchamp, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, s’est dit «	confiant en l’avenir	» en dépit d’une «	atmosphère irrespirable	». éric Piermont/AFP

Mercredi, à Longchamp, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, s’est dit « confiant en l’avenir » en dépit d’une « atmosphère irrespirable ». éric Piermont/AFP
Jeudi, 27 Août, 2020

PATRONAT. DERRIÈRE L’UNITÉ AFFICHÉE DU MEDEF, LA LOI DU PLUS FORT

À son université d’été, le Mouvement des entreprises de France surjoue le patronat uni et rassemblé. Si PME et grands groupes s’accordent pour réclamer toujours moins d’impôts, ils s’écharpent sur la répartition des profits. L’actuelle crise accroît la discorde.
 
Un patronat rassemblé et unanime derrière Geoffroy Roux de Bézieux. L’image que s’est employé à montrer le Medef à l’occasion de son université d’été n’aura sans doute jamais été aussi éloignée de la réalité qu’en cette rentrée 2020. La crise économique a vu, en effet, une multiplication des contentieux opposant les PME aux grands groupes. Certains sont parfois spectaculaires. Le 25 avril dernier, le Trois, un site d’information sur le Nord-Est Franche-Comté, révélait que General Electric (GE) avait demandé par courrier à ses fournisseurs de la région de baisser leurs prix. « Il demandait 30 % », se souvient avec effarement Dominique Balduini, vice-président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) du Territoire de Belfort. « Ça se saurait si les PME avaient une telle marge. Et en plus, il voulait l’appliquer aux commandes en cours au mépris des contrats signés », poursuit le dirigeant d’entreprise.
L’organisation patronale saisit le médiateur au ministère de l’Économie et des Finances pour « pratiques déloyales ». Sous son égide, un accord, dont le contenu n’a pas été publié, a été conclu fin mai. « Le préfet, le ministre… Tout le monde s’est bougé pour trouver une solution. L’affaire a, semble-t-il, créé de l’embarras. Peut-être parce que Hugh Bailey, le PDG de GE France, est un ami d’Emmanuel Macron ? », s’interroge Dominique Balduini.
Le caractère exorbitant de la demande a beau avoir « été mis sur le compte d’un acheteur un peu zélé de GE », le responsable patronal l’estime assez révélateur des pratiques des multinationales, et pas seulement américaines. « J’ai eu connaissance de cas d’acheteurs de PSA basés en Pologne ou en Hongrie qui demandaient des baisses de prix irréalistes quand ils n’incitaient pas ouvertement à la délocalisation », raconte-t-il, déplorant que « les multinationales n’aient plus aucun sens de la valeur des choses ». À l’autre bout de la France, dans le Sud-Ouest, le patron d’une PME sous-traitante dans l’aéronautique qui a requis l’anonymat par « peur des représailles » fait part aussi de son désarroi. « À quoi joue Airbus ? Ils nous imposent des normes incroyables et nous poussent à produire à bas coûts. Tous les ans, ils nous demandent une réduction des coûts de 3 %, c’est abominable ce qu’on vit », témoigne-t-il. « Ils sont obsédés par la baisse des coûts alors que leur concurrent principal, Boeing, est quasiment mort et que leur carnet de commandes est plein à dix ans », constate-t-il encore. Le président de la CPME de Haute-Garonne et d’Occitanie, Samuel Cette, déplore que « les petites et moyennes entreprises soient les variables d’ajustement » des multinationales alors qu’elles en sont pourtant dépendantes. « Airbus conçoit et assemble les avions mais 80 % de l’appareil est fabriqué par ses sous-traitants, relève-t-il .
Les grands groupes gèrent des flux financiers alors que les PME gèrent des productions. » Les faits rapportés ne sont en rien isolés. Les contentieux opposants fournisseurs et donneurs d’ordre sont même en augmentation, comme l’explique le médiateur des entreprises, Pierre Pélouzet : « Entre mi-mars et mi-juin, nous avons reçu plus de 5 000 demandes de médiation, soit 600 par semaine. C’est dix fois plus qu’avant la crise. Depuis, les chiffres sont à la baisse mais cela reste supérieur à notre activité habituelle. » En raison du confinement et de l’arrêt d’activité qu’il a provoqué, le refus de suspension des loyers dont s’acquittent les PME pour leurs locaux professionnels a fait son apparition parmi les motifs de saisine (10 % des cas). Mais ces derniers restent dominés par les retards de paiement (50 % des cas) et les pratiques déloyales (40 %), qui constituaient déjà avant la crise l’essentiel de l’activité du médiateur. « Parmi les entreprises qui ne tiennent pas leur engagement vis-à-vis de leurs fournisseurs, toutes ne sont pas de mauvaise foi, loin s’en faut, veut croire le médiateur. La plupart connaissent elles-mêmes des difficultés qui nuisent à la tenue de leur engagement. »
La question des retards de paiement est pourtant un problème récurrent, y compris en période de croissance économique. Auteur d’un avis au Cese sur le financement des PME, l’économiste Frédéric Boccara chiffrait en 2017 à 16 milliards d’euros la perte de trésorerie des PME provoquée par les retards de paiement. « Pourquoi ne pas s’attaquer à ce problème plutôt que de faire un nouveau cadeau fiscal de 20 milliards d’euros comme le projette le gouvernement ? », demande le dirigeant du PCF, qui rappelle que « les grands groupes finissent toujours par capter les mesures de baisse des impôts ou de cotisations sociales accordées au PME ». Peu de données sont disponibles qui permettent de mesurer l’accumulation de profits par les multinationales au détriment des PME. Néanmoins, malgré une contribution équivalente à la création de la valeur ajoutée globale, la différence de taux de marge est importante.
En 2017, selon l’Insee, celui-ci des PME était de 15,3 %, contre 22,5 % pour les grandes entreprises. Si les conflits entre grands et petits patrons sont une réalité, l’actuelle crise accroissant les divergences de leurs intérêts, il serait pourtant erroné d’en déduire que leurs divisions sont irréductibles. « La moitié des PME sont des filiales de grands groupes », rappelle Frédéric Boccara. Si Dominique Balduini voit dans le Medef « le porte-parole des multinationales » et si, selon Samuel Cette, « à son université d’été s’étale la connivence entre des grands patrons et des ministres issus de la même promo de l’ENA », les deux patrons revendiquent, comme le président du Medef, la baisse des impôts et des cotisations sociales.
Pierre-Henri La
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