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QUAND LE COUPLE FAIT RÉVOLUTION 3/5. LUCILE ET CAMILLE DESMOULINS RÊVE POUR LA RÉPUBLIQUE

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2020

https://www.humanite.fr/quand-le-couple-fait-revolution-35-lucile-et-camille-desmoulins-reve-pour-la-republique-692351

Camille Desmoulins, son épouse, Lucile et leur fils, Horace-Camille, une oeuvre de Jacques Louis David. Ce portrait de famille associe la revendication patriotique à celle des vertus morales. © Photo Josse/Leemage

Camille Desmoulins, son épouse, Lucile et leur fils, Horace-Camille, une oeuvre de Jacques Louis David. Ce portrait de famille associe la revendication patriotique à celle des vertus morales. © Photo Josse/Leemage
Mercredi, 12 Août, 2020

QUAND LE COUPLE FAIT RÉVOLUTION 3/5. LUCILE ET CAMILLE DESMOULINS RÊVE POUR LA RÉPUBLIQUE

Figures attachantes de la Révolution française, les jeunes mariés, amis intimes de Robespierre et de Danton, furent à la pointe fine de sa tendance démocratique et républicaine.

 

À l’annonce du refus du sursis de Louis XVI, Lucile Desmoulins note dans son journal : « Enfin, nous l’emportons. » La décision de la Convention nationale est le premier acte d’une nouvelle ère. Avec la fin de la monarchie constitutionnelle, la République que désiraient avec tant d’ardeur Lucile et Camille Desmoulins allait bientôt voir le jour.

Condisciple de Robespierre, ils partagent la pensée de Rousseau

Avocat de formation, originaire de Picardie, né en 1760, Camille Desmoulins partage avec Démosthène, le grand orateur antique, la détestation de la tyrannie, l’amour de la liberté et de la démocratie, ainsi qu’un bégaiement marqué. Après être entré comme boursier au lycée Louis-le-Grand, où il se lie d’amitié avec Robespierre, son condisciple, il s’engage dans une carrière d’avocat, à Paris, puis de journaliste. C’est lui qui, à la suite du renvoi de Necker par Louis XVI, appelle à l’insurrection, prévoyant une « Saint-Barthélemy des patriotes » à venir sans réaction du peuple parisien. La prise de la Bastille, deux jours plus tard, fit de lui, l’homme du 14 juillet 1789. Essayiste, pamphlétaire, créateur de journal et éditorialiste, il sera élu à la Convention nationale et siégera parmi les Montagnards en 1792. Engagé dans la lutte fratricide qui opposa le camp républicain dans la première partie de l’année 1794, il périt sur l’échafaud aux côtés de Danton, le 5 avril 1794.

Pétrie des idéaux démocratiques de la Grèce antique et de la Rome républicaine

Née en 1770, Lucile Laridon-Duplessis a 17 ans quand Camille Desmoulins demande sa main une première fois à son père. Fille de Claude-Étienne Laridon-Duplessis, premier commis du Contrôle général des finances, elle est, comme Camille, pétrie des idéaux démocratiques et civiques de la Grèce antique et de la Rome républicaine, ainsi que de la pensée de Jean-Jacques Rousseau. Mariée à Camille en décembre 1790, elle ne survivra que huit jours à son époux, accusée d’avoir préparé son évasion. Conduite à l’échafaud le 13 avril 1794, elle mourra, à 24 ans, comme une héroïne antique, frappant de stupeur les témoins de cet événement.

L’esprit républicain et démocratique de la Révolution française

Plus que tout autre, le couple Desmoulins incarne l’esprit démocratique de la Révolution française. Associant amour et engagement, plus que tout autre, il témoigne de la pureté de ses intentions, mais aussi de la difficulté à faire advenir cet idéal dans une société gangrenée par un Ancien Régime dont les traces réapparaissent si souvent et si cruellement dans l’histoire. Mais, plus que leur mort tragique, c’est leur pensée et leur sensibilité qui les fait rentrer dans la légende des amants révolutionnaires.

Car, si elle n’a pas signé les articles ou les discours de son Camille, elle en fut partie prenante. À bien la considérer, comme nous l’invite la biographie qu’Hervé Leuwers leur consacre (1), nul doute que c’est à leurs deux esprits que sont dues les plus pertinentes interrogations soulevées par Camille Desmoulins au sujet de la Révolution. Celle-ci en particulier, extraite de son Discours sur le procès de Louis XVI, prémonition extraordinaire d’une histoire qui ne s’acheva qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui continue de nous interpeller : « La France, sera-t-elle une République, ou cherchera-t-elle dans la monarchie le repos de sa lassitude des trahisons éternelles de ses représentants ? Ferons-nous partie de la monarchie prussienne ou autrichienne, ou la France ne sera-t-elle démembrée qu’en République fédérative ? (…) Sera-ce une question si les fondateurs de la République ne sont pas dignes de mort ? » Sans oublier celle que pose leur disparition tragique, appel à la vigilance face aux autodestructrices du travail du négatif dans l’histoire. Le rêve de la République universelle qu’ils firent, en tout cas, continue de rêver en notre siècle.

(1) Hervé Leuwers, Camille et Lucile Desmoulins – Un rêve de République, Fayard, 2018.

 

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QUAND LE COUPLE FAIT RÉVOLUTION 4/5. FRIDA KAHLO ET DIEGO RIVERA, UN ART VIBRANT AU SERVICE DU PEUPLE

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2020

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Frida Khalo et Diego Rivera, une relation au Parti communiste aussi houleuse que leur union. © Nickolas Muray

Frida Khalo et Diego Rivera, une relation au Parti communiste aussi houleuse que leur union. © Nickolas Muray
Mercredi, 12 Août, 2020

QUAND LE COUPLE FAIT RÉVOLUTION 4/5. FRIDA KAHLO ET DIEGO RIVERA, UN ART VIBRANT AU SERVICE DU PEUPLE

Tourmentées, flamboyantes, engagées : les œuvres des deux peintres mexicains auront été à l’image de leur vie et des soubresauts révolutionnaires qui agitent ce début de XX e siècle qui les aura vus déployer leurs talents.

 

Couple de peintres mythique aussi bien pour leur relation incandescente que pour leurs œuvres éclatantes, Frida Kahlo et Diego Rivera ont également marqué le début du XX e siècle de leur engagement politique. Né en 1886 à Guanajuato, au Mexique, Diego Rivera a déjà été marié plusieurs fois et jouit d’une reconnaissance artistique internationale lorsqu’il croise le chemin de Frida Kahlo en 1927. Alors âgée de 20 ans, deux fois plus jeune que Diego, Frida montre ses toiles au muraliste réputé, qui est immédiatement subjugué par son style.

Écorchée vive, à l’image de ses toiles viscérales

Ses œuvres, déjà très centrées autour d’autoportraits où se mêlent l’angoisse et le merveilleux, traduisent une histoire déjà jalonnée de souffrances physiques malgré son jeune âge. Marquée à vie par une polyomélite contractée à l’âge de 6 ans, et qui lui aura laissé un pied atrophié, la jeune femme a en outre subi un grave accident lorsqu’elle avait 18 ans. Un tramway avait percuté le bus dans lequel elle voyageait avec son petit ami de l’époque. Son bassin, ses côtes et sa colonne vertébrale sont brisés, sa jambe droite fracturée en onze endroits et son abdomen et son pelvis sont transpercés par une barre de métal. C’est à l’occasion de cette longue et douloureuse convalescence qu’elle se met à peindre, aidée par sa famille qui installe un miroir au plafond de sa chambre. Ce terrible accident lui laissera des séquelles à vie, l’empêchant notamment de mener à leur terme toutes ses grossesses. Écorchée vive, à l’image de ses toiles viscérales, Frida ne supporte pas non plus les injustices. Et dans ce début de XX e siècle marqué par des révolutions au Mexique comme dans le monde, celle-ci s’engage à 21 ans du côté des communistes.

Un militantisme que partage Diego, qu’elle épouse en 1929. Son travail pictural semble d’ailleurs plus systématiquement politique et social : sur ses fresques monumentales se lisent l’histoire du Mexique, notamment pré-hispanique, la corruption de l’Église catholique et la force motrice de la classe ouvrière et du marxisme. Frida Kahlo, elle, critique l’impérialisme américain dans certains de ses tableaux comme dans son Autoportrait à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, et n’hésite pas à afficher ses sympathies communistes comme dans sa toile intitulée Le marxisme guérira les malades.

L’opposant au régime soviétique,Trotski, en exil à la Casa Azul

Mais leur relation au Parti communiste s’avère aussi houleuse que leur union. Après un séjour en Union soviétique, Diego Rivera exprime des critiques qui lui valent d’être exclu du Parti communiste mexicain. Frida Kahlo quitte l’organisation en 1930 par solidarité avec son époux. Quelques années plus tard, le couple se rapproche de l’opposition trotskiste et adhère à la IV e Internationale. C’est d’ailleurs grâce à l’intervention de Diego Rivera auprès du président de la République mexicaine Cardenas que Léon Trotski obtient l’asile politique au Mexique en 1937. Les deux artistes accueillent l’opposant au régime soviétique avec son épouse Natalia Sedova à Mexico dans leur fameuse maison bleue (la Casa azul).

Mais Frida devient pendant quelques mois la maîtresse de Trotski, ce qui sème le trouble au sein du groupe, et provoque le départ des exilés soviétiques de la maison bleue. Les infidélités qui émaillent la relation entre les deux peintres provoquent plusieurs ruptures, notamment lorsque Diego entame une liaison avec la sœur de Frida, Cristina. Les deux artistes divorcent en 1938, avant de se remarier en 1940. Mais la santé fragile de Frida se détériore : elle subit de nombreuses opérations de la colonne vertébrale, puis une amputation de la jambe suite à une gangrène. Elle décède le 13 juillet 1954 d’une embolie pulmonaire. Deux mois après les funérailles de son épouse, Diego obtient sa réintégration au Parti communiste. Il meurt à son tour trois ans plus tard d’une crise cardiaque, sans que son souhait de voir ses cendres transférées aux côtés de celles de Frida ne soit respecté.

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Je suis allé deux fois à Cuba. Je regrette de n’avoir pu y retourner et y séjourner beaucoup plus longtemps car deux séjours touristiques en organisateur de voyages sont bien insuffisants pour connaitre cette île dont la population doit se battre pour conserver son indépendance face aux impérialismes américains et autres. Il est souhaitable et bon que s’exprime notre solidarité avec ce peuple et un système qui s’il n’est pas parfait lui apporte cependant beaucoup pour l’essentiel : santé, éducation entre autres…

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2020

 

 

Je suis allé deux fois à Cuba. Je regrette de n'avoir pu y retourner et y séjourner beaucoup plus longtemps car deux séjours touristiques en organisateur de voyages sont bien insuffisants pour connaitre cette île dont la population doit se battre pour conserver son indépendance face aux impérialismes américains et autres. Il est souhaitable et bon que s'exprime notre solidarité avec ce peuple et un système qui s'il n'est pas parfait lui apporte cependant beaucoup pour l'essentiel : santé, éducation entre autres... dans POLITIQUELa CGT cheminots a renoué avec Cuba Par Laurent Brun

Dimanche 9 août 2020, par  Laurent Brun, popularité : 100%

 

 

pdf | 

La Fédération CGT des cheminots a renoué des liens avec la CTC (Centrale des Travailleurs de Cuba) depuis 2017. Comme souvent avec les cubains, ils ont souhaité que ces nouvelles relations soient officialisées politiquement. Une delegation s’est donc rendue dans l’ile rebelle en mai 2019 (nous devions le faire en 2018, mais le conflit social contre la réforme ferroviaire a bousculé les calendriers).

Même si ce n’est pas l’objet du texte, je veux tout de même dire quelques mots sur ce voyage, et ce qui m’a frappé chez les cubains. On ne peut évidemment pas prétendre connaitre un pays après seulement 8 jours, mais certaines choses sautent aux yeux :

Tout d’abord, il y a la résilience des cubains. Ils ont des dizaines de projets pour améliorer la vie du peuple. Mais avec le blocus, presque rien ne peut être mené à son terme normalement. A chaque foi, il manque peu de chose mais le projet s’en trouve bloqué. Qu’à cela ne tienne, ils s’adaptent, changent d’angle, lancent un nouveau plan… bref, là où certains baisseraient les bras, eux ne se découragent pas. C’est une qualité admirable, qui force le respect.

La transparence est une seconde caractéristique étonnante. En tant que délégation officielle, nous sommes plutôt habitués à ce qu’on nous montre des « villages Potemkine ». C’est d’ailleurs une démarche naturelle qu’un syndicat montre plutôt ce qui marche et taise ses difficultés. Pourtant, à Cuba, aucun interlocuteur n’a refusé de parler des difficultés, y compris des conflits qui peuvent exister sur les salaires ou l’affectation des ressources, et la manière de les régler. Pas non plus d’hésitation à évoquer des erreurs commises ou des contradictions. Les cubains considèrent qu’ils sont forts justement parce qu’ils sont lucides. Ils veulent améliorer le réel et pour cela il faut le mesurer précisément. C’est une grande leçon.

La culture des cubains est impressionnante et elle est visible partout. Que ce soit l’omniprésence des musées, galeries, théâtres, ou les discussions au hasard du marché avec un peintre qui connait mieux les grands maîtres français que nous, ou avec une étudiante qui nous questionne sur des romanciers français que nous ne connaissons même pas… C’est sans nulle doute un acquis de la Révolution et une situation que je n’avais jamais rencontré dans un autre pays.

La fête des travailleurs est également un moment marquant. Dans nos pays capitalistes, les médias suggéreraient que les mobilisations sont mises en scène. Pourtant, certains signes ne trompent pas. Le retentissement des klaxons dans les rues jusqu’à 2 ou 3h du matin la veille du 1er mai, l’ambiance festive où que l’on aille, les efforts de gens qui se déplacent à pied sur des kilomètres pour assister au défilé à La Havane, et la petite rivalité joyeuse entre chaque hopital, école ou entreprise qui défile et qui fait le plus de bruit possible au moment où le speaker les cite quand ils passent devant la tribune… C’est vraiment la fête et elle “appartient” aux travailleurs.

Ce premier voyage donne donc envie d’en voir et d’en découvrir plus. Mais nous y étions avant tout pour les rencontres syndicales et politiques.

Les premières discussions ont abordé rapidement les espoirs économiques du pays, les objectifs en matière de tourisme, la volonté de faire de la zone portuaire de Mariel un hub pour les marchandises des Caraïbes, le recherche de partenaires pour exporter les molécules médicales issue de la recherche scientifique cubaine, etc…

Dans ce cadre, un grand plan de remise en état et de développement du réseau ferroviaire a été lancé (les cubains ont en effet jugé que les ressources nécessaires étaient moins importantes pour le rail que pour la route). Des projets sont en cours sur la signalisation avec les russes, des voitures voyageurs chinoises toute neuves devaient être livrées, et un partenariat avec la SNCF devait être signé pour la réfection d’un atelier d’entretien des locomotives avec du transfert de technologie.
La première étape consistait à fournir assez de trains pour amener les travailleurs de La Havane à Mariel et nous avons pu visiter la nouvelle gare et la voie totalement refaite.

Mais évidemment, ces plans se sont heurté au durcissement délirant du blocus par Donald Trump. Déjà l’arrivé au pouvoir de Bolsonaro au Brésil avait privé les cubains de partenaires commerciaux (le président d’extrême-droite a immédiatement stoppé les exportations de poulet en direction de Cuba par exemple).
Mais la veille du 1er mai 2019, Trump annonçait l’entrée en vigueur de l’article 4 de la loi Helms-Burton. Par la suite il a engagé des mesures supplémentaires pour empêcher le tourisme, les investissements ou encore l’envoi d’argent à Cuba par la diaspora… Si bien que l’ensemble du peuple cubain est littéralement étouffé. Aux dernières nouvelles, la faim de la période spéciale n’est pas encore présente mais les files d’attente pour se procurer les éléments essentiels à la vie quotidienne sont réapparues.

Dans les mois qui ont suivi, la Direction SNCF a annoncé l’abandon du projet de partenariat alors qu’il devait être signé, qu’il était financé par l’Agence Française de Développement, et que toutes les difficultés juridiques avaient théoriquement été levées. Mais comme dans le cas de l’Iran, le gouvernement français s’est couché devant les menaces étasuniennes.

La Fédération des cheminots a dénoncé par courrier cette situation, auprès de l’ambassadeur US et du Président de la République (sans qu’aucun des deux ne daigne répondre !). Mais nous ne pouvions pas en rester là. Notre conception de l’internationalisme ne s’arrête pas à ce que nous appelons « la solidarité de papier » (motions, courriers…). Nous voulons agir concrètement. C’est d’ailleurs un point commun que nous nous sommes trouvé avec les cubains qui, lors de notre séjours, nous disaient « nous préférons des actes modestes à de longs discours pleins de promesses jamais réalisées ». C’est donc dans cet esprit que nous sommes revenus de Cuba.

Depuis 2018, nous avions déjà mis en œuvre un projet concret : les cubains nous ont ouvert leurs campismo et grâce à cela nous envoyons 200 enfants de cheminots français en colo à Cuba chaque année.
En 2019, nous avons développé l’initiative en faisant amener à chaque enfant du matériel scolaire pour le donner à des écoles cubaines. Mais tout cela restait largement des initiatives de la Direction fédérale.
Or pour être efficace, une démarche doit être diffusé chez les militants pour qu’ils en deviennent eux mêmes les relais.
Fin 2019, nous avons fait réaliser un tee-shirt pour que les syndicats le vendent et dont le bénéfice alimenterait une initiative à venir. Cela permettait d’afficher sur soi une dénonciation du blocus et cela représentait aussi une contribution financière à la solidarité internationale. Près de 10.000 € ont ainsi été collectés.

Avec le confinement, et le blocus américain imposé y compris sur les matériels médicaux, la situation économique ne s’est pas améliorée. Nous avons donc décidé que notre collecte devait être utilisée immédiatement.

Grâce à un contact sur place, nous avons appris que les CDR (Comité de Défense de la Révolution) étaient mobilisés dans un effort national pour l’autosuffisance alimentaire. Des centaines de jardins de quartier ont été créés. Cette initiative à d’ailleurs attirée les critiques et les railleries de la mafia de Miami, ce qui fait dire aux cubains que leur mobilisation est efficace. Après discussions avec les responsables cubains, ils nous ont proposé que notre argent soit utilisé pour l’irrigation de jardins collectifs.

Notre collecte est partie, non sans difficulté car une seule banque française accepte encore de faire des virements à Cuba ! Là encore la loi étasunienne s’impose sans que notre gouvernement n’y fasse quoi que ce soit.

Le 28 septembre, à l’occasion des 60 ans de la création des CDR par Fidel, un premier bilan sera fait concernant les jardins.
Espérons que la mobilisation du peuple puisse atténuer un peu la violence du blocus.
Dans tous les cas, nous devons mobiliser nos propres organisations pour multiplier les gestes de solidarité car les cubains subissent une injustice terrible.

La Fédération des cheminots proposera de nouvelles initiatives (politiques et financières) en ce sens dès la rentrée.

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