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Soir d’élection ou le charme discret de la (petite) bourgeoisie (et assimilés) de Tarascon-en-Provence et de ses soutiens prolétarisés.

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2020

A en voir quelques uns se presser pour attendre la victoire du Maire sortant et de ses colistiers dont les attaches avec la droite sont établies je ne peux m’empêcher de rigoler et d’être triste à la fois.

Il y a là, quelques « représentants » de cette petite bourgeoisie locale, si bien décrite par A. Daudet. Celle-ci est constitué de professions libérales, de ce qu’il reste de petits commerçants, d’agriculteurs petits et moyens que le contexte actuel conduit à se livrer à un « esclavage moderne »avec ceux qui, du Maghreb ou d’Amérique du sud, arrivent à passer les mailles du filet qui entoure l’Europe qu’ils ont cru paradisiaque. Le petit bourgeois a des qualités : il ne s’exhibe pas et préfère déléguer à quelques « prolétaires » de son entourage.

Sont présents tout simplement quelques adeptes de la lutte des places, pour sauver ce qu’il leur reste de perspectives de ne pas finir avec un RSA ou encore au chômage pour eux même ou l’un des leurs. Ce ne sont certes pas les plus nombreux qui se découvrent ainsi une âme de citoyens.

La plupart des électeurs ont par ce beau dimanche estival préféré la pêche comme ont dit ou encore une baignade en rivière ou en  mer et, pour beaucoup de jeunes, les ferrades du coin histoire de se défouler avec ces bêtes à corne qui se passeraient bien de se voir malmenées !

En vérité à y regarder de près , il y a là quelque actifs plus ou moins clients potentiels de ce qui pourrait sortir des urnes, des retraité(e)s, modestes sans doute mais qui prolongent une jeunesse prudente et se découvrent soudain une âme anti extrême,  s’identifiant à l’aïeul souvent né résistant au lendemain d’une libération qu’il avait observée planqué dans quelque cave ou grenier, attendant que l’orage passe.

Ils viennent pour justifier un anti pétainisme inventé pour faire bien au cas où on les soupçonnerait  d’avoir fait mal ! Mais cependant, à bien des égards, ils ont sombré dans les mêmes égarements de ceux qu’ils prétendent combattre aujourd’hui. Tous victimes des manipulations médiatiques qui visent à faire de ces « défenseurs des valeurs républicaines », les plus acharnés ennemis de la défense de l’intérêt général.

Et ce n’est pas le covit 19 qui va les ramener au goût du partage. On se dit voltairien car ça ne coûte rien, on oublie Rousseau car ça coûterait trop cher et bien entendu on ignore Babeuf ! 

Toute la panoplie de la droite racoleuse mais divisée est ainsi représentée avec un brin d’adeptes de ce social libéralisme venu à la rescousse en catimini. Certains ont préféré rester chez eux car le renoncement ne s’affiche pas trop.

Je ne verrai que peu des candidats, heureux ou malheureux, à cette fonction d’élu convoitée pour faire des plus avec des moins, dont les pouvoirs s’amenuisent de quinquennats en quinquennats. Et je ne blâmerai pas les quelques 55 % (abstentionnistes, blancs ou nuls) qui ont refusé de choisir parmi eux une trentaine de vaillants édiles.

Moralement contraint j’ai  rejoint ces derniers dans cette république qui repose de plus en plus sur les arcs boutant culpabilisants et l’enfumage généralisé.

La droite est, mine de rien, soutenue par des décolorés de gauche et,  pour la circonstance la confusion est médiatiquement installée entre les droites de l’extrême.  Ainsi le quart du troupeau sombre dans un ravin, l’autre quart dans un autre ravin. Et l’on va dire  à la moitié qui reste dans le pré qu’elle n’est pas citoyenne.

Oui à n’en pas douter cette moitié qui s’abstient de se jeter dans les précipices du « couillonnement » n’a pas raison mais il lui appartient de bâtir  les ponts qui franchiront les ravins au lieu de s’y perdre ! Cela dit il il faudra bien que son hétérogénéité trouve au contraire sinon une homogénéité du moins les alliances des temps glorieux ou les compromis permettent d’avancer.

Encore faut il  qu’ils se donnent de nouveaux bergers, pris parmi eux…

 

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SEINE-SAINT-DENIS. ABDEL SADI, ÉLU TOUT-TERRAIN

Posté par jacques LAUPIES le 2 juillet 2020

 

À 58 ans, la tête de liste PCF, soutenue au second tour par la gauche rassemblée, a remporté l’élection avec 55,3 % des voix. © Simon Kohn

À 58 ans, la tête de liste PCF, soutenue au second tour par la gauche rassemblée, a remporté l’élection avec 55,3 % des voix. © Simon Kohn
Jeudi, 2 Juillet, 2020

SEINE-SAINT-DENIS. ABDEL SADI, ÉLU TOUT-TERRAIN

Le nouveau maire de Bobigny, « communiste de cœur » bien que jamais encarté, se fixe un objectif : que le port de l’écharpe ne l’éloigne pas des citoyens.

 

« F atigué mais heureux ». Abdel Sadi savoure le calme après la tempête, lorsqu’il nous reçoit dans son bureau de la préfecture de Bobigny. À 58 ans, la tête de liste PCF, soutenue au second tour par la gauche rassemblée, est sortie victorieuse d’une « campagne compliquée, déloyale », face à l’équipe sortante UDI, avec 55,3 % des voix, contre 44,7 % pour son adversaire, Christian Bartholmé. « C’était un long combat. Hier, j’ai voulu m’allonger sur le canapé de mon bureau pour prendre un moment de répit, j’ai fini par m’endormir deux heures », rigole le vice-président du conseil départemental, qui sera investi maire samedi matin.

Une méthode : « Du terrain, encore du terrain »

Abdel Sadi est désormais le visage de la reconquête « rouge » de la ville-préfecture, que le PCF avait gérée sans discontinuer de la Libération à 2014. Une étiquette communiste qu’il porte avec fierté, même s’il n’a jamais été encarté au parti. Sa collègue Pascale Labbé, conseillère départementale de Seine-Saint-Denis, décrit un « communiste de cœur ». « J’ai toujours été sensible à la notion de solidarité, et ce sont les communistes qui en parlent le mieux », observe l’intéressé. En 1995, Georges Valbon, maire PCF de Bobigny depuis trente ans, lui propose de rejoindre sa liste municipale. Abdel Sadi pose un premier pied en politique.

Vingt-cinq ans plus tard, c’est un élu avec de la bouteille : adjoint au maire entre 1995 et 2014, conseiller départemental depuis 2001. Avec une méthode : « Du terrain, encore du terrain ». Et une fierté, « être toujours arrivé en tête à Bobigny ». Même lorsqu’il est largement battu par le député UDI Jean-Christophe Lagarde aux législatives de 2017, Abdel Sadi, alors candidat PCF, revendique d’être arrivé en tête des bureaux de vote balbyniens au premier tour. « Lagarde a gagné sur le reste de la circonscription, analyse-t-il, à Drancy et au Bourget. En réalité, il n’avait même pas besoin de Bobigny pour gagner ! »

« De tous les combats, de toutes les manifestations »

Bobigny, qu’il décrit comme « une ville-monde dans un département-monde, et en même temps un village où tout le monde se reconnaît sur le marché », est devenu sa ville d’adoption. Né le 11 février 1962 dans le 10e arrondissement de Paris de parents immigrés algériens arrivés à la toute fin des années 1950 dans l’espoir de trouver du travail dans la capitale, Abdel Sadi passe l’essentiel de sa scolarité à La Courneuve. Son père gagne sa vie à l’usine métallurgique Mécano, devenue emblématique des grèves ouvrières de la région. Pour soulager sa famille financièrement, le jeune Abdel Sadi commence à travailler dès ses 16 ans en tant qu’animateur, obtenant rapidement son Bafa. En parallèle, il passe une maîtrise en affaires économiques et sociales à l’université de Saint-Denis (Paris-VIII), avant d’atterrir à Bobigny au début des années 1980, où il est embauché au sein du service de jeunesse de la mairie.

« Tout le monde connaît Abdel et tout le monde sait qu’il est accessible. Il sera attendu au tournant durant les six prochaines années, les Balbyniens ­attendent de lui qu’il reste disponible. Le vrai travail commence maintenant. » Jérôme Soissons, collaborateur d’Abdel Sadi

« C’est quelqu’un qui est toujours sur le terrain, de tous les combats, de toutes les manifestations. Il en oublie parfois de se reposer, c’est son défaut. Il est bienveillant, à l’écoute », raconte Pascale Labbé, avec qui il a mis en place plusieurs politiques de lutte contre les violences conjugales (dont la mise à disposition de logements pour les femmes battues). Même certains opposants idéologiques en conviennent : le nouveau maire est « à l’écoute ». Clément Thépot, référent LaREM à Bobigny, salue « un homme avec qui c’est un plaisir d’avoir des discussions. Il n’érige pas de frontière entre lui et vous sous prétexte que vous n’êtes pas dans le même camp politique ». Jérôme Soissons, un de ses plus proches collaborateurs, abonde : « Tout le monde connaît Abdel et tout le monde sait qu’il est accessible. Il sera attendu au tournant durant les six prochaines années, les Balbyniens ­attendent de lui qu’il reste disponible. Le vrai travail commence maintenant. »

Priorité à la concertation

Cela tombe bien, Abdel Sadi demande à être jugé sur son bilan à l’hôtel de ville, « et rien d’autre ». Il reste peu loquace sur ses passions en dehors de sa fonction, tout juste parviendrons-nous à découvrir son péché mignon pour les « Pago à la mangue », qu’il veille à toujours avoir en stock dans son réfrigérateur de la pré­fecture. Retour, donc, aux grands axes de son futur mandat. À commencer par une ­promesse : « Plus aucun projet sans concertation, sans consultation avec les habitants ». Une manière de rompre avec les méthodes de la mairie sortante et « les dossiers réglés en douce à l’ombre d’un bureau ».

Conscient que « les habitants veulent surtout des perspectives d’avenir », le futur maire souhaite également attirer des entreprises à Bobigny, en comptant sur le développement du réseau de métro – la ligne 15 notamment, qui doit relier les banlieues de la petite couronne, en traversant les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sans transiter par Paris.

En vidéo : Bobigny repasse à gauche avec Abdel Sadi

Surtout, Abdel Sadi promet d’être « maire de toute la ville » et pas seulement de ceux qui ont voté pour lui. À l’hôtel de ville, il compte laisser des « plages horaires où la porte de son bureau reste ouverte » et veut garder contact avec le terrain. Un vrai défi compte tenu des chantiers qui s’annoncent. Cela mérite bien de décapsuler un dernier Pago à la mangue, avant de se lancer dans cette autre bataille. 

Cyprien Caddeo
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