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Beaucoup de personnes ont le sentiment d’être l’objet d’une manipulation et ne croient pas aux mesures qui leur sont imposées pour se prémunir d’un virus, dont ils doutent parfois de l’aspect dangereux pour leur vie. Il est vrai que la conduite de la lutte contre cette épidémie a suscité des critiques tournant souvent à la polémique et que cela n’a pas été un facteur de mobilisation pour lutter contre ce virus dans certaines catégories de la population. La confiance dans les dispositifs mis en place à ce sujet n’est pas totale. C’est le moins que l’on puisse dire. Cela dit les scientifiques et le monde médical tirent la sonnette d’alarme il faut tout de même prendre l’affaire au sérieux…

Posté par jacques LAUPIES le 31 juillet 2020

© Fabrice Coffrini / AFP

© Fabrice Coffrini / AFP
Vendredi, 31 Juillet, 2020

COVID-19. AVEC 17 MILLIONS DE CAS, LA PANDÉMIE FRANCHIT UN NOUVEAU CAP 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à ne pas relâcher la vigilance. A l’aune de la crise, l’Europe de l’est, qui connaît également une flambée d’infections, pourrait accueillir certaines activités économiques afin de réduire la dépendance à la Chine.

 

« Ne pas baisser la garde. » Le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a mis, jeudi 30 juillet, en garde contre la résurgence de la pandémie de Covid-19 dans le monde. Dans l’hémisphère nord, a-t-il dit, il semble que les rebonds de cas dans certains pays soient en partie dus à des jeunes qui relâchent la vigilance pendant l’été. Avant de rappeler que les jeunes n’étaient pas « invincibles »

Au Brésil, le tourisme d’abord

Alors que le Mexique a connu un déconfinement confus, mi-juin, malgré la progression continue des contaminations, le pays est devenu le troisième le plus touché au monde en termes de décès avec plus de 46 000 morts, selon le décompte établi jeudi. Il devance ainsi le Royaume-Uni (45 999 morts) où la mortalité rapportée à la population reste toutefois plus élevée avec 677,59 décès pour un million d’habitants contre 351,82 au Mexique.

Les deux pays les plus endeuillés demeurent les États-Unis de Donald Trump, avec plus de 151 000 morts, et le Brésil de Jair Bolsonaro (90 000 morts). L’État de Sao Paulo reste le plus touché et la crise sanitaire est assortie d’une grande précarité économique. Afin de relancer l’industrie du tourisme, les autorités ont décidé d’ouvrir les frontières pour les personnes arrivant par voie aérienne. L’évaluation de la situation reste contrastée en Amérique latine.

Cadavres des rues

Au Paraguay, l’exécutif a ainsi rétabli une quarantaine quasi-totale à Ciudad del Este, la deuxième ville en termes de population, qui partage ses frontières avec le Brésil et l’Argentine, suscitant la colère des habitants. Après d’intenses manifestations ayant viré à l’affrontement, faisant une vingtaine de blessés, le gouvernement a reculé et de nouveau autorisé l’activité commerciale. Un peu plus au nord, en Bolivie, où l’on dénombre près de 74 000 cas de contaminations pour plus de 2 800 décès, la télévision diffuse quotidiennement des images de la police ramassant les cadavres dans les rues et les maisons.

Mesures limitées en Europe

En Europe, la poussée est palpable mais reste limitée ; les services d’urgences et de réanimation ne connaissent pas l’engorgement du printemps. Du 13 au 19 juillet, la France a connu 4 397 nouveaux cas, 902 en Allemagne le 30 juillet, 1 153 nouvelles contaminations en Espagne le 29 juillet, chiffre le plus élevé depuis le 2 mai, mais 60 % des personnes sont asymptomatiques, selon le ministère de la Santé. Aucun pays européen n’a toutefois pris pour l’heure de mesure de reconfinement général. Le gouvernement catalan, qui avait décrété un confinement dans et autour de la ville de Lerida le 12 juillet, a levé ses mesures mercredi, affirmant que la situation est « sous contrôle ». En Belgique, les portes des magasins restent ouvertes mais les courses sont limitées à trente minutes et à une personne par foyer. La ville d’Anvers a, quant à elle, instauré un couvre-feu de 23 heures à 6 heures.

La crise profiterait à l’Europe de l’est

L’est du continent, relativement épargné au printemps, connaît aujourd’hui la situation la plus inquiétante. Jeudi, la Pologne a ainsi signalé sa plus forte augmentation quotidienne de cas depuis le début de la pandémie, principalement dans la région minière de Silésie, avec 615 malades supplémentaires, portant le bilan total à 45 031 contaminations. Le nombre de nouveaux décès liés au coronavirus s’est quant à lui établi à 1 709.

Sur le plan économique, une étude de Coface indique que les multinationales européennes pourraient, à l’aune de l’épidémie et de la mise en lumière de la dépendance excessive à la Chine, diversifier leurs fournisseurs. Si le débat sur le remodelage des chaînes de valeur et de la relocalisation de certains pans stratégiques de l’industrie a fait long feu, les entreprises pourraient, selon l’expert en assurance-crédit, se tourner vers l’Europe de l’est et centrale. Même stratégie au Japon, où deux milliards d’euros du plan de relance seront consacrés à la relocalisation des activités afin de réduire la dépendance à l’égard de la Chine et de regagner en souveraineté. Le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie a ainsi publié une liste de 87 entreprises qu’il souhaite voir quitter le territoire chinois. Parmi elles, 57 devraient rouvrir des usines dans l’archipel, en particulier dans les domaines stratégiques des pièces automobiles, des composants électroniques, de l’aéronautique et du médicament.

Lina Sankari
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Le capitalisme international n’en finit pas de se faire des guerres économiques. C’est sa logique ! Une logique dangereuse sur fond de nationalisme mais qui crée des tensions politiques entre grandes puissances.

Posté par jacques LAUPIES le 27 juillet 2020

Le nouvel ensemble, si la vente a lieu, comptera 76	000 salariés, répartis sur 169 sites. Gilles Rolle/REA

Le nouvel ensemble, si la vente a lieu, comptera 76 000 salariés, répartis sur 169 sites. Gilles Rolle/REA
Lundi, 27 Juillet, 2020

FERROVIAIRE. FEU VERT ATTENDU À LA FUSION ALSTOM-BOMBARDIER

La Commission européenne devrait bientôt rendre son avis sur le rachat de Bombardier par le constructeur ferroviaire Alstom. Le site de Reichshoffen, qui emploie 800 personnes, pourrait être cédé.

 

La Commission européenne va-t-elle donner son feu vert à la fusion entre Alstom et Bombardier Transport ? Alors que sa décision devrait intervenir au plus tard le 31 juillet, les partisans du rachat de la branche ferroviaire du groupe canadien, au premier rang desquels le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, n’en finissent pas de vanter la naissance d’un géant capable, selon eux, de rivaliser avec le chinois CRRC.

Avec un chiffre d’affaires attendu de 15 milliards d’euros à l’issue de la fusion, qui devrait être effective fin 2021, Alstom confortera sa place de deuxième constructeur ferroviaire mondial, mais restera encore loin de son rival asiatique, dont le chiffre d’affaires avoisine les 30 milliards d’euros. Même si le rapprochement entre le canadien et le français n’a rien d’absurde au regard de la complémentarité de leurs activités, la rhétorique emprunte de nationalisme économique sur fond de menace chinoise aux portes de l’Europe ferroviaire sert surtout à justifier une opération qui est d’abord une opportunité financière.

Confronté à des difficultés dans l’aéronautique, qui reste sa principale activité, Bombardier vend sa division Transport pour réduire son endettement, qui atteint 7,7 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires de 14,6 milliards d’euros. Pour mettre la main sur les 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires de la branche ferroviaire du groupe canadien et ses 30 milliards d’euros de commandes, Alstom devra néanmoins débourser entre 5,8 et 6,2 milliards d’euros. Si certains jugent cette somme trop élevée, la principale critique est portée par les organisations syndicales d’Alstom. Dans un communiqué commun publié le 10 juillet, le comité européen du groupe, dans lequel siègent les délégués des syndicats représentant les salariés de plusieurs pays, a dénoncé « une absence de stratégie industrielle ». Ils s’inquiètent notamment d’un changement dans l’actionnariat de référence d’Alstom. Au terme de la fusion, c’est la Caisse des dépôts et des placements du Québec (CDPQ), qui détient actuellement 32 % de Bombardier, qui devrait devenir premier actionnaire d’Alstom avec 18 % des parts. Bouygues, qui occupe aujourd’hui la première place avec environ 15 %, devrait rétrograder à la deuxième avec 10 %. « On a clairement l’impression que Bouygues a trouvé l’occasion de se désengager un peu plus d’Alstom », explique le délégué syndical CGT Boris Amoroz. En septembre 2019, le géant du BTP avait déjà vendu près de 13 % du capital de l’entreprise ferroviaire. « Dans ce contexte, que va faire la CDPQ ? » interroge le syndicaliste, qui s’inquiète également de la présence du fonds d’investissement BlackRock, qui détient actuellement 5,2 % du capital d’Alstom. Comme ses collègues des autres syndicats européens, Boris Amoroz s’inquiète fortement pour l’emploi et la pérennité des sites. Le nouvel ensemble, qui comptera 76 000 salariés répartis sur 169 sites, pourrait être tenté de réduire les « doublons ». Déjà, 400 millions d’euros d’économies possibles grâce à de telles « synergies » ont déjà été identifiés.

Un site fera les frais du rachat de Bombardier : l’usine de Reichshoffen (Bas-Rhin), où travaillent 800 salariés à l’assemblage des trains régionaux Coradia Polyvalent, dont certains à moteur à hydrogène, qui devrait être vendue. Officiellement, cette cession est présentée comme une condition nécessaire au feu vert de la Commission européenne pour le rachat de Bombardier. Actuellement, les deux constructeurs sont en situation de duopole sur le marché français des trains régionaux. Leur fusion entraînerait un monopole contraire à la législation européenne de la concurrence. « Sur le plan industriel, cette vente n’a pas de sens. L’intérêt du rapprochement, c’est la complémentarité. Or, là, Alstom va abandonner ses trains régionaux pour acquérir ceux de Bombardier », critique Patrick de Cara, délégué CFDT d’Alstom Saint-Ouen. Le devenir des 800 salariés interroge aussi. « Qui va acquérir cette usine d’assemblage, interroge Boris Amoroz, alors que les brevets notamment sur les trains à hydrogène resteront Alstom ? »

Pierre-Henri Lab
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A PARIS, UNE OCCASION HISTORIQUE DE FAIRE BASCULER LE LOGEMENT AIRBNB EN LOGEMENT TRADITIONNEL. LES EXPLICATIONS DE IAN BROSSAT

Posté par jacques LAUPIES le 27 juillet 2020

 

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Vendredi 24 Juillet 2020

 

Et si le covid-19 avait raison d’AirBnB ? La ville de Paris souhaite saisir cette opportunité historique afin de réguler la location touristique des logements parisiens via les plateformes de location.

En effet, la désertion des touristes étrangers dans la capitale laisse penser à Ian Brossat, en charge du logement à la mairie deParis, que le contexte est favorable pour que le logement traditionnel retrouve sa place dans la capitale. Entretien. 

 

A PARIS, UNE OCCASION HISTORIQUE DE FAIRE BASCULER LE LOGEMENT AIRBNB EN LOGEMENT TRADITIONNEL. LES EXPLICATIONS DE IAN BROSSAT dans POLITIQUE

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ACCUSATIONS D’ESPIONNAGE : LES RAISONS DU NOUVEL ÉPISODE DE TENSION ENTRE WASHINGTON ET PÉKIN Rosa Moussaoui

Posté par jacques LAUPIES le 24 juillet 2020

Pékin a répliqué aux accusations du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. ASHLEY LANDIS / POOL / AFP

Pékin a répliqué aux accusations du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. ASHLEY LANDIS / POOL / AFP
Vendredi, 24 Juillet, 2020

ACCUSATIONS D’ESPIONNAGE : LES RAISONS DU NOUVEL ÉPISODE DE TENSION ENTRE WASHINGTON ET PÉKIN

La Chine ordonne la fermeture du consulat américain de Chengdu, après la mise en cause de sa représentation diplomatique à Houston, qualifiée par Washington de plaque tournante de « l’espionnage » et du « vol de propriété intellectuelle ».

 

L’ultimatum est sans appel : la Chine donne 72 heures au consulat américain de Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine, pour fermer. Mesure de rétorsion, trois jours après la brutale demande de fermeture du consulat général de Chine à Houston, une mesure qualifiée par Pékin de « grave violation du droit international » propre à « nuire gravement aux relations bilatérales ». Le ton est monté jeudi, lorsque le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a comparé la représentation diplomatique chinoise dans la ville texane à une plaque tournante de « l’espionnage » et du « vol de propriété intellectuelle », après l’annonce de l’inculpation de deux ressortissants chinois accusés de piratage informatique. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu torpiller des recherches américaines portant sur un vaccin contre le Covid-19.

« Le monde libre »de Pompéo

Ce nouvel incident diplomatique vient alourdir un climat déjà dégradé par les contentieux commerciaux entre les deux pays, les accusations mutuelles sur l’origine du nouveau coronavirus, les critiques américaines de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong – relevant pour Pékin de l’ingérence -, et enfin par les sanctions réciproques au sujet du Xinjiang, où la Chine est accusée de violations des droits de l’Homme à l’encontre des musulmans ouïgours. « La situation présente des relations sino-américaines ne correspond pas aux souhaits de la Chine et les États-Unis en sont entièrement responsables », dénonce Pékin, appelant Washington à « créer les conditions nécessaires pour que les relations bilatérales retournent à la normale ». En lançant ses accusations, jeudi, Pompeo, lui, avait exhorté « le monde libre » à « triompher » de la « nouvelle tyrannie » chinoise.

L’éternelle gradation des tensions

Ce n’est pas la première fois que les deux grandes puissances s’affrontent à propos d’accusations d’espionnage. En 2013, Pékin avait sommé Washington de s’expliquer après la divulgation par le lanceur d’alerte Edward Snowden d’une carte situant des sites d’espionnage américain dans le monde : le consulat de Chengdu y figurait. Mais la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19 attise la défiance : au mois de mai, déjà, le FBI et l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures avaient accusé la Chine de vouloir espionner les chercheurs américains travaillant sur les vaccins, les traitements et les tests de dépistage. « Calomnie », avaient répondu les Chinois. Plus tôt, le 28 janvier, le FBI avait arrêté deux chercheurs chinois et un américain, Charles Lieber, pionnier mondial dans le domaine des nanotechnologies et chef du département chimie et biochimie de l’université de Harvard. Ce chercheur, en contrat avec l’Université technologique de Wuhan, était accusé d’avoir menti sur ses liens avec la Chine en omettant de déclarer des fonds qu’il aurait perçus dans le cadre du programme « Thousand Talents » créé en 2008 par le gouvernement chinois pour attirer les scientifiques étrangers – un outil d’espionnage industriel, selon Washington.

Des accusations d’espionnage comme cache-misère ?

Cité par le très officiel « Global Times », Lü Xiang, chercheur à l’Académie chinoise des sciences sociales de Pékin, estime que la fermeture du consulat de Chine à Houston tient surtout à des considérations internes, pour « détourner l’attention du public de l’aggravation de la situation épidémique au Texas, un « État rouge » traditionnel, que le Parti républicain ne peut se permettre de perdre ». L’administration Trump a-t-elle intérêt, dans le contexte présent, à l’escalade ? « Si les États-Unis continuent leurs manœuvres folles, la Chine peut jouer une autre carte pour riposter, en expulsant ces soi-disant diplomates qui sont en fait des agents de la CIA situés en Chine, en particulier à Hong Kong, prédit Lü. Le réseau de renseignement en Chine, qu’ils ont mis des décennies à essayer de construire, sera fermé ».  Soupçons, menaces et scénarios dignes de la guerre froide.

Rosa Moussaoui
ACCUSATIONS D'ESPIONNAGE : LES RAISONS DU NOUVEL ÉPISODE DE TENSION ENTRE WASHINGTON ET PÉKIN Rosa Moussaoui dans POLITIQUE

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Notre ville comme bien d’autres de cette taille connait les inconvénients de l’extension des zones commerciales qui contribuent à la mise à mort des centres villes. Ces derniers sont livrés à l’abandon aux besoins d’une population qui les occupe et n’a pas les moyens de procéder aux rénovations nécessaires que nécessiteraient les maisons souvent frappées de vétusté et d’insalubrité. Peut-être faudrait il se pencher sérieusement sur cette question qui n’est pas sans effet sur le risque de ghettoïsation dont les prémices sont évidents. Penser à un habitat plus confortable pour les plus modestes, pour la mixité des différentes catégories sociales et en particulier pour le maintien à domicile des personnes âgées, est ce trop demander à des pouvoirs publics dont le conservatisme doit – être bousculé ?

Posté par jacques LAUPIES le 22 juillet 2020

Le 10 janvier 2020, à Paris, la Convention des citoyens pour le climat s'est tenue au CESE en présence d'Emmanuel Macron. Yoan Valat - POOL - AFP

Le 10 janvier 2020, à Paris, la Convention des citoyens pour le climat s’est tenue au CESE en présence d’Emmanuel Macron. Yoan Valat – POOL – AFP
Mercredi, 22 Juillet, 2020

LA « CONVENTION CITOYENNE » A ÉTÉ PLUS LUCIDE QUE LE CHEF DE L’ÉTAT

Au Sénat, le groupe parlementaire Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste (CRCE), présidé par Éliane Assassi, a étudié, une par une, les 149 propositions de la « Convention citoyenne ». Entre autres objectifs, cette dernière propose de « réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France de 40 % d’ici 2030 ». Pour mémoire, cette convention fut mise en place après les rencontres qui se déroulèrent entre le président Macron et des citoyens français, dont beaucoup d’élus locaux, suite aux actions menées par les « Gilets jaunes » à partir de l’automne 2018. À bien des égards, les membres de cette Convention se sont montrés beaucoup plus sérieux et responsables que ne le fut l’actuel président de la République depuis une douzaine d’années.

 

Les 150 membres de la « Convention citoyenne » furent tirés au sort. Mais, pour mener leurs travaux, ils ont bénéficié de l’apport de nombreux experts, qu’il s’agisse des dossiers environnementaux, agricoles ou autres. Néanmoins, le vote des mesures proposées au final fut de leur seule responsabilité. Le regard porté par le groupe CRCE sur leurs travaux est plutôt positif. Examiner, ligne par ligne, les commentaires que fait le groupe sur les 149 propositions de la Convention serait trop long, d’autant que certaines font l’objet de plusieurs phrases. Pour plus des deux tiers d’entre elles, le groupe CRCE fait part de son accord, sans réserve dans la plupart des cas, avec quelques remarques dans d’autres. Le présent article se contentera de mettre en exergue tout ce qui contribue à préserver les surfaces agricoles en France, un pays qui bétonne quelque 60.000 hectares de terres fertiles chaque année. Parallèlement, les friches industrielles se sont multipliées un peu partout en France depuis une quarantaine d’années, suite aux délocalisations de productions.

Macron a déjà rejeté toute idée de la taxation des dividendes

Voici donc quelques-unes des propositions de la Convention citoyenne qui ont le plein accord du groupe CRCE : « Définir une enveloppe du nombre d’hectares maximum pouvant être artificialisés divisant par 2 l’artificialisation des sols ; interdire toute artificialisation des terres tant que des réhabilitations ou friches commerciales, artisanales ou industrielles sont possibles dans l’enveloppe urbaine existante ; prendre immédiatement des mesures coercitives pour stopper les aménagements des zones commerciales périurbaines très consommatrices d’espaces ; faciliter les changements d’usage des terrains artificialisés non occupés ; faciliter les réquisitions de logements et bureaux vacants ».

La question se pose maintenant de savoir quel sort sera réservé à ces propositions par le président de la République et son gouvernement. On sait que le chef de l’État a déjà fait part de son opposition à toute taxation des dividendes versés aux actionnaires alors que la Convention proposait un modeste prélèvement de 4 %.

Quand Macron promettait toujours plus de grandes surfaces

Au-delà de leur justesse, les propositions de la Convention citoyenne citées plus haut pour limiter l’artificialisation des terres agricoles méritent d’être comparées aux propositions que faisait Emmanuel Macron en 2008, quand il a rédigé le rapport de la Commission Attali. Elle fut mise en place par le président Sarkozy pour répondre aux souhaits exprimés par Michel-Édouard Leclerc en faveur d’une croissance illimitée des grandes surfaces en France. Il y a quelque chose de sidérant dans les propositions que fit voilà douze ans l’énarque de 30 ans, encore inconnu des Français, qu’était alors Emmanuel Macron. Cette Commission était composée de grands patrons et de quelques économistes libéraux. Macron proposait d’accélérer la mise en place des grandes surfaces en critiquant la législation de l’époque en ces termes :

« Les lois Galland et Royer-Raffarin ont eu pour effet d’empêcher où de rendre plus coûteuse l’implantation de nouvelles entreprises de distribution et ont considérablement réduit la concurrence entre les enseignes existantes (…) 379 grandes surfaces ouvraient en moyenne chaque année entre 1986 et 1994, alors que leur nombre est tombé à 162 entre 1995 et 2003. Cette réglementation a particulièrement entravé le développement des grandes surfaces de type maxi-discount au moment même où ce format commençait à séduire les consommateurs. Aujourd’hui, le maxi-discount représente 13 % des parts de marché de la distribution alimentaire, contre 30 % en Allemagne », écrivait en 2008 l’homme qui sera embauché ensuite par la banque Rothschild, où il ramassera un « pognon de dingue » en facilitant des fusions-acquisitions entre firmes.

Macron n’a pas anticipé l’arrivée du drive et de la livraison à domicile

Dans son rapport pour la Commission Attali, Macron ne voyait pas arriver le drive et les livraisons à domicile, qui ont depuis réduit la fréquentation des grandes surfaces par les ménages, tout en bétonnant de nouvelles terres agricoles pour construire les entrepôts où sont préparés les colis. Déjà en 2008, la préservation des terres agricoles – à laquelle la Convention citoyenne accorde beaucoup d’importance – était le dernier des soucis du rapporteur de la Commission Attali. Il écrivait en page 132 de son rapport : « Le foncier ne manque pas en France où la densité de la population est la plus faible d’Europe. Mais il faut inciter les communes à l’utiliser et à le rendre constructible, en permettant à l’État de reprendre la main, en cas de nécessité. Il est aussi nécessaire de mettre en place des mécanismes privés incitatifs ».

Macron et Castex oseront-ils contrer les projets d’Amazon ?

Aujourd’hui ce sont des grandes et moyennes surfaces qui ferment, ce qui débouche sur de nouvelles friches industrielles. Mais, comme le montre l’article de Pia De Quatrebarbes en page 11 de l’Humanité de ce mercredi, Amazon veut bétonner 1,4 million d’hectares de terres fertiles dans plusieurs régions du pays pour préparer les colis à la vente en ligne, avant livraison à domicile. Ce qui se traduira aussi par des ballets de camions pour livrer ces plates-formes, puis encore plus de véhicules de plus petite taille sur les routes et dans les rues pour livrer les clients un par un. Ce n’est pas ainsi que l’on réduira nos émissions de CO2 de 40 % d’ici 2030.

Il se dit que Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique et solidaire, serait favorable à un gel de six mois des projets d’entrepôts, le temps d’évaluer leur impact part une mission parlementaire. Il faudra voir ce qu’il en adviendra. Mais revenons au président Macron. Devenu président de la République, il avait promis d’améliorer la situation des agriculteurs lors d’un discours prononcé au Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis le 11 octobre 2017. La loi EGALIM a été votée un an plus tard. Elle devait permettre de tenir cette promesse. Ce ne fut pas le cas comme le déplore, en creux, la Convention citoyenne. Nous y reviendrons demain dans un autre article.

Gérard Le Puill
Notre ville comme bien d'autres de cette taille connait les inconvénients de l'extension des zones commerciales qui contribuent à la mise à mort des centres villes. Ces derniers sont livrés à l'abandon aux besoins d'une population qui les occupe et n'a pas les moyens de procéder aux rénovations nécessaires que nécessiteraient les maisons souvent frappées de vétusté et d'insalubrité. Peut-être faudrait il se pencher sérieusement sur cette question qui n'est pas sans effet sur le risque de ghettoïsation dont les prémices sont évidents. Penser à un habitat plus confortable pour les plus modestes, pour la mixité des différentes catégories sociales et en particulier pour le maintien à domicile des personnes âgées, est ce trop demander à des pouvoirs publics dont le conservatisme doit - être bousculé ? dans POLITIQUE
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