Municipales à Tarascon (par Jacques LAUPIES, Secrétaire de Section PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 3 juin 2020

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Je reproduis ci dessous un article de l’Humanité journal auquel je suis abonné y compris pour le numérique. Cela simplement parce que militant communiste je trouve dans ce journal d’une manière générale des informations politiques et culturelles qui correspondent à ma vision EN CES DOMAINES de la société dans laquelle je vis ! Il arrive parfois que je ne partage pas, sur la forme en général, certaines analyses ou idées développées  mais c’est extrêmement rare.

 

Par contre je découvre dans l’article qui suit une « ‘appréciation » sur la situation de Tarascon incomplète voire erronée sur certains aspects. Le Maire (Limousin Lucien) sortant actuel n’est à ma connaissance pas socialiste mais bien issu et soutenu par la droite et le centre dans le passé UMP et UDI) Le bruit propagé plus ou moins discrètement par ses colistiers et quelques vieux vestiges du PS ou issus de leur électorat tendrait à laisser entendre par opportunisme qu’il serait avec la gauche.

 

Cela sans doute pour embrouiller les cartes des familles politiques locales.

 

Son opposante (Laupies Valérie), exclue du RN à des soutiens politiques de droite (indépendants et paysans) et est en conflit sérieux avec Marine Le Pen Cependant elle ne renie pas certaines valeurs qu’elle a défendues au sein du RN.

 

Elle bénéficie dans cette ville d’un soutien populaire réel spécifique à ces communes du sud à vocation agricole (Beaucaire, Vauvert, St Gilles) qui concentrent une forte population de travailleurs immigrés, instrumentalisés et faisant fonction de bouc émissaire en matière de responsabilité des difficultés économiques et sociales locales. Toutes ces fluctuations à caractère sociologiques évidemment ont une incidence politique et servent la droite et l’extrême droite qui ne manquent pas d’exploiter depuis trois décades cette triste réalité de villes appauvries, où la classe ouvrière s’est réduite dans les entreprises, encore présentes, où les fonctionnaires et autres employés des services publics (santé, éducation nationale et justice) se sont souvent réfugiés et partagés entre courants social démocrate et de droite centriste ou gaulliste,  où le commerce, notamment en Centre ville, vit mal et génère des comportements poujadistes. 

 

Durant ces années  la gauche, pourtant majoritaire à l’époque, s’est étiolée notamment à cause des « tergiversations » du PS qui a, soit voulu faire cavalier seul avec parfois la droite la plus extrême (Colonel André dans les années 60 et le soutien à des candidatures droitières dans les années 80/90), soit sous l’influence de certains éléments qui ont partiellement saboté les efforts d’union déployés par les communistes qui – cela est une autre affaire sur laquelle il faudra bien revenir – ont perdu leur influence dans une population sous prolétarisée, composée de salariés sous influence syndicale depuis pas mal d’années privée de l’apport de ces mêmes communistes.

 

Le résultat, mais cela ne concerne pas que Tarascon, est que le PCF local n’est pas en capacité d’établir un rapport de force susceptible d’imposer l’Union de la gauche républicaine et sociale sur des objectifs locaux non dissociés d’une autre politique proposée au plan national !

 

Il est donc conduit à mettre en garde les électeurs de gauche et autres forces de progrès afin qu’ils ne cautionnent aucune des listes en présence. Ils manifesteront ainsi par l’abstention, le vote nul ou blanc, leur volonté de voir se reconstruire une opposition populaire capable de prendre en compte les véritables besoins de la population en matière de santé, de logement, d’éducation et de formation professionnelle.

 

La crise politique est réelle dans notre ville comme dans le pays. Elle résulte de l’évolution du capitalisme national autant qu’international. Le local n’est pas à dissocier du national et de l’international. Seules les luttes pour les salaires, l’emploi, de nouveaux services publics (énergie, transport, santé et sécurité sociale) peuvent libérer les communes de la pression du capital. Aucune des liste en présence n’offre la moindre garantie pour soutenir ces luttes et réaliser les réponses qu’elles exigent.  

 

Dans ces conditions nous appelons les travailleurs, les jeunes en particulier, mais aussi les retraités, en fait toutes la population de notre ville à renforcer les lieux de lutte et notamment notre Parti Communiste qui va fête ses 100 ans. Un parti à qui notre peuple doit beaucoup en matière de paix, de liberté et de droits sociaux.

 

Article paru dans l’Huma (soulignée la phrase concernant Tarascon)

Le 15 mars, à Strasbourg. En vue du vote prévu le 28 juin, les candidats vont réanimer le paysage politique. La gauche espère conserver ses positions, LaRem multiplie les alliances avec la droite, LR pourrait être la première force municipale et le RN est en embuscade. F. Florin/AFP

Le 15 mars, à Strasbourg. En vue du vote prévu le 28 juin, les candidats vont réanimer le paysage politique. La gauche espère conserver ses positions, LaRem multiplie les alliances avec la droite, LR pourrait être la première force municipale et le RN est en embuscade. F. Florin/AFP
Mercredi, 3 Juin, 2020

MUNICIPALES. LES POINTS CHAUDS D’UN SECOND TOUR HORS NORMES

Alors que le scrutin, annulé en raison de la crise sanitaire, se tiendra plus de trois mois après le premier tour, une drôle de campagne de trois semaines vient de s’ouvrir après le dépôt des listes. Tour d’horizon.
 
C’est le coup d’envoi d’une improbable campagne d’entre-deux-tours de plus de trois semaines. Les dernières listes pour le second tour des municipales ont été déposées, mardi, dans les quelque 5 000 villes qui n’ont pas encore investi de nouvelle équipe communale. Les candidats ont donc trois semaines pour remonter en selle et réanimer un paysage politique contraint à la stase durant le confinement. Le scrutin, fixé au 28 juin, promet quelques belles affiches. L’extrême droite est en embuscade, mais dans un nombre de villes décevant ses ambitions. Alors que les gauches espèrent conserver leurs bastions, « Les Républicains » sont bien partis pour garder leur couronne de première force politique au niveau municipal.
La République en marche, quant à elle, multiplie les alliances avec la droite pour se garantir des sièges de conseillers, à défaut de pouvoir prendre des villes seule. Tour d’horizon des points chauds du second tour, parti par parti. Des bouffées d’oxygène pour les gauches Les partis de gauche sont fragiles au niveau national, mais l’échelon local est l’occasion de se remplumer.
À l’image du parti communiste, troisième force politique municipale du pays avec 1 072 conseillers municipaux élus ou réélus au premier tour. Si plusieurs fiefs ont été conservés, notamment en « banlieue rouge » (Gennevilliers, Montreuil), il demeure quelques points chauds au second tour, comme la reconquête de Bobigny ou, bien sûr, du Havre, avec le face-à-face très attendu entre le PCF et Édouard Philippe. Parmi les mairies sortantes, la conservation d’Ivry-sur-Seine semble une formalité après la fusion des listes communistes et EELV. Mais, à Saint-Denis, seule ville PCF de plus de 100 000 habitants, le maire devra affronter le PS, arrivé en tête le 15 mars, sans accord de fusion avec la FI..
Plus périlleuses encore, les situations d’Aubervilliers et d’Arles, qui menacent de basculer à droite – respectivement à l’UDI et LR.
Le parti socialiste aussi joue la défense dans ses principales villes, à l’exception de Montpellier qu’il espère reconquérir. Le parti à la rose n’a pas trop à s’inquiéter dans ses mairies de Rennes et Nantes, où il peut compter sur l’apport des voix écologistes – tout comme Anne Hidalgo à Paris. À Lille, en revanche, la socialiste Martine Aubry est confrontée à la fois à LaREM et aux Verts, qui ont refusé de la rallier et comptent bien lui subtiliser la cité nordiste. Car, les bons résultats du premier tour ont aiguisé l’appétit d’EELV, et pas seulement dans les Flandres.
À Besançon, la candidate écologiste Anne Vignot est en ballottage favorable pour faire tomber la mairie macroniste, un espoir partagé par Jeanne Barseghian à Strasbourg et Grégory Doucet à Lyon. Enfin, à Grenoble, laboratoire vert depuis 2014, Éric Piolle est favori dans une quadrangulaire contre LaREM, le PS et LR. LaREM va se prendre une deuxième vague Les marcheurs ne font plus de plans sur la comète. Fini le temps où le jeune parti présidentiel croyait en ses chances de remporter des grandes villes. Sans accord à Paris avec le dissident LaREM Cédric Villani, ni avec la droite de Rachida Dati, la candidate Agnès Buzyn (17,3 % au premier tour) risque de boire la tasse face à Anne Hidalgo, arrivée largement en tête au premier tour, avec 29,3 %.
Quant à Cédric Villani, il fera cavalier seul dans le 14 e arrondissement. Dans la capitale et ses alentours, la Macronie avait pourtant récolté de bons résultats lors des élections législatives, raflant même des bastions historiques à la droite. Tout cela semble très loin. Y compris dans les rares villes où demeurait une lueur d’espoir, les marcheurs fusionnent désormais avec la droite.
À Bordeaux, le candidat Thomas Cazenave, qui avait recueilli 12,69 % des voix, se range derrière le maire sortant LR Nicolas Florian, au coude-à-coude au premier tour avec l’écologiste Pierre Hurmic.
À Lyon, c’est un fiasco gigantesque. Gérard Collomb, actuel maire LaREM de la capitale des Gaules, a décidé de s’effacer de la course à la présidence de la métropole au profit du candidat LR. En échange, la droite a retiré son candidat pour la mairie et soutient Yann Cucherat, le chouchou de Gérard Collomb. Ultime coup de théâtre, le parti présidentiel a retiré leur investiture respective. C’est dire si le parti d’Emmanuel Macron aborde ce deuxième tour plus fracturé que jamais. S’il est sans étiquette, le premier ministre Édouard Philippe affrontera au Havre un second tour périlleux face au communiste Jean-Paul Lecoq. L’occasion pour la Macronie de sauver les meubles ?
LR veut enfoncer le clou au second tour Après trois années de revers électoraux, « Les Républicains » espèrent se refaire une santé lors du second tour du 28 juin. Au premier tour, le parti de droite a réussi en partie à sauver ses bastions. Christian Jacob, patron du parti, se targue ainsi d’avoir remporté 56 % des communes de plus de 9 000 habitants.
Et ils avaient beaucoup à perdre, après la vague en leur faveur lors du scrutin municipal de 2014… Dans certains bastions historiques, LR peut dormir tranquille. À Nice, par exemple, le maire sortant, après avoir été en conflit avec le patron de son parti dans les Alpes-Maritimes, le député Éric Ciotti, est assuré d’être réélu alors qu’il avait frôlé la victoire dès le premier tour. Dans d’autres grandes villes, le parti de droite s’estime en mesure de gagner : à Orléans, dans une triangulaire face à la gauche ou encore à Metz, où« Les Républicains » sont arrivés en tête au premier tour, et envisagent de prendre la mairie à la faveur d’une triangulaire. À Bordeaux, autre bastion historique, le maire sortant bénéficie du renfort de LaREM. In fine, LR pourrait donc tourner la page de 2017 et entamer une reconquête en vue de 2022 après avoir été menacé par le mouvement macroniste. Seule ombre au tableau : divisés par une candidature dissidente, « Les Républicains » essuieraient une défaite de taille s’ils perdaient Marseille, deuxième ville de France…
Des possibilités limitées pour le RN Le 28 juin, le Rassemblement national (RN) aura les yeux rivés sur Perpignan. L’ex-FN a réussi au premier tour à se maintenir confortablement dans ses bastions conquis en 2014. Cependant, il n’a pas réussi à élargir son implantation à la hauteur de ses ambitions. Perpignan représente donc un enjeu pour le parti d’extrême droite, si son candidat Louis Aliot l’emporte. Au premier tour, il a réalisé plus de 35 % des voix, loin devant le maire sortant Jean-Marc Pujol (LR) à 18,5 %. Le RN va devoir cependant faire face à un front républicain : le candidat LaREM dans un premier temps, puis la tête de liste écologiste ont tous deux annoncé se retirer de la course pour empêcher le parti d’extrême droite d’emporter la mairie. Louis Aliot avait ainsi déjà perdu au second tour en 2014, avec 44 % des voix dans son duel face à Jean-Marc Pujol.
Ailleurs, peu de villes sont gagnables par l’ex-FN. Le parti de Marine Le Pen peut néanmoins espérer une victoire à Vauvert dans le Gard, où le premier tour était très serré avec le maire socialiste sortant. À Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, le candidat RN a réalisé 47 % au premier tour.
Quant à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, l’extrême droite avait réalisé 55 % dès le premier tour, mais… avec deux listes concurrentes. Et celles-ci s’affronteront à nouveau pour le second, laissant ainsi toutes les chances au maire socialiste sortant d’être réélu.
Lola Ruscio, Cyprien Caddeo et Diego Chauvet
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