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Je crois l’avoir dit et répété ici la crise sanitaire actuelle n’efface pas les enjeux de classe !

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2020

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Quand nous manifestions contre la loi Berger (attaque en règle contre la sécu en 1987)

Je crois l’avoir dit et répété ici la crise sanitaire actuelle n’efface pas les enjeux de classe et si je n’ai pas développé cette idée c’est que moi-même je vis un certain handicap car devenu l’une de ces personnes qualifiée de « fragile et vulnérable » privé d’une prise directe avec les réalités de la vie active, professionnelle et sociale. Bien que m’exprimant ici ce qui n’est pas négligeable en un temps ou les idées demeurent plus que jamais une arme pour faire prévaloir le sens de l’humain !

La première de ces idées étant qu’il faut à tout moment rappeler que nous vivons une lutte des classes permanente qui génère des politiques opposées : celles qui servent les dominants, les possédants à celles qui servent l’intérêt général et en particulier ceux qui offrent leur labeur, leur force de travail, à la société. En un mot ceux qui sont dépositaires de la richesse face à ceux qui la créent !

De cette prise en compte de la réalité découle le moyen de  décrypter les différentes attitudes face à telle situation qui se présente à nous, de faire ainsi l’examen critique des offres qui nous sont faites.

Perdre de vue les contradictions qui traversent la société divisée en classes est inéluctablement très dangereux pour le crédibilité de sa démarche politique.

Pour éviter cela il nous faut toujours revenir à déterminer ce que toute proposition politique peut contenir d’intérêts.de classe. Et s’il advient que ces intérêts convergent un temps revenir au passé pour juger de la sincérité des propos de chacun et plus particulièrement de ce que pourra être sa conduite à venir.

L’exemple des propositions et mesures pour combattre le corona virus,  formulées (tardivement) par le Président de la République  est éclairant de ce point de vue car il a un contenu de classe évident qui a pu un temps troubler ses opposants !

Quand un journaliste les dit étonnamment  comparables à ce que suggèrent les communistes cela doit nous mettre en garde et non seulement en « accord » ! Il oublie de dire qu’en l’absence d’un parti communiste fort 69000 lits d’hôpitaux on été supprimés ces dernières décades dont 4000 par Buzyn !

 

 

ASSEMBLÉE NATIONALE. « L’EXÉCUTIF S’ARROGE LES PLEINS POUVOIRS »

«	L’avenir devra se construire en rupture avec le modèle économique sur lequel nous vivons depuis tant d’années.	» Thomas Martin

« L’avenir devra se construire en rupture avec le modèle économique sur lequel nous vivons depuis tant d’années. » Thomas Martin
Lundi, 23 Mars, 2020

Le secrétaire national du PCF et député du Nord, Fabien Roussel, dénonce un gouvernement « obnubilé par la poursuite de l’activité économique ». Entretien.

 

Vous vous êtes opposé, ce week-end à l’Assemblée nationale, à l’adoption de la loi du gouvernement qui crée un état d’urgence sanitaire. Ce nouvel état d’exception pose-t-il un problème démocratique ?

Fabien Roussel La démocratie pourrait être un outil au service de la lutte contre l’épidémie parce qu’elle permet de prendre des décisions partagées dans la transparence et de construire une sorte de concorde nationale. Mais ce n’est pas le choix qu’a fait ce gouvernement. Nous avons proposé de créer un comité d’urgence nationale réunissant des membres de l’exécutif, le comité scientifique, les associations d’élus locaux, les syndicats, pour régulièrement prendre les décisions qui s’imposent. Non seulement cette proposition a été rejetée mais, avec l’état d’urgence sanitaire qu’il crée, le gouvernement s’arroge les pleins pouvoirs. Nous n’avons pas voté ce texte qui prévoit, en outre, 43 ordonnances sur des mesures économiques et sociales très importantes.

Parmi ces ordonnances, figurent les autorisations à déroger au Code du travail. Est-ce un précédent dangereux ?

Fabien Roussel C’est une menace, d’autant que ces dérogations sont prévues pour une durée indéterminée. Pas seulement pendant l’état d’urgence mais jusqu’à la sortie de la crise sanitaire qui se poursuivra au-delà de cette période. Lors d’une telle crise, avec une partie de l’économie à l’arrêt total, qu’il y ait des mesures exceptionnelles à prendre peut se comprendre. Les Français sont prêts à faire des efforts. Le monde du travail est d’ailleurs en première ligne, 40 % des travailleurs sont au front et 45 % sont obligés de travailler alors que leur activité n’est pas indispensable. Nous demandons que cet élan de solidarité soit celui de toute la société. Qu’il associe les multinationales, les banques, les assurances…

Le Parlement a également validé un projet de loi de finances rectificative. Ses dispositions sont-elles à la hauteur de l’urgence et du « quoi qu’il en coûte » lancé par le chef de l’État ?

Fabien Roussel Même s’il est insuffisant, nous avons voté ce texte qui débloque 45 premiers milliards d’euros parce que ces mesures sont attendues. Mais le gouvernement aurait dû aller plus loin pour soutenir les salariés et l’économie, pour préparer le jour d’après. Nous avons notamment demandé que tous les salariés en chômage partiel perçoivent 100 % de leur salaire. Avec l’absence des primes ou pourboires et les dépenses supplémentaires en nourriture, eau, électricité, la baisse du pouvoir d’achat va déjà être très importante. Nous attendons aussi les 2 milliards promis pour les hôpitaux publics qui ne savent toujours pas sur quel budget ils vont pouvoir se financer. Nous avons également proposé de mettre à contribution les compagnies d’assurances comme les grandes fortunes, de contraindre les banques à prêter à taux zéro, d’obtenir des injections de liquidité par la Banque centrale européenne… Sans succès. Ce gouvernement et l’Union européenne restent dans leur logique libérale. Mais ces questions demeurent à l’ordre du jour.

Lors de ses allocutions, Emmanuel Macron a estimé qu’il faut interroger le « modèle de développement (…) qui dévoile ses failles au grand jour ». Qu’en pensez-vous ?

Fabien Roussel Emmanuel Macron découvre enfin les services publics et leur utilité. Il n’est jamais trop tard. Mais, en réalité, le gouvernement ne discute pas de ces ruptures à opérer. Il est obnubilé par la poursuite de l’activité économique alors que les mesures de confinement les plus strictes doivent être prises, comme l’ont fait d’autres pays. Des milliers de vies sont en jeu, chaque heure compte. La France ne doit pas attendre plus longtemps. En parallèle, il faut bien sûr débattre dès maintenant de la sortie de crise. Mais l’avenir devra se construire en rupture avec le modèle économique sur lequel nous vivons depuis tant d’années. Car à la crise économique qui se profile va s’ajouter une crise financière annoncée dès avant le coronavirus. C’est une France qui permette à chacun de vivre dignement, de répondre au défi écologique, qu’il faut reconstruire.

Les conditions dans lesquelles le second tour des élections municipales a été reporté vous satisfont-elles ?

Fabien Roussel Nous avons pu trouver des solutions permettant d’entériner les résultats des listes ayant gagné au premier tour et d’organiser au plus vite les seconds tours, en juin si les circonstances le permettent. Reste qu’avec ses 35 000 communes, la France est le seul pays d’Europe doté de 500 000 élus locaux. Ils sont indispensables dans la lutte contre le virus pour organiser les solidarités et le confinement, faire vivre le service public… Nous demandons que les communes bénéficient d’une aide financière le plus rapidement possible.

Vous avez lancé un appel à faire vivre la solidarité. Quel rôle les communistes ­entendent-ils y jouer ?

Fabien Roussel Avec nos élus et nos militants, nous avons décidé de rester un parti mobilisé dans cette période de crise. Nous avons fait appel à tous nos adhérents pour mettre en place les solidarités nécessaires dans chaque ville et chaque village. Tout comme nous avons mis en ligne une plateforme pour recenser, partager et démultiplier toutes les belles initiatives organisées par les élus.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
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